La métaphore thérapeutique en hypnose ericksonienne : exemples et construction
Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie
🔎 Réponse en bref : en hypnose ericksonienne, une métaphore thérapeutique est une courte histoire ou une image construite à partir de vos propres mots, qui reprend la structure de votre difficulté et y glisse des pistes de changement sans vous les imposer. L’hypnose dans son ensemble dispose d’un socle solide : une revue de 49 méta-analyses (261 études) rapporte des effets moyens à importants dans plus de la moitié des comparaisons (Rosendahl et al., Frontiers in Psychology, 2024). En revanche, très peu d’études isolent la métaphore elle-même : son intérêt repose surtout sur des travaux expérimentaux de petite taille et sur l’expérience clinique. Elle s’utilise comme un outil parmi d’autres, en complément d’un suivi adapté, jamais comme une promesse de résultat.Vous avez peut-être entendu un proche raconter que, pendant sa séance d’hypnose, le praticien « lui a raconté une histoire de rivière » ou « parlé d’un jardin ». Peut-être que cela vous a intrigué, ou un peu inquiété : à quoi bon écouter un récit quand on vient pour une angoisse, un deuil, des nuits trop courtes ou une douleur qui dure ? Est-ce sérieux ? Est-ce que l’on va vous manipuler sans que vous vous en rendiez compte ? Et surtout, que va-t-il se passer concrètement si vous prenez rendez-vous ?
Cet article répond à ces questions sans détour. Il explique ce qu’est une métaphore thérapeutique, comment un praticien formé la construit étape par étape, ce que la recherche permet d’affirmer (et ce qu’elle ne permet pas encore d’affirmer), et à quoi vous pouvez vous attendre pendant une séance. Les exemples de métaphores proposés plus bas sont des illustrations pédagogiques écrites pour cet article : ce ne sont ni des témoignages de patients, ni des scripts à appliquer tels quels.
Ce que vous vivez : entendre parler de « métaphores » sans savoir à quoi vous attendre
Beaucoup de personnes arrivent en hypnose avec une image héritée des spectacles : quelqu’un qui fixe un pendule, qui « dort » et qui obéit. L’hypnose ericksonienne, telle qu’elle se pratique en cabinet ou à l’hôpital, ressemble peu à cela. C’est une conversation particulière, souvent lente, durant laquelle votre attention se resserre sur quelques sensations ou images, pendant que le reste passe à l’arrière-plan. Pour une présentation générale de cette approche, vous pouvez lire notre article sur les principes et techniques de l’hypnose ericksonienne.
Dans ce cadre, la métaphore occupe une place à part. Elle déroute parfois, parce qu’elle ne ressemble pas à un conseil. On ne vous dit pas « détendez-vous » ou « arrêtez de ruminer ». On vous parle d’un randonneur qui ajuste son sac à dos, d’une rivière qui contourne un rocher, d’un jardin en hiver. Et vous vous demandez légitimement : quel rapport avec moi ?
Plusieurs réactions sont fréquentes et toutes sont normales :
- La perplexité : « Je n’ai pas compris où il voulait en venir. » C’est souvent voulu. Une bonne métaphore laisse de la place à votre propre interprétation.
- La méfiance : « Est-ce qu’on essaie de m’influencer à mon insu ? » La question est saine, et nous y répondons plus bas.
- L’impression de banalité : « C’était une petite histoire toute simple. » Une métaphore efficace en séance est rarement spectaculaire. Sa force tient à son ajustement à votre situation, pas à son originalité.
- Une émotion inattendue : certaines images touchent plus qu’on ne l’aurait cru. Ce n’est ni un signe de fragilité ni un « dérapage » : vous pouvez en parler ou demander à faire une pause.
Qu’est-ce qu’une métaphore thérapeutique, exactement ?
Une définition simple
Dans le langage courant, une métaphore consiste à parler d’une chose en termes d’une autre : « j’ai un poids sur les épaules », « je suis au bout du rouleau », « c’est le brouillard dans ma tête ». Nous en utilisons des dizaines par jour sans y penser.
En hypnose ericksonienne, la métaphore thérapeutique désigne un récit, une image ou une analogie que le praticien construit délibérément pour vous. Elle a trois caractéristiques :
- Elle part de votre langage. Si vous parlez de « poids », le praticien aura tendance à construire autour du poids, de la charge, de l’équilibre. Si vous parlez de « brouillard », il pourra explorer la visibilité, la lumière, la patience du marin.
- Elle reproduit la structure de votre difficulté. On parle d’« isomorphisme » : les éléments de l’histoire correspondent, de façon indirecte, aux éléments de votre situation (un obstacle, une tension, une ressource oubliée, un mouvement possible).
- Elle introduit une ou plusieurs pistes de changement sans les imposer : un personnage découvre une autre manière de faire, une saison change, une perspective s’élargit. Vous restez libre d’en retenir ce qui vous parle.
Métaphore, anecdote, conte : quelles différences ?
Les praticiens utilisent plusieurs formes voisines :
- La métaphore courte : une image glissée dans la conversation (« comme une vague qui monte, atteint son sommet, puis redescend »). Elle dure quelques secondes.
- L’anecdote : un petit récit présenté comme quelque chose que le praticien a observé ou lu. Elle ne doit jamais se faire passer pour un « cas réel » inventé.
- Le conte ou l’histoire développée : un récit plus long, avec un personnage, un décor, une transformation. On le rencontre plutôt pendant une phase d’hypnose plus profonde.
- L’objet métaphorique : certains praticiens utilisent des objets (une pierre, une boîte, un fil) comme support concret de la métaphore.
Pourquoi « ericksonienne » ?
Milton H. Erickson (1901-1980), psychiatre américain, a profondément renouvelé l’usage de l’hypnose en s’appuyant sur la conversation, l’observation fine et l’utilisation de ce que la personne apporte (ses mots, ses intérêts, ses habitudes, même ses résistances). Ses élèves ont popularisé l’idée que les récits et les métaphores permettent de suggérer des pistes sans heurter la personne de front. Pour situer cette approche par rapport à d’autres, consultez notre comparatif des différents types d’hypnose : classique, ericksonienne, humaniste.
Un point important : l’approche ericksonienne a longtemps été critiquée pour son manque de cadre théorique formalisé. En 2026, Dan Short et Roxanna Erickson-Klein ont proposé de la décrire à partir de six compétences centrales : l’ajustement à la personne, l’utilisation de ce qu’elle apporte, les interventions stratégiques, la déstabilisation des schémas rigides, les méthodes expérientielles et le changement « naturaliste », c’est-à-dire ancré dans la vie quotidienne (Short et Erickson-Klein, 2026). La métaphore se situe au croisement de plusieurs de ces compétences : elle est ajustée, elle utilise votre langage et elle fait vivre une expérience plutôt que de délivrer une consigne.
Pourquoi passer par une histoire plutôt que par un conseil direct ?
Contourner le « oui, mais »
Quand on souffre depuis longtemps, on a souvent tout entendu : « il faut lâcher prise », « pense à autre chose », « sois positif ». Ces conseils directs, même bienveillants, déclenchent fréquemment un « oui, mais… » intérieur. La métaphore propose un détour : comme elle parle d’une rivière ou d’un randonneur, votre esprit n’a pas besoin de se défendre. Il peut explorer l’image, faire des liens, et retenir ce qui lui semble juste.
Parler à l’expérience, pas seulement au raisonnement
Une métaphore bien construite mobilise des sensations : le poids du sac, la fraîcheur de l’eau, la lumière qui revient. Or l’hypnose s’appuie justement sur la capacité à vivre de manière plus intense ce que l’on imagine. Une étude expérimentale française l’illustre de façon intéressante : sous hypnose, des participants recevaient des suggestions de lourdeur du bras, soit littérales (« votre bras droit est lourd »), soit métaphoriques (« votre bras droit est en plomb »). Les forces de pression mesurées sur les avant-bras augmentaient progressivement surtout lorsque la suggestion métaphorique suivait la suggestion littérale, un effet que les auteurs ont appelé « effet crescendo de l’image métaphorique » (Santarpia et al., 2010). Autrement dit, l’image semble prolonger et amplifier ce que la consigne simple a amorcé. C’est un résultat de laboratoire, sur un phénomène moteur, qui ne dit rien directement d’un bénéfice clinique, mais il éclaire le mécanisme.
Vous laisser la main
La métaphore ericksonienne est pensée comme une proposition ouverte. Elle ne dit pas « voici ce que vous devez faire », elle dit « voici une situation où quelque chose a changé ». C’est vous qui faites le lien, ou pas. Cette liberté d’interprétation est souvent ce qui rend le changement plus acceptable : il vient de vous.
Le choix des images n’est pas neutre
Le psychologue Frederick Heide a analysé ce qu’il appelle la « métaphore agonistique », celle du combat : « lutter contre la dépression », « vaincre l’anxiété », « se battre contre la maladie ». Il souligne que ce registre peut mobiliser de l’énergie, mais qu’il risque aussi de faire négliger ce que la difficulté a à nous apprendre, et d’entretenir la résistance même qu’il prétend combattre (Heide, 2010). En pratique, beaucoup de praticiens ericksoniens privilégient des images de mouvement, de saison, d’ajustement ou d’accueil plutôt que de guerre. Si les images guerrières vous parlent davantage, dites-le : la métaphore doit vous ressembler.
Ce que la recherche établit, et ce qu’elle ne sait pas encore
Il faut être clair dès le départ : la recherche sur l’hypnose est abondante, celle sur la métaphore isolée est mince. Dans les essais cliniques, l’hypnose est presque toujours évaluée comme un ensemble (induction, suggestions, métaphores, retour), et les chercheurs mesurent l’effet de l’ensemble. Il est donc impossible, à ce jour, de dire quelle part du bénéfice revient spécifiquement aux métaphores.
Le socle : l’hypnose dans son ensemble
Ce que montrent les étudesPour l’anxiété, une méta-analyse de 15 études (17 essais) a trouvé un effet moyen de 0,79 en fin de traitement et de 0,99 au suivi le plus long, avec un bénéfice plus marqué lorsque l’hypnose était associée à d’autres interventions psychologiques que lorsqu’elle était utilisée seule (Valentine et al., 2019). C’est un argument de plus pour considérer l’hypnose, et donc les métaphores, comme un complément au sein d’un accompagnement plus large. Pour un panorama par indication, voyez notre synthèse sur les preuves de l’hypnose thérapeutique par indication.
Une revue systématique de 49 méta-analyses, regroupant 261 études primaires distinctes publiées depuis 2000, a fait le point sur l’hypnose dans les problèmes de santé mentale et somatique (Rosendahl, Alldredge et Haddenhorst, Frontiers in Psychology, 2024). Les effets comparés aux groupes contrôles allaient de d = -0,04 à d = 2,72 : 25,4 % des effets étaient moyens et 28,8 % importants. Les preuves les plus robustes concernaient les actes médicaux (79 études) et la douleur (65 études). Limite : seules 9 méta-analyses sur 49 étaient de haute qualité méthodologique, et de nombreuses études se recoupaient d’une revue à l’autre. Aucune ne permet d’isoler l’effet propre des métaphores.
L’hypnose ericksonienne spécifiquement
Plusieurs essais randomisés récents évaluent explicitement une approche ericksonienne, dont la métaphore est l’un des ingrédients :
- En milieu hospitalier, à l’hôpital Cochin à Paris, 70 personnes devant subir une biopsie du foie ont été réparties entre la prise en charge habituelle et la prise en charge habituelle complétée par une hypnose ericksonienne conversationnelle. La douleur ressentie pendant le geste était en moyenne de 2,4 sur 10 avec hypnose contre 4,4 sans, et l’anxiété de 2,1 contre 4,8 (Barat et al., 2025). L’hypnose y était un ajout aux soins, pas un remplacement.
- En psychothérapie, un petit essai turc a comparé chez 45 adultes présentant une détresse anxieuse et dépressive infraclinique douze séances de thérapie cognitivo-comportementale (TCC), douze séances d’hypnothérapie ericksonienne et une liste d’attente. Les deux approches actives ont réduit les symptômes davantage que l’attente, sans différence significative entre elles (Çınaroğlu et al., 2025). Les auteurs reconnaissent eux-mêmes la petite taille de l’échantillon et le recours exclusif à des questionnaires.
Ce que l’on sait sur la métaphore elle-même
Les rares études qui isolent la métaphore viennent surtout de la psychologie expérimentale et d’autres approches thérapeutiques qui l’utilisent beaucoup, comme la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT).
Ce que montrent les étudesCe résultat rejoint ce que les praticiens ericksoniens décrivent depuis longtemps : une métaphore « racontée de l’extérieur » touche moins qu’une métaphore que l’on habite et dont on tire ses propres conclusions.
Dans une expérience randomisée en double aveugle menée en Colombie, 84 participants ont écouté la même métaphore présentée de quatre façons légèrement différentes, avant de plonger la main dans une eau glacée (test du « cold pressor », qui mesure la tolérance à l’inconfort). Lorsque la personne était invitée à s’imaginer elle-même comme protagoniste de l’histoire et que des relances l’aidaient à en tirer ses propres règles, la tolérance augmentait en moyenne de 268 %, contre 175 % à 205 % dans les autres versions (Ramírez et al., 2021). Limite : petit échantillon, volontaires non malades, douleur provoquée en laboratoire. Le résultat suggère toutefois que la manière de présenter une métaphore compte autant que son contenu.
Le reste de la littérature sur la métaphore en hypnose se compose surtout d’articles cliniques et d’illustrations : des praticiens expérimentés décrivent comment ils construisent leurs métaphores et dans quelles situations elles leur semblent utiles. Le psychologue australien George W. Burns, par exemple, propose une démarche structurée pour bâtir des métaphores qui soutiennent l’espoir chez des personnes déprimées, en s’appuyant sur la théorie de l’espoir, un modèle psychologique étudié par ailleurs (Burns, 2024). Ces écrits sont précieux pour comprendre la pratique, mais ils relèvent du niveau de preuve le plus faible : l’expérience et l’observation clinique.
Ce que pensent les praticiens
Une enquête internationale menée auprès de 691 cliniciens utilisant l’hypnose dans 31 pays montre que l’approche ericksonienne est la plus répandue (71 % des répondants). Les praticiens jugent très importants la qualité de la relation avec le patient (88 %) et la motivation de celui-ci (75 %). Par ailleurs, 55 % disaient avoir déjà observé un effet indésirable lié à l’hypnose, mais ces effets étaient généralement brefs et très rarement jugés graves (Palsson et al., 2023). Une analyse des essais enregistrés sur ClinicalTrials.gov allait dans le même sens : aucun événement indésirable grave attribuable à l’hypnose, et 0,47 % d’autres événements indésirables, dans des essais portant sur des contextes médicaux (Bollinger, 2018).
En résumé, le niveau de preuve
| Question | Ce que l’on sait | Niveau de preuve | |---|---|---| | L’hypnose aide-t-elle dans la douleur, l’anxiété, les actes médicaux ? | Effets moyens à importants dans de nombreuses méta-analyses | Modéré à bon selon l’indication | | L’hypnose ericksonienne en particulier ? | Quelques essais randomisés favorables, souvent de petite taille | Faible à modéré | | La métaphore elle-même, isolée du reste ? | Quelques expériences de laboratoire, beaucoup d’écrits cliniques | Faible | | La manière de raconter compte-t-elle ? | Signal expérimental : s’impliquer dans l’histoire semble renforcer l’effet | Faible, à confirmer |
Cette honnêteté n’enlève rien à l’intérêt de la métaphore : elle permet simplement de la remettre à sa juste place, celle d’un outil de communication parmi d’autres, au service d’une relation et d’un projet de soin.
Comment un praticien construit une métaphore, étape par étape
Il n’existe pas de recette unique, mais les praticiens formés suivent généralement une logique proche de celle-ci. La connaître vous permettra de mieux comprendre ce qui se passe en séance, et de participer activement.
Étape 1 : écouter vos mots, vos images, vos centres d’intérêt
Pendant le premier entretien, le praticien prête attention à la façon dont vous décrivez votre problème. Dites-vous « je suis bloqué », « je me noie », « j’ai l’impression de tourner en rond », « c’est comme un mur » ? Ces expressions sont des métaphores spontanées : elles indiquent comment votre esprit se représente la difficulté.
Il s’intéresse aussi à votre univers : vos loisirs, votre métier, les paysages que vous aimez, ce qui vous apaise. Une personne passionnée de voile n’entendra pas la même histoire qu’une passionnée de cuisine ou de randonnée. C’est l’un des piliers de l’approche ericksonienne : utiliser ce que la personne apporte.
Étape 2 : repérer la structure du problème
Le praticien cherche ensuite la « forme » de la difficulté, au-delà de son contenu :
- Y a-t-il un obstacle (quelque chose qui bloque) ?
- Une boucle (quelque chose qui se répète) ?
- Une surcharge (trop de choses à porter) ?
- Une perte (quelque chose qui manque) ?
- Une rigidité (une seule manière de réagir) ?
Étape 3 : choisir un monde de référence éloigné, mais familier
L’histoire se déroule le plus souvent dans un autre domaine que celui du problème : la nature, un artisanat, un sport, un voyage. Assez éloigné pour que vous n’ayez pas besoin de vous défendre, assez familier pour que les images soient vivantes. Si vous ne supportez pas l’eau, une métaphore de plongée sera mal venue : c’est pourquoi l’entretien préalable compte autant.
Étape 4 : introduire des ressources
Le cœur de la métaphore, c’est le moment où quelque chose change dans l’histoire : le personnage découvre une autre façon de porter son sac, la rivière trouve un passage, le jardinier comprend que l’hiver prépare le printemps. Ces ressources sont souvent tirées de votre propre vécu : une période où vous avez traversé une difficulté, une compétence que vous maîtrisez ailleurs. Burns résume cette démarche dans une approche dite PRO, qui articule le problème, les ressources mobilisables et le résultat visé (Burns, 2024).
Étape 5 : laisser une fin ouverte
Une métaphore ericksonienne se conclut rarement par une morale explicite. Le praticien évite le « et donc, vous aussi, vous devez… ». Il laisse l’histoire se terminer sur une image, une sensation, une question. Les données de Ramírez et collègues suggèrent d’ailleurs que vous aider à élaborer vos propres conclusions est plus utile que de vous les donner toutes faites (Ramírez et al., 2021).
Étape 6 : vérifier avec vous ensuite
Après la phase d’hypnose, un praticien sérieux vous demande ce que vous avez vécu, ce qui vous a parlé, ce qui vous a gêné. Une image qui ne vous convient pas sera abandonnée ou transformée à la séance suivante. La métaphore n’est pas un texte figé : elle évolue avec vous.
Exemples de métaphores : des illustrations pédagogiques
Les exemples ci-dessous ont été écrits pour cet article afin d’illustrer la construction. Ils ne relatent l’histoire d’aucun patient réel, ne constituent pas des scripts à utiliser seul pour traiter un trouble, et ne remplacent pas le travail d’ajustement qu’un praticien fait avec vous. Ils montrent seulement comment une difficulté peut être transposée en image.
Exemple 1 : la rivière et le rocher (anxiété, sentiment de blocage)
Pour qui ce type d’image pourrait être pensé : une personne qui décrit son anxiété comme « quelque chose qui bloque » et qui s’épuise à forcer le passage.
Structure repérée : un obstacle, des efforts répétés pour le supprimer, de la fatigue.
Illustration : « Une rivière descend de la montagne. À un endroit, un rocher énorme est tombé en travers de son lit. Au début, l’eau s’y jette de toute sa force, encore et encore, et l’on entend le bruit des remous. Et puis, sans que personne ne le décide vraiment, un filet d’eau commence à passer sur le côté. Puis un autre, par-dessous. Le rocher est toujours là, mais la rivière continue son chemin, et autour du rocher, avec le temps, de la mousse pousse, des petits poissons s’abritent dans le courant plus calme. »
Ce que la métaphore propose, sans le dire : l’obstacle n’a pas forcément besoin de disparaître pour que le mouvement reprenne, il existe des passages latéraux, et l’effort en force n’est pas la seule option.
Ce qu’elle ne prétend pas faire : faire disparaître l’anxiété. Elle peut aider à relâcher la lutte, ce qui est un objectif plus modeste et plus réaliste.
Exemple 2 : le randonneur et son sac à dos (surcharge, charge mentale)
Pour qui : une personne qui dit « je porte tout », « je n’arrive plus à avancer ».
Structure : surcharge, épuisement, impression de devoir tout garder.
Illustration : « Un randonneur prépare son sac pour une longue marche. Il y met tout ce qui pourrait servir, au cas où. Les premiers kilomètres passent, puis les épaules commencent à tirer. À la première halte, il s’assoit, ouvre le sac et sort les objets un par un. Certains sont indispensables. D’autres, il les avait pris par habitude. Il en confie quelques-uns à un compagnon de route, en laisse un ou deux au refuge. Il resserre les sangles, ajuste le poids plus près du dos. Le sac n’est pas vide, mais la marche change. »
Ce que la métaphore propose : trier, déléguer, ajuster la façon de porter plutôt que de tout porter ou tout lâcher.
Exemple 3 : le jardin en hiver (période de découragement, fatigue)
Pour qui : une personne qui traverse une période où « rien ne pousse », avec le sentiment d’avoir perdu son élan.
Structure : immobilité apparente, perte de repères, peur que cela dure toujours.
Illustration : « En hiver, un jardin peut sembler mort. Les branches sont nues, la terre est dure. Pourtant, sous la surface, les racines continuent de se renforcer. Le jardinier ne tire pas sur les tiges pour les faire pousser plus vite. Il protège ce qui est fragile, il attend, il observe les premiers signes : un bourgeon un peu plus gonflé, une lumière qui dure quelques minutes de plus chaque jour. »
Précaution importante : ce type d’image peut être utile dans un découragement passager. Mais si vous vivez une dépression avec perte d’intérêt pour tout, idées noires ou pensées de mort, une métaphore ne suffit pas. Il faut un suivi médical ou psychologique, et en cas de pensées suicidaires, appelez sans attendre le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24). Sur ce sujet, lisez aussi notre article sur l’hypnose comme complément dans la dépression.
Exemple 4 : le thermostat (inconfort, douleur)
Pour qui : une personne qui vit une douleur ou un inconfort comme « tout ou rien ».
Structure : une sensation perçue comme binaire, sans nuances.
Illustration : « Dans une maison, il y a un thermostat. Pendant longtemps, on a cru qu’il n’avait que deux positions : glacé ou brûlant. Puis quelqu’un remarque qu’entre les deux, il y a des graduations. On peut tourner la molette d’un cran, juste un cran, et sentir la différence. Pas tout de suite, peut-être. Mais un cran, puis un autre. »
Ce que la métaphore propose : introduire l’idée de degrés et de modulation. En hypnose médicale, ce type d’image est fréquemment utilisé pour la douleur aiguë, notamment pendant des gestes comme une biopsie. Elle ne remplace pas l’exploration médicale d’une douleur, ni les antalgiques quand ils sont nécessaires.
Exemple 5 : le phare dans le brouillard (ruminations, perte de repères)
Pour qui : une personne qui décrit « le brouillard dans la tête », des pensées qui tournent sans fin.
Structure : perte de visibilité, agitation, besoin d’un point fixe.
Illustration : « Un petit bateau est pris dans la brume. Le marin ne voit plus la côte, et plus il s’agite, plus il perd le cap. Alors il coupe le moteur, écoute. Quelque part, régulièrement, la corne de brume d’un phare. Il ne voit toujours rien, mais il a un repère. Il avance doucement, au rythme de ce son. »
Ce que la métaphore propose : chercher un point d’ancrage stable (la respiration, une sensation, un lieu intérieur) plutôt que d’essayer de dissiper la brume par la force. Ce travail rejoint la technique du lieu sûr en auto-hypnose.
Ce qui fait la différence entre ces exemples et une vraie métaphore de séance
Une métaphore construite pour vous en séance sera beaucoup plus précise. Elle reprendra vos mots exacts, vos paysages, vos ressources personnelles. Elle sera rythmée, dite d’une voix posée, accompagnée de silences. Elle pourra être reprise d’une séance à l’autre, modifiée, enrichie. Les exemples ci-dessus ne sont que des squelettes : la chair, c’est la relation et l’ajustement.
À quoi vous attendre concrètement pendant une séance
Pour une description complète, vous pouvez lire comment se déroule une séance d’hypnothérapie. Voici ce qui concerne plus spécifiquement les métaphores.
Avant : un entretien qui peut sembler « hors sujet »
Le praticien vous pose des questions sur votre difficulté, mais aussi sur ce que vous aimez, ce qui vous ressource, vos souvenirs agréables. Certaines questions peuvent paraître éloignées de votre motif de consultation (« Vous aimez la mer ou la montagne ? », « Qu’est-ce que vous faites de vos mains quand vous êtes détendu ? »). Elles servent à construire des images qui vous ressemblent.
Pendant : une histoire racontée lentement
Pendant la phase d’hypnose, les yeux ouverts ou fermés, le praticien peut raconter une ou plusieurs histoires. Vous pouvez :
- les écouter attentivement, ou laisser votre attention flotter ;
- ne pas tout retenir, ce qui est fréquent et sans importance ;
- avoir des images très différentes de celles décrites, ce qui est aussi normal ;
- vous sentir touché, ou rien de particulier.
L’hypnose ericksonienne se pratique aussi parfois sans « transe » formelle, au fil de la conversation. Pour mieux comprendre cette forme, lisez notre article sur l’hypnose conversationnelle.
Après : un temps d’échange
Le praticien vous demande comment vous avez vécu la séance. C’est le moment de dire ce qui vous a parlé, ce qui vous a semblé étrange ou désagréable. Certaines personnes ne comprennent le sens d’une métaphore que plusieurs jours plus tard, en repensant à une image. D’autres n’y voient aucun lien direct. Les deux sont possibles.
Entre les séances : remarquer vos propres images
On vous proposera peut-être de noter les images, rêves ou expressions qui vous viennent. Ce travail personnel est souvent aussi utile que la séance elle-même, et il rejoint l’idée, soutenue par l’expérience de Ramírez et collègues, que s’impliquer activement dans la métaphore renforce son effet.
Peut-on être manipulé par une métaphore ?
C’est une inquiétude fréquente, et elle mérite une réponse précise.
Ce que la métaphore peut faire : orienter votre attention, proposer une manière différente de voir une situation, faciliter certaines associations d’idées. C’est une forme d’influence, comme toute communication thérapeutique.
Ce qu’elle ne peut pas faire : vous faire agir contre vos valeurs, vous faire adopter une croyance qui vous est étrangère ou vous priver de votre jugement. Les personnes en état d’hypnose gardent leur capacité à refuser une suggestion qui ne leur convient pas.
Ce qui doit vous alerter :
- un praticien qui refuse d’expliquer ce qu’il fait ou pourquoi ;
- des métaphores qui véhiculent un jugement sur vous, une morale ou une croyance (religieuse, politique, commerciale) ;
- des histoires présentées comme des « cas réels » de patients miraculeusement transformés ;
- une pression pour multiplier les séances ou acheter des produits ;
- l’incitation à arrêter un traitement médical.
Quand la métaphore ne suffit pas : limites et garde-fous
La métaphore est un outil de communication. Elle n’est ni un diagnostic, ni un traitement autonome des troubles psychiques ou somatiques. Plusieurs situations exigent un avis médical ou psychologique en priorité :
- Pensées suicidaires, idées de mort, sentiment que la vie ne vaut plus d’être vécue : appelez le 3114 (24 h/24, gratuit). En cas de danger immédiat, composez le 15 ou le 112.
- Dépression caractérisée, trouble bipolaire, trouble psychotique : l’hypnose ne s’envisage qu’en accord avec le psychiatre ou le psychologue qui vous suit. Dans certains troubles psychotiques, elle est généralement déconseillée.
- Traumatisme psychique : les métaphores peuvent être utiles dans un accompagnement spécialisé, mais certaines images peuvent réactiver des souvenirs douloureux. Le travail doit être mené par un professionnel formé au psychotraumatisme. Voir notre article sur l’hypnose dans le stress post-traumatique.
- Douleur nouvelle, inexpliquée ou qui s’aggrave : elle doit d’abord être explorée médicalement.
- Traitement en cours : ne modifiez jamais un traitement médicamenteux sans l’avis du médecin prescripteur, même si vous vous sentez mieux.
Et chez l’enfant ?
Les enfants entrent souvent très facilement dans les histoires, ce qui fait de la métaphore un outil particulièrement naturel avec eux. Mais les images doivent être adaptées à leur âge, à leurs héros, à leur vocabulaire : un enfant de six ans ne se reconnaîtra pas dans un randonneur fatigué, mais peut-être dans un petit dragon qui apprend à souffler son feu tout doucement. Toutes les précautions s’appliquent, et le pédiatre ou le médecin traitant doit rester l’interlocuteur principal pour tout symptôme. Nous détaillons cette adaptation dans notre article sur l’hypnose ericksonienne et les enfants : adapter les métaphores à leur univers.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Même avant de consulter, vous pouvez explorer votre propre rapport aux métaphores. Ces exercices ne remplacent pas un accompagnement, mais ils vous prépareront à une séance et vous aideront à mieux formuler votre demande.
1. Repérez vos métaphores spontanées
Pendant une semaine, notez les expressions imagées que vous utilisez pour parler de ce qui vous pèse : « j’ai la tête dans un étau », « je suis sur des charbons ardents », « c’est un tunnel ». Vous serez peut-être surpris de leur nombre et de leur cohérence.
2. Interrogez l’image
Pour chacune, posez-vous trois questions :
- Si cette image pouvait changer un tout petit peu, que se passerait-il ? (L’étau se desserre d’un cran ? Le tunnel laisse voir une lumière ?)
- Dans cette image, qu’est-ce qui pourrait m’aider ? (Un outil, une personne, un abri ?)
- Est-ce que cette image me ressemble encore, ou est-ce une vieille habitude de langage ?
3. Remarquez les images qui vous apaisent
Notez aussi les lieux, sensations ou souvenirs qui vous font du bien. Ce sont des ressources que vous pourrez partager avec un praticien pour qu’il construise des métaphores qui vous ressemblent. Ce travail peut d’ailleurs nourrir une pratique d’auto-hypnose, et notre article sur l’hypnose et le dialogue intérieur montre comment adoucir la manière dont vous vous parlez.
4. Préparez vos questions
Avant une première séance, préparez quelques questions :
- Utilisez-vous des métaphores ou des histoires dans votre pratique ?
- Comment les construisez-vous ? À partir de quoi ?
- Puis-je vous dire si une image ne me convient pas ?
- Comment ce travail s’articule-t-il avec mon suivi médical ou psychologique ?
Trouver un praticien formé à l’hypnose ericksonienne
Si vous souhaitez explorer ce type d’accompagnement, privilégiez un professionnel qui :
- possède une formation identifiable en hypnose ericksonienne, idéalement complétée par une formation de santé (médecin, psychologue, infirmier, sage-femme, dentiste, kinésithérapeute) ou une solide expérience de l’accompagnement ;
- explique sa démarche et ses limites ;
- travaille en complémentarité avec votre médecin ;
- ne promet pas de résultat.
FAQ
Une métaphore thérapeutique, est-ce la même chose qu’un conte pour enfants ?
Non, même si la forme peut se ressembler. Un conte classique s’adresse à tout le monde et porte souvent une morale explicite. Une métaphore thérapeutique est construite pour une personne précise, à partir de ses mots et de sa situation, et elle laisse volontairement la conclusion ouverte. Avec les enfants, elle prend souvent la forme d’une histoire, mais toujours ajustée à leur univers.
Faut-il « croire » à l’histoire pour qu’elle ait un effet ?
Non. Vous n’avez pas besoin de croire que l’histoire est vraie, ni même de comprendre consciemment le lien avec votre situation. L’important est que l’image vous parle suffisamment pour que vous puissiez y entrer. Les données expérimentales disponibles suggèrent que s’imaginer à la place du personnage et en tirer ses propres conclusions renforce l’effet (Ramírez et al., 2021).
Combien de séances faut-il pour qu’une métaphore « fonctionne » ?
Il n’existe pas de réponse fixe, et aucune étude n’a mesuré ce point pour la métaphore seule. Dans les essais d’hypnothérapie ericksonienne cités, les programmes comptaient douze séances hebdomadaires. Pour un geste médical ponctuel, l’hypnose se déroule en une fois, pendant le geste. Méfiez-vous de tout praticien qui annonce un nombre de séances garanti.
Peut-on utiliser des métaphores seul, en auto-hypnose ?
Oui, dans une certaine mesure : vous pouvez travailler avec vos propres images apaisantes, un lieu sûr, une scène ressource. Mais pour un problème installé ou douloureux, l’accompagnement d’un praticien permet d’ajuster les images et d’éviter de renforcer, sans le vouloir, une représentation négative. En cas de souffrance psychique importante, l’auto-hypnose ne remplace pas un suivi.
Est-ce que toutes les personnes réagissent aux métaphores ?
Non. Certaines personnes y sont très sensibles, d’autres préfèrent des suggestions directes ou des explications rationnelles. L’enquête de Palsson et collègues montre que les praticiens combinent presque toujours l’hypnose avec d’autres approches. Si les histoires ne vous parlent pas, dites-le : un bon praticien adaptera sa manière de travailler.
Les métaphores présentent-elles des risques ?
Les effets indésirables de l’hypnose sont généralement brefs et rarement graves (Bollinger, 2018 ; Palsson et al., 2023). Une métaphore mal choisie peut toutefois réveiller une émotion forte ou un souvenir difficile, notamment chez les personnes ayant vécu un traumatisme. C’est pourquoi l’entretien préalable et le temps d’échange après la séance sont essentiels.
Sources
- Rosendahl J, Alldredge CT, Haddenhorst A. Meta-analytic evidence on the efficacy of hypnosis for mental and somatic health issues: a 20-year perspective. Frontiers in Psychology. 2024, 14:1330238. PMID : 38268815. DOI : 10.3389/fpsyg.2023.1330238.
- Valentine KE, Milling LS, Clark LJ, Moriarty CL. The efficacy of hypnosis as a treatment for anxiety: a meta-analysis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2019, 67(3):336-363. PMID : 31251710. DOI : 10.1080/00207144.2019.1613863.
- Palsson OS, Kekecs Z, De Benedittis G, et al. Current practices, experiences, and views in clinical hypnosis: findings of an international survey. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2023, 71(2):92-114. PMID : 36912647. DOI : 10.1080/00207144.2023.2183862.
- Santarpia A, Blanchet A, Mininni G, et al. Effects of weight-related literal and metaphorical suggestions about the forearms during hypnosis. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2010, 58(3):350-365. PMID : 20509074. DOI : 10.1080/00207141003761353.
- Ramírez ES, Ruiz FJ, Peña-Vargas A, Bernal PA. Empirical investigation of the verbal cues involved in delivering experiential metaphors. International Journal of Environmental Research and Public Health. 2021, 18(20):10630. PMID : 34682375. DOI : 10.3390/ijerph182010630.
- Barat M, Ollivier C, Taibi L, et al. Standard of care versus standard of care plus Ericksonian hypnosis for percutaneous liver biopsy: results of a randomized control trial. Diagnostic and Interventional Imaging. 2025, 106(3):93-97. PMID : 39358154. DOI : 10.1016/j.diii.2024.09.009.
- Çınaroğlu M, Yılmazer E, Odabaşı C, Ülker SV, Hızlı Sayar G. Comparing cognitive behavioral therapy and Ericksonian hypnotherapy for subclinical depression and anxiety: a randomized controlled trial. American Journal of Clinical Hypnosis. 2025, 67(3):288-304. PMID : 39928057. DOI : 10.1080/00029157.2025.2460581.
- Short DN, Erickson-Klein R. The essence of Ericksonian psychotherapy: toward a manualized resource. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2026, 74(1):5-25. PMID : 41557865. DOI : 10.1080/00207144.2025.2607981.
- Burns GW. Using metaphors to build hope and hopefulness from depression. American Journal of Clinical Hypnosis. 2024, 66(1):48-60. PMID : 37437142. DOI : 10.1080/00029157.2023.2210178.
- Casula CC. Stimulating unconscious processes with metaphors and narrative. American Journal of Clinical Hypnosis. 2022, 64(4):339-354. PMID : 35235493. DOI : 10.1080/00029157.2021.2019670.
- Heide FJ. The agonistic metaphor in psychotherapy: should clients battle their blues? Psychotherapy (Chicago). 2010, 47(1):68-82. PMID : 22402002. DOI : 10.1037/a0018839.
- Bollinger JW. The rate of adverse events related to hypnosis during clinical trials. American Journal of Clinical Hypnosis. 2018, 60(4):357-366. PMID : 29485379. DOI : 10.1080/00029157.2017.1315927.
Cet article fait partie de notre dossier Hypnothérapie.
Voir tous les articles Hypnothérapie →Articles liés

Émétophobie (peur de vomir) : comment l'hypnose peut aider
28 min
Peau qui gratte sous stress : l'hypnose en complément en dermatologie
30 min
L'hypnose, une approche non médicamenteuse : réduire les médicaments en toute sécurité
33 min
Hypnose thérapeutique : le point sur les preuves par indication
32 min
Hypnose et performances sportives : optimiser le mental
36 min