Femme peignant des formes abstraites à l'aquarelle sur une table de cuisine, tasse de thé à côté, pour apaiser son stress
Art-thérapie

Art-thérapie et gestion du stress : techniques créatives pour souffler

⏱ 41 min de lecture

Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : oui, une activité créative peut vous aider à faire redescendre la pression, à condition de ne pas en attendre un traitement. Dans une étude de l'université Drexel, 45 minutes de dessin, de modelage ou de collage ont suffi à abaisser de façon significative le cortisol salivaire de 39 adultes en bonne santé (Kaimal et al., 2016). Une revue systématique de 37 études rapporte une baisse du stress dans 81 % d'entre elles (Martin et al., 2018), mais la qualité des essais reste souvent faible. La création est donc un appui sérieux et accessible, complémentaire d'un suivi médical ou psychologique quand le stress devient envahissant.
Vous rentrez le soir avec la mâchoire serrée, la tête qui tourne encore autour des mails de la journée, et l'impression que même vos loisirs sont devenus une tâche de plus. Quelqu'un vous a parlé de coloriage « anti-stress », une amie s'est mise à la poterie et dit qu'elle dort mieux, vous avez vu passer le mot « art-thérapie ». Et vous vous demandez, avec une pointe de scepticisme : est-ce que dessiner, peindre ou modeler peut vraiment changer quelque chose à ce que je ressens ?

La question est légitime, et elle mérite mieux qu'une réponse enthousiaste ou un haussement d'épaules. Cet article fait le point sur trois choses : ce que la recherche a mesuré quand des adultes stressés se mettent à créer, ce qui distingue une séance d'art-thérapie d'un simple loisir créatif, et ce que vous pouvez essayer dès ce soir, sans matériel coûteux ni talent particulier. Il ne remplace ni notre guide complet de l'art-thérapie, qui présente la discipline dans son ensemble, ni notre synthèse des preuves scientifiques de l'art-thérapie, qui balaie toutes les indications étudiées. Ici, on part d'un seul point de départ : votre stress.

Ce que vous vivez quand le stress s'installe

Un système d'alarme qui ne s'éteint plus

Le stress n'est pas un défaut de caractère. C'est une réponse biologique utile : face à une contrainte, votre cerveau active l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système nerveux sympathique. Le cœur accélère, la respiration se raccourcit, l'attention se rétrécit sur le problème, et les glandes surrénales libèrent du cortisol pour mobiliser de l'énergie. Pour comprendre ce mécanisme en détail, vous pouvez lire notre article sur le rôle du cortisol et des hormones du stress.

Le problème n'est pas que cette alarme se déclenche. Le problème, c'est quand elle ne s'éteint plus. Lorsque les contraintes s'enchaînent sans temps de récupération, le stress aigu, ponctuel, laisse place à un stress chronique, avec son cortège de signes : fatigue qui ne passe pas avec le sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, tensions musculaires, troubles digestifs, réveils nocturnes. La différence entre ces deux formes est expliquée dans notre article stress chronique ou stress aigu : différences et impacts sur la santé.

Pourquoi « se détendre » ne suffit pas toujours

Beaucoup de personnes stressées disent la même chose : « Je sais que je devrais me détendre, mais je n'y arrive pas. » Allongé·e sur le canapé, le corps est immobile mais le mental continue de tourner. Regarder une série ou faire défiler son téléphone occupe l'attention sans vraiment la reposer. Et les conseils du type « pensez à autre chose » se heurtent à une réalité simple : on ne décide pas de ne plus penser.

C'est précisément là que les activités créatives ont une carte à jouer. Elles ne demandent pas de « faire le vide ». Elles proposent plutôt de remplir l'attention avec quelque chose de concret, de sensoriel et de suffisamment absorbant pour que les ruminations passent au second plan. Les mains bougent, les yeux suivent une couleur, une forme apparaît. Ce déplacement de l'attention est l'une des pistes les plus souvent avancées pour expliquer leurs effets.

Ce que cet article ne prétend pas faire

Avant d'aller plus loin, une précision honnête. Le mot « stress » recouvre des réalités très différentes : la tension d'une semaine chargée, la fatigue d'un aidant familial, l'épuisement professionnel, ou un trouble anxieux installé. Une activité créative peut apporter un vrai soulagement dans le premier cas, un appui utile dans les suivants, mais elle ne remplace pas une évaluation médicale ou psychologique quand le stress déborde sur le sommeil, l'appétit, le travail ou l'envie de vivre. Nous y revenons en détail plus bas, dans la partie consacrée aux signaux qui doivent vous amener à consulter.

Pourquoi créer peut apaiser : les pistes étudiées

Les chercheurs ne disposent pas d'une explication unique et définitive. Ils avancent plusieurs mécanismes, probablement complémentaires, qui sont plausibles au regard de ce que l'on sait du stress. Il est important de les présenter pour ce qu'ils sont : des hypothèses étayées par des observations, pas des certitudes.

Une attention absorbée plutôt que dispersée

Quand vous coloriez un motif, que vous mélangez deux teintes ou que vous façonnez une boule d'argile, votre attention se pose sur une tâche simple, concrète et immédiate. Plusieurs auteurs rapprochent cet état de la pleine conscience : on est occupé à ce que l'on fait, ici et maintenant. Dans l'essai de Fong et ses collègues mené auprès d'infirmières à Hong Kong, la baisse du stress perçu après des séances de coloriage de mandalas passait justement par une augmentation de la « pleine conscience d'état », c'est-à-dire la capacité à être présent à l'instant (Fong et al., 2022).

L'expérience du flow

Le psychologue Mihály Csíkszentmihályi a décrit le « flow » comme cet état où l'on est tellement absorbé par une activité que l'on perd la notion du temps. Dans l'étude de Kaimal et son équipe, plusieurs participants ont spontanément décrit cette sensation de « se perdre dans le travail » après leur séance de création (Kaimal et al., 2016). Le flow suppose un équilibre entre la difficulté de la tâche et ses compétences : trop facile, on s'ennuie, trop difficile, on se crispe. C'est une raison concrète pour choisir des activités à votre portée plutôt que de vous lancer dans un projet ambitieux qui deviendrait une nouvelle source de pression.

Mettre à distance ce qui pèse

Créer permet de déposer quelque chose à l'extérieur de soi. Une colère griffonnée au feutre noir, une inquiétude transformée en forme, une journée résumée en trois couleurs : l'émotion n'est plus seulement ressentie, elle devient visible, et donc un peu plus maniable. Les chercheurs néerlandais qui ont étudié l'art-thérapie chez des femmes anxieuses ont observé que la baisse de l'anxiété s'accompagnait d'une meilleure régulation des émotions, notamment d'une plus grande acceptation de ce que l'on ressent (Abbing et al., 2019). Cette dimension est particulièrement travaillée dans l'écriture thérapeutique, qui en est une forme cousine.

Le sentiment de compétence et de plaisir

Le stress chronique s'accompagne souvent d'un sentiment d'impuissance : les choses arrivent, on les subit. Terminer un petit dessin, voir une forme naître de ses mains, choisir librement ses couleurs redonne une expérience, même modeste, de maîtrise et de choix. Les participants de l'étude de Kaimal ont aussi décrit la séance comme agréable et « libératrice des contraintes ». Ce n'est pas anodin : le plaisir et le sentiment d'agir sont deux ressources directement entamées par le stress.

Le corps engagé

Enfin, la création mobilise le corps : le geste, le toucher, le rythme. Le modelage en particulier sollicite les mains d'une manière que beaucoup de personnes trouvent immédiatement apaisante, comme le détaille notre article sur la sculpture et le modelage thérapeutique. Ce passage par le corps est cohérent avec les théories du stress dites « incarnées », sur lesquelles s'appuient les auteurs de la principale revue consacrée au sujet (Martin et al., 2018).

Ce que montrent les études sur la création et le stress

Le cortisol après 45 minutes de création

Ce que montrent les études
Étude : Kaimal G., Ray K., Muniz J., Art Therapy, 2016 (Drexel University, États-Unis).
Effectif : 39 adultes en bonne santé, sans pathologie déclarée.
Protocole : 45 minutes de création libre (feutres, argile à modeler ou collage), accompagnées par une art-thérapeute, avec un prélèvement de salive avant et après la séance.
Résultat : baisse statistiquement significative du cortisol salivaire après la séance. Le niveau d'expérience artistique antérieur, le matériau choisi et le sexe n'influençaient pas le résultat.
Limite : étude quasi expérimentale, sans groupe témoin, sur un petit échantillon. Le cortisol varie naturellement au cours de la journée, et les auteurs notent d'ailleurs un lien avec l'heure du prélèvement. On ne peut donc pas attribuer toute la baisse à la seule création.
Cette étude est souvent citée, et pour de bonnes raisons. Elle a été l'une des premières à mesurer un marqueur biologique du stress autour d'une séance de création, chez des personnes qui n'étaient ni malades ni artistes. Son enseignement le plus utile pour vous est sans doute celui-ci : il n'était pas nécessaire de savoir dessiner pour en tirer un bénéfice. Les débutants et les personnes plus habituées obtenaient des résultats comparables.

Mais il faut la lire avec mesure. Sans groupe témoin, on ne sait pas si 45 minutes de lecture tranquille ou de conversation auraient produit la même baisse. Le cortisol diminue aussi spontanément au fil de la journée. L'étude montre que la création est compatible avec une détente physiologique mesurable, elle ne prouve pas qu'elle soit supérieure à d'autres activités calmes.

La vue d'ensemble : 37 études sur le stress

En 2018, une équipe de l'université Alanus, en Allemagne, a publié la revue systématique la plus directement consacrée à notre question : les interventions par les arts créatifs peuvent-elles aider à prévenir et à gérer le stress ? Lily Martin et ses collègues ont retenu 37 études portant sur les quatre grandes modalités, arts plastiques, musique, danse-mouvement et théâtre. Près des trois quarts (73 %) étaient des essais randomisés, et 81,1 % des études rapportaient une réduction significative du stress chez les participants (Martin et al., 2018).

C'est un signal encourageant, d'autant que la proportion d'essais randomisés est plutôt élevée pour ce domaine. Les auteurs soulignent toutefois la grande diversité des populations, des durées et des façons de mesurer le stress, qui empêche de produire un chiffre unique d'efficacité. Retenez surtout l'idée générale : sur un grand nombre d'études différentes, les activités artistiques vont majoritairement dans le sens d'une baisse du stress ressenti.

Anxiété : un effet net, mais des preuves de faible qualité

Le stress et l'anxiété se recoupent largement, et c'est sur l'anxiété que l'on trouve les synthèses chiffrées les plus récentes. En 2025, une méta-analyse chinoise a regroupé 35 essais randomisés et 3 167 adultes ayant bénéficié d'art-thérapie visuelle, peinture, dessin, sculpture ou collage. Le résultat est un effet important sur les symptômes anxieux comparé aux groupes témoins, avec une différence moyenne standardisée de -1,31 (Huang et al., 2025).

Ce chiffre paraît spectaculaire. Les auteurs eux-mêmes le qualifient pourtant de preuve de très faible qualité, selon la grille GRADE utilisée dans les revues sérieuses. Pourquoi ? Parce que les essais inclus sont souvent petits, que leurs résultats varient beaucoup de l'un à l'autre, que les participants savent forcément qu'ils dessinent (impossible de faire un essai « en aveugle »), et que l'effet dépend de nombreux facteurs : âge, durée du programme, présence ou non d'un trouble psychique. En pratique, cela signifie que l'effet existe probablement, mais que sa taille réelle est sans doute plus modeste que ce que suggère ce chiffre.

Une revue plus ancienne menée aux Pays-Bas illustre bien le chemin parcouru. En 2018, Annemarie Abbing et ses collègues n'avaient trouvé que trois essais contrôlés, totalisant 162 personnes, tous à haut risque de biais, et concluaient qu'on ne pouvait encore tirer aucune conclusion solide (Abbing et al., 2018). La même équipe a ensuite mené son propre essai randomisé auprès de 59 femmes souffrant d'anxiété généralisée, d'anxiété sociale ou de trouble panique, d'intensité modérée à sévère. Comparée à une liste d'attente, l'art-thérapie a réduit l'anxiété et amélioré la qualité de vie avec des effets importants, qui persistaient trois mois plus tard (Abbing et al., 2019). Il s'agissait d'une art-thérapie encadrée par des professionnels formés, sur plusieurs semaines, ce qui est très différent d'un coloriage occasionnel.

Une méta-analyse plus prudente

Pour garder la tête froide, il faut aussi citer la grande méta-analyse publiée en 2024 dans JAMA Network Open par une équipe de la Charité de Berlin. Ronja Joschko et ses collègues ont rassemblé 69 essais randomisés, soit environ 4 200 participants de 4 à 96 ans, toutes indications confondues. Résultat : l'art-thérapie visuelle était associée à une amélioration dans 18 % des 217 critères mesurés, contre 1 % pour les groupes témoins, tandis que 81 % des critères ne montraient pas de différence. L'effet global, positif, restait modeste (différence moyenne standardisée de 0,38 sur l'évolution depuis le début), et la qualité des études était jugée globalement faible (Joschko et al., 2024).

Cette étude ne contredit pas les précédentes : elle les replace dans leur juste proportion. L'art-thérapie apporte des bénéfices réels sur certains critères, notamment l'anxiété, la dépression ou la qualité de vie, mais elle n'améliore pas tout chez tout le monde.

Le coloriage pour adultes : des essais courts, des résultats contrastés

Les cahiers de coloriage « anti-stress » ont envahi les librairies. Que valent-ils ? Quelques essais randomisés permettent d'en avoir une idée, et ils sont instructifs justement parce qu'ils ne disent pas tous la même chose.

Aux urgences d'un hôpital universitaire de Sydney, 53 patients présentant une anxiété notable ont reçu soit un kit de coloriage pour adultes, soit un kit témoin. Au bout de deux heures, le score d'anxiété (échelle HADS-A, de 0 à 21) avait baissé en moyenne de 3,7 points dans le groupe coloriage, contre 0,3 point dans le groupe témoin (Rajendran et al., 2020). Pour une intervention aussi simple et peu coûteuse, l'écart est notable.

À Hong Kong, en pleine pandémie de Covid-19, 77 infirmières ont été réparties entre un programme de coloriage de mandalas en pleine conscience (au moins cinq jours ou cent minutes au total sur dix jours) et une liste d'attente. Le stress perçu a nettement diminué dans le groupe coloriage, avec un effet jugé important (d de Cohen de 0,80). En revanche, aucun effet n'a été observé sur l'épuisement professionnel (Fong et al., 2022). Ce détail compte : quelques minutes de coloriage peuvent alléger la tension du moment, elles ne réparent pas à elles seules des conditions de travail épuisantes.

Enfin, une étude américaine menée auprès de 122 soignants des urgences apporte une nuance précieuse. Pendant leur garde, certains coloriaient un mandala cinq minutes, d'autres passaient cinq minutes avec un chien de médiation, d'autres ne faisaient rien de particulier. Le cortisol salivaire a baissé dans les groupes coloriage et chien par rapport au groupe témoin. Pourtant, le stress ressenti avait plutôt tendance à augmenter dans le groupe coloriage (Kline et al., 2020). Une hypothèse raisonnable : se voir imposer un coloriage au milieu d'une garde chargée n'est pas forcément vécu comme une pause. Le contexte et le libre choix comptent autant que l'activité elle-même.

Chez les soignants, une population très étudiée

Les professionnels de santé, particulièrement exposés au stress et à l'épuisement, ont fait l'objet d'une revue spécifique. Sur 14 études et 897 participants, dont 59 % d'infirmières, 13 rapportaient une amélioration, en particulier sur l'épuisement, le stress et les émotions. Les interventions fondées sur les arts plastiques et la musique semblaient plus bénéfiques que celles fondées sur le récit ou la narration (Phillips et Becker, 2019). Seules deux de ces études étaient randomisées, ce qui invite là encore à la prudence. Si votre stress est d'abord professionnel, notre article sur l'art-thérapie en entreprise détaille les dispositifs collectifs qui existent.

Comment lire tous ces résultats

Si l'on met bout à bout ces travaux, un tableau cohérent se dessine :

  • Le sens de l'effet est assez constant : dans la majorité des études, créer s'accompagne d'une baisse du stress ressenti ou de l'anxiété, et parfois d'un marqueur biologique comme le cortisol.
  • La qualité des preuves reste limitée : beaucoup de petits essais, peu d'études en double aveugle (c'est impossible ici), des mesures très variées et un suivi souvent court.
  • La taille réelle de l'effet est incertaine : elle va de modeste (Joschko et al., 2024) à importante (Huang et al., 2025) selon les méthodes et les populations.
  • Une activité ponctuelle et une art-thérapie structurée ne sont pas comparables : les effets les plus durables ont été observés avec des programmes encadrés de plusieurs semaines.
Autrement dit, la création est une piste crédible et sans grand risque pour mieux traverser une période de stress. Elle mérite d'être essayée, à condition de ne pas lui demander ce qu'elle ne peut pas offrir. Pour la replacer parmi d'autres approches, notre article techniques de gestion du stress : la boîte à outils comparée par niveau de preuve la situe à côté de la méditation, de l'activité physique ou de la cohérence cardiaque.

Art-thérapie encadrée ou loisir créatif : deux choses différentes

C'est l'une des confusions les plus fréquentes, et elle a des conséquences pratiques. Colorier un mandala dans son salon n'est pas « faire de l'art-thérapie », même si l'activité peut être bénéfique. Les deux ont leur intérêt, mais ils ne répondent pas aux mêmes besoins.

Le loisir créatif : un outil de détente que vous pilotez

Le loisir créatif, c'est ce que vous faites seul·e ou entre amis, pour le plaisir : coloriage, aquarelle, poterie, carnet de croquis, collage, tricot ou broderie. Vous choisissez le moment, le matériau, la durée. Il n'y a pas d'objectif thérapeutique formalisé, pas de professionnel pour vous accompagner, et c'est très bien ainsi. Son principal atout est l'accessibilité : quelques euros de matériel et dix minutes suffisent pour commencer.

Ses limites sont aussi claires : si votre stress est lié à des émotions difficiles, à un événement douloureux ou à une situation qui vous dépasse, vous risquez de buter seul·e sur ce qui remonte, ou au contraire d'utiliser l'activité pour éviter d'y penser. Le loisir créatif apaise, il ne travaille pas forcément ce qui vous stresse.

L'art-thérapie : un accompagnement avec un professionnel

L'art-thérapie est une démarche d'accompagnement, menée par un·e art-thérapeute formé·e, qui utilise la création comme support d'expression et de transformation. Le cadre est défini : des objectifs discutés ensemble, des séances régulières, un temps de création suivi le plus souvent d'un temps d'échange autour de ce qui a été produit. Le professionnel n'interprète pas vos dessins comme un test. Il vous aide à mettre des mots sur ce que vous avez vécu en créant. Pour savoir concrètement à quoi vous attendre, notre article sur le déroulement d'une séance d'art-thérapie décrit chaque étape, du premier contact à la fin du suivi.

En France, le titre d'art-thérapeute n'est pas protégé par la loi. Il est donc utile de vous renseigner sur la formation du praticien (diplôme universitaire ou formation longue reconnue), sur son expérience et sur sa manière de travailler en lien avec les soignants si vous êtes déjà suivi·e.

Tableau comparatif

| | Loisir créatif à la maison | Art-thérapie encadrée | |---|---|---| | Objectif | Détente, plaisir, pause | Accompagnement d'une difficulté précise | | Qui guide ? | Vous-même | Un·e art-thérapeute formé·e | | Cadre | Libre, à votre rythme | Séances régulières, objectifs définis | | Travail sur les émotions | Possible mais non accompagné | Central, avec un temps d'échange | | Niveau de preuve sur le stress | Quelques essais courts, résultats contrastés | Davantage d'essais, effets plus nets mais preuves de qualité faible à modérée | | Coût | Faible | Séance généralement non remboursée par l'Assurance maladie | | Pour qui ? | Stress du quotidien, besoin de souffler | Stress persistant, émotions difficiles, en complément d'un suivi |

Les deux ne s'opposent pas. Beaucoup de personnes commencent par un loisir créatif, constatent qu'il leur fait du bien, puis se tournent vers un accompagnement quand elles sentent que quelque chose de plus profond demande à être travaillé. D'autres font l'inverse : après un suivi en art-thérapie, elles gardent une pratique personnelle comme outil d'entretien.

Exercices simples à essayer chez vous

Les exercices qui suivent ne sont pas des séances d'art-thérapie. Ce sont des propositions de loisir créatif, inspirées de pratiques couramment utilisées, pour expérimenter par vous-même ce que la création peut vous apporter. Aucun ne demande de savoir dessiner. Le seul objectif est le processus, pas le résultat. Si une proposition ne vous convient pas, passez à la suivante. Pour aller plus loin avec la couleur, notre article sur la peinture thérapeutique propose dix exercices complémentaires.

1. Le gribouillage de décharge (5 minutes)

Quand : au retour du travail, après une conversation tendue, quand la tension est encore « dans les mains ». Matériel : une grande feuille (ou du papier journal), un gros feutre ou un crayon gras. Comment : réglez un minuteur sur trois minutes. Gribouillez sans lever le crayon, en laissant le geste suivre ce que vous ressentez : fort, rapide, en boucles, en zigzags. Ne cherchez pas à faire joli. Quand le minuteur sonne, prenez une autre couleur et, pendant deux minutes, ralentissez : repassez sur certaines lignes plus doucement, coloriez quelques espaces fermés. Pourquoi : le passage d'un geste rapide à un geste lent accompagne souvent la descente de la tension. Vous donnez une forme visible à une énergie diffuse.

2. La météo intérieure en trois couleurs (10 minutes)

Quand : en fin de journée, pour faire le point sans vous lancer dans une longue introspection. Matériel : crayons de couleur, feutres ou aquarelle, une petite feuille. Comment : choisissez trois couleurs qui correspondent à votre journée, sans réfléchir longtemps. Remplissez la feuille avec ces trois couleurs, en leur donnant la place qu'elles ont prise dans votre journée. Observez ensuite le résultat pendant une minute : quelle couleur domine ? Où sont les espaces plus calmes ? Vous pouvez écrire un mot au dos, si vous en avez envie. Pourquoi : cet exercice aide à reconnaître et nommer ce que l'on ressent, une étape que beaucoup de personnes stressées sautent. Il remplace la rumination par une observation.

3. Le mandala libre (15 à 20 minutes)

Quand : quand vous avez besoin de calmer le flot des pensées, par exemple avant de dormir. Matériel : une assiette pour tracer un cercle, un crayon, des feutres fins. Comment : tracez un cercle et marquez son centre. Partez du centre et ajoutez des formes simples, points, pétales, traits, en les répétant symétriquement vers l'extérieur. Vous pouvez aussi colorier un mandala déjà imprimé. Respirez lentement pendant que vous travaillez, et ramenez doucement votre attention au geste chaque fois qu'elle s'échappe. Pourquoi : c'est la forme la plus étudiée dans les essais sur le coloriage. Dans l'essai de Hong Kong, le bénéfice passait par la pleine conscience : l'intérêt n'est pas le mandala en soi, mais la qualité d'attention que vous y mettez (Fong et al., 2022).

4. La boule d'argile (10 minutes)

Quand : quand le stress se traduit surtout par des tensions physiques, des mains qui s'agitent, une mâchoire serrée. Matériel : pâte à modeler, argile autodurcissante ou pâte à sel. Comment : prenez un morceau de la taille d'une mandarine. Les yeux fermés si vous le souhaitez, malaxez, écrasez, étirez, roulez. Puis, sans intention particulière, laissez une forme apparaître. Arrêtez-vous quand elle vous semble « finie », même si elle ne ressemble à rien. Pourquoi : le toucher et la résistance du matériau ancrent l'attention dans le corps. L'argile faisait partie des matériaux proposés dans l'étude sur le cortisol, et les résultats ne différaient pas selon le matériau choisi (Kaimal et al., 2016).

5. Le collage du refuge (20 à 30 minutes)

Quand : le week-end, quand vous avez un peu plus de temps et besoin de vous projeter ailleurs que dans vos soucis. Matériel : vieux magazines, ciseaux, colle, une feuille cartonnée. Comment : feuilletez les magazines et découpez, sans trop réfléchir, les images, couleurs ou textures qui vous attirent ou vous apaisent. Disposez-les ensuite sur la feuille pour composer un « lieu refuge », réel ou imaginaire. Collez quand la composition vous convient. Gardez ce collage à un endroit où vous le verrez. Pourquoi : le collage est accessible à tous, puisqu'on ne part pas d'une page blanche. Il permet de construire une image positive, que vous pourrez ensuite rappeler mentalement dans un moment tendu. Notre article sur le collage en art-thérapie approfondit cette technique.

6. Les lignes au rythme du souffle (5 minutes)

Quand : au bureau, dans une salle d'attente, à tout moment où vous avez besoin de souffler discrètement. Matériel : un stylo et un carnet. Comment : inspirez lentement en traçant une ligne qui monte, expirez encore plus lentement en traçant une ligne qui descend. Continuez, ligne après ligne, en allongeant progressivement l'expiration. Au bout de quelques minutes, vous obtenez un paysage de vagues qui est la trace de votre respiration. Pourquoi : cet exercice associe le dessin à une respiration ralentie, une autre technique de régulation du stress bien documentée. Il est discret et ne demande aucune préparation.

7. La page « vider le sac » (10 minutes)

Quand : quand trop de pensées tournent et que vous n'arrivez pas à les démêler. Matériel : une feuille, un stylo, des crayons de couleur. Comment : écrivez pendant cinq minutes, sans vous arrêter, tout ce qui vous préoccupe. Puis, sans relire, recouvrez la page de couleurs, de formes, de motifs, jusqu'à ce que le texte ne soit plus lisible. Vous pouvez ensuite garder ou jeter la feuille. Pourquoi : l'écriture permet de déposer les préoccupations, la couleur les transforme en autre chose. Certaines personnes trouvent ce geste de recouvrement très libérateur.

Quelques règles qui changent tout

  • Pas de jugement esthétique. Le « beau » n'est pas le but. Si une voix intérieure critique ce que vous faites, notez-le simplement et revenez au geste.
  • Un temps protégé. Mettez votre téléphone hors de portée. Dix minutes vraiment disponibles valent mieux qu'une heure interrompue.
  • Le libre choix. L'étude sur les soignants des urgences le suggère : une activité imposée peut devenir une contrainte de plus (Kline et al., 2020). Choisissez ce qui vous attire ce jour-là.
  • De la régularité plutôt que de l'intensité. Quelques séances courtes dans la semaine semblent plus réalistes et plus utiles qu'une longue séance occasionnelle.
  • Le droit d'arrêter. Si une émotion forte et difficile remonte, vous pouvez poser le crayon, respirer, faire autre chose. C'est un signal utile, pas un échec.

Intégrer la création à une routine anti-stress

Trouver son créneau

Le meilleur moment est celui que vous tiendrez. Certaines personnes préfèrent dix minutes le matin, avec le café, pour démarrer la journée moins crispées. D'autres ont besoin d'un sas en rentrant du travail, entre la vie professionnelle et la vie familiale. D'autres encore préfèrent le soir, pour remplacer les écrans avant le coucher. Si le stress perturbe votre sommeil, une activité créative calme, sous une lumière douce, peut faire partie d'un rituel du soir, comme le suggère notre article stress et sommeil : sortir du cercle vicieux.

Préparer un « kit » toujours prêt

L'obstacle principal n'est souvent pas l'envie, mais la friction : sortir le matériel, trouver de la place, ranger ensuite. Préparez une boîte ou une trousse avec un carnet, quelques feutres, des crayons de couleur, un bâton de colle et un peu de pâte à modeler. Laissez-la à portée de main. Moins il y a d'étapes entre l'envie et le geste, plus vous créerez souvent.

Associer la création à d'autres leviers

La création n'agit pas seule. Elle s'intègre très bien à d'autres habitudes qui ont fait leurs preuves contre le stress : l'activité physique, le sommeil, le lien social, la respiration lente, la méditation. Pratiquer un atelier créatif en groupe ajoute d'ailleurs une dimension sociale précieuse, le simple fait de créer à côté d'autres personnes, sans obligation de parler, apaise beaucoup de participants. Pour une vue d'ensemble des approches complémentaires, voyez notre guide des approches naturelles anti-stress.

Observer ce qui change

Pendant deux ou trois semaines, notez simplement, sur une échelle de 0 à 10, votre niveau de tension avant et après chaque moment créatif. Ce petit suivi vous aidera à repérer ce qui vous fait du bien, l'activité, le moment de la journée, la durée, et à ajuster. Si vous ne constatez aucun changement après plusieurs semaines, ou si votre stress de fond continue d'augmenter, c'est une information importante : il est peut-être temps de chercher un autre type d'aide.

Quand l'activité créative ne suffit pas : les signaux pour consulter

Une activité créative est un outil d'autosoin. Elle n'est ni un diagnostic ni un traitement. Certains signaux doivent vous amener à consulter un médecin généraliste, un psychologue ou un psychiatre, que vous pratiquiez ou non une activité artistique.

Les signes d'un stress qui déborde

Consultez votre médecin traitant ou un psychologue si :

  • le stress dure depuis plusieurs semaines et ne diminue pas malgré les périodes de repos
  • votre sommeil est durablement perturbé (difficultés d'endormissement, réveils nocturnes répétés, réveil épuisé)
  • vous ressentez une fatigue intense, un sentiment de vide ou de détachement au travail, une perte d'efficacité, des signes qui peuvent évoquer un épuisement professionnel
  • l'anxiété devient invalidante : crises d'angoisse, évitement de situations, inquiétudes qui envahissent la journée
  • vous avez perdu l'intérêt ou le plaisir pour la plupart des activités, ou vous vous sentez triste la plupart du temps
  • vous consommez davantage d'alcool, de tabac, de médicaments ou d'autres substances pour tenir
  • des symptômes physiques persistent : douleurs thoraciques, palpitations, troubles digestifs, maux de tête fréquents. Ils doivent être explorés par un médecin, car ils ne sont pas forcément liés au stress.
Notre article quand consulter un professionnel pour le stress vous aide à repérer ces signaux et à savoir vers qui vous tourner. Si votre stress est d'abord lié au travail, stress au travail et burnout : prévenir et agir détaille les démarches possibles, y compris auprès de la médecine du travail. Et si vous hésitez entre stress ordinaire et trouble anxieux, l'article anxiété généralisée ou stress normal : quand s'inquiéter propose des repères clairs.

En cas d'idées suicidaires

Si vous avez des pensées suicidaires, si vous pensez que la vie ne vaut plus la peine, ou si vous êtes inquiet·e pour un proche, appelez le 3114, le numéro national de prévention du suicide. Il est gratuit, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et vous mettra en relation avec un professionnel formé. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112.

Un complément, jamais un remplacement

Si vous êtes déjà suivi·e pour un trouble anxieux, une dépression ou un épuisement professionnel, une activité créative ou un accompagnement en art-thérapie peuvent compléter votre prise en charge, pas la remplacer. N'interrompez jamais un traitement médicamenteux ou une psychothérapie sans en parler à votre médecin. Si vous envisagez de commencer l'art-thérapie, parlez-en à votre médecin ou à votre psychologue : un travail coordonné est souvent le plus bénéfique.

Les personnes qui ont vécu un traumatisme doivent aussi savoir que la création peut faire remonter des souvenirs ou des émotions intenses. Dans ce cas, mieux vaut être accompagné par un professionnel formé, comme l'explique notre article art-thérapie et trauma.

Trouver un accompagnement

Si vous sentez que le loisir créatif vous fait du bien mais ne suffit pas, ou si vous avez envie d'un cadre pour explorer ce que le stress remue en vous, un accompagnement en art-thérapie peut être une étape. Lors du premier contact, n'hésitez pas à poser des questions sur la formation du praticien, sur le déroulement des séances, sur leur durée et leur tarif, et sur sa manière de travailler avec les autres soignants.

Vous pouvez trouver un praticien près de chez vous dans l'annuaire ViziWell. Et si votre stress s'accompagne d'une anxiété importante ou d'un épuisement, un psychologue reste l'interlocuteur de première intention pour évaluer la situation et vous orienter.

Questions fréquentes

Faut-il savoir dessiner pour que la création soit apaisante ?

Non. Dans l'étude de Kaimal et ses collègues, le niveau d'expérience artistique antérieur n'influençait pas la baisse du cortisol après la séance (Kaimal et al., 2016). Le bénéfice tient au processus, à l'attention et au geste, pas à la qualité du résultat. Certaines personnes qui « ne savent pas dessiner » sont même plus libres, parce qu'elles n'ont pas d'exigence esthétique.

Le coloriage anti-stress, est-ce de l'art-thérapie ?

Pas au sens strict. Le coloriage pour adultes est un loisir créatif, qui peut réduire l'anxiété ou le stress perçu à court terme, comme l'ont montré quelques essais (Rajendran et al., 2020, Fong et al., 2022). L'art-thérapie est un accompagnement mené par un professionnel formé, avec des objectifs et un temps d'échange. Les deux peuvent être utiles, mais ils ne répondent pas aux mêmes besoins.

Combien de temps faut-il créer pour ressentir un effet ?

Les études utilisent des durées très variées : de cinq minutes à quarante-cinq minutes par séance, et d'une seule séance à plusieurs semaines de programme. Une séance de 45 minutes s'accompagnait d'une baisse du cortisol (Kaimal et al., 2016), et environ cent minutes de coloriage réparties sur dix jours suffisaient à réduire le stress perçu chez des infirmières (Fong et al., 2022). En pratique, dix à vingt minutes, plusieurs fois par semaine, est un point de départ réaliste.

L'art-thérapie peut-elle aider en cas de burn-out ?

Elle peut accompagner une reconstruction, en complément d'une prise en charge médicale. Mais le burn-out nécessite d'abord une évaluation par un médecin, souvent un arrêt de travail et un suivi psychologique. Dans l'essai mené auprès d'infirmières, le coloriage réduisait le stress perçu sans modifier les indicateurs d'épuisement professionnel (Fong et al., 2022). Une activité créative seule ne suffit pas à traiter un épuisement installé.

Quelle activité créative choisir quand on est stressé·e ?

Celle qui vous attire. Les études ne montrent pas de différence nette selon le matériau : dans l'étude sur le cortisol, feutres, argile et collage donnaient des résultats comparables (Kaimal et al., 2016). Si vous avez besoin de décharger une tension, privilégiez un geste ample (gribouillage, modelage). Si vous avez besoin de calmer les pensées, préférez un geste répétitif (mandala, motifs). Si vous avez besoin de vous projeter, essayez le collage.

Y a-t-il des risques à pratiquer seul·e ?

Les risques sont faibles pour un loisir créatif. La principale précaution concerne les émotions : créer peut faire remonter des souvenirs ou des sentiments difficiles, surtout après un traumatisme. Dans ce cas, arrêtez-vous, respirez, et envisagez un accompagnement par un professionnel. Si des idées noires apparaissent, appelez le 3114.

En résumé

Si vous êtes stressé·e, une activité créative peut réellement vous aider à faire redescendre la tension : la recherche montre une baisse du stress ressenti dans la grande majorité des études, et parfois du cortisol, sans qu'il soit nécessaire d'avoir un talent particulier. Les preuves restent de qualité modeste, et les effets les plus nets ont été observés dans le cadre d'une art-thérapie encadrée, sur plusieurs semaines. Commencez simplement, quelques minutes plusieurs fois par semaine, sans viser un beau résultat. Et si le stress persiste, déborde sur votre sommeil, votre travail ou votre moral, parlez-en à un médecin ou à un psychologue : la création est un appui précieux, pas un substitut à un suivi.

Sources

  1. Kaimal G, Ray K, Muniz J. Reduction of Cortisol Levels and Participants' Responses Following Art Making. Art Therapy. 2016, 33(2):74-80. PMID : 27695158. DOI : 10.1080/07421656.2016.1166832
  2. Martin L, Oepen R, Bauer K, Nottensteiner A, Mergheim K, Gruber H, Koch SC. Creative Arts Interventions for Stress Management and Prevention: A Systematic Review. Behavioral Sciences (Basel). 2018, 8(2):28. PMID : 29470435. DOI : 10.3390/bs8020028
  3. Huang W, Luan T, Li L, et al. The Effects of Visual Art Therapy on Improving Anxiety Symptoms in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of Psychiatric and Mental Health Nursing. 2025, 32(5):1197-1210. PMID : 40704973. DOI : 10.1111/jpm.70003
  4. Joschko R, Klatte C, Grabowska WA, Roll S, Berghöfer A, Willich SN. Active Visual Art Therapy and Health Outcomes: A Systematic Review and Meta-Analysis. JAMA Network Open. 2024, 7(9):e2428709. PMID : 39264631. DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2024.28709
  5. Abbing A, Ponstein A, van Hooren S, de Sonneville L, Swaab H, Baars E. The effectiveness of art therapy for anxiety in adults: A systematic review of randomised and non-randomised controlled trials. PLoS One. 2018, 13(12):e0208716. PMID : 30557381. DOI : 10.1371/journal.pone.0208716
  6. Abbing A, Baars EW, de Sonneville L, Ponstein AS, Swaab H. The Effectiveness of Art Therapy for Anxiety in Adult Women: A Randomized Controlled Trial. Frontiers in Psychology. 2019, 10:1203. PMID : 31191400. DOI : 10.3389/fpsyg.2019.01203
  7. Phillips CS, Becker H. Systematic Review: Expressive arts interventions to address psychosocial stress in healthcare workers. Journal of Advanced Nursing. 2019, 75(11):2285-2298. PMID : 31074524. DOI : 10.1111/jan.14043
  8. Fong JSY, Hui ANN, Ho KM, Chan AKM, Lee A. Brief mindful coloring for stress reduction in nurses working in a Hong Kong hospital during COVID-19 pandemic: A randomized controlled trial. Medicine (Baltimore). 2022, 101(43):e31253. PMID : 36316873. DOI : 10.1097/MD.0000000000031253
  9. Rajendran N, Mitra TP, Shahrestani S, Coggins A. Randomized Controlled Trial of Adult Therapeutic Coloring for the Management of Significant Anxiety in the Emergency Department. Academic Emergency Medicine. 2020, 27(2):92-99. PMID : 31957143. DOI : 10.1111/acem.13838
  10. Kline JA, VanRyzin K, Davis JC, et al. Randomized Trial of Therapy Dogs Versus Deliberative Coloring (Art Therapy) to Reduce Stress in Emergency Medicine Providers. Academic Emergency Medicine. 2020, 27(4):266-275. PMID : 32266765. DOI : 10.1111/acem.13939
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

En savoir plus →

Auteurs des sources scientifiques

WH

Wei Huang

Affiliated Hospital, Beihua University, Jilin, Chine

AA

Annemarie Abbing

Faculty of Health, University of Applied Sciences Leiden / Clinical Neurodevelopmental Sciences, Leiden University, Pays-Bas

LM

L. Martin

Chercheuse en thérapies par les arts — Research Institute for Creative Arts Therapies (RIArT), Alanus University of Arts and Social Sciences, Alfter, Allemagne

RJ

Ronja Joschko

Chercheuse, Institute of Social Medicine — Charité - Universitätsmedizin Berlin, Allemagne

GK

Girija Kaimal

Professeure agrégée, art-thérapeute et chercheuse — Drexel University, College of Nursing and Health Professions (États-Unis)

Chercheuse de référence sur les effets physiologiques et psychologiques de la création artistique, autrice d'une étude marquante sur la baisse du cortisol après une activité créative.