Bilan de fertilité du couple : quels examens demander et quand consulter
Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie
🔎 Réponse en bref : un bilan de fertilité se demande après 12 mois de rapports réguliers non protégés sans grossesse, après 6 mois si la femme a 35 ans ou plus, et sans attendre au-delà de 40 ans ou en cas de cycles très irréguliers, d'endométriose connue ou de problème masculin connu. Il doit explorer les deux partenaires en même temps : un facteur masculin intervient dans environ la moitié des infertilités du couple, et il en est la seule cause dans 20 à 30 % des cas (Agarwal et al., Reproductive Biology and Endocrinology, 2015). Le bilan de base repose sur des examens bien codifiés (échographie, bilan hormonal, perméabilité des trompes, spermogramme), décrits dans les recommandations de l'American Society for Reproductive Medicine (2021) et de l'AUA/ASRM (2021). Ces recommandations reposent surtout sur des avis d'experts et des études d'observation solides, et l'hygiène de vie comme la gestion du stress s'ajoutent au parcours médical, sans jamais le remplacer.Cela fait des mois que vous essayez. Chaque cycle commence avec un espoir discret et se termine trop souvent par une déception que l'on n'ose plus partager. Autour de vous, les annonces de grossesse s'enchaînent, et les conseils bien intentionnés (« arrêtez d'y penser », « partez en vacances ») tombent à côté. Vous vous demandez s'il est trop tôt pour consulter, ou déjà trop tard, quels examens on va vous prescrire, combien de temps cela va prendre, et pourquoi votre conjoint n'a encore rien fait alors que vous avez déjà eu trois prises de sang.
Cet article est un mode d'emploi. Il ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas votre médecin, votre gynécologue ou le centre d'assistance médicale à la procréation (AMP) qui vous suivra. Son objectif est plus simple : vous permettre d'arriver à la consultation en sachant ce qui vous attend, quelles questions poser, et comment traverser cette période à deux sans vous épuiser.
Le bon moment pour consulter, et pourquoi le délai change avec l'âge
La définition médicale de l'infertilité
Le glossaire international de référence, publié en 2017 par un consortium de sociétés savantes dont l'Organisation mondiale de la santé et l'ESHRE (Zegers-Hochschild et al., Human Reproduction), définit l'infertilité comme l'absence de grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels réguliers et non protégés. Cette définition n'est pas une sentence : elle signale simplement le moment à partir duquel il devient raisonnable de chercher une explication.
Le mot « infertilité » fait peur, mais la réalité médicale est plus nuancée. Beaucoup de couples concernés sont en fait « hypofertiles » : la grossesse reste possible, elle met simplement plus de temps à venir. C'est précisément ce que le bilan cherche à préciser.
Pourquoi douze mois, et pas trois ou six
Le chiffre de douze mois ne sort pas d'un chapeau. Il s'appuie sur des études qui ont suivi des couples dès leur premier cycle d'essai. La plus citée, l'étude prospective allemande de Gnoth et ses collègues publiée en 2003 dans Human Reproduction, a suivi 346 femmes qui utilisaient l'observation de leur cycle pour cibler la période fertile.
Ce que montrent les étudesRetenez l'idée générale : la majorité des couples conçoivent dans les six premiers mois, et la quasi-totalité de ceux qui le peuvent naturellement conçoivent dans l'année. Au-delà, les chances de grossesse spontanée par cycle diminuent, d'où l'intérêt d'un bilan.
Étude : cohorte prospective allemande sur le délai de conception (Gnoth et al., Human Reproduction, 2003).
Effectif : 346 femmes suivies dès leur premier cycle d'essai, avec des rapports ciblés sur la période fertile.
Résultat : la probabilité cumulée de grossesse atteignait 38 % au premier cycle, 68 % à trois cycles, 81 % à six cycles et 92 % à douze cycles. Au total, 10,4 % des femmes n'ont pas conçu pendant le suivi.
Limite : ces couples connaissaient parfaitement leur période fertile, ce qui représente un scénario « idéal ». Dans la population générale, les délais sont souvent un peu plus longs, et ces chiffres ne s'appliquent pas tels quels à un couple donné.
À l'échelle mondiale, une méta-analyse soutenue par l'OMS (Cox et al., Human Reproduction Open, 2022), qui a rassemblé 133 études, estime qu'environ 17,5 % des adultes connaissent une période d'infertilité de douze mois au cours de leur vie. Autrement dit, près d'une personne sur six. Vous n'êtes ni une exception ni un « cas à part ».
Six mois après 35 ans, sans attendre après 40 ans
La fertilité féminine diminue progressivement avec l'âge, plus nettement après 35 ans, en raison de la baisse du nombre et de la qualité des ovocytes. Pour ne pas perdre un temps précieux, les recommandations de l'American Society for Reproductive Medicine (ASRM, Fertility and Sterility, 2021) proposent :
- avant 35 ans : un bilan après 12 mois d'essais sans grossesse ;
- à partir de 35 ans : un bilan après 6 mois ;
- au-delà de 40 ans : un bilan rapide, dès le début du projet si possible.
Les situations où il ne faut pas attendre du tout
Certaines situations justifient une consultation dès le départ, quel que soit l'âge ou la durée des essais :
- cycles très irréguliers (moins de 21 jours ou plus de 35 jours), ou absence de règles ;
- endométriose connue ou fortement suspectée (règles très douloureuses, douleurs pendant les rapports) ;
- antécédent d'infection génitale haute, de grossesse extra-utérine ou de chirurgie pelvienne ;
- antécédent de chimiothérapie ou de radiothérapie chez l'un ou l'autre partenaire ;
- chez l'homme : testicule non descendu dans l'enfance, chirurgie de l'aine ou des testicules, oreillons compliqués d'une atteinte testiculaire, troubles de l'érection ou de l'éjaculation ;
- maladie chronique ou traitement au long cours chez l'un des deux ;
- fausses couches à répétition.
Pour les femmes seules et les couples de femmes
Depuis la loi de bioéthique de 2021, l'assistance médicale à la procréation est ouverte en France aux couples de femmes et aux femmes non mariées. La logique est différente : il ne s'agit pas d'attendre douze mois d'essais, mais d'organiser un parcours avec don de spermatozoïdes. Un bilan de la fertilité féminine (réserve ovarienne, échographie, perméabilité des trompes selon la technique envisagée) reste néanmoins utile pour choisir la bonne stratégie et ne pas perdre de temps, surtout après 35 ans.
Le principe non négociable : explorer les deux partenaires en parallèle
Ce que disent les chiffres sur l'origine de l'infertilité
L'idée selon laquelle la difficulté à concevoir serait « une affaire de femmes » est tenace, et elle coûte cher en temps et en énergie. Une revue publiée en 2015 dans Reproductive Biology and Endocrinology (Agarwal et al.) rappelle les ordres de grandeur couramment admis : environ la moitié des cas d'infertilité impliquent au moins en partie un facteur masculin, et un facteur masculin seul est retrouvé dans 20 à 30 % des cas. Les auteurs soulignent toutefois que les statistiques mondiales restent imprécises et varient beaucoup selon les régions.
À cela s'ajoute une tendance de fond. Une méta-régression de grande ampleur (Levine et al., Human Reproduction Update, 2023), portant sur 223 études et des échantillons recueillis entre 1973 et 2018, a estimé que la concentration moyenne de spermatozoïdes chez les hommes non sélectionnés avait diminué de 51,6 % sur la période, avec un rythme de baisse qui semble s'accélérer après 2000. Ce travail fait débat sur le plan méthodologique (comparabilité des techniques de laboratoire au fil des décennies), mais il renforce un message simple : l'homme doit être exploré, et tôt.
Pourquoi l'homme doit être exploré dès le début
Le spermogramme est un examen simple, non invasif, peu coûteux et rapide. Le réaliser en même temps que les premiers examens féminins présente plusieurs avantages :
- éviter des examens inutiles chez la femme : si le spermogramme révèle une altération sévère, la stratégie (par exemple une FIV avec micro-injection) peut être orientée d'emblée, et certains examens féminins invasifs deviennent secondaires ;
- gagner des mois : un spermogramme anormal doit souvent être contrôlé environ trois mois plus tard, le temps d'un nouveau cycle de production des spermatozoïdes ; plus il est fait tôt, plus ce délai est absorbé ;
- protéger la santé de l'homme : la recommandation AUA/ASRM (Schlegel et al., Journal of Urology, 2021) souligne que la découverte d'une infertilité masculine est associée à un risque accru d'autres problèmes de santé, et qu'elle peut parfois révéler une maladie sous-jacente (déséquilibre hormonal, varicocèle, anomalie génétique, et plus rarement tumeur testiculaire).
Quand le conjoint hésite
Il est fréquent qu'un partenaire repousse le spermogramme. Les raisons sont souvent intimes : gêne liée au recueil, peur d'être « responsable », sentiment que sa virilité est en jeu. Quelques pistes pour en parler :
- présenter le bilan comme un bilan du couple, et non comme la recherche d'un coupable ;
- rappeler qu'un résultat anormal n'est ni un verdict ni un pronostic, mais une information qui permet de choisir le bon traitement ;
- proposer de prendre les rendez-vous ensemble, le même jour si possible ;
- rappeler que l'examen est confidentiel, encadré par des professionnels habitués, et qu'il se fait au laboratoire dans un cadre prévu pour cela.
Les examens chez la femme, examen par examen
Le bilan féminin vise à répondre à trois questions : y a-t-il une ovulation régulière ? Les trompes sont-elles perméables ? L'utérus et les ovaires sont-ils normaux ? À cela s'ajoute une estimation de la réserve ovarienne, utile surtout pour orienter un éventuel traitement. L'ASRM insiste sur une démarche « systématique, rapide et économe », en commençant par les méthodes les moins invasives pour détecter les causes les plus fréquentes.
L'entretien et l'examen clinique
Tout commence par une consultation détaillée : durée des essais, fréquence des rapports, régularité des cycles, douleurs, antécédents gynécologiques, infectieux et chirurgicaux, grossesses antérieures, traitements, consommation de tabac, d'alcool ou d'autres substances, poids, activité physique, métier et expositions. Cet entretien oriente souvent plus que n'importe quel examen. Un examen gynécologique et un frottis à jour complètent la consultation.
Confirmer l'ovulation
Chez une femme qui a des cycles réguliers (entre 21 et 35 jours), l'ovulation est très probable. Pour la confirmer, le médecin peut prescrire un dosage de progestérone environ sept jours avant les règles attendues (le fameux « dosage à J21 » pour un cycle de 28 jours). Une courbe de température ou des tests urinaires d'ovulation peuvent aussi donner des indications, mais ils ne sont pas indispensables.
En cas de cycles irréguliers ou absents, le bilan cherche une cause : syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), trouble de la thyroïde, excès de prolactine, poids très bas ou activité physique intense. Si ce sujet vous concerne, notre dossier sur le SOPK et la fertilité détaille le diagnostic et l'accompagnement.
Le bilan hormonal de début de cycle
Il est généralement réalisé entre le 2e et le 5e jour du cycle (le premier jour des règles étant le jour 1). Il comprend le plus souvent :
- FSH (hormone folliculo-stimulante) et œstradiol, interprétés ensemble ;
- LH (hormone lutéinisante), utile notamment pour le SOPK ;
- AMH (hormone anti-müllérienne), qui peut se doser à n'importe quel moment du cycle ;
- TSH et prolactine, en fonction du contexte et des symptômes.
La réserve ovarienne : AMH et compte des follicules
La réserve ovarienne reflète le nombre de follicules disponibles dans les ovaires. Elle est estimée par l'AMH et par le compte des follicules antraux (CFA) à l'échographie. Ces marqueurs sont précieux pour prévoir la réponse des ovaires à une stimulation en FIV et pour choisir les doses de traitement.
Mais ils ont une limite majeure, souvent mal comprise : ils ne prédisent pas les chances de grossesse naturelle.
Ce que montrent les étudesEn pratique : une AMH basse n'est pas une annonce d'infertilité, et une AMH élevée n'est pas une garantie. Méfiez-vous des « tests de fertilité » vendus directement au public qui présentent un dosage isolé comme un pronostic. Pour approfondir le sujet, consultez notre article sur le cycle menstruel, la réserve ovarienne et le bilan féminin.
Étude : cohorte prospective sur le délai de conception (Steiner et al., JAMA, 2017).
Effectif : 750 femmes de 30 à 44 ans sans antécédent d'infertilité, qui essayaient de concevoir depuis trois mois au plus.
Résultat : après ajustement sur l'âge et d'autres facteurs, les femmes ayant une AMH basse (inférieure à 0,7 ng/mL) avaient une probabilité de conception de 65 % à six cycles, contre 62 % pour celles ayant une AMH normale, et de 84 % contre 75 % à douze cycles. La différence n'était pas significative. Les dosages de FSH et d'inhibine B n'étaient pas davantage associés à la fertilité naturelle.
Limite : l'étude concernait des femmes sans infertilité connue, en début d'essais. Elle ne dit rien de l'utilité de l'AMH dans un parcours de FIV, où ce marqueur garde tout son intérêt pour adapter le traitement.
L'échographie pelvienne
Réalisée par voie endovaginale, de préférence en début de cycle, elle permet d'examiner l'utérus (fibromes, polypes, malformations), les ovaires (kystes, aspect polykystique, signes d'endométriose ovarienne) et de compter les follicules antraux. C'est un examen indolore pour la plupart des femmes, qui dure une quinzaine de minutes. Une échographie en trois dimensions peut être proposée si l'on suspecte une malformation utérine.
La perméabilité des trompes
Les trompes de Fallope sont le lieu de la rencontre entre l'ovocyte et le spermatozoïde. Si elles sont bouchées, la grossesse naturelle devient très difficile. Deux techniques principales existent :
- l'hystérosalpingographie (HSG) : une radiographie après injection d'un produit de contraste par le col de l'utérus. Elle peut être inconfortable, avec des crampes semblables à des douleurs de règles ; un antalgique pris avant l'examen aide souvent ;
- l'hystérosalpingo-sonographie (HyCoSy ou HyFoSy) : le même principe, mais sous échographie, avec un produit liquide ou une mousse. Elle évite les rayons X et se développe dans de nombreux centres.
Les examens qui ne sont plus systématiques
Le bilan de fertilité a beaucoup évolué. Plusieurs examens autrefois réalisés de routine ne sont plus recommandés en première intention :
- le test post-coïtal (ou test de Hühner), qui étudiait la glaire cervicale après un rapport : sa valeur pour prédire la grossesse est jugée insuffisante par l'ASRM ;
- la biopsie de l'endomètre pour « dater » l'endomètre ;
- la cœlioscopie (laparoscopie) diagnostique systématique : elle reste utile dans certaines situations (suspicion d'endométriose sévère, anomalie des trompes à l'HSG), mais n'est pas proposée d'emblée à toutes les femmes ;
- l'hystéroscopie systématique : elle est indiquée si l'échographie ou l'HSG suggère une anomalie de la cavité utérine.
Les bilans de pré-conception
Enfin, certains examens ne servent pas à chercher une cause d'infertilité, mais à préparer une grossesse dans de bonnes conditions : statut immunitaire vis-à-vis de la rubéole et de la toxoplasmose, sérologies du VIH, des hépatites B et C et de la syphilis (obligatoires chez les deux partenaires avant toute AMP), groupe sanguin, mise à jour des vaccins. La supplémentation en acide folique (vitamine B9) est recommandée avant la conception pour réduire le risque d'anomalies de fermeture du tube neural ; demandez la dose adaptée à votre médecin ou à votre sage-femme.
Endométriose : un cas à part
L'endométriose est fréquente chez les femmes qui consultent pour infertilité. Les règles très douloureuses ne sont pas « normales » et méritent d'être signalées dès la première consultation. L'imagerie spécialisée (échographie par un opérateur expérimenté, IRM pelvienne) permet souvent de poser le diagnostic sans chirurgie. Pour mieux comprendre ce lien, lisez notre article sur l'endométriose et la fertilité.
Les examens chez l'homme, à commencer par le spermogramme
L'entretien et l'examen clinique
Comme chez la femme, le bilan commence par un entretien : antécédents dans l'enfance (testicule non descendu, torsion, hernie), infections, traitements, consommation de tabac, d'alcool, de cannabis, prise de compléments ou d'hormones, chaleur au travail, sport intensif, sommeil. L'examen clinique, réalisé par un médecin (souvent un andrologue ou un urologue), recherche une varicocèle (dilatation des veines du testicule), mesure le volume des testicules et vérifie la présence des canaux déférents.
Un point de vigilance majeur : la testostérone prise en auto-supplémentation (y compris certains produits de musculation) et la DHEA peuvent bloquer la production de spermatozoïdes, parfois jusqu'à l'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculat. Ne prenez jamais d'hormones sans prescription, et signalez à votre médecin tout produit de ce type consommé dans les mois précédents.
Le spermogramme et le spermocytogramme
C'est l'examen clé. Il analyse un échantillon de sperme recueilli au laboratoire par masturbation, après une abstinence de 2 à 7 jours (le laboratoire vous précisera son protocole). Il mesure :
- le volume de l'éjaculat et son pH ;
- la concentration et le nombre total de spermatozoïdes ;
- leur mobilité (proportion de spermatozoïdes qui avancent) ;
- leur vitalité (proportion de spermatozoïdes vivants) ;
- leur morphologie (le spermocytogramme), c'est-à-dire la proportion de formes typiques.
Une spermoculture peut être associée si l'on suspecte une infection.
Pourquoi un seul spermogramme ne suffit pas
Les paramètres du sperme varient beaucoup d'un recueil à l'autre : une fièvre, une période de stress intense, une nuit blanche, un traitement récent peuvent les modifier. La production complète d'un spermatozoïde prend environ deux mois et demi à trois mois. C'est pourquoi un spermogramme anormal est généralement contrôlé environ trois mois plus tard avant de conclure. Cette attente est souvent vécue comme longue : elle est pourtant indispensable pour ne pas tirer de conclusions hâtives.
Les examens de deuxième intention
Si le spermogramme est anormal, la recommandation AUA/ASRM (Schlegel et al., 2021) propose d'élargir le bilan en fonction des résultats :
- bilan hormonal : FSH, LH, testostérone totale, parfois prolactine et œstradiol ;
- échographie scrotale, voire échographie endorectale dans certains cas ;
- caryotype et recherche de microdélétions du chromosome Y en cas d'altération sévère (très faible concentration de spermatozoïdes ou absence totale) ;
- recherche de mutations du gène CFTR en cas d'absence des canaux déférents ;
- test de migration-survie, qui évalue les spermatozoïdes utilisables pour une insémination.
Le cas de l'azoospermie
L'absence totale de spermatozoïdes dans l'éjaculat (azoospermie) est une annonce très difficile. Elle ne signifie pas toujours qu'aucun spermatozoïde n'est produit : dans certains cas, des spermatozoïdes peuvent être prélevés directement dans le testicule par une intervention chirurgicale, puis utilisés en FIV avec micro-injection. Une consultation spécialisée en andrologie est indispensable, et les causes réversibles (comme une prise d'hormones) doivent être recherchées en premier.
Le calendrier réel d'un bilan et les délais à anticiper
L'une des sources d'angoisse les plus fréquentes est l'impression d'attendre sans fin. Voici, à titre indicatif, comment s'organise un bilan de base. Les délais réels dépendent beaucoup de votre région, de la disponibilité des spécialistes et du centre.
Semaine 0 : la première consultation
Prenez rendez-vous ensemble chez votre gynécologue, votre médecin traitant ou une sage-femme formée, qui pourront prescrire les premiers examens. Apportez :
- la date de vos dernières règles et, si possible, un relevé de vos cycles sur trois à six mois ;
- la liste de vos traitements et compléments ;
- vos éventuels comptes rendus d'examens ou d'interventions ;
- vos carnets de vaccination ;
- une liste de questions préparée à deux.
Le premier cycle : bilan hormonal et échographie
Le bilan hormonal et l'échographie se font au début du cycle suivant (entre le 2e et le 5e jour). Le dosage de progestérone, s'il est prescrit, se fait environ une semaine avant les règles suivantes. Pendant ce temps, l'homme réalise son spermogramme, qui ne dépend d'aucun calendrier particulier.
Le deuxième cycle : les trompes
L'hystérosalpingographie ou l'hystérosonographie se programme en première partie de cycle, ce qui impose parfois d'attendre le cycle suivant si le créneau est passé. Les délais d'obtention d'un rendez-vous en radiologie peuvent ajouter quelques semaines.
Deux à trois mois : la consultation de synthèse
En général, un bilan de base complet peut être bouclé en deux à trois mois lorsque tout s'enchaîne bien. Si le spermogramme doit être contrôlé ou si des examens de deuxième intention sont nécessaires, il faut compter trois à six mois. La consultation de synthèse, idéalement avec un spécialiste de la fertilité, permet de réunir tous les résultats et de proposer une stratégie.
Ne pas arrêter d'essayer pendant le bilan
Sauf consigne contraire de votre médecin (notamment autour de certains examens), il n'y a aucune raison de suspendre les essais pendant le bilan. Une grossesse naturelle reste possible, et de nombreux couples conçoivent pendant cette période.
Accélérer sans brûler les étapes
Quelques conseils pratiques pour gagner du temps :
- demandez toutes les ordonnances dès la première consultation ;
- prenez les rendez-vous de radiologie dès réception de l'ordonnance, en précisant la fenêtre du cycle ;
- faites le spermogramme dans les premières semaines ;
- si vous avez plus de 35 ans, signalez-le systématiquement : cela justifie des délais plus courts ;
- gardez une copie de tous vos résultats dans un dossier commun, papier ou numérique.
Interpréter des résultats limites sans surinterpréter
Un résultat isolé n'est pas un pronostic
C'est sans doute le message le plus important de cet article. Un chiffre isolé (une AMH un peu basse, une FSH un peu haute, une mobilité des spermatozoïdes sous le seuil) ne dit pas si vous aurez un enfant ou non. Les résultats ne prennent sens que mis ensemble, à la lumière de votre âge, de la durée des essais, de vos antécédents et de l'examen clinique. C'est le rôle du médecin spécialiste de faire cette synthèse.
L'étude de Steiner citée plus haut illustre bien ce piège : chez des femmes en début d'essais, une réserve ovarienne « basse » n'était pas associée à une fertilité naturelle plus faible. À l'inverse, des examens normaux n'excluent pas une difficulté, car certains mécanismes (qualité ovocytaire, interaction entre les gamètes, implantation) échappent aux examens de routine.
Les pièges les plus fréquents
- Comparer ses résultats sur les forums : les normes varient selon les laboratoires et les unités de mesure, et chaque situation est différente.
- Interpréter seul un compte rendu avant la consultation : notez vos questions, mais attendez l'avis du médecin avant de tirer des conclusions.
- Multiplier les dosages hors parcours : certains bilans « de fertilité » vendus en ligne ou proposés sans indication n'ont pas de valeur prédictive établie sur les chances de grossesse, et ils peuvent générer une angoisse inutile.
- Croire qu'un résultat est définitif : un spermogramme se répète, un bilan hormonal dépend du jour du cycle, une thyroïde se traite.
Les bonnes questions à poser au médecin
- Ce résultat est-il anormal, limite ou dans les variations habituelles ?
- Faut-il le contrôler, et quand ?
- Qu'est-ce que ce résultat change concrètement pour notre stratégie ?
- Quelles sont nos chances estimées avec et sans traitement, sur quelle durée ?
- Y a-t-il quelque chose que nous puissions faire de notre côté, notamment sur l'hygiène de vie ?
Quand le bilan ne trouve rien : l'infertilité inexpliquée
Un diagnostic d'exclusion
Dans une proportion importante de couples, le bilan standard revient normal chez les deux partenaires : ovulation présente, trompes perméables, utérus normal, spermogramme dans les normes. On parle alors d'infertilité inexpliquée. Ce n'est pas une « absence de diagnostic » au sens où personne n'aurait cherché : cela signifie que les examens disponibles en routine ne détectent pas de cause.
Ce diagnostic est souvent vécu comme frustrant. Il a pourtant un aspect rassurant : aucun obstacle majeur n'a été trouvé, et les chances de grossesse, spontanée ou avec aide, restent réelles.
Ce que montrent les études
Étude : recommandation de bonne pratique de l'ESHRE sur l'infertilité inexpliquée (Romualdi et al., Human Reproduction, 2023).
Effectif : synthèse de la littérature publiée jusqu'en octobre 2022, aboutissant à 52 recommandations sur la définition, le diagnostic et la prise en charge.
Résultat : le groupe d'experts définit les examens de base attendus avant de parler d'infertilité inexpliquée et propose en première intention l'insémination intra-utérine associée à une stimulation ovarienne.
Limite : aucune des recommandations ne repose sur des preuves de haute qualité ; 31 sur 40 s'appuient sur des preuves de très faible qualité. La plupart des examens complémentaires et des traitements « additionnels » n'ont pas été évalués de manière robuste.
Ce qui peut être proposé ensuite
Selon l'âge de la femme, la durée de l'infertilité et vos préférences, le spécialiste peut proposer :
- une période d'attente active de quelques mois, notamment chez les couples jeunes avec une infertilité récente ;
- des inséminations intra-utérines avec stimulation ovarienne ;
- une fécondation in vitro, d'emblée ou après échec des inséminations, surtout si l'âge avance.
Prise en charge financière et parcours administratif en France
Le bilan est remboursé dans les conditions habituelles
En France, le bilan d'infertilité prescrit par un médecin est pris en charge par l'Assurance maladie dans les conditions habituelles (consultations, examens biologiques et d'imagerie), complétées par votre complémentaire santé. Quelques points de vigilance :
- les dépassements d'honoraires pratiqués par certains spécialistes ou centres d'imagerie restent à votre charge ou à celle de votre mutuelle : demandez le tarif à l'avance ;
- certains dosages ne sont remboursés que dans des indications précises ; si un examen vous est proposé hors ordonnance ou hors nomenclature, demandez s'il est pris en charge ;
- les tests vendus directement au public ne sont pas remboursés et ne remplacent pas un bilan médical.
La prise en charge de l'AMP
Lorsque le bilan conduit vers une assistance médicale à la procréation, l'Assurance maladie la prend en charge à 100 % après accord préalable, dans des limites définies : jusqu'au 43e anniversaire de la femme, dans la limite de six inséminations artificielles et de quatre tentatives de fécondation in vitro par grossesse obtenue. Les conditions pouvant évoluer, vérifiez-les auprès de votre centre ou de votre caisse d'Assurance maladie. Des arrêts de travail et autorisations d'absence sont prévus pour les examens et actes médicaux liés à l'AMP ; renseignez-vous auprès de votre employeur ou du service social de votre centre.
Qui fait quoi dans le parcours
- Le médecin traitant, le gynécologue ou la sage-femme : premier interlocuteur, il prescrit le bilan de base.
- Le laboratoire de biologie : dosages hormonaux, sérologies, spermogramme (souvent dans un laboratoire spécialisé en biologie de la reproduction).
- Le radiologue ou l'échographiste : échographie pelvienne, exploration des trompes.
- L'andrologue ou l'urologue : bilan masculin approfondi si besoin.
- Le centre d'AMP : équipe pluridisciplinaire (gynécologues, biologistes, psychologues, sages-femmes) qui propose et réalise les traitements.
Traverser le bilan à deux : ce que cela fait au couple
Une épreuve émotionnelle réelle
Le parcours de fertilité est éprouvant. L'attente des résultats, les rendez-vous qui rythment le calendrier, la sexualité qui devient programmée, les questions de l'entourage : tout cela pèse. Les études montrent des niveaux d'anxiété et de symptômes dépressifs plus élevés chez les personnes en parcours d'infertilité, avec souvent un décalage dans la manière dont chaque partenaire l'exprime.
Il est fréquent que la femme, plus exposée aux examens, porte une charge mentale plus lourde, tandis que l'homme se sente démuni ou mis à l'écart. Nommer ce déséquilibre est déjà une manière de le réduire.
Le soutien psychologique a sa place dans le parcours
Ce que montrent les étudesCette méta-analyse ne dit pas que « le stress empêche de tomber enceinte » ni qu'il suffirait de se détendre pour concevoir. Elle montre que prendre soin de sa santé psychologique pendant le parcours est utile en soi, et que cela fait partie d'une prise en charge globale. Pour approfondir ce point, lisez notre article sur le stress et la fertilité.
Étude : revue systématique et méta-analyse des interventions psychosociales chez les personnes infertiles (Frederiksen et al., BMJ Open, 2015).
Effectif : 39 études, 2 746 hommes et femmes.
Résultat : les interventions psychosociales (thérapies cognitives et comportementales, approches corps-esprit, groupes de soutien) réduisaient la détresse psychologique avec un effet modéré, plus marqué chez les femmes que chez les hommes. Les auteurs rapportent aussi une association avec des taux de grossesse clinique plus élevés.
Limite : les études incluses étaient hétérogènes et de qualité méthodologique variable ; l'effet sur les grossesses doit être interprété avec prudence et n'a pas valeur de garantie. Le bénéfice le plus solide concerne le bien-être psychologique.
Si vous traversez une détresse importante, des idées noires ou un sentiment de désespoir, n'attendez pas : parlez-en à votre médecin, à un psychologue (beaucoup de centres d'AMP en ont un), ou appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 h/24.
Des approches complémentaires, jamais en substitut
Pendant le bilan, et ensuite pendant un éventuel traitement, certaines approches peuvent aider à mieux vivre le parcours. Elles se placent en complément du suivi médical, jamais à sa place, et ne doivent jamais retarder la consultation ni le bilan.
L'hygiène de vie, un levier qui concerne les deux partenaires. Une revue de 2013 sur les facteurs de mode de vie et la santé reproductive (Sharma et al., Reproductive Biology and Endocrinology) rappelle le rôle de l'âge, du poids, du tabac, de l'alcool, des drogues récréatives et de certaines expositions sur la fertilité féminine et masculine. Les leviers les plus documentés :
- arrêter de fumer, pour les deux partenaires : le tabac est associé à une baisse de la fertilité chez la femme comme chez l'homme. Tabac Info Service (39 89) propose un accompagnement gratuit, et l'hypnose fait partie des aides que certains utilisent, en complément ; notre article sur l'hypnose pour arrêter de fumer en présente les données ;
- limiter l'alcool, et l'arrêter dès le projet de grossesse pour la femme ; Alcool Info Service (0 980 980 930) peut vous aider ;
- viser un poids de santé : un surpoids important comme une maigreur peuvent perturber l'ovulation et la qualité du sperme ;
- bouger régulièrement, sans excès ;
- éviter la chaleur prolongée sur les testicules (ordinateur sur les genoux, bains très chauds fréquents, sauna) ;
- soigner son sommeil.
L'alimentation et les compléments. Une alimentation variée de type méditerranéen est un bon cadre général. Côté compléments, en dehors de l'acide folique recommandé à la femme avant la conception, la prudence s'impose : beaucoup de produits « fertilité » sont commercialisés avec des promesses que les études ne confirment pas. Parlez-en à votre médecin, et lisez notre guide sur l'alimentation et la fertilité ainsi que notre article sur les compléments alimentaires et la fertilité pour faire le tri. Signalez systématiquement à votre médecin toute plante ou complément : certaines plantes et la plupart des huiles essentielles sont contre-indiquées en cas de grossesse possible, et les phyto-œstrogènes demandent une vigilance particulière en cas d'antécédent de cancer hormonodépendant.
La gestion du stress. Sophrologie, méditation de pleine conscience, cohérence cardiaque, yoga doux, hypnose ou thérapie cognitive et comportementale peuvent aider à traverser les attentes et les annonces. Leur objectif est votre bien-être, pas la grossesse. Certains couples se tournent aussi vers l'acupuncture pendant un parcours de FIV : notre article sur l'acupuncture et la PMA fait le point honnête sur ce que l'on sait.
Si vous souhaitez être accompagnés par un professionnel de ces approches complémentaires en parallèle de votre suivi médical, vous pouvez trouver un praticien près de chez vous dans l'annuaire ViziWell. Choisissez une personne qui travaille en lien avec votre équipe médicale, qui ne vous demande jamais d'arrêter un traitement ou de repousser un examen, et qui ne promet aucun résultat.
Préserver le couple et la sexualité
Quelques pistes, simples mais utiles :
- se répartir les tâches : rendez-vous, appels, suivi administratif, pour que la charge ne repose pas sur une seule personne ;
- aller aux rendez-vous à deux autant que possible, y compris pour les examens qui ne concernent qu'un partenaire ;
- garder des moments sans « projet bébé » : des soirées, des week-ends, des conversations sur autre chose ;
- protéger la sexualité : des rapports deux à trois fois par semaine tout au long du cycle suffisent, sans obligation de viser le jour exact de l'ovulation ;
- choisir ce que l'on dit à l'entourage, et à qui ;
- accepter que chacun vive l'épreuve à son rythme.
FAQ : vos questions sur le bilan de fertilité
Après combien de mois d'essais faut-il consulter pour infertilité ?
Après 12 mois de rapports réguliers non protégés sans grossesse si la femme a moins de 35 ans, après 6 mois à partir de 35 ans, et rapidement au-delà de 40 ans. Il faut consulter sans attendre en cas de cycles très irréguliers, d'endométriose connue, d'antécédent d'infection génitale ou de chirurgie pelvienne, ou d'antécédent connu chez l'homme (testicule non descendu, chimiothérapie, chirurgie).
Quels examens comporte un bilan de fertilité du couple ?
Chez la femme : un entretien et un examen clinique, un bilan hormonal en début de cycle (FSH, œstradiol, LH, AMH, parfois TSH et prolactine), une confirmation de l'ovulation, une échographie pelvienne avec compte des follicules, et une exploration des trompes (hystérosalpingographie ou hystérosonographie). Chez l'homme : un entretien, un examen clinique et un spermogramme avec spermocytogramme, complétés si besoin par un bilan hormonal, une échographie et des examens génétiques. Des sérologies sont demandées aux deux partenaires.
Le bilan de fertilité est-il remboursé en France ?
Oui, les examens prescrits par un médecin sont pris en charge par l'Assurance maladie dans les conditions habituelles, avec un complément de la mutuelle. Les dépassements d'honoraires et les tests achetés sans ordonnance restent à votre charge. Les traitements d'AMP sont ensuite pris en charge à 100 % après accord préalable, jusqu'au 43e anniversaire de la femme, dans la limite de six inséminations et quatre FIV par grossesse obtenue.
Pourquoi l'homme doit-il être exploré dès le début ?
Parce qu'un facteur masculin est impliqué dans environ la moitié des infertilités de couple, que le spermogramme est simple et non invasif, et qu'un résultat anormal oriente immédiatement la stratégie. Le faire tôt évite à la femme des examens invasifs parfois inutiles et absorbe le délai de contrôle de trois mois. Enfin, une infertilité masculine peut révéler un problème de santé qui mérite d'être pris en charge pour lui-même.
Combien de temps prend un bilan de fertilité complet ?
Comptez en général deux à trois mois pour un bilan de base si tout s'enchaîne bien, car certains examens dépendent du jour du cycle. Si un spermogramme doit être recontrôlé ou si des examens de deuxième intention sont nécessaires, le bilan peut s'étendre sur trois à six mois. Prendre tous les rendez-vous dès la première consultation permet de gagner plusieurs semaines.
Une AMH basse veut-elle dire que je ne pourrai pas avoir d'enfant ?
Non. L'AMH reflète le nombre de follicules disponibles et sert surtout à adapter un traitement de FIV. Chez des femmes en début d'essais, une étude publiée dans JAMA en 2017 n'a pas montré de différence significative de chances de conception naturelle entre AMH basse et AMH normale. Seul un spécialiste, en tenant compte de l'âge et de l'ensemble du bilan, peut interpréter ce résultat.
Ce qu'il faut retenir
- Consultez après 12 mois d'essais, 6 mois après 35 ans, et sans attendre après 40 ans ou en cas de facteur de risque connu.
- Le bilan est un bilan du couple : l'homme doit faire son spermogramme dès le début, en parallèle des examens féminins.
- Le bilan de base est bien défini : bilan hormonal, échographie, exploration des trompes, spermogramme et sérologies. Plusieurs examens autrefois systématiques ne sont plus recommandés en première intention.
- Un résultat isolé n'est jamais un pronostic : seule la synthèse par un spécialiste a du sens.
- Comptez deux à six mois selon les cas, et continuez à essayer pendant ce temps sauf avis contraire.
- L'hygiène de vie et la gestion du stress sont des compléments utiles, pour les deux partenaires, mais ne remplacent ni le bilan ni les traitements.
- Prenez soin de vous et de votre couple, et n'hésitez pas à demander un soutien psychologique.
Sources
- Practice Committee of the American Society for Reproductive Medicine. Fertility evaluation of infertile women: a committee opinion. Fertility and Sterility, 2021;116(5):1255-1265. PMID : 34607703. DOI : 10.1016/j.fertnstert.2021.08.038.
- Schlegel PN, Sigman M, Collura B, et al. Diagnosis and Treatment of Infertility in Men: AUA/ASRM Guideline Part I. Journal of Urology, 2021;205(1):36-43. PMID : 33295257. DOI : 10.1097/JU.0000000000001521.
- Agarwal A, Mulgund A, Hamada A, Chyatte MR. A unique view on male infertility around the globe. Reproductive Biology and Endocrinology, 2015;13:37. PMID : 25928197. DOI : 10.1186/s12958-015-0032-1.
- Steiner AZ, Pritchard D, Stanczyk FZ, et al. Association Between Biomarkers of Ovarian Reserve and Infertility Among Older Women of Reproductive Age. JAMA, 2017;318(14):1367-1376. PMID : 29049585. DOI : 10.1001/jama.2017.14588.
- Gnoth C, Godehardt D, Godehardt E, Frank-Herrmann P, Freundl G. Time to pregnancy: results of the German prospective study and impact on the management of infertility. Human Reproduction, 2003;18(9):1959-1966. PMID : 12923157. DOI : 10.1093/humrep/deg366.
- Zegers-Hochschild F, Adamson GD, Dyer S, et al. The International Glossary on Infertility and Fertility Care, 2017. Human Reproduction, 2017;32(9):1786-1801. PMID : 29117321. DOI : 10.1093/humrep/dex234.
- Cox CM, Thoma ME, Tchangalova N, et al. Infertility prevalence and the methods of estimation from 1990 to 2021: a systematic review and meta-analysis. Human Reproduction Open, 2022;2022(4):hoac051. PMID : 36483694. DOI : 10.1093/hropen/hoac051.
- Levine H, Jørgensen N, Martino-Andrade A, et al. Temporal trends in sperm count: a systematic review and meta-regression analysis of samples collected globally in the 20th and 21st centuries. Human Reproduction Update, 2023;29(2):157-176. PMID : 36377604. DOI : 10.1093/humupd/dmac035.
- Guideline Group on Unexplained Infertility, Romualdi D, Ata B, et al. Evidence-based guideline: unexplained infertility. Human Reproduction, 2023;38(10):1881-1890. PMID : 37599566. DOI : 10.1093/humrep/dead150.
- Frederiksen Y, Farver-Vestergaard I, Skovgård NG, Ingerslev HJ, Zachariae R. Efficacy of psychosocial interventions for psychological and pregnancy outcomes in infertile women and men: a systematic review and meta-analysis. BMJ Open, 2015;5(1):e006592. PMID : 25631310. DOI : 10.1136/bmjopen-2014-006592.
- Sharma R, Biedenharn KR, Fedor JM, Agarwal A. Lifestyle factors and reproductive health: taking control of your fertility. Reproductive Biology and Endocrinology, 2013;11:66. PMID : 23870423. DOI : 10.1186/1477-7827-11-66.
Cet article fait partie de notre dossier Fertilité.
Voir tous les articles Fertilité →Articles liés

Trompes bouchées : causes, diagnostic et accompagnement du bien-être en parcours de fertilité
32 min
Approches naturelles contre l'endométriose : curcuma, oméga-3 et NAC
32 min
Fertilité masculine : spermatogenèse, qualité du sperme et facteurs d'influence
33 min
Stress et fertilité : l'impact du mental sur la conception
34 min
Aromathérapie et fertilité : huiles essentielles pour soutenir la conception
23 min