Femme assise sur un canapé, yeux fermés, main sur la poitrine, une cigarette électronique posée à l’écart sur la table basse
Hypnothérapie

Arrêter de vapoter : quand la vape devient la nouvelle dépendance

⏱ 40 min de lecture

Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : Oui, on peut rester dépendant à la nicotine après avoir remplacé la cigarette par la vape, et arrêter de vapoter demande souvent un vrai plan plutôt que de la seule volonté. Les essais récents montrent qu’un accompagnement structuré aide : dans un essai publié dans JAMA en 2025 auprès de 261 jeunes de 16 à 25 ans, 51 % de ceux qui recevaient de la varénicline avec un soutien comportemental avaient complètement arrêté de vapoter en fin de traitement, contre 14 % dans le groupe contrôle (Evins et al.). Pour l’hypnose, aucune étude n’a encore porté spécifiquement sur l’arrêt du vapotage, et la revue Cochrane sur le sevrage tabagique (Barnes et al., 2019) juge les preuves de faible certitude : elle peut se concevoir comme un soutien complémentaire, pas comme une méthode prouvée.
Vous avez réussi ce que beaucoup jugent impossible : arrêter la cigarette. La cigarette électronique vous a aidé à franchir le cap, et c’était une vraie victoire. Mais des mois, parfois des années plus tard, un constat s’impose : la vape ne quitte plus votre main. Vous tirez dessus en travaillant, en conduisant, devant une série, au réveil. Vous avez l’impression de vapoter davantage que vous ne fumiez. Et chaque fois que vous essayez de la poser, l’agacement, la difficulté à vous concentrer et l’envie reviennent en force.

Ce sentiment de « j’ai remplacé une dépendance par une autre » est de plus en plus fréquent. Il touche d’anciens fumeurs, mais aussi des personnes, souvent jeunes, qui n’ont jamais fumé de cigarettes et ont commencé directement par la vape. Cet article fait le point sur ce que vous vivez, sur ce que la recherche établit aujourd’hui sur l’arrêt du vapotage, sur la place, honnêtement évaluée, que peut occuper l’hypnose, et sur les stratégies concrètes que vous pouvez mettre en place, seul ou accompagné.

Un principe guide toute la suite : si vous avez arrêté la cigarette grâce à la vape, la priorité absolue est de ne pas reprendre le tabac. Arrêter de vapoter est un objectif légitime, mais il ne doit jamais se transformer en retour à la cigarette.

« Je n’arrive plus à arrêter de vapoter » : ce que vous vivez

Une dépendance qui ne dit pas son nom

Quand on fume, la dépendance est visible : on compte les cigarettes, le paquet se vide, on sort sur le balcon. Avec la vape, tout devient plus fluide. Il n’y a pas de fin naturelle à une « session » : pas de mégot, pas de cendrier, pas besoin de sortir. On peut tirer une bouffée à son bureau, dans sa voiture, dans son lit. Beaucoup de vapoteurs décrivent ainsi une consommation en continu, par petites bouffées, réparties sur toute la journée.

Ce mode de consommation entretient très efficacement la dépendance à la nicotine. Le cerveau reçoit des petites doses répétées, qui maintiennent un taux de nicotine relativement stable et associent la vape à une multitude de moments du quotidien. Dans l’essai de Graham et ses collègues mené auprès de 2 588 jeunes adultes américains, 82 % des participants vapotaient dans les 30 minutes suivant leur réveil, un indicateur classique de forte dépendance à la nicotine. Chez les adolescents de 13 à 17 ans inclus dans un essai similaire, ils étaient 76 %.

Pourquoi la vape a aidé à arrêter la cigarette… et pourquoi elle retient

La cigarette électronique délivre de la nicotine sans combustion du tabac. C’est précisément ce qui l’a rendue utile pour arrêter de fumer : elle apporte la substance dont le cerveau est dépendant, tout en reproduisant le geste main-bouche, la sensation dans la gorge et le rituel. Les grandes synthèses Cochrane sur la cigarette électronique concluent d’ailleurs qu’elle fait partie des aides les plus utiles pour arrêter de fumer chez l’adulte.

Mais ces mêmes atouts expliquent la difficulté à s’en passer ensuite. La nicotine reste présente, le geste aussi, et les liquides aromatisés rendent l’expérience agréable. Une revue systématique britannique (Dyson et al., 2022), qui a rassemblé les études disponibles sur les obstacles à l’arrêt de la vape, a identifié trois freins principaux : la peur de revenir au tabac, la dépendance elle-même, et le rôle de la vape dans la gestion du stress. Plusieurs facteurs pouvaient jouer dans un sens comme dans l’autre : les croyances sur les risques pour la santé, le plaisir ressenti, l’entourage et l’environnement. Les auteurs résument le problème en une phrase : la cigarette électronique n’est pas forcément l’étape finale du parcours d’arrêt du tabac.

Les signes que la vape est devenue une dépendance

Il n’existe pas de test officiel unique, mais certains signaux reviennent souvent :

  • vous vapotez dans les premières minutes après le réveil ;
  • vous ressentez de l’irritabilité, de l’anxiété ou des difficultés de concentration quand vous n’avez pas votre vape ;
  • vous emportez systématiquement une recharge ou une deuxième vape « au cas où » ;
  • vous avez déjà essayé de réduire ou d’arrêter, sans y parvenir ;
  • vous augmentez la concentration en nicotine ou le nombre de bouffées sans vraiment vous en rendre compte ;
  • vous vapotez dans des moments où vous ne fumiez jamais (au lit, sous la douche, en voiture).
Si vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situations, ce n’est pas un manque de volonté : c’est le fonctionnement normal d’une dépendance à la nicotine. Pour comprendre ce qui se joue dans le cerveau, notre article sur les neurosciences de l’addiction et la difficulté à arrêter détaille les circuits de la récompense et de l’habitude.

Faut-il vraiment arrêter ? Une question à poser honnêtement

Avant de parler de méthodes, une clarification s’impose. Pour une personne qui fumait, le passage exclusif à la vape réduit très fortement l’exposition aux substances toxiques de la fumée de tabac. Les autorités de santé considèrent que la cigarette électronique est nettement moins nocive que la cigarette, même si elle n’est pas sans risque et que ses effets à très long terme restent mal connus.

Il y a pourtant de bonnes raisons de vouloir arrêter de vapoter : le coût, le sentiment de perte de liberté, l’envie de ne plus dépendre d’une substance, l’irritation de la gorge, une toux, le souhait de montrer l’exemple à ses enfants, un projet de grossesse, ou simplement l’envie de tourner complètement la page de la nicotine. La revue de Heshmati et ses collègues (2026) rappelle que la nicotine elle-même entretient la dépendance et que les effets à long terme du vapotage sur le cœur, le système immunitaire ou le développement cérébral des jeunes sont encore incertains.

La bonne question n’est donc pas « la vape est-elle aussi dangereuse que la cigarette ? » (la réponse est non), mais « est-ce que je souhaite me libérer de la nicotine, et comment le faire sans risquer de rechuter vers le tabac ? ».

Ce que la recherche établit sur l’arrêt du vapotage

L’arrêt du vapotage est un champ de recherche récent. En 2023, une équipe italienne écrivait encore que la question était « pratiquement inexplorée ». Depuis, plusieurs essais randomisés de bonne qualité ont été publiés. Ils dessinent un tableau encourageant, même s’il reste incomplet.

Les programmes par SMS et les outils numériques

Le programme le plus étudié s’appelle This is Quitting, un programme américain gratuit et entièrement automatisé, qui envoie des SMS de soutien social et d’entraînement à des stratégies cognitives et comportementales (repérer ses déclencheurs, gérer une envie, préparer une date d’arrêt).

Ce que montrent les études
Étude : essai randomisé en double aveugle de Graham et al., publié dans JAMA Internal Medicine en 2021.
Effectif : 2 588 jeunes adultes de 18 à 24 ans qui vapotaient et souhaitaient arrêter dans les 30 jours.
Résultat : à 7 mois, 24,1 % des participants ayant reçu le programme par SMS déclaraient ne plus vapoter depuis au moins 30 jours, contre 18,6 % dans le groupe contrôle (rapport de cotes 1,39).
Limite : l’abstinence était déclarée par les participants, sans vérification biologique, et les jeunes étaient recrutés sur les réseaux sociaux aux États-Unis.
La même équipe a ensuite testé ce programme chez 1 503 adolescents de 13 à 17 ans (JAMA, 2024). À 7 mois, 37,8 % des adolescents du groupe programme déclaraient avoir arrêté de vapoter depuis au moins 30 jours, contre 28,0 % dans le groupe contrôle, soit environ 35 % de chances relatives en plus. Point important : les chercheurs n’ont observé aucun signe d’un passage vers la cigarette chez les adolescents qui avaient arrêté la vape.

Ces chiffres montrent deux choses. D’une part, un soutien simple, peu coûteux et accessible sur téléphone améliore les chances d’arrêt. D’autre part, l’effet reste modeste : la majorité des participants vapotaient toujours sept mois plus tard, avec ou sans programme. L’arrêt du vapotage, comme celui du tabac, se joue souvent en plusieurs tentatives.

La varénicline : les résultats les plus nets

La varénicline est un médicament utilisé depuis longtemps pour l’arrêt du tabac. Elle agit sur les récepteurs nicotiniques du cerveau : elle atténue l’envie et diminue le plaisir procuré par la nicotine. Elle est délivrée sur prescription médicale, et son usage pour l’arrêt du vapotage reste aujourd’hui du ressort exclusif du médecin.

Le premier essai rigoureux a été publié en 2023 par l’équipe de Pasquale Caponnetto à l’université de Catane (Italie), dans BMC Medicine. Il incluait 140 adultes qui vapotaient quotidiennement, sans fumer, et souhaitaient arrêter. Tous recevaient un accompagnement (counseling) ; la moitié recevait en plus de la varénicline pendant 12 semaines, l’autre moitié un comprimé identique sans principe actif. Entre la 4e et la 12e semaine, 40 % des participants sous varénicline étaient restés abstinents en continu, contre 20 % dans l’autre groupe. Six mois après le début, l’écart persistait : 34,3 % contre 17,2 %. Les événements indésirables graves étaient rares et sans lien avec le traitement.

L’essai le plus marquant est américain. Publié dans JAMA en 2025 par l’équipe d’A. Eden Evins (Massachusetts General Hospital, Harvard), il portait sur 261 jeunes de 16 à 25 ans qui vapotaient chaque jour ou presque, sans fumer régulièrement de tabac, et voulaient réduire ou arrêter. Trois groupes étaient comparés : varénicline avec soutien comportemental hebdomadaire et programme par SMS ; même soutien avec un comprimé sans principe actif ; programme par SMS seul.

Les résultats sont nets. Pendant les quatre dernières semaines de traitement, 51 % des jeunes sous varénicline n’avaient plus vapoté du tout (vérification biologique à l’appui), contre 14 % dans le groupe avec comprimé sans principe actif et 6 % dans le groupe SMS seul. À six mois, les taux étaient de 28 %, 7 % et 4 %. Le médicament a été globalement bien toléré. Un point mérite d’être souligné : on observe une baisse importante entre la fin du traitement et le sixième mois, ce qui rappelle que la période qui suit l’arrêt d’une aide est un moment à risque de rechute.

Une méta-analyse canadienne publiée en 2026 dans The American Journal of Medicine (Varyvoda et al.) a regroupé les trois essais disponibles sur la varénicline pour l’arrêt du vapotage, soit 355 participants. La varénicline doublait environ le taux d’abstinence ponctuelle sur 7 jours, en fin de traitement comme au suivi maximal. En revanche, sur le critère le plus strict mesuré au suivi le plus long, l’intervalle de confiance restait large (risque relatif 2,20, de 0,58 à 8,36) : les auteurs jugent la varénicline « sûre et prometteuse », mais demandent des essais plus grands pour confirmer son intérêt à long terme.

La cytisinicline : une piste encore à confirmer

La cytisinicline (dérivée de la cytisine, un alcaloïde d’origine végétale) agit, elle aussi, sur les récepteurs nicotiniques. L’essai ORCA-V1, publié dans JAMA Internal Medicine en 2024 par Nancy Rigotti et ses collègues, a inclus 160 adultes qui vapotaient quotidiennement sans fumer. En fin de traitement (semaines 9 à 12), 31,8 % des participants sous cytisinicline avaient arrêté de vapoter, contre 15,1 % dans le groupe contrôle. Quatre semaines après la fin du traitement, la différence (23,4 % contre 13,2 %) n’était plus statistiquement significative. Les auteurs eux-mêmes concluent à la nécessité d’un essai plus large et plus long. Il s’agit donc d’une piste de recherche, pas d’une option à envisager seul.

Que disent les synthèses de l’ensemble des approches ?

La revue systématique de Heshmati et ses collègues (Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa), publiée dans Tobacco Control en 2026, a rassemblé sept essais randomisés portant sur des traitements médicamenteux, des interventions numériques ou des contenus éducatifs. Globalement, les interventions augmentaient les chances d’abstinence ponctuelle sur 7 jours d’environ 50 % (rapport de cotes 1,52, 3 244 participants, certitude modérée). Les auteurs notent cependant que la plupart des études reposaient sur l’abstinence déclarée et appellent à davantage d’essais de qualité.

En résumé, la recherche établit aujourd’hui que :

  • se faire accompagner augmente les chances d’arrêter de vapoter, par rapport à une tentative sans aide ;
  • le soutien comportemental de type TCC (thérapie cognitive et comportementale : repérage des déclencheurs, stratégies face aux envies, prévention de la rechute) est présent dans presque toutes les interventions qui fonctionnent ;
  • les médicaments agissant sur les récepteurs nicotiniques, en particulier la varénicline, donnent les résultats les plus nets à court terme, sur prescription et avec un suivi ;
  • les rechutes après la fin du traitement sont fréquentes, d’où l’intérêt de prévoir un accompagnement dans la durée.

Et les substituts nicotiniques ?

Les patchs, gommes, pastilles et inhaleurs de nicotine sont des outils classiques de l’arrêt du tabac. Pour l’arrêt du vapotage, ils sont utilisés en pratique par de nombreux tabacologues, notamment pour éviter le passage brutal d’une forte consommation de nicotine à zéro. Les essais spécifiques restent encore peu nombreux et leurs résultats moins documentés que ceux de la varénicline. Le choix du substitut, de son dosage et de la durée relève d’un professionnel : médecin, pharmacien, sage-femme, infirmier ou tabacologue. En France, les substituts nicotiniques prescrits par un professionnel de santé peuvent être remboursés par l’Assurance maladie.

L’hypnose pour arrêter de vapoter : ce que l’on peut honnêtement en dire

Une absence d’études spécifiques

Commençons par l’essentiel : à notre connaissance, aucun essai randomisé n’a encore évalué l’hypnose spécifiquement pour l’arrêt du vapotage. Les essais publiés sur l’arrêt de la cigarette électronique portent sur les médicaments, les SMS, les applications, le counseling. Quand vous lisez ou entendez que l’hypnose permettrait d’arrêter la vape « en une séance », il s’agit d’une affirmation qui ne repose sur aucune donnée scientifique publiée à ce jour.

La seule base disponible est donc indirecte : les études sur l’hypnose pour arrêter de fumer. Il faut les transposer avec prudence, car arrêter le tabac et arrêter la vape partagent la dépendance à la nicotine, mais diffèrent sur d’autres points (rythme de consommation, absence de combustion, peur de rechuter vers la cigarette).

La revue Cochrane 2019 sur l’hypnothérapie et le tabac

La référence en la matière est la revue Cochrane de Joanne Barnes et ses collègues (université d’Auckland, Nouvelle-Zélande), publiée en 2019. Elle a rassemblé 14 essais randomisés, totalisant 1 926 participants, qui comparaient l’hypnothérapie à 22 interventions différentes.

Ses conclusions sont mesurées :

  • une seule étude était jugée à faible risque de biais ; dix étaient à risque élevé ;
  • comparée à des interventions comportementales de même durée, l’hypnothérapie n’a pas montré de différence statistiquement significative (risque relatif 1,21, intervalle de confiance de 0,91 à 1,61 ; 6 études, 957 participants ; certitude faible) ;
  • quand l’hypnose était ajoutée à un autre traitement, le résultat regroupé était en faveur de l’hypnose (risque relatif 2,10 sur 5 études et 224 participants), mais les auteurs invitent à l’interpréter avec beaucoup de prudence en raison du risque de biais élevé et de la forte hétérogénéité des études ;
  • aucun signal d’effet indésirable n’a été relevé, mais peu d’études ont recherché ces effets de manière systématique.
En conclusion, les auteurs estiment que les preuves sont insuffisantes pour dire si l’hypnothérapie fait mieux que d’autres formes de soutien comportemental, et que si un bénéfice existe, il est probablement modeste. Ce niveau de preuve est faible : ce n’est ni une démonstration d’efficacité, ni une démonstration du contraire.

Une revue plus récente, menée par Ekanayake et Elkins (université Baylor, États-Unis) et publiée en 2025 dans l’International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, a recensé 63 publications, dont deux tiers des 33 études analysées rapportaient un effet positif. Elle n’a toutefois pas réalisé de méta-analyse, inclut des études de qualité variable, et ses auteurs appellent eux-mêmes à des études avec abstinence vérifiée biologiquement. Elle ne modifie donc pas fondamentalement le constat de la revue Cochrane.

Pour une analyse détaillée de ces données côté tabac, vous pouvez lire notre article sur l’hypnose pour arrêter de fumer, sa méthode et son efficacité, ainsi que notre guide sur l’hypnose comme soutien pour tenir sa décision d’arrêter le tabac.

Transposer à la vape : ce qui est plausible, ce qui ne l’est pas

Que peut-on raisonnablement attendre de l’hypnose pour arrêter de vapoter, au regard de ces données ?

Ce qui est plausible. L’hypnose, telle qu’elle est pratiquée par des professionnels formés, travaille surtout sur l’attention, l’imagerie mentale, la relaxation et la manière de se représenter une situation. Ces outils peuvent aider certaines personnes à mieux gérer les envies, à prendre de la distance avec les automatismes (« je prends ma vape sans y penser »), à apaiser le stress qui pousse à vapoter, ou à renforcer leur motivation. Ce sont exactement les leviers que mobilisent les interventions comportementales qui ont fait leurs preuves. L’hypnose peut donc trouver sa place comme soutien complémentaire au sein d’un accompagnement plus large.

Ce qui ne l’est pas. Rien ne permet d’affirmer qu’une ou deux séances d’hypnose suffiraient à elles seules à faire disparaître une dépendance à la nicotine, ni qu’elles remplaceraient un suivi médical ou un traitement prescrit lorsque celui-ci est indiqué. Un praticien qui promet un taux de réussite chiffré, un arrêt garanti ou un résultat « définitif » sort du cadre de ce que la recherche permet de dire.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le déroulement concret d’un accompagnement, notre article comment se déroule une séance d’hypnothérapie décrit ce qui se passe réellement en séance. Et pour une vue d’ensemble de la place de l’hypnose dans la prise en charge médicale des dépendances, lisez l’hypnose dans le protocole médical hospitalier des addictions.

Comment intégrer l’hypnose de manière cohérente

Si l’hypnose vous attire, voici une manière cohérente de l’intégrer :

  1. En complément, pas à la place. Combinez-la avec un accompagnement validé : Tabac Info Service, consultation de tabacologie, médecin traitant, éventuellement substituts ou traitement prescrit.
  2. Avec un objectif clair. Travailler sur la gestion des envies, le stress, les moments à risque, la confiance en sa capacité à tenir, plutôt que sur une promesse d’arrêt instantané.
  3. Avec un praticien transparent. Il doit vous interroger sur votre consommation, votre santé, vos traitements, et vous orienter vers un médecin si nécessaire. Il ne doit pas vous demander d’arrêter un traitement en cours.
  4. En apprenant l’auto-hypnose. Les techniques apprises en séance sont surtout utiles si vous pouvez les reproduire seul au moment où l’envie surgit. Notre guide pratique pour débuter l’auto-hypnose et la technique du lieu sûr en auto-hypnose proposent des exercices simples.

Ce que vous pouvez faire : stratégies concrètes pour arrêter de vapoter

Les stratégies ci-dessous reprennent les composantes communes aux interventions évaluées dans les essais : préparation, repérage des déclencheurs, gestion des envies, soutien, prévention de la rechute. Elles ne remplacent pas un avis professionnel, mais elles constituent une base solide.

1. Clarifier votre objectif et votre point de départ

Commencez par répondre à quelques questions simples, idéalement par écrit :

  • Pourquoi voulez-vous arrêter de vapoter, maintenant ? Notez vos trois raisons principales.
  • Quelle concentration en nicotine utilisez-vous, et combien de millilitres de liquide consommez-vous par jour ou par semaine ?
  • Utilisez-vous une vape jetable, une cigarette électronique à cartouches ou un modèle rechargeable ? Les modèles jetables et les liquides à sels de nicotine délivrent souvent beaucoup de nicotine.
  • Avez-vous déjà fumé ? Depuis combien de temps avez-vous arrêté la cigarette ?
  • Quels sont les moments où vous vapotez le plus ?
Cet état des lieux vous servira de repère, et il sera très utile si vous consultez un professionnel.

2. Choisir entre arrêt progressif et arrêt net

Il n’existe pas de réponse unique. Certaines personnes préfèrent fixer une date et arrêter d’un coup, souvent avec l’aide de substituts nicotiniques ou d’un traitement prescrit. D’autres préfèrent une réduction progressive.

Pour la réduction progressive, plusieurs leviers sont possibles :

  • diminuer la concentration en nicotine par paliers, en restant plusieurs semaines à chaque palier ;
  • réduire les moments de vapotage : commencer par supprimer la vape dans certains lieux (chambre, voiture) ou à certains moments (premier quart d’heure du réveil) ;
  • remplacer le vapotage continu par des sessions : décider de vapoter à des moments précis plutôt que par petites bouffées toute la journée.
Prudence avec la baisse de nicotine : quand la concentration baisse, beaucoup de vapoteurs compensent en tirant plus souvent ou plus longtemps sur leur vape, sans s’en rendre compte. Les données sur l’efficacité de la réduction progressive spécifique à la vape sont encore limitées. Si vous constatez que vous compensez, c’est un bon moment pour demander de l’aide.

3. Repérer vos déclencheurs

Les déclencheurs sont les situations, émotions ou lieux qui appellent l’envie de vapoter. Ils sont souvent plus nombreux avec la vape qu’avec la cigarette, puisque la vape vous accompagne partout. Pendant une semaine, notez chaque fois que vous vapotez : l’heure, le lieu, ce que vous faisiez, ce que vous ressentiez.

Les déclencheurs fréquents sont :

  • le réveil, le café, la fin d’un repas ;
  • le travail sur écran, la concentration, l’ennui ;
  • la conduite ;
  • le stress, la colère, la fatigue ;
  • les soirées entre amis, l’alcool ;
  • le simple fait d’avoir la vape en main ou dans la poche.
Une fois vos déclencheurs identifiés, vous pouvez préparer une réponse pour chacun : changer de lieu, modifier une routine, prévoir une alternative.

4. Gérer les envies au moment où elles surgissent

Une envie de nicotine est intense, mais elle est passagère : elle monte, atteint un pic, puis redescend en quelques minutes. Les programmes évalués apprennent à « surfer » sur cette vague plutôt qu’à la combattre. Quelques techniques simples :

  • Retarder : « J’attends 10 minutes avant de décider. » Souvent, l’envie s’atténue d’elle-même.
  • Respirer : expirer lentement, plus longuement que l’inspiration, pendant deux à trois minutes.
  • Observer : nommer ce qui se passe (« j’ai une envie, elle est forte, elle va passer »), sans y obéir. Notre article sur la pleine conscience pour briser le pilote automatique de l’addiction détaille cette approche.
  • Occuper les mains et la bouche : boire un grand verre d’eau, mâcher un chewing-gum, tenir un objet.
  • Bouger : quelques minutes de marche ou d’escaliers.
  • Utiliser l’auto-hypnose ou l’imagerie mentale : se représenter un lieu apaisant, ou visualiser l’envie qui diminue.

5. Modifier votre environnement

La vape est conçue pour être toujours disponible. Rendre l’accès plus difficile aide beaucoup :

  • ne gardez pas la vape dans votre poche, mais dans un tiroir ou un sac ;
  • évitez d’acheter des recharges à l’avance ;
  • ne laissez pas de vape dans la voiture ou dans la chambre ;
  • au moment de l’arrêt, débarrassez-vous des vapes jetables et des liquides restants, en les déposant dans un point de collecte adapté (ce sont des déchets électroniques).

6. Gérer le stress autrement

La revue de Dyson et ses collègues l’a souligné : la vape sert souvent d’outil anti-stress. Si vous la retirez sans rien mettre à la place, le stress risque de vous ramener à elle. Prévoir d’autres outils est donc essentiel : activité physique régulière, techniques de respiration, relaxation, méditation, sommeil suffisant, soutien social. C’est souvent sur ce terrain que des approches comme l’hypnose, la sophrologie ou la pleine conscience peuvent être les plus utiles, en complément.

7. Anticiper les symptômes de sevrage

Les symptômes de sevrage nicotinique sont fréquents dans les premiers jours et les premières semaines : irritabilité, anxiété, difficultés de concentration, troubles du sommeil, augmentation de l’appétit, humeur plus basse. Ils sont désagréables, mais ils diminuent généralement avec le temps. Les substituts nicotiniques ou un traitement prescrit peuvent les atténuer nettement : parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou à un tabacologue.

L’augmentation de l’appétit et une légère prise de poids sont possibles, comme lors de l’arrêt du tabac. Si c’est une inquiétude pour vous, notre article sur la peur de grossir en arrêtant de fumer propose des pistes applicables aussi à l’arrêt de la vape. Et si vous constatez que les envies de grignotage, notamment sucré, prennent le relais, lisez les envies de sucre irrépressibles et l’hypnose pour reprendre la main.

8. Ne pas rester seul

Toutes les interventions évaluées reposent sur une forme de soutien. En France, plusieurs ressources gratuites existent :

  • Tabac Info Service : le 39 89 (service gratuit + coût de l’appel), avec des tabacologues qui accompagnent aussi l’arrêt de la cigarette électronique, ainsi qu’une application de coaching gratuite ;
  • votre médecin traitant, qui peut évaluer votre dépendance, prescrire des substituts nicotiniques ou un traitement si nécessaire ;
  • votre pharmacien, qui peut conseiller sur les substituts nicotiniques ;
  • une consultation de tabacologie (à l’hôpital, en centre de santé ou en ville) ;
  • les proches : dire à quelques personnes que vous arrêtez augmente l’engagement et permet d’être soutenu dans les moments difficiles.

9. Prévoir la rechute… pour mieux la traverser

Les essais le montrent : les rechutes sont fréquentes, notamment après la fin d’un traitement. Un faux pas (une bouffée prise lors d’une soirée) ne signifie pas un échec. L’important est d’analyser ce qui s’est passé, d’en tirer une leçon et de reprendre votre plan, plutôt que de vous dire « tout est perdu ».

Préparez à l’avance un plan pour les situations à risque : que ferez-vous lors d’une soirée, d’un conflit, d’une période de stress intense ? Qui pourrez-vous appeler ?

10. La règle d’or : ne jamais revenir à la cigarette

Pour les anciens fumeurs, c’est le point le plus important de cet article. La peur de rechuter vers le tabac est l’un des principaux freins à l’arrêt de la vape, et elle est légitime. Si, au cours de votre démarche, vous sentez que vous êtes sur le point de reprendre la cigarette, mieux vaut garder ou reprendre la vape et réessayer plus tard, avec davantage d’aide. Le tabac fumé reste de loin le produit le plus nocif. N’hésitez pas à en parler à un tabacologue : il existe des stratégies pour arrêter la vape sans mettre en péril votre arrêt du tabac.

Situations particulières : quand demander un avis médical

Adolescents et jeunes

L’usage de la vape chez les adolescents est une préoccupation de santé publique : le cerveau en développement est particulièrement sensible à la nicotine, et la dépendance peut s’installer rapidement. Si vous êtes adolescent, parlez-en à un parent, à un adulte de confiance, à l’infirmière scolaire ou à votre médecin. Si vous êtes parent, abordez le sujet sans jugement, en vous intéressant à ce que la vape apporte à votre enfant (gestion du stress, appartenance à un groupe, curiosité), et consultez son médecin.

Les essais montrent qu’un soutien adapté aide les jeunes à arrêter, notamment les programmes par SMS. Les traitements médicamenteux évalués chez les 16-25 ans ne doivent être envisagés que sur prescription et avec un suivi médical. Les Consultations Jeunes Consommateurs (CJC), gratuites et confidentielles, accueillent aussi les jeunes qui vapotent et leurs familles. Notre article sur le stress chez les enfants et les adolescents peut vous aider à mieux comprendre ce qui se joue à cet âge.

Grossesse et projet de grossesse

Pendant la grossesse, l’arrêt de toute consommation de nicotine est l’objectif idéal, mais la priorité reste d’éviter le tabac fumé. Si vous êtes enceinte ou si vous avez un projet de grossesse et que vous vapotez, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin : ils vous aideront à construire un plan adapté, avec si besoin des substituts nicotiniques, qui peuvent être utilisés pendant la grossesse sur avis professionnel. Ne commencez pas un traitement médicamenteux sans avis médical. Notre article sur arrêter de fumer pendant la grossesse et la place réelle de l’hypnose aborde aussi ces questions.

Symptômes respiratoires ou cardiaques

Une toux persistante, un essoufflement inhabituel, une douleur thoracique, des sifflements, des crachats sanglants ou une fièvre associée à des symptômes respiratoires doivent conduire à consulter un médecin sans attendre. En cas de difficulté respiratoire importante ou de douleur dans la poitrine, appelez le 15 ou le 112. Les atteintes pulmonaires graves décrites aux États-Unis sous le nom d’EVALI étaient principalement liées à des liquides contenant des dérivés du cannabis ou de l’acétate de vitamine E, mais tout symptôme respiratoire chez un vapoteur mérite un avis médical.

Autres consommations et santé mentale

Si vous consommez aussi de l’alcool, du cannabis ou d’autres substances, si vous traversez une période de dépression ou d’anxiété importante, un accompagnement global est préférable. Des ressources existent : Drogues Info Service au 0 800 23 13 13, Alcool Info Service au 0 980 980 930. En cas de pensées suicidaires ou de détresse, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 heures sur 24.

Choisir un accompagnement : repères pratiques

Construire son propre « parcours d’arrêt »

Au regard des études, un parcours cohérent pourrait ressembler à ceci :

  1. Faire le point avec un professionnel de santé (médecin, pharmacien, tabacologue) ou avec Tabac Info Service au 39 89 : niveau de dépendance, antécédents de tabagisme, santé générale.
  2. Choisir une stratégie : arrêt net avec aide, ou réduction progressive planifiée.
  3. S’appuyer sur un soutien comportemental : consultations, programme d’accompagnement, application, SMS.
  4. Envisager une aide médicamenteuse si la dépendance est forte, sur prescription.
  5. Ajouter, si vous le souhaitez, un soutien complémentaire comme l’hypnose, la sophrologie ou la pleine conscience, pour travailler le stress, les envies et la motivation.
  6. Prévoir la suite : prévention de la rechute, soutien dans les semaines et les mois après l’arrêt.

Questions à poser à un hypnothérapeute

Si vous choisissez de consulter un hypnothérapeute, quelques questions vous aideront à évaluer le sérieux de l’accompagnement :

  • Quelle est votre formation, et avez-vous l’habitude d’accompagner des personnes dépendantes à la nicotine ?
  • Comment votre accompagnement s’articule-t-il avec un suivi médical ou tabacologique ?
  • Combien de séances prévoyez-vous en général, et pourquoi ?
  • Allez-vous m’apprendre des techniques d’auto-hypnose à utiliser seul ?
  • Que proposez-vous si j’ai une rechute ?
Méfiez-vous des promesses de résultat garanti, des taux de réussite chiffrés sans source, et de toute incitation à arrêter un traitement médical. Si vous souhaitez trouver un professionnel près de chez vous, vous pouvez consulter notre annuaire des hypnothérapeutes.

Ce qu’il faut retenir

  • La dépendance à la vape est une dépendance à la nicotine, renforcée par la disponibilité permanente de la cigarette électronique et par le geste. Elle n’est pas un signe de faiblesse.
  • L’arrêt du vapotage est un champ de recherche récent, mais des essais randomisés montrent que l’accompagnement aide : programmes par SMS (gain modeste mais réel), soutien comportemental, et surtout varénicline sur prescription, avec des taux d’abstinence nettement supérieurs à court terme.
  • Les rechutes sont fréquentes après la fin d’un traitement : un suivi dans la durée est utile.
  • Il n’existe pas encore d’étude sur l’hypnose pour arrêter de vapoter. Pour le tabac, la revue Cochrane 2019 juge les preuves de faible certitude. L’hypnose peut être envisagée comme un soutien complémentaire, centré sur le stress, les envies et la motivation, jamais comme une solution miracle.
  • Pour un ancien fumeur, la règle d’or est de ne jamais reprendre la cigarette.
  • Le 39 89 (Tabac Info Service), votre médecin, votre pharmacien ou un tabacologue sont vos premiers interlocuteurs.

FAQ

Est-ce grave de vapoter depuis des années après avoir arrêté de fumer ?

Pour un ancien fumeur, vapoter de façon exclusive est nettement moins nocif que continuer à fumer, selon les autorités de santé. Cela ne signifie pas que la vape est sans risque : la nicotine entretient la dépendance, et les effets à très long terme restent mal connus. Si vous souhaitez arrêter, c’est un objectif légitime, à poursuivre sans jamais revenir au tabac. En cas de doute, parlez-en à votre médecin ou appelez Tabac Info Service au 39 89.

L’hypnose peut-elle m’aider à arrêter la vape en une seule séance ?

Aucune étude ne permet de l’affirmer. Il n’existe pas, à notre connaissance, d’essai randomisé sur l’hypnose pour l’arrêt du vapotage, et pour l’arrêt du tabac, la revue Cochrane de 2019 juge les preuves de faible certitude. L’hypnose peut être utilisée comme un soutien complémentaire, sur plusieurs séances, pour travailler le stress, les envies et la motivation, en parallèle d’un accompagnement validé.

Quels médicaments peuvent aider à arrêter de vapoter ?

Les essais les plus solides portent sur la varénicline, qui a nettement augmenté les taux d’arrêt en fin de traitement chez les adultes et les jeunes de 16 à 25 ans. La cytisinicline est une piste encore à confirmer. Les substituts nicotiniques sont aussi utilisés en pratique. Tous ces traitements doivent être discutés avec un médecin, un pharmacien ou un tabacologue : ne commencez jamais un médicament de votre propre initiative.

Faut-il baisser progressivement le taux de nicotine de mon liquide ?

C’est une stratégie fréquemment utilisée, mais les données spécifiques sur son efficacité restent limitées. Le risque principal est la compensation : on tire plus souvent sur sa vape quand la nicotine baisse. Si vous choisissez cette voie, procédez par paliers de plusieurs semaines, surveillez votre consommation de liquide, et demandez l’aide d’un professionnel si vous avez l’impression de stagner.

Mon adolescent vapote : que faire ?

Abordez le sujet calmement, sans jugement, en cherchant à comprendre ce que la vape lui apporte. Consultez son médecin, et sachez que les Consultations Jeunes Consommateurs, gratuites et confidentielles, accueillent les jeunes et leurs familles. Tabac Info Service (39 89) peut aussi vous conseiller. Les essais montrent que les programmes de soutien adaptés aident les adolescents à arrêter, sans signe de passage vers la cigarette.

J’ai peur de reprendre la cigarette si j’arrête la vape : que faire ?

Cette peur est fréquente et légitime. La règle est simple : si vous sentez que vous allez reprendre le tabac, mieux vaut garder ou reprendre la vape et réessayer plus tard avec plus d’aide. Un tabacologue peut vous aider à construire un plan qui protège votre arrêt du tabac, par exemple avec des substituts nicotiniques et un soutien renforcé pendant les premières semaines.

Sources

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  2. Evins AE, Cather C, Reeder HT, et al. Varenicline for Youth Nicotine Vaping Cessation: A Randomized Clinical Trial. JAMA. 2025;333(21):1876-1886. PMID : 40266580. DOI : 10.1001/jama.2025.3810.
  3. Caponnetto P, Campagna D, Ahluwalia JS, et al. Varenicline and counseling for vaping cessation: a double-blind, randomized, parallel-group […] trial. BMC Medicine. 2023;21(1):220. PMID : 37403047. DOI : 10.1186/s12916-023-02919-2.
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⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

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Auteurs des sources scientifiques

NR

Nancy A. Rigotti

Tobacco Research and Treatment Center, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston

AG

Amanda L. Graham

Innovations Center, Truth Initiative, Washington DC, and Mayo Clinic College of Medicine and Science

AE

A. Eden Evins

Center for Addiction Medicine, Department of Psychiatry, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston

JB

Joanne Barnes

Professeure de pharmacie — University of Auckland, School of Pharmacy

PC

Pasquale Caponnetto

Centre for the Prevention and Treatment of Tobacco Addiction (CPCT), University of Catania, Italy