Homme assis au bord du lit la nuit dans une chambre bleutée, le front légèrement moite après des sueurs nocturnes
Sommeil

Sueurs nocturnes : ce qui est banal, et les 5 signes qui doivent alerter

⏱ 27 min de lecture

Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : transpirer la nuit est très fréquent. Dans une grande enquête menée en médecine générale, 41 % des adultes déclaraient des sueurs nocturnes dans le mois écoulé, et la plupart n’en avaient jamais parlé à leur médecin. Le plus souvent, la cause est simple : chambre ou couette trop chaudes, alcool ou repas copieux le soir, un médicament (les antidépresseurs en tête), la périménopause ou la ménopause, l’anxiété, le reflux. L’apnée du sommeil est une cause fréquente et traitable qu’on oublie souvent. En revanche, des sueurs qui trempent les draps avec de la fièvre, une perte de poids inexpliquée, des ganglions, une toux qui dure ou une fatigue intense doivent faire consulter rapidement. Une personne diabétique sous insuline ou sous sulfamides qui se réveille en sueur doit penser à l’hypoglycémie et en parler à son médecin. Et on n’arrête jamais seul un traitement.
Vous vous réveillez le dos trempé, le pyjama collé à la peau, l’oreiller humide au point de devoir le retourner. Parfois il faut même changer de tee-shirt à 3 heures du matin. La première réaction est souvent l’inquiétude : est-ce normal de transpirer autant la nuit ? Est-ce le signe d’une maladie ? La seconde est de ne rien dire, parce que cela semble banal, un peu gênant, et qu’on ne sait pas trop à qui en parler.

Cet article fait le tour de la question, pour les hommes comme pour les femmes, à tout âge adulte. Il distingue ce qui relève d’une simple question de chaleur ou d’habitudes, ce qui tient à un médicament ou à une variation hormonale, et ce qui doit amener à consulter sans tarder. Il propose enfin des mesures concrètes pour mieux dormir dès ce soir. Si votre question porte surtout sur les bouffées de chaleur de la ménopause, vous trouverez des articles dédiés plus bas, celui-ci couvre les sueurs nocturnes toutes causes confondues.

Sueurs nocturnes ou simple chaleur : faire la différence

Tout le monde transpire un peu pendant le sommeil. La sudation est l’un des outils que le corps utilise pour réguler sa température, et la nuit, cette régulation est particulièrement active. En début de nuit, la température centrale du corps baisse de quelques dixièmes de degré, ce qui facilite l’endormissement. Pour perdre cette chaleur, le corps dilate les vaisseaux de la peau, surtout aux mains et aux pieds, et peut transpirer légèrement. Se réveiller avec la nuque un peu moite après une nuit sous une couette épaisse n’a donc rien d’anormal.

Les médecins parlent de sueurs nocturnes au sens strict quand la transpiration est abondante, au point de mouiller les vêtements de nuit ou les draps, et qu’elle survient sans que l’environnement l’explique clairement. Dans les publications médicales, on retrouve souvent l’image des draps qu’il faut changer. Mais la frontière n’est pas nette, et la revue systématique publiée en 2012 par l’équipe du médecin américain James Mold souligne justement qu’il n’existe pas de définition universelle ni d’outil de mesure de référence.

En pratique, trois questions aident à situer ce que vous vivez :

  • La transpiration disparaît-elle quand vous dormez plus au frais ? Si une couette plus légère ou une fenêtre entrouverte suffit à régler le problème, c’est très probablement une question d’environnement.
  • Les sueurs sont-elles nouvelles, et depuis quand ? Des sueurs qui apparaissent sans raison évidente depuis quelques semaines méritent plus d’attention que des nuits chaudes en été.
  • Y a-t-il d’autres symptômes ? Fièvre, frissons, amaigrissement, toux, ganglions, grande fatigue, palpitations, ronflements avec pauses respiratoires : ce sont les éléments qui orientent la suite.
On distingue aussi les sueurs purement nocturnes des sueurs qui surviennent le jour comme la nuit. Ce détail compte : l’enquête de 2002 de James Mold suggère que ces deux situations n’ont pas tout à fait les mêmes causes. Notez-le si vous consultez.

Un symptôme très fréquent, rarement confié au médecin

Si vous transpirez la nuit, vous êtes loin d’être seul. C’est même l’un des symptômes les plus courants en médecine générale, et l’un des moins rapportés.

Ce que montrent les études
Dans une enquête menée auprès de 2267 patients de médecine générale aux États-Unis, 41 % déclaraient des sueurs nocturnes au cours du mois écoulé : 23 % uniquement la nuit, et 18 % le jour et la nuit. La fréquence était la plus élevée entre 41 et 55 ans, chez les hommes comme chez les femmes, et la majorité des patients n’en avaient jamais parlé à leur médecin, même quand les sueurs étaient fréquentes et intenses (Mold, 2002). Chez 795 patients de plus de 64 ans, 10 % se disaient gênés par des sueurs nocturnes, avec une qualité de vie diminuée (Mold, 2004). Surtout, dans deux cohortes de plus de 65 ans (682 et 852 personnes) suivies en moyenne plus de sept ans, le fait de déclarer des sueurs nocturnes n’était pas associé à une mortalité plus élevée, même quand les sueurs étaient sévères (Mold et Lawler, 2010). La revue systématique de 2012 rapporte des fréquences allant de 10 % chez des patients âgés à 60 % chez des femmes hospitalisées en maternité, et conclut que ce symptôme est le plus souvent peu spécifique.
Limites : il s’agit d’études déclaratives, menées surtout aux États-Unis, et un résultat moyen rassurant n’exclut jamais une cause sérieuse chez une personne qui présente d’autres signes.
Ces chiffres ont deux conséquences pratiques. D’abord, ils rassurent : dans l’immense majorité des cas, transpirer la nuit n’annonce pas une maladie grave. Ensuite, ils invitent à en parler. Si le symptôme vous gêne, s’il abîme votre sommeil ou celui de la personne qui dort avec vous, il mérite d’être évoqué en consultation, même sans signe inquiétant. C’est souvent en discutant des médicaments, de l’alcool, du sommeil et des ronflements qu’on trouve une piste.

Première suspecte : une chambre et un lit trop chauds

C’est la cause la plus banale, et pourtant on la sous-estime souvent, parce qu’on se dit qu’il ne fait pas si chaud dans la chambre. Le problème n’est pas seulement l’air ambiant, c’est le microclimat qui se crée entre la peau, le pyjama, la couette et le matelas.

Ce que la recherche dit de la chaleur et du sommeil

La chercheuse japonaise Kazue Okamoto-Mizuno, spécialiste de l’environnement thermique du sommeil, a fait le point sur ces mécanismes dans une revue publiée en 2012. Dans les conditions réelles, c’est-à-dire avec literie et vêtements de nuit, l’exposition à la chaleur augmente les éveils et réduit le sommeil lent profond ainsi que le sommeil paradoxal. La chaleur humide accentue encore la charge thermique et perturbe davantage la thermorégulation. Autrement dit, une chambre trop chaude ne se contente pas de faire transpirer : elle fragmente la nuit, et l’on se réveille plus souvent, en sueur, avec la sensation d’avoir mal dormi.

La couette, le pyjama, le matelas

  • La couette : une couette d’hiver très garnie dans une pièce chauffée, c’est la combinaison classique des réveils en nage. Beaucoup de personnes gardent la même couette toute l’année.
  • Le pyjama : les textiles synthétiques qui n’absorbent pas l’humidité gardent la sueur contre la peau. On se réveille alors moite puis on a froid, ce qui pousse à remonter la couette, et le cycle recommence.
  • Le matelas et le surmatelas : certaines mousses à mémoire de forme retiennent la chaleur. Une alèse imperméable en plastique peut aussi empêcher l’humidité de s’évacuer.
  • Le partenaire et les animaux : dormir à deux, ou avec un chien ou un chat sur le lit, ajoute une source de chaleur non négligeable.

Le chauffage d’automne et d’hiver

On associe volontiers la transpiration nocturne à l’été. Pourtant, beaucoup de personnes la découvrent à l’automne, au moment où le chauffage se rallume et où l’on ressort les couettes épaisses. L’air intérieur devient plus chaud et parfois plus sec, la chambre est souvent chauffée comme le séjour, et le corps peine à évacuer la chaleur. Pour les repères de température et les réglages pratiques, l’article quelle température pour bien dormir détaille ce qui aide vraiment.

Le test le plus simple reste celui-ci : pendant une semaine, baissez le chauffage de la chambre, passez à une couette plus légère, portez un pyjama en coton ou en lin, et notez ce qui se passe. Si les sueurs disparaissent, vous avez votre réponse.

Alcool, repas du soir, épices et caféine

L’alcool

L’alcool est l’une des causes les plus fréquentes de sueurs nocturnes, et l’une des moins avouées. Il dilate les vaisseaux de la peau, donne une sensation de chaleur, puis perturbe la seconde moitié de la nuit, au moment où le corps l’élimine. Résultat : des réveils vers 3 ou 4 heures du matin, le cœur qui bat un peu vite, la peau moite. Dans l’enquête de 2002, une consommation d’alcool plus importante faisait partie des facteurs associés aux sueurs chez les hommes. L’article pourquoi le verre du soir vous réveille en fin de nuit explique ce mécanisme en détail.

Chez une personne qui boit régulièrement et beaucoup, les sueurs nocturnes peuvent aussi être un signe de sevrage quand elle réduit brutalement sa consommation. Dans ce cas, il ne faut pas rester seul : un médecin peut accompagner l’arrêt, et Alcool Info Service répond au 0 980 980 930, gratuitement et anonymement.

Le repas du soir

Un dîner copieux, riche en graisses ou très tardif augmente la production de chaleur liée à la digestion. Les plats très épicés, notamment pimentés, déclenchent chez certaines personnes une sudation du visage et du cou. Ce n’est pas grave, mais si vous transpirez surtout les soirs de repas lourds, la piste est évidente. Le repas du soir joue aussi sur le reflux, dont on reparle plus loin. Pour des idées concrètes, voir que manger le soir pour bien dormir.

La caféine et les boissons chaudes

Un café, un thé fort ou une boisson énergisante en fin de journée stimulent le système nerveux et peuvent rendre le sommeil plus léger, avec davantage de réveils. Une grande tisane très chaude juste avant de se coucher, sous une couette épaisse, peut aussi suffire à déclencher une transpiration en début de nuit.

Les médicaments : une cause fréquente et souvent oubliée

Quand on cherche l’origine de sueurs nocturnes, la liste des médicaments est l’une des premières choses que le médecin examine. C’est aussi l’une des causes les plus souvent oubliées par les patients eux-mêmes, surtout quand le traitement est pris depuis longtemps.

Les antidépresseurs en tête

Les antidépresseurs font partie des médicaments le plus souvent associés à une transpiration excessive, la nuit comme le jour. Cela concerne plusieurs familles, notamment les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et apparentés, ainsi que les antidépresseurs tricycliques. Dans l’enquête de 2002, la prise de ce type de traitement faisait partie des facteurs associés aux sueurs chez les femmes.

Le pharmacien américain Todd Marcy a décrit en 2005 le cas d’une patiente qui transpirait abondamment, surtout à la tête et à la nuque, plusieurs mois après le début d’un antidépresseur, et dont les symptômes se sont progressivement estompés après une adaptation du traitement décidée par l’équipe soignante. Sa revue de la littérature rappelle que cet effet est connu et que plusieurs options existent : ajuster la dose, changer de molécule, ou traiter le symptôme. La revue de 2012 de James Mold mentionne elle aussi des pistes médicamenteuses pour ces patients. Toutes ces décisions relèvent du médecin, au cas par cas.

D’autres médicaments possibles

Sans viser l’exhaustivité, d’autres traitements peuvent favoriser la transpiration nocturne :

  • les médicaments qui font baisser la fièvre, comme le paracétamol ou l’aspirine, quand on les prend le soir pour une fièvre : la baisse de température passe justement par la sudation
  • certains traitements hormonaux, en particulier ceux qui bloquent les hormones sexuelles dans le cadre d’un cancer du sein ou de la prostate
  • les traitements du diabète qui peuvent provoquer des hypoglycémies, comme l’insuline ou les sulfamides hypoglycémiants (voir plus loin)
  • certains antihistaminiques, opioïdes, médicaments de la thyroïde trop dosés, corticoïdes, et d’autres encore.
La notice du médicament et votre pharmacien sont de bonnes premières sources. Si les sueurs sont apparues dans les semaines qui ont suivi un nouveau traitement ou un changement de dose, c’est une information précieuse à transmettre.

Ne jamais arrêter seul un traitement

C’est le point le plus important de cette section. Même si vous soupçonnez fortement votre antidépresseur, votre traitement hormonal ou tout autre médicament, ne l’arrêtez pas de vous-même. L’arrêt brutal d’un antidépresseur expose à un syndrome de sevrage et à une rechute, l’arrêt d’un traitement du diabète ou de la thyroïde peut être dangereux, et l’arrêt d’une hormonothérapie peut compromettre un traitement important. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien : il existe presque toujours une solution qui préserve à la fois le traitement et vos nuits.

Si vous traversez une période difficile sur le plan moral, que vous soyez sous traitement ou non, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) répond jour et nuit.

Hormones : ménopause, périménopause, et pas seulement

Périménopause et ménopause

Chez la femme de 40 à 55 ans, la cause hormonale vient spontanément à l’esprit, à juste titre. Les sueurs nocturnes sont l’un des deux grands symptômes dits vasomoteurs de la transition ménopausique, avec les bouffées de chaleur. La revue internationale de l’Américaine Ellen Freeman, publiée en 2007 à partir de 66 études, montre que ces symptômes sont très répandus dans la plupart des sociétés, avec une fréquence qui varie selon les pays, le climat, le mode de vie et le regard porté sur la ménopause.

Ce qui surprend souvent, c’est que les sueurs nocturnes peuvent commencer avant l’arrêt des règles, pendant la périménopause, parfois dès le début de la quarantaine, alors que les cycles sont encore présents mais deviennent irréguliers. Beaucoup de femmes ne font pas le lien. L’article reconnaître les premiers signes de la périménopause aide à y voir plus clair.

Pour ne pas répéter ce qui est déjà traité ailleurs sur ViziWell :

Rappel de prudence : les plantes riches en phyto-œstrogènes et l’actée à grappes noire ne conviennent pas à tout le monde, notamment en cas d’antécédent de cancer hormonodépendant, de traitement anticoagulant ou de maladie du foie. Le millepertuis, parfois proposé pour l’humeur, interagit avec de nombreux médicaments. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Grossesse, post-partum, cycle menstruel

Pendant la grossesse, le métabolisme s’accélère et la circulation sanguine augmente, ce qui donne souvent chaud la nuit. Dans les semaines qui suivent l’accouchement, la chute brutale des hormones et l’élimination de l’eau accumulée provoquent fréquemment des sueurs nocturnes abondantes, qui s’atténuent en général en quelques semaines. Chez certaines femmes, les jours qui précèdent les règles s’accompagnent aussi de nuits plus chaudes. En revanche, pendant la grossesse ou après l’accouchement, une fièvre, des frissons, des douleurs ou des pertes inhabituelles doivent faire appeler la sage-femme, le gynécologue ou le médecin sans attendre, et le 15 en cas d’urgence.

Chez l’homme aussi

Les sueurs nocturnes ne sont pas un sujet uniquement féminin. Dans l’enquête de 2002, leur fréquence était aussi élevée chez les hommes entre 41 et 55 ans, et elles étaient associées chez eux aux troubles du sommeil, au surpoids et à l’alcool. Une baisse importante de la testostérone, en particulier lors des traitements hormonaux du cancer de la prostate, peut provoquer de vraies bouffées de chaleur masculines. Hors de ce contexte, chez l’homme, on pense d’abord à l’environnement, à l’alcool, aux médicaments et à l’apnée du sommeil.

La thyroïde qui s’emballe

Une thyroïde trop active, ce qu’on appelle hyperthyroïdie, accélère tout le métabolisme. Le corps produit plus de chaleur et transpire davantage, le jour comme la nuit. Les signes qui doivent y faire penser : palpitations, tremblements fins des mains, nervosité, amaigrissement malgré un bon appétit, intolérance à la chaleur, selles plus fréquentes, troubles du sommeil. Un simple dosage sanguin de la TSH permet de vérifier. Si vous êtes déjà traité pour une thyroïde paresseuse, un traitement devenu trop dosé peut produire les mêmes effets : là encore, c’est au médecin d’ajuster. Pour en savoir plus, voir thyroïde, cortisol et fatigue.

Hypoglycémie nocturne : le cas particulier des personnes diabétiques

Si vous êtes diabétique et traité par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants (ou par un autre médicament qui peut faire baisser le sucre trop bas), des sueurs nocturnes doivent vous faire penser en premier à une hypoglycémie pendant le sommeil. Le corps réagit à la baisse du sucre en libérant de l’adrénaline, qui fait transpirer et accélère le cœur.

Les indices qui doivent alerter :

  • draps ou pyjama mouillés au réveil sans raison de chaleur
  • cauchemars, sommeil agité, réveil en sursaut
  • mal de tête au réveil, fatigue inhabituelle, sensation de « gueule de bois » sans avoir bu
  • glycémie du matin parfois étonnamment haute, par effet rebond
  • un proche qui remarque une respiration agitée, des gestes inhabituels ou une confusion.
Que faire : contrôlez votre glycémie si vous vous réveillez en sueur, appliquez le plan de resucrage que votre médecin vous a donné, et parlez-en rapidement à votre médecin ou à votre diabétologue. Il pourra revoir le traitement, l’horaire des injections ou proposer un capteur de glucose en continu avec alarme. Ne modifiez pas seul vos doses. Si la personne est confuse, ne peut pas avaler ou perd connaissance, on appelle le 15 ou le 112 immédiatement.

Chez une personne non diabétique, l’hypoglycémie nocturne vraie est rare. Les coups de fatigue après les repas relèvent d’autre chose et ne provoquent pas, en général, de sueurs au milieu de la nuit.

Apnée du sommeil : la cause traitable qu’on oublie

C’est sans doute le lien le moins connu du grand public, et pourtant l’un des mieux documentés. Lors d’une apnée obstructive, la gorge se ferme pendant quelques secondes, l’oxygène baisse, et le cerveau déclenche un micro-réveil accompagné d’une décharge d’adrénaline pour relancer la respiration. Répétés des dizaines de fois par heure, ces efforts respiratoires et ces poussées d’adrénaline font transpirer.

Ce que montrent les études
Dans la cohorte islandaise de l’apnée du sommeil, des chercheurs de l’hôpital universitaire national d’Islande, dont la première autrice est Erna Sif Arnardottir, ont comparé 822 patients atteints d’apnée du sommeil non traitée à 703 personnes tirées au sort dans la population générale. Des sueurs nocturnes fréquentes, au moins trois fois par semaine, étaient rapportées par 30,6 % des hommes et 33,3 % des femmes atteints d’apnée, contre 9,3 % des hommes et 12,4 % des femmes de la population générale, soit une fréquence environ trois fois plus élevée. Après deux ans de traitement par pression positive continue bien suivi (au moins 4 heures par nuit, 5 nuits par semaine), la proportion de patients concernés est passée de 33,2 % à 11,5 %, c’est-à-dire au niveau de la population générale (Arnardottir, 2013).
Limites : les sueurs étaient déclarées par les participants et non mesurées, et l’étude porte sur une population islandaise adressée pour traitement.
La conclusion des auteurs est claire : devant des sueurs nocturnes, il faut penser à l’apnée du sommeil. Les signes qui doivent y faire penser :

  • ronflements forts et réguliers, avec des pauses respiratoires remarquées par l’entourage
  • réveils en sursaut avec sensation d’étouffement
  • envies d’uriner la nuit
  • bouche sèche et mal de tête au réveil
  • somnolence dans la journée, en particulier au volant
  • hypertension artérielle difficile à équilibrer.
Le diagnostic repose sur un enregistrement du sommeil prescrit par le médecin, et les traitements, notamment la pression positive continue ou l’orthèse d’avancée mandibulaire, sont efficaces sur la respiration nocturne et souvent sur les sueurs. Pour aller plus loin, consultez apnée du sommeil : symptômes et diagnostic et PPC et orthèse mandibulaire.

Reflux, anxiété, cauchemars : quand la nuit s’agite

Le reflux gastro-œsophagien

Le reflux de l’acide de l’estomac vers l’œsophage, plus fréquent en position allongée et après un repas copieux, fait partie des causes classiquement évoquées dans la démarche diagnostique des sueurs nocturnes. La revue publiée en 2003 par le médecin américain Anthony Viera, qui reste une référence pratique pour les généralistes, cite le reflux parmi les pistes à explorer à l’interrogatoire. Brûlures qui remontent derrière le sternum, goût acide dans la bouche, toux ou voix enrouée au réveil sont les indices. Dîner plus tôt et plus léger, surélever la tête du lit et éviter de se coucher juste après le repas aident souvent. Voir reflux gastrique : soulager et prévenir.

L’anxiété et les attaques de panique nocturnes

Dans l’enquête de 2002, chez les femmes, les sueurs purement nocturnes étaient associées aux attaques de panique. Une crise d’angoisse nocturne réveille brutalement, avec le cœur qui bat fort, une sensation d’étouffement, des tremblements et une transpiration abondante. Plus largement, un stress chronique maintient le système nerveux en alerte et rend le sommeil plus léger, avec des réveils plus fréquents. Si cela vous parle, l’article insomnie et anxiété : briser le cercle de l’hypervigilance propose des pistes concrètes.

Les cauchemars

Un cauchemar intense déclenche la même réaction d’alarme qu’une peur éveillée : accélération du cœur, de la respiration, et sueurs. Des cauchemars fréquents, notamment après un événement traumatisant, méritent d’être pris en charge pour eux-mêmes. Voir cauchemars à répétition chez l’adulte.

Infections et maladies à ne pas manquer, sans alarmisme

C’est la question que beaucoup de lecteurs se posent sans oser la formuler : et si c’était grave ? Les chiffres présentés plus haut rassurent sur le plan général. Mais certaines maladies se manifestent bel et bien par des sueurs nocturnes, et il est important de les connaître pour savoir quand consulter, sans pour autant les imaginer à chaque nuit chaude.

Les infections

Toute infection avec fièvre peut faire transpirer la nuit : grippe, Covid, angine, infection urinaire, pneumonie. La fièvre a tendance à monter le soir, et sa baisse s’accompagne de sueurs. Dans ce cas, les sueurs disparaissent avec l’infection.

Certaines infections, plus rares, donnent des sueurs nocturnes qui durent des semaines :

  • la tuberculose, qui n’a pas disparu en France, et qui se manifeste typiquement par une toux qui dure plus de trois semaines, de la fièvre le soir, des sueurs nocturnes et un amaigrissement. On y pense davantage après un séjour dans un pays où elle est fréquente, en cas de contact avec une personne malade, ou chez les personnes dont l’immunité est affaiblie
  • l’infection par le VIH, en particulier lors de la primo-infection
  • certaines infections du cœur (endocardite), des os ou des abcès profonds
  • certaines infections contractées en voyage.
Une toux qui traîne après un virus n’est le plus souvent pas inquiétante, comme l’explique l’article toux la nuit qui dure après un virus. Mais une toux persistante associée à de la fièvre, des sueurs nocturnes et une perte de poids doit faire consulter.

Les lymphomes et autres causes rares

Les lymphomes, des cancers du système lymphatique, peuvent se manifester par ce que les médecins appellent des symptômes généraux : sueurs nocturnes abondantes et répétées, fièvre sans infection retrouvée, perte de poids inexpliquée. S’y ajoutent souvent des ganglions qui grossissent, au cou, sous les bras ou à l’aine, généralement indolores, et parfois des démangeaisons généralisées. D’autres maladies plus rares, inflammatoires ou hormonales, peuvent aussi être en cause.

Il faut garder les proportions en tête : parmi toutes les personnes qui transpirent la nuit, ces maladies ne concernent qu’une toute petite minorité, et elles s’accompagnent presque toujours d’autres signes. C’est justement la présence de ces autres signes qui fait la différence, d’où la section suivante.

Les 5 signes qui doivent faire consulter rapidement

Si vos sueurs nocturnes s’accompagnent de l’un des signes suivants, consultez votre médecin dans les jours qui viennent, sans attendre que cela passe :

  1. De la fièvre ou des frissons, surtout si elle dure ou revient le soir sans explication.
  2. Une perte de poids inexpliquée, c’est-à-dire sans régime ni changement d’alimentation, de plusieurs kilos en quelques semaines ou mois.
  3. Des ganglions qui grossissent ou persistent, au cou, aux aisselles ou à l’aine.
  4. Une toux persistante, de plus de trois semaines, en particulier avec des crachats ou du sang.
  5. Une fatigue intense, inhabituelle, qui vous empêche de mener vos activités.
Il ne s’agit pas de s’affoler : la plupart du temps, même avec l’un de ces signes, l’explication est bénigne ou facile à traiter. Mais ces situations justifient un examen médical et souvent une prise de sang, pour ne pas passer à côté d’une infection comme la tuberculose ou d’un lymphome, deux maladies qui se soignent d’autant mieux qu’elles sont repérées tôt.

D’autres situations méritent aussi un avis médical, sans forcément d’urgence :

  • des sueurs qui trempent les draps plusieurs nuits par semaine depuis plusieurs semaines, sans cause évidente
  • des démangeaisons généralisées sans problème de peau visible
  • des palpitations, tremblements, nervosité (thyroïde)
  • des ronflements avec pauses respiratoires ou une somnolence dans la journée (apnée du sommeil)
  • une immunité affaiblie (traitement immunosuppresseur, chimiothérapie, VIH), un séjour récent à l’étranger ou un contact avec une personne atteinte de tuberculose.
Enfin, chez une personne diabétique traitée par insuline ou sulfamides, des sueurs nocturnes doivent faire penser à l’hypoglycémie, et une confusion ou une perte de connaissance imposent d’appeler le 15 ou le 112.

Et chez l’enfant ?

Les enfants transpirent facilement pendant le sommeil, en particulier en début de nuit, au moment du sommeil profond, et quand ils sont trop couverts. Un front ou une nuque humides chez un enfant en bonne santé, qui grandit bien, sont en général sans gravité. Les ronflements avec pauses respiratoires existent aussi chez l’enfant, souvent liés à de grosses amygdales ou végétations, et peuvent faire transpirer. Dans tous les cas, des sueurs nocturnes importantes chez un enfant, à plus forte raison avec de la fièvre, une perte de poids, une fatigue, des ganglions, une toux qui dure ou des ronflements, doivent être montrées au pédiatre ou au médecin traitant. Ne donnez pas à un enfant de traitement destiné aux adultes.

Ce qui aide dès ce soir

Une fois les signes d’alerte écartés, ou en attendant votre consultation, plusieurs mesures simples améliorent souvent nettement les nuits. Elles ne remplacent pas un avis médical si les sueurs persistent, mais elles s’attaquent aux causes les plus fréquentes.

La chambre

  • Rafraîchissez la pièce. Le repère couramment proposé se situe autour de 16 à 19 °C. Coupez ou baissez le radiateur de la chambre, aérez une dizaine de minutes avant le coucher, et laissez si possible la porte ou une fenêtre entrouverte.
  • Surveillez l’humidité. Un air trop humide rend la sueur moins efficace pour rafraîchir. Aérer chaque jour suffit souvent. En été, un ventilateur qui brasse l’air aide à évaporer la transpiration.
  • Éloignez les sources de chaleur : écrans, lampes halogènes, radiateur d’appoint près du lit.

Les textiles

  • Une couette adaptée à la saison, voire deux couettes légères qu’on superpose ou qu’on retire. Les couples qui n’ont pas les mêmes besoins gagnent souvent à avoir chacun la sienne.
  • Des fibres respirantes : coton, lin, laine fine ou fibres techniques conçues pour évacuer l’humidité. Évitez les pyjamas en polyester épais et les draps en microfibre qui retiennent la chaleur.
  • Le matelas et l’oreiller : un surmatelas respirant ou un protège-matelas en coton plutôt qu’en plastique. Un oreiller qu’on peut retourner sur la face fraîche.
  • Un kit de nuit près du lit : un tee-shirt de rechange, une petite serviette, un verre d’eau. Changer rapidement de vêtement évite de se refroidir et de remonter la couette.

Les habitudes du soir

  • Limitez l’alcool, surtout dans les trois à quatre heures avant le coucher. Si vous n’arrivez pas à réduire, parlez-en à votre médecin.
  • Dînez plus léger et un peu plus tôt, en évitant les plats très gras et très épicés le soir.
  • Évitez la caféine à partir du milieu de l’après-midi.
  • Prenez une douche tiède, pas brûlante, avant de vous coucher : elle favorise la baisse naturelle de la température du corps.
  • Gardez le sport intense pour la journée ou le début de soirée, plutôt que juste avant de dormir.
  • Buvez suffisamment dans la journée pour compenser les pertes de la nuit.

Quand l’anxiété s’en mêle : se détendre avant de dormir

Quand le stress, les ruminations ou les réveils anxieux sont au premier plan, les techniques de relaxation peuvent aider à faire redescendre le système nerveux avant le coucher et après un réveil en sueur. La respiration lente, la relaxation musculaire progressive et la sophrologie en font partie. Elles n’agissent pas sur une cause médicale comme une infection ou un médicament, mais elles peuvent réduire la part liée à l’hypervigilance et rendre les réveils moins angoissants. Des exercices guidés sont proposés dans sophrologie du sommeil : exercices pour lâcher prise le soir.

Après un réveil en sueur, une petite routine aide à se rendormir : se changer sans allumer la grande lumière, boire quelques gorgées d’eau, retourner l’oreiller, puis faire quelques respirations lentes en allongeant l’expiration. Inutile de regarder l’heure, cela ne fait qu’ajouter de la tension.

Un carnet de nuits pour y voir clair

Pendant deux semaines, notez chaque matin : l’intensité des sueurs (de 0 à 3), l’heure approximative, la température de la chambre si vous la connaissez, ce que vous avez mangé et bu la veille, vos médicaments, votre niveau de stress, et pour les femmes, le jour du cycle. Notez aussi tout autre symptôme : fièvre, toux, ronflements rapportés, palpitations. Ce carnet est utile pour repérer vous-même un déclencheur, et précieux si vous consultez.

Quand consulter, et ce que le médecin peut proposer

Consultez votre médecin traitant si vos sueurs nocturnes persistent malgré les ajustements de la chambre et des habitudes, si elles abîment votre sommeil ou votre vie de couple, si elles sont apparues après un nouveau traitement, ou bien sûr si l’un des signes d’alerte décrits plus haut est présent.

Comment se passe la consultation

La revue d’Anthony Viera résume la démarche : tout commence par l’interrogatoire. Le médecin vous demandera depuis quand les sueurs existent, à quelle fréquence, si elles surviennent aussi le jour, quels médicaments vous prenez, votre consommation d’alcool, vos cycles ou votre statut ménopausique, vos ronflements, votre humeur, vos voyages récents et vos éventuels contacts avec des malades. Il recherchera ensuite des signes associés : fièvre, perte de poids, ganglions, anomalies de la thyroïde, souffle au cœur.

Les examens possibles

Selon ce que montrent l’interrogatoire et l’examen, le médecin peut proposer :

  • une prise de sang : numération formule sanguine, marqueurs de l’inflammation, glycémie, bilan thyroïdien, parfois sérologies (dont le VIH)
  • une radiographie du thorax, en particulier en cas de toux
  • un enregistrement du sommeil si une apnée est suspectée
  • d’autres examens plus ciblés si nécessaire.
Pour savoir quels examens sont habituellement demandés en cas de fatigue associée, voir bilan sanguin et fatigue : quels examens demander.

Dans de nombreux cas, aucun examen n’est nécessaire : un ajustement de l’environnement, d’un traitement ou des habitudes suffit. Et quand aucune cause précise n’est trouvée malgré un bilan normal, ce qui arrive souvent, le pronostic reste rassurant, comme le montrent les cohortes de James Mold. Le médecin pourra alors vous proposer un suivi simple et réévaluer si de nouveaux signes apparaissent.

Les professionnels qui peuvent vous accompagner

  • Le médecin traitant, en première ligne, pour le bilan et l’orientation.
  • Le pharmacien, pour repérer un médicament en cause.
  • Le gynécologue ou la sage-femme, pour la périménopause, la ménopause, la grossesse et le post-partum.
  • Le médecin du sommeil ou le pneumologue, si une apnée du sommeil est suspectée.
  • Le diabétologue, en cas d’hypoglycémies nocturnes.
  • Le pédiatre, pour les enfants.
  • Un sophrologue ou un psychologue, en complément, quand le stress et l’anxiété entretiennent les réveils.

FAQ

Est-ce normal de transpirer autant la nuit ?

C’est fréquent. Dans une enquête de médecine générale, 41 % des adultes déclaraient des sueurs nocturnes dans le mois écoulé. Dans la majorité des cas, la cause est banale : chambre ou literie trop chaudes, alcool, repas, médicament, variation hormonale ou stress. Ce qui n’est pas normal, c’est que ces sueurs s’accompagnent de fièvre, de perte de poids inexpliquée, de ganglions, d’une toux persistante ou d’une fatigue intense : dans ce cas, il faut consulter rapidement.

Pourquoi un homme peut-il transpirer la nuit ?

Les hommes sont autant concernés que les femmes, avec un pic entre 41 et 55 ans. Les causes les plus fréquentes chez eux sont l’environnement de sommeil, l’alcool, le surpoids, certains médicaments comme les antidépresseurs, et l’apnée du sommeil, qui multiplie par trois environ la fréquence des sueurs nocturnes. Plus rarement, une baisse importante de la testostérone, notamment lors de certains traitements du cancer de la prostate, peut donner de vraies bouffées de chaleur.

Mon antidépresseur peut-il me faire transpirer la nuit ?

Oui, c’est un effet indésirable connu de plusieurs familles d’antidépresseurs. Il ne faut surtout pas arrêter le traitement de vous-même. Parlez-en à votre médecin : il peut adapter la dose, changer de molécule ou proposer une autre solution, en tenant compte de votre situation. Si vous ne vous sentez pas bien moralement, le 3114 répond jour et nuit.

Faut-il s’inquiéter d’un cancer quand on transpire la nuit ?

Dans l’immense majorité des cas, non. Les études menées en médecine générale n’ont pas montré de mortalité plus élevée chez les personnes qui déclarent des sueurs nocturnes. Les lymphomes et certaines infections comme la tuberculose peuvent donner des sueurs nocturnes, mais presque toujours avec d’autres signes : fièvre, perte de poids, ganglions, toux persistante, grande fatigue. C’est la présence de ces signes qui doit faire consulter rapidement.

Quel lien entre sueurs nocturnes et apnée du sommeil ?

Les efforts respiratoires et les décharges d’adrénaline qui accompagnent chaque apnée font transpirer. Dans la cohorte islandaise, les sueurs nocturnes fréquentes étaient environ trois fois plus courantes chez les personnes atteintes d’apnée non traitée, et revenaient au niveau de la population générale après deux ans de traitement bien suivi. Si vous ronflez fort, si l’on a remarqué des pauses respiratoires ou si vous êtes somnolent dans la journée, parlez-en à votre médecin.

Que faire pour mieux dormir en attendant de consulter ?

Rafraîchissez la chambre (autour de 16 à 19 °C), choisissez une couette adaptée à la saison et des textiles respirants comme le coton ou le lin, limitez l’alcool et les repas lourds le soir, gardez un tee-shirt de rechange près du lit et tenez un carnet de nuits pendant deux semaines. Si l’anxiété vous réveille, des exercices de respiration lente ou de sophrologie peuvent aider à vous rendormir.

Trouver un sophrologue près de chez vous

Quand le stress, les ruminations ou les réveils anxieux entretiennent les nuits difficiles, un accompagnement en sophrologie peut compléter la prise en charge médicale, sans jamais la remplacer. Un sophrologue vous apprend des exercices de respiration et de relaxation à pratiquer le soir et après un réveil nocturne, pour retrouver plus facilement le sommeil. Trouvez un sophrologue sur ViziWell et commencez par faire le point avec votre médecin si vos sueurs nocturnes persistent.

Sources

  1. Mold JW, Holtzclaw BJ, McCarthy L. Night sweats: a systematic review of the literature. Journal of the American Board of Family Medicine. 2012, 25(6):878-893. PMID : 23136329. DOI : 10.3122/jabfm.2012.06.120033
  2. Mold JW, Mathew MK, Belgore S, DeHaven M. Prevalence of night sweats in primary care patients: an OKPRN and TAFP-Net collaborative study. Journal of Family Practice. 2002, 51(5):452-456. PMID : 12019054
  3. Mold JW, Roberts M, Aboshady HM. Prevalence and predictors of night sweats, day sweats, and hot flashes in older primary care patients: an OKPRN study. Annals of Family Medicine. 2004, 2(5):391-397. PMID : 15506569. DOI : 10.1370/afm.72
  4. Mold JW, Lawler F. The prognostic implications of night sweats in two cohorts of older patients. Journal of the American Board of Family Medicine. 2010, 23(1):97-103. PMID : 20051548. DOI : 10.3122/jabfm.2010.01.090052
  5. Arnardottir ES, Janson C, Bjornsdottir E, et al. Nocturnal sweating, a common symptom of obstructive sleep apnoea: the Icelandic sleep apnoea cohort. BMJ Open. 2013, 3(5):e002795. PMID : 23674447. DOI : 10.1136/bmjopen-2013-002795
  6. Viera AJ, Bond MM, Yates SW. Diagnosing night sweats. American Family Physician. 2003, 67(5):1019-1024. PMID : 12643362
  7. Marcy TR, Britton ML. Antidepressant-induced sweating. Annals of Pharmacotherapy. 2005, 39(4):748-752. PMID : 15728327. DOI : 10.1345/aph.1E564
  8. Freeman EW, Sherif K. Prevalence of hot flushes and night sweats around the world: a systematic review. Climacteric. 2007, 10(3):197-214. PMID : 17487647. DOI : 10.1080/13697130601181486
  9. Okamoto-Mizuno K, Mizuno K. Effects of thermal environment on sleep and circadian rhythm. Journal of Physiological Anthropology. 2012, 31(1):14. PMID : 22738673. DOI : 10.1186/1880-6805-31-14
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

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Auteurs des sources scientifiques

KO

Kazue Okamoto-Mizuno

Chercheuse en physiologie du sommeil et environnement thermique — Kansei Fukushi Research Center, Tohoku Fukushi University, Sendai, Japan

Première autrice de la revue « Effects of thermal environment on sleep and circadian rhythm » (Journal of Physiological Anthropology, 2012).

EA

Erna Sif Arnardottir

Chercheuse en médecine du sommeil — Department of Respiratory Medicine and Sleep, Landspitali, The National University Hospital of Iceland, Reykjavik, Iceland

Première autrice de l’étude de la cohorte islandaise de l’apnée du sommeil sur les sueurs nocturnes (BMJ Open, 2013).

AV

Anthony J. Viera

Médecin de famille et chercheur — Family Practice Department, Naval Hospital Jacksonville, Jacksonville, Florida, USA

Premier auteur de la revue « Diagnosing night sweats » (American Family Physician, 2003).

TM

Todd R. Marcy

Pharmacien clinicien — College of Pharmacy, University of Oklahoma Health Sciences Center, Oklahoma City, USA

Premier auteur de l’article « Antidepressant-induced sweating » (Annals of Pharmacotherapy, 2005).

JM

James W. Mold

Médecin de famille et chercheur en soins primaires — Department of Family and Preventive Medicine, University of Oklahoma Health Sciences Center, Oklahoma City, USA

Premier auteur de plusieurs études de référence sur les sueurs nocturnes en médecine générale, dont la revue systématique « Night sweats: a systematic review of the literature » (Journal of the American Board of Family Medicine, 2012).