Femme attentive aux yeux ouverts échangeant avec une praticienne dans un cabinet lumineux avant une séance d’hypnose
Hypnothérapie

Hypnose et consentement : vos droits en tant que patient

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Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : Non, l'hypnose thérapeutique ne vous fait pas « perdre le contrôle » au sens où vous ne pourriez plus refuser : la recherche la décrit comme une attention focalisée qui augmente la réponse aux suggestions, une capacité qui varie d'une personne à l'autre et qui repose sur votre coopération. Sur le plan de la sécurité, une analyse des essais cliniques enregistrés sur ClinicalTrials.gov ne relève aucun effet indésirable grave attribuable à l'hypnose et 0,47 % d'effets indésirables mineurs (Bollinger, American Journal of Clinical Hypnosis, 2018), avec des limites de déclaration que l'auteur souligne lui-même. En France, lorsque l'hypnose est pratiquée par un professionnel de santé, la loi du 4 mars 2002 vous garantit l'information, le consentement libre et éclairé, le droit de refuser ou d'arrêter à tout moment et l'accès à votre dossier. Le niveau de preuve sur l'efficacité est variable selon les indications ; en revanche, vos droits, eux, ne dépendent pas des études.
Vous avez peut-être pris rendez-vous, puis annulé. Ou vous tournez autour de l'idée depuis des mois sans oser franchir le pas. Ce qui vous retient n'est pas forcément la question de l'efficacité : c'est une inquiétude plus intime. Et si, une fois « sous hypnose », vous disiez des choses que vous ne voulez pas dire ? Et si le praticien en profitait ? Et si vous ne pouviez plus vous réveiller, ou si l'on implantait en vous des idées qui ne sont pas les vôtres ? Ces peurs sont légitimes. Elles sont nourries par des décennies de spectacles, de films et de récits où l'hypnotiseur tient son sujet comme une marionnette.

Cet article ne cherche pas à vous convaincre de consulter. Il vise à vous donner des repères solides pour décider en connaissance de cause : ce que la recherche établit réellement sur la suggestibilité et le sentiment de contrôle, ce que recouvre le consentement éclairé, quels droits la loi française vous reconnaît (et dans quelles limites selon le statut du praticien), comment reconnaître un professionnel sérieux, et que faire si quelque chose se passe mal.

Pourquoi la peur de « perdre le contrôle » est si répandue

Une image façonnée par le spectacle

L'hypnose de scène et l'hypnose thérapeutique partagent un mot, mais pas un cadre. Sur scène, l'hypnotiseur sélectionne parmi le public les personnes les plus réceptives et les plus volontaires, crée une forte attente collective et joue sur la pression sociale du groupe : il est difficile de « décevoir » une salle entière. Ce qui est présenté comme une prise de pouvoir est en grande partie une mise en scène de la coopération.

Une revue narrative de la littérature consacrée à l'opinion du grand public sur l'hypnose, couvrant vingt ans de publications (1996-2016) et 31 articles, montre que la plupart des gens considèrent l'hypnose comme un état modifié qui nécessite une collaboration pour y entrer, et qu'ils se disent ouverts à l'hypnothérapie à condition qu'elle soit validée par le monde médical ou psychologique (Krouwel et coll., Complementary Therapies in Medicine, 2017). Autrement dit, le public a déjà l'intuition que l'hypnose est un travail à deux. Mais la même revue relève aussi une croyance répandue selon laquelle l'hypnose améliorerait la mémoire, une idée que les travaux expérimentaux invitent à nuancer fortement, comme nous le verrons plus bas.

Ce que vous craignez vraiment

Derrière la formule « perdre le contrôle », on trouve souvent plusieurs peurs distinctes :

  • la peur de révéler des secrets ou des souvenirs douloureux malgré soi ;
  • la peur d'agir contre ses valeurs ou d'être poussé à faire quelque chose de honteux ;
  • la peur d'être manipulé sur le long terme (dépendance au praticien, argent, isolement) ;
  • la peur de ne pas revenir, de rester « bloqué » dans un état second ;
  • la peur d'un abus pendant un moment de vulnérabilité, en particulier un abus sexuel.
Ces peurs ne relèvent pas toutes de la même réponse. Certaines sont dissipées par la compréhension de ce qu'est l'hypnose. D'autres, en revanche, sont rationnelles, parce que des abus existent dans tous les métiers de l'accompagnement, et la bonne réponse n'est pas « n'ayez pas peur », mais « voici comment vous protéger ».

Ce que la recherche établit sur la suggestibilité et le contrôle

Une définition de travail partagée par les chercheurs

En 2015, la Société d'hypnose psychologique (Division 30 de l'American Psychological Association) a publié une définition révisée de l'hypnose, conçue pour rester compatible avec plusieurs théories : un état de conscience impliquant une attention focalisée et une conscience périphérique réduite, caractérisé par une capacité accrue à répondre à la suggestion (Elkins et coll., International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis, 2015). Le même texte définit l'hypnotisabilité comme la capacité d'une personne à vivre des changements suggérés pendant l'hypnose.

Deux points méritent d'être soulignés. D'abord, il est question d'une capacité accrue, pas d'une obéissance automatique. Ensuite, cette capacité est individuelle : elle n'est pas la même chez tout le monde.

La suggestibilité est un trait, pas une faiblesse

Une revue publiée dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews décrit l'hypnose comme une forme particulière de « régulation descendante » : des suggestions verbales peuvent modifier de manière marquée la perception, la mémoire ou le vécu corporel (Terhune et coll., 2017). Les auteurs rappellent que cette réponse s'inscrit dans le domaine plus large de la suggestion et de la suggestibilité, qui existe aussi en dehors de toute séance d'hypnose.

Des travaux menés à l'université du Sussex vont dans le même sens. Sur trois grands échantillons (156, 404 et 353 participants), Lush et ses collègues décrivent l'hypnotisabilité comme un trait stable et normalement distribué dans la population, et montrent qu'elle prédit aussi des expériences vécues dans des expériences de psychologie classiques, comme l'illusion de la main en caoutchouc (Lush et coll., Nature Communications, 2020). Leur interprétation : une partie de ce que l'on vit répond aux attentes suscitées par la situation, et cette capacité à ajuster son expérience à ce qui est attendu se retrouve à des degrés divers chez chacun.

Ce que cela signifie pour vous : être « réceptif » à l'hypnose n'est ni un signe de naïveté, ni un signe de faiblesse de caractère. C'est une aptitude, comparable à la capacité de se laisser absorber par un roman ou un film. Et à l'inverse, être peu réceptif n'est pas un échec.

Ce que montrent les études
Étude : Polito, Barnier et Woody, Consciousness and Cognition, 2013 (deux expériences).
Effectif : 370 participants dans la première expérience, puis 113 personnes de faible, moyenne et forte hypnotisabilité dans la seconde.
Résultat : les chercheurs ont construit une échelle du « sentiment d'agentivité » (le sentiment d'être l'auteur de ses actes) après hypnose. Deux dimensions ressortent : l'involontarité (« ça s'est fait tout seul ») et l'absence d'effort. Ces deux dimensions sont plus marquées chez les personnes les plus hypnotisables.
Limite : l'étude mesure un ressenti subjectif en laboratoire, avec des suggestions neutres (bras qui se lève, main qui se colle). Elle ne dit pas que la personne perd sa capacité de juger ou de refuser, ni ne porte sur des situations thérapeutiques réelles.

« Ça se fait tout seul » ne veut pas dire « on m'oblige »

C'est le point clé pour apaiser la peur de perdre le contrôle. Les personnes réceptives rapportent souvent qu'un mouvement suggéré leur a semblé se produire sans effort, presque de lui-même. Ce vécu est réel et il a été mesuré. Mais il ne doit pas être confondu avec une prise de contrôle extérieure.

Les chercheurs qui étudient ce phénomène l'expliquent par la façon dont nous attribuons nos propres actes : lorsque l'attention est très focalisée sur une image mentale, le cerveau peut produire le geste en « mettant de côté » le sentiment de le décider. Cela ressemble davantage à ce qui se passe quand vous chantonnez sans vous en rendre compte qu'à une télécommande actionnée par quelqu'un d'autre. Les travaux de Lush et coll. insistent d'ailleurs sur le rôle des attentes de la personne elle-même : ce sont elles qui orientent l'expérience.

En pratique clinique, les praticiens formés l'expliquent dès la première séance : vous entendez ce qui se dit, vous pouvez parler, bouger, ouvrir les yeux et interrompre la séance. Beaucoup de personnes sont même surprises, après coup, d'avoir été aussi conscientes de ce qui se passait autour d'elles.

Ce que l'hypnose ne fait pas

Sur la base des données disponibles, quelques repères clairs :

  • Vous ne restez pas « bloqué ». L'état hypnotique ressemble à une concentration absorbée ; il se dissipe naturellement. Si le praticien se taisait, la plupart des personnes ouvriraient les yeux ou glisseraient vers un état de simple détente, voire de somnolence.
  • L'hypnose n'est pas un sérum de vérité. Vous choisissez ce que vous dites. Et ce qui est dit sous hypnose n'est pas plus « vrai » que ce qui est dit éveillé, bien au contraire pour ce qui concerne la mémoire (voir plus bas).
  • L'hypnose n'efface pas vos valeurs. Le vécu d'involontarité porte sur des réponses suggérées dans un cadre accepté, pas sur la suspension de votre jugement moral.
Mais il serait malhonnête de s'arrêter là. Un état de détente profonde, les yeux fermés, dans une relation de confiance, crée une situation de vulnérabilité, comme un examen médical, un massage ou une séance de psychothérapie. Le risque principal ne vient pas d'un pouvoir magique de l'hypnose, mais de la relation : un praticien malveillant peut exploiter la confiance, l'isolement ou la détresse d'une personne, avec ou sans hypnose. C'est pourquoi le cadre, le consentement et vos droits comptent autant.

Mémoire et hypnose : la vigilance qui s'impose

C'est probablement le domaine où le risque est le mieux documenté. Beaucoup de personnes viennent consulter en espérant « retrouver » un souvenir oublié, ou se voient proposer une « régression » pour comprendre l'origine de leurs difficultés.

Ce que montrent les études
Étude : Scoboria, Mazzoni, Kirsch et Milling, Journal of Experimental Psychology: Applied, 2002.
Effectif : 111 étudiants (52 très suggestibles, 59 faiblement ou moyennement suggestibles).
Résultat : après avoir écouté une histoire, les participants répondaient à des questions neutres ou trompeuses, sous hypnose ou non. L'hypnose et les questions trompeuses augmentaient chacune les erreurs de mémoire, et leurs effets s'additionnaient : les questions trompeuses posées sous hypnose produisaient le plus d'erreurs. Cet effet ne dépendait pas du niveau de suggestibilité.
Limite : expérience de laboratoire sur des souvenirs récents et neutres, chez des étudiants ; elle ne reproduit pas la charge émotionnelle d'un souvenir personnel. Mais elle montre que l'hypnose ne rend pas la mémoire plus fiable.
Concrètement, si un praticien vous affirme que l'hypnose va faire « remonter la vérité » sur votre enfance, ou qu'un souvenir apparu en séance est forcément un fait réel, c'est un signal d'alerte. Les souvenirs sont reconstruits à chaque rappel, et un contexte de forte suggestion, surtout combiné à des questions orientées, peut produire des souvenirs convaincants mais inexacts. Les conséquences peuvent être lourdes : ruptures familiales, accusations, détresse durable.

Un praticien sérieux vous dira l'inverse : l'hypnose peut aider à travailler sur la façon dont vous vivez un souvenir ou une émotion, mais elle n'est pas un outil d'enquête. Si vous êtes concerné par un traumatisme, l'accompagnement relève d'un professionnel formé au psychotraumatisme ; vous pouvez lire à ce sujet notre article sur l'hypnose dans le stress post-traumatique, un appoint jamais un substitut.

Sécurité : ce que l'on sait des effets indésirables

Un profil de sécurité globalement rassurant

Ce que montrent les études
Étude : Bollinger, American Journal of Clinical Hypnosis, 2018.
Effectif : essais cliniques utilisant l'hypnose et enregistrés sur le registre public ClinicalTrials.gov.
Résultat : aucun effet indésirable grave probablement attribuable à l'hypnose (0 %) ; 0,47 % d'autres effets indésirables, un taux comparable aux rapports antérieurs.
Limite : plusieurs essais n'avaient pas déclaré leurs effets indésirables, la manière de les déclarer variait beaucoup, et tous les essais concernaient des usages médicaux (effets secondaires de maladies ou d'actes), pas des troubles psychiatriques. L'auteur appelle à des évaluations plus précises chez les personnes ayant des troubles psychiques.
Une revue systématique de méta-analyses publiée dans le Deutsches Ärzteblatt International va dans le même sens : deux méta-analyses n'ont pas trouvé de différence entre l'hypnose et les groupes témoins pour les effets secondaires et la sécurité du traitement (Häuser et coll., 2016). Les auteurs concluent que l'hypnose médicale est une technique complémentaire sûre dans le contexte des actes médicaux et du syndrome de l'intestin irritable.

Les effets désagréables possibles

Des effets transitoires sont parfois décrits en pratique : maux de tête, sensation de vertige ou de lourdeur au retour, émotion forte qui surgit pendant la séance, fatigue. Ils sont en général brefs. Un praticien formé prend le temps du « retour » et vérifie comment vous vous sentez avant de vous laisser partir.

Les situations qui demandent une prudence particulière sont connues des professionnels : troubles psychotiques, troubles dissociatifs sévères, épisodes dépressifs avec idées suicidaires, traumatismes complexes non stabilisés. Dans ces cas, l'hypnose n'est pas forcément exclue, mais elle doit être envisagée uniquement par un professionnel de santé mentale formé, en lien avec l'équipe qui vous suit. Si vous traversez des idées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable 24 h/24.

Et l'efficacité, dans tout cela ?

Ce n'est pas le sujet principal de cet article, mais c'est une information à laquelle vous avez droit avant de consentir. Une vaste synthèse de 49 méta-analyses portant sur 261 études primaires distinctes conclut que les données les plus solides concernent les actes médicaux et la douleur ; seules neuf méta-analyses étaient de haute qualité méthodologique, et l'ampleur des effets variait beaucoup selon les indications (Rosendahl et coll., Frontiers in Psychology, 2024). En clair : selon votre motif de consultation, le niveau de preuve va de « assez bien documenté » à « encore très incertain ». Un praticien honnête vous le dira. Pour un panorama par indication, voyez notre article sur les preuves par indication en hypnose thérapeutique.

Le consentement éclairé : ce que cela veut dire en pratique

Trois conditions, pas une signature

Le consentement éclairé n'est pas un formulaire à parapher en salle d'attente. C'est un processus qui suppose trois choses :

  1. Une information compréhensible : ce qui va se passer, pourquoi, ce que l'on peut raisonnablement en attendre, les alternatives, les inconvénients possibles, le coût et la durée envisagée.
  2. Une liberté réelle : pas de pression, pas d'urgence artificielle, pas de culpabilisation si vous hésitez ou refusez.
  3. Un caractère révocable : vous pouvez changer d'avis à tout moment, y compris au milieu d'une séance.
Pour l'hypnose, ce consentement a quelques particularités. Il devrait porter non seulement sur le principe de la séance, mais aussi sur :

  • le type de travail proposé (détente, gestion de la douleur, travail sur une émotion, sur une habitude) ;
  • l'éventualité d'un contact physique, même léger (toucher le poignet pour une suggestion de lévitation, par exemple) : il doit être annoncé et accepté à l'avance, jamais improvisé ;
  • l'enregistrement éventuel de la séance (audio pour l'autohypnose, vidéo) : rien ne doit être enregistré sans votre accord ;
  • les thèmes que vous ne souhaitez pas aborder : vous pouvez fixer des limites dès le départ ;
  • un signal d'arrêt convenu : un mot, un geste de la main, ou simplement ouvrir les yeux.

Un consentement qui se renouvelle

Ce que vous avez accepté lors de la première séance n'engage pas les suivantes. Si l'objectif change, si une nouvelle technique est proposée, si un sujet sensible émerge, le praticien devrait revenir vers vous et vous demander votre accord. C'est la marque d'une pratique respectueuse.

Pour les enfants et les personnes protégées

Pour un mineur, les titulaires de l'autorité parentale doivent être informés et donner leur accord, mais l'enfant lui-même doit être associé à la décision, avec des mots adaptés à son âge. Un enfant qui ne veut pas ne doit pas être « forcé » à entrer en hypnose. Pour les adultes sous mesure de protection, le cadre légal prévoit l'information de la personne elle-même en priorité, adaptée à ses facultés de compréhension. Pour en savoir plus sur l'accompagnement des plus jeunes, voyez notre article sur l'hypnose et ses applications pédiatriques, et parlez-en toujours d'abord au pédiatre ou au médecin traitant.

Vos droits en France : ce que dit la loi

Avant d'entrer dans le détail, une distinction essentielle, souvent méconnue : en France, le titre d'« hypnothérapeute » n'est pas réglementé. Peuvent pratiquer l'hypnose aussi bien des professionnels de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes), des psychologues (dont le titre est protégé par la loi), que des praticiens sans formation médicale ni psychologique, formés par des écoles privées dont la qualité est très variable.

Ce statut a des conséquences directes sur vos droits et sur les recours possibles.

Si l'hypnose est pratiquée par un professionnel de santé

La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a consacré un modèle de décision partagée entre le soignant et le patient. Plusieurs articles du Code de la santé publique (CSP), issus de cette loi, s'appliquent directement :

  • Le droit à l'information (article L1111-2 du CSP) : toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé, sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles, ainsi que sur les autres solutions possibles. Cette information est délivrée au cours d'un entretien individuel.
  • Le droit de consentir et de refuser (article L1111-4 du CSP) : « Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé. » Le même article pose qu'aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne, et que ce consentement peut être retiré à tout moment. Vous pouvez donc refuser une séance d'hypnose proposée par un soignant, ou l'interrompre, sans avoir à vous justifier.
  • Le droit d'accès au dossier (article L1111-7 du CSP) : vous avez accès à l'ensemble des informations concernant votre santé détenues par des professionnels ou établissements de santé, directement ou par l'intermédiaire d'un médecin que vous désignez. Ces informations doivent vous être communiquées au plus tard dans les huit jours suivant votre demande (et au plus tôt après un délai de réflexion de 48 heures), délai porté à deux mois lorsque les informations datent de plus de cinq ans. La consultation sur place est gratuite ; seuls les frais de copie et d'envoi peuvent vous être facturés.
  • Le respect de la vie privée et du secret (article L1110-4 du CSP) : ce que vous confiez en séance est couvert par le secret professionnel.
Pour les médecins, le code de déontologie médicale (article R4127-36 du CSP) rappelle par ailleurs que le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Plus largement, l'article 16-3 du Code civil pose le principe qu'il ne peut être porté atteinte à l'intégrité du corps humain qu'en cas de nécessité médicale et avec le consentement de l'intéressé.

Dans un hôpital, l'hypnose est de plus en plus utilisée en accompagnement des soins, par exemple en anesthésie ou lors d'actes douloureux. Là encore, elle vous est proposée, jamais imposée, et vous pouvez demander une autre méthode. Pour mieux comprendre ces usages, consultez notre article sur l'hypnose médicale, ses bienfaits et ses applications.

Si l'hypnose est pratiquée par un non-professionnel de santé

Un praticien qui n'est ni médecin, ni psychologue, ni autre professionnel de santé n'est pas soumis au Code de la santé publique de la même façon : il n'a pas de « dossier médical » au sens de la loi de 2002 et ne relève d'aucun ordre professionnel. Cela ne veut pas dire que vous n'avez aucun droit, loin de là :

  • Vos données personnelles sont protégées. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) vous donne notamment un droit d'accès aux données vous concernant (article 15), y compris aux notes de séance si elles vous identifient, ainsi qu'un droit de rectification et, dans certaines conditions, d'effacement. En cas de refus, vous pouvez saisir la CNIL.
  • Il ne peut pas poser de diagnostic ni prétendre traiter une maladie. Le fait, pour une personne qui n'est pas médecin, d'établir un diagnostic ou de traiter des maladies relève de l'exercice illégal de la médecine (article L4161-1 du CSP). Un praticien qui vous demande d'arrêter un traitement prescrit franchit une ligne rouge.
  • Le droit pénal s'applique à tous. Les agressions sexuelles, le harcèlement, l'escroquerie et l'abus de faiblesse (article 223-15-2 du Code pénal) sont punissables quel que soit le statut de l'auteur. Depuis la loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires, la provocation à l'abandon ou à l'abstention de soins, ainsi que le placement ou le maintien d'une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique, sont aussi réprimés.
  • Le droit de la consommation vous protège contre les pratiques commerciales trompeuses (promesses de résultats garantis, faux titres, prix non annoncés).
Ce point est important : beaucoup d'hypnothérapeutes non soignants travaillent avec sérieux, se forment, se supervisent et orientent vers un médecin quand c'est nécessaire. Mais, faute de réglementation du titre, c'est à vous de vérifier. Notre article sur comment choisir son hypnothérapeute, critères et certifications détaille ces vérifications.

Ce que vous pouvez toujours faire, quel que soit le praticien

  • Poser des questions avant, pendant et après la séance.
  • Refuser une technique, un contact, un sujet.
  • Arrêter une séance à tout moment, en ouvrant les yeux ou en disant simplement « stop ».
  • Être accompagné : demander qu'un proche vous attende dans la salle d'attente, voire, pour un premier rendez-vous, assiste à l'entretien préalable.
  • Mettre fin à l'accompagnement sans préavis ni justification, et sans avoir à payer des séances futures non réalisées si aucun engagement clair n'a été pris.

Comment repérer un praticien sérieux

Avant le premier rendez-vous

Prenez le temps de vous renseigner. Quelques questions simples, posées au téléphone ou par courriel, en disent long :

  • Quelle est votre formation de base ? Professionnel de santé, psychologue, ou autre parcours ? Il n'y a pas de mauvaise réponse en soi, mais la réponse doit être claire et vérifiable. Pour un professionnel de santé, vous pouvez vérifier son inscription dans l'annuaire public des professionnels de santé.
  • Où et combien de temps vous êtes-vous formé à l'hypnose ? Une formation sérieuse comporte des heures de pratique supervisée, pas seulement un week-end en ligne.
  • Êtes-vous supervisé ? Un praticien qui fait relire régulièrement sa pratique par un pair expérimenté montre qu'il accepte un regard extérieur.
  • Travaillez-vous en lien avec les médecins ? Un praticien sérieux vous demandera si vous êtes suivi, si vous prenez des traitements, et vous encouragera à en parler à votre médecin.
  • Combien de séances prévoyez-vous, et à quel tarif ? Une estimation honnête, révisable, sans forfait à payer d'avance pour dix séances.

Pendant l'entretien initial

Une première séance digne de ce nom commence par un échange, pas par une induction immédiate. Le praticien devrait :

  • vous demander votre motif de consultation, votre parcours de santé, vos traitements ;
  • vous expliquer ce qu'est l'hypnose, ce qu'elle n'est pas, et ce qu'il envisage ;
  • répondre à vos peurs sans les balayer ;
  • convenir avec vous d'un signal d'arrêt et des limites (contact physique, thèmes) ;
  • parler franchement du niveau de preuve pour votre situation ;
  • vous dire quand l'hypnose n'est pas indiquée et vers qui vous orienter.
Pour savoir concrètement à quoi ressemble ce déroulé, lisez notre article sur le déroulement d'une séance d'hypnothérapie. Et si vous hésitez entre plusieurs approches, la comparaison hypnose ou sophrologie : quelle méthode choisir peut vous aider à clarifier ce que vous cherchez.

Les signaux d'alerte

Certains comportements doivent vous faire reconsidérer, voire interrompre, l'accompagnement :

  • Promesse de résultat : « en trois séances, c'est réglé », « taux de réussite de 95 % ».
  • Remise en cause de votre traitement : suggestion d'arrêter des médicaments, de ne plus voir votre psychiatre ou votre oncologue, de refuser une chirurgie.
  • Diagnostic posé par un non-médecin (« vous avez un traumatisme refoulé », « votre maladie vient de votre mère »).
  • Recherche de souvenirs cachés présentée comme fiable, en particulier des souvenirs d'abus.
  • Isolement : vous dissuader d'en parler à vos proches, présenter votre entourage comme « toxique » pour votre progression.
  • Dépendance organisée : séances de plus en plus rapprochées, forfaits coûteux, sentiment que vous ne pouvez plus vous passer du praticien.
  • Contacts physiques non annoncés, remarques sur votre corps, demande de vous déshabiller, séance dans un lieu inhabituel ou à des horaires inhabituels.
  • Secret exigé sur ce qui se passe en séance (« ceci doit rester entre nous »).
  • Refus de répondre à vos questions sur sa formation, ses tarifs ou sa méthode.
  • Discours de groupe ou de mouvement : vocabulaire spirituel ou pseudo-scientifique, invitation à des stages coûteux, à « devenir praticien » à votre tour.
Un seul de ces signaux justifie que vous preniez de la distance et que vous en parliez à une personne de confiance ou à votre médecin.

Le cas de l'hypnose « conversationnelle »

Certaines formations vendent l'hypnose comme un moyen d'« influencer sans que l'autre s'en rende compte ». Cette promesse commerciale entretient justement la peur d'être manipulé. En contexte thérapeutique, toute technique de suggestion devrait être annoncée et acceptée. Si vous avez l'impression qu'un praticien vous « travaille » à votre insu pendant ce qui ressemblait à une simple conversation, vous êtes en droit de le lui demander directement et de mettre fin à l'échange. Nous avons consacré un article à cette question : l'hypnose conversationnelle, influencer sans transe.

Que faire en cas d'abus ou de doute

En cas de danger immédiat

Si vous êtes en danger, si vous venez de subir une agression ou si quelqu'un vous menace : appelez le 17 (police secours) ou le 112 (numéro d'urgence européen). Pour une urgence médicale, le 15 (SAMU). Si vous ne pouvez pas parler, le 114 est accessible par SMS.

Si vous avez subi une agression sexuelle, il est utile, dans la mesure du possible, de ne pas vous laver ni changer de vêtements avant un examen médical, de conserver les messages échangés, et de noter rapidement ce dont vous vous souvenez (date, heure, lieu, déroulement). Vous pouvez être accompagné à tout moment de ces démarches.

Être écouté et accompagné

  • 116 006 : numéro national d'aide aux victimes (France Victimes), gratuit, pour être écouté, informé de vos droits et orienté vers une association d'aide aux victimes près de chez vous.
  • 3919 : numéro d'écoute pour les femmes victimes de violences, gratuit et anonyme.
  • 119 : Allô Enfance en danger, si un enfant est concerné.
  • 3114 : si la situation vous plonge dans une détresse telle que vous pensez au suicide.

Porter plainte

Vous pouvez déposer plainte dans n'importe quel commissariat ou gendarmerie, qui ne peuvent pas refuser de l'enregistrer, ou écrire directement au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu des faits. Un avocat, ou une association d'aide aux victimes, peut vous aider à formuler les faits. Le fait que vous ayez été « sous hypnose » au moment des faits n'affaiblit pas votre parole : il peut au contraire caractériser un état de vulnérabilité.

Saisir un ordre professionnel (si le praticien est un soignant)

Si l'hypnose a été pratiquée par un professionnel de santé relevant d'un ordre, vous pouvez adresser une plainte écrite au conseil départemental de l'ordre dont il dépend : Ordre des médecins, des chirurgiens-dentistes, des sages-femmes, des infirmiers ou des masseurs-kinésithérapeutes. Pour les médecins, une conciliation est en principe organisée ; en cas d'échec, la plainte est transmise à la chambre disciplinaire de première instance. La procédure disciplinaire est indépendante de la plainte pénale : vous pouvez engager les deux.

Les psychologues ne relèvent pas d'un ordre professionnel à ce jour ; en cas de manquement, vous pouvez signaler les faits à l'agence régionale de santé (ARS) et, s'ils constituent une infraction, porter plainte.

Si les faits ont eu lieu dans un établissement de santé, vous pouvez aussi saisir la commission des usagers de l'établissement, chargée d'examiner les réclamations des patients.

Signaler un praticien non soignant

  • Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) : elle reçoit les signalements de dérives, y compris dans le domaine de la santé et du bien-être, qui représentent une part importante des signalements qu'elle traite selon ses rapports d'activité. Un formulaire de signalement est disponible en ligne.
  • SignalConso (DGCCRF) : pour une pratique commerciale trompeuse, un faux titre, une promesse de résultat, un problème de facturation.
  • CNIL : si l'on vous refuse l'accès à vos données ou si des enregistrements ont été faits sans votre accord.
  • Le procureur de la République : pour un exercice illégal de la médecine, un abus de faiblesse ou une provocation à l'abandon de soins.
Pensez aussi à prévenir votre médecin traitant, qui peut vous soutenir, rédiger un certificat et, si nécessaire, vous orienter vers un accompagnement psychologique.

Si vous avez simplement un doute

Toutes les situations ne relèvent pas de l'abus. Il arrive qu'une séance vous ait mis mal à l'aise, sans que vous sachiez dire pourquoi. Dans ce cas :

  1. Parlez-en au praticien à la séance suivante, ou par écrit. Sa réaction est un excellent indicateur : un professionnel sérieux accueille la critique, s'explique et ajuste.
  2. Faites une pause dans l'accompagnement si vous en ressentez le besoin.
  3. Demandez un second avis, auprès de votre médecin ou d'un autre praticien.
  4. Notez ce qui s'est passé, même si cela vous paraît anodin.
Votre malaise est une information. Vous n'avez pas à attendre d'être certain qu'il s'agit d'un abus pour en parler.

Reprendre la main avant même la première séance

Préparer sa consultation

Vous pouvez arriver à votre premier rendez-vous avec une liste écrite. Par exemple :

  • « Qu'est-ce que je vais ressentir ? Est-ce que je vais entendre ce que vous dites ? »
  • « Comment est-ce que j'arrête si je ne me sens pas bien ? »
  • « Est-ce que vous allez me toucher ? »
  • « Quels sont les résultats attendus pour mon problème, et que disent les études ? »
  • « Combien de séances, et à quel tarif ? »
  • « Que faites-vous de vos notes ? »
Les réponses doivent être claires et sans détour. L'hésitation à répondre à ce type de questions est en soi un indice.

Découvrir l'hypnose par soi-même

Si la peur de vous « abandonner » à quelqu'un d'autre reste forte, une porte d'entrée possible est l'autohypnose, où vous restez seul aux commandes. Elle permet d'expérimenter l'état de concentration absorbée, de constater que vous pouvez en sortir quand vous le souhaitez, et de vous familiariser avec les sensations avant de consulter. Notre guide pratique pour débuter en autohypnose et l'exercice du lieu sûr en autohypnose sont de bons points de départ. Pour une vue d'ensemble des différentes écoles, voyez aussi les différents types d'hypnose et notre guide complet de l'hypnose thérapeutique.

Une approche complémentaire, jamais un substitut

Enfin, rappelons-le : l'hypnose est une approche complémentaire. Elle ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni un suivi médical ou psychologique. Si vous consultez pour une douleur, une anxiété, une dépression, des troubles du sommeil ou une addiction, parlez-en d'abord à votre médecin, et informez-le de votre démarche. Un praticien sérieux, soignant ou non, vous y encouragera de lui-même.

Si vous vous sentez prêt, vous pouvez trouver un hypnothérapeute près de chez vous dans notre annuaire, puis appliquer les vérifications décrites plus haut avant de vous engager.

Questions fréquentes

Peut-on me faire faire quelque chose contre ma volonté sous hypnose ?

Les travaux scientifiques décrivent l'hypnose comme une capacité accrue à répondre aux suggestions, qui dépend de vos attentes et de votre coopération. Le sentiment qu'un geste « se fait tout seul » existe, mais il porte sur des suggestions acceptées dans un cadre convenu. Vous gardez la possibilité de parler, de refuser et d'ouvrir les yeux. Le vrai risque n'est pas un pouvoir de l'hypnose, mais l'abus de confiance d'un praticien malveillant, contre lequel le cadre, le consentement et vos droits vous protègent.

Vais-je révéler des secrets malgré moi ?

Non. L'hypnose n'est pas un sérum de vérité : vous choisissez ce que vous dites. Vous pouvez d'ailleurs indiquer dès l'entretien initial les sujets que vous ne souhaitez pas aborder. Si l'hypnose est pratiquée par un professionnel de santé, ce que vous dites est couvert par le secret professionnel ; chez tout praticien, vos données personnelles sont protégées par le RGPD.

Et si je ne « me réveille » pas ?

L'état hypnotique ressemble à une concentration absorbée qui se dissipe naturellement. Il n'existe pas d'état dans lequel on resterait bloqué. Au pire, en l'absence de guidage, on glisse vers une détente ou une somnolence ordinaires et l'on rouvre les yeux. Un praticien formé prend le temps du retour et vérifie que vous vous sentez bien avant de vous laisser repartir.

L'hypnose peut-elle faire remonter des souvenirs oubliés ?

C'est l'un des points où la prudence s'impose le plus. Une étude expérimentale a montré que l'hypnose et les questions orientées augmentaient chacune les erreurs de mémoire, et que leurs effets s'additionnaient (Scoboria et coll., 2002). Un souvenir apparu en séance n'est donc pas une preuve. Méfiez-vous de tout praticien qui présente la « régression » comme un moyen fiable de découvrir la vérité sur votre passé.

Ai-je accès à mes notes de séance ?

Si l'hypnose est pratiquée par un professionnel de santé, l'article L1111-7 du Code de la santé publique vous donne accès à votre dossier, dans un délai de huit jours (deux mois si les informations datent de plus de cinq ans). Chez un praticien non soignant, le RGPD vous donne un droit d'accès aux données personnelles vous concernant. En cas de refus, vous pouvez saisir la CNIL.

Qui contacter si j'ai été victime d'un abus pendant une séance ?

En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112. Pour être écouté et accompagné, le 116 006 (aide aux victimes) est gratuit. Vous pouvez porter plainte auprès de la police, de la gendarmerie ou du procureur de la République. Si le praticien est un professionnel de santé, vous pouvez en parallèle saisir le conseil départemental de son ordre. Pour un praticien non soignant, la Miviludes reçoit les signalements de dérives dans le domaine de la santé.

Sources

Études scientifiques

  • Elkins GR, Barabasz AF, Council JR, Spiegel D. Advancing research and practice: the revised APA Division 30 definition of hypnosis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2015;63(1):1-9. PMID : 25365125. DOI : 10.1080/00207144.2014.961870.
  • Terhune DB, Cleeremans A, Raz A, Lynn SJ. Hypnosis and top-down regulation of consciousness. Neuroscience and Biobehavioral Reviews. 2017;81(Pt A):59-74. PMID : 28174078. DOI : 10.1016/j.neubiorev.2017.02.002.
  • Lush P, Botan V, Scott RB, Seth AK, Ward J, Dienes Z. Trait phenomenological control predicts experience of mirror synaesthesia and the rubber hand illusion. Nature Communications. 2020;11(1):4853. PMID : 32978377. DOI : 10.1038/s41467-020-18591-6.
  • Polito V, Barnier AJ, Woody EZ. Developing the Sense of Agency Rating Scale (SOARS): an empirical measure of agency disruption in hypnosis. Consciousness and Cognition. 2013;22(3):684-96. PMID : 23685619. DOI : 10.1016/j.concog.2013.04.003.
  • Krouwel M, Jolly K, Greenfield S. What the public think about hypnosis and hypnotherapy: A narrative review of literature covering opinions and attitudes of the general public 1996-2016. Complementary Therapies in Medicine. 2017;32:75-84. PMID : 28619308. DOI : 10.1016/j.ctim.2017.04.002.
  • Scoboria A, Mazzoni G, Kirsch I, Milling LS. Immediate and persisting effects of misleading questions and hypnosis on memory reports. Journal of Experimental Psychology: Applied. 2002;8(1):26-32. PMID : 12009174. DOI : 10.1037//1076-898x.8.1.26.
  • Bollinger JW. The Rate of Adverse Events Related to Hypnosis During Clinical Trials. American Journal of Clinical Hypnosis. 2018;60(4):357-366. PMID : 29485379. DOI : 10.1080/00029157.2017.1315927.
  • Häuser W, Hagl M, Schmierer A, Hansen E. The Efficacy, Safety and Applications of Medical Hypnosis. Deutsches Ärzteblatt International. 2016;113(17):289-96. PMID : 27173407. DOI : 10.3238/arztebl.2016.0289.
  • Rosendahl J, Alldredge CT, Haddenhorst A. Meta-analytic evidence on the efficacy of hypnosis for mental and somatic health issues: a 20-year perspective. Frontiers in Psychology. 2024;14:1330238. PMID : 38268815. DOI : 10.3389/fpsyg.2023.1330238.
Textes juridiques de référence (France)

  • Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
  • Code de la santé publique : articles L1110-4 (secret), L1111-2 (information), L1111-4 (consentement), L1111-7 (accès au dossier), L4161-1 (exercice illégal de la médecine), R4127-36 (consentement, code de déontologie médicale).
  • Code civil : article 16-3.
  • Code pénal : article 223-15-2 (abus de faiblesse).
  • Loi n° 2024-420 du 10 mai 2024 visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes.
  • Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 15 (droit d'accès).
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

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Auteurs des sources scientifiques

WH

Winfried Häuser

Professor of Psychosomatic Medicine — Department of Psychosomatic Medicine and Psychotherapy, Technical University Munich, Allemagne

PL

Peter Lush

Sackler Centre for Consciousness Science, University of Sussex, Falmer, Royaume-Uni

JR

Jenny Rosendahl

Chercheuse en psychologie médicale — Jena University Hospital, Friedrich-Schiller-Universität, Iéna, Allemagne

Spécialiste de l'évaluation de l'efficacité de l'hypnose clinique. Auteure d'une perspective méta-analytique sur 20 ans de recherche.

GE

Gary R. Elkins

Professeur de psychologie et neurosciences — Baylor University, Texas, États-Unis

DT

Devin B. Terhune

Department of Psychology, Goldsmiths, University of London, Londres, Royaume-Uni