Phytothérapie et fertilité : quelles plantes pour concevoir, lesquelles éviter
Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie
🔎 Réponse en bref : gattilier, maca, tribulus, trèfle rouge et ashwagandha reviennent sans cesse dans les conseils aux couples qui veulent un enfant. Les études qui les concernent existent, mais elles sont souvent petites, de durée courte, parfois financées par des fabricants, et elles mesurent rarement ce qui compte vraiment : une grossesse menée à terme. Le gattilier a surtout été étudié dans le syndrome prémenstruel et l’excès discret de prolactine. La maca et l’ashwagandha ont des données sur la qualité du sperme, encore fragiles. Le tribulus et le trèfle rouge reposent sur des preuves très minces pour la conception. Une règle s’impose : toute plante s’arrête dès que la grossesse est confirmée, sauf avis médical, et aucune ne se prend pendant une PMA sans l’accord de l’équipe. Un bilan de fertilité s’impose après 12 mois d’essais sans succès, ou après 6 mois si la femme a 35 ans ou plus.Vous essayez d’avoir un enfant depuis quelques mois. Dans les forums, sur les réseaux sociaux, au rayon des compléments de la pharmacie ou chez une amie qui « a fini par y arriver », les mêmes noms reviennent : gattilier pour « réguler le cycle », maca pour « booster la fertilité », tribulus pour « la testostérone », trèfle rouge pour « les hormones », ashwagandha pour « le stress qui bloque tout ». Il est tout à fait compréhensible d’avoir envie de mettre toutes les chances de son côté, et de chercher des solutions douces qui donnent le sentiment d’agir.
Cet article fait le point, plante par plante, sur ce que montrent réellement les études, sur leurs limites, et surtout sur les précautions indispensables : plantes à éviter pendant les essais et en début de grossesse, interactions avec la contraception et avec les traitements de PMA, et repères pour savoir quand consulter. L’objectif n’est pas de vous décourager, mais de vous aider à faire des choix éclairés, en complément d’un suivi médical, jamais à sa place.
Pourquoi tant de couples se tournent vers les plantes pour concevoir
Un besoin d’agir pendant l’attente
L’attente d’une grossesse peut être longue, et chaque cycle qui se termine par l’arrivée des règles est vécu comme une petite déception. Dans ce contexte, les plantes séduisent pour plusieurs raisons. Elles semblent naturelles, accessibles sans ordonnance, et elles donnent au couple un rôle actif, là où la médecine demande souvent de patienter. Elles s’inscrivent aussi dans une démarche plus globale de soin de soi : mieux manger, mieux dormir, réduire le stress.
Ce besoin est légitime. Il est d’ailleurs largement partagé : dans une enquête menée dans un centre irlandais de fécondation in vitro, 46 % des patientes déclaraient utiliser régulièrement des préparations à base de plantes, et 38 % en avaient pris dans les trois mois précédant leur traitement. Un chiffre frappe davantage : aucune de ces patientes n’en avait parlé à l’équipe médicale avant la procédure (Shannon et al., 2010). C’est précisément ce silence qui pose problème, bien plus que l’intérêt pour les plantes en lui-même.
« Naturel » ne veut pas dire « sans effet »
Une plante qui agit sur les hormones est, par définition, une plante active. Si le gattilier peut modifier la sécrétion de prolactine, s’il peut influencer le cycle, c’est qu’il a un effet pharmacologique réel. Et un effet réel peut être utile dans certaines situations, neutre dans d’autres, voire indésirable dans d’autres encore, notamment au moment d’une stimulation ovarienne ou dans les premières semaines d’une grossesse, quand l’embryon est particulièrement sensible.
Garder cette idée en tête permet de sortir d’une opposition stérile entre « les plantes, c’est inoffensif » et « les plantes, c’est dangereux ». La bonne question est plutôt : quelle plante, pour quelle personne, à quel moment du projet, avec quel suivi ?
Ce que les plantes ne remplacent pas
Avant d’entrer dans le détail, rappelons ce qu’aucune plante ne peut faire. Elle ne débouche pas une trompe, ne corrige pas une endométriose profonde, ne compense pas une réserve ovarienne très basse liée à l’âge, et ne remplace pas un spermogramme. De nombreuses causes d’infertilité nécessitent un diagnostic médical précis. Pour mieux comprendre les grandes étapes de la conception, vous pouvez lire notre article sur les mécanismes de l’ovulation et de la fécondation, puis celui consacré à l’âge et l’horloge biologique.
Lire une étude sur les plantes et la fertilité : les pièges à connaître
Le bon critère : la naissance, pas la prise de sang
Dans les recherches sur la fertilité, le critère qui intéresse les couples est simple : obtenir une grossesse qui aboutit à la naissance d’un bébé en bonne santé. Or la grande majorité des études sur les plantes mesurent des critères intermédiaires : un taux d’hormone, la durée de la phase lutéale, la concentration ou la mobilité des spermatozoïdes. Ces paramètres sont intéressants, mais une amélioration sur une prise de sang ou un spermogramme ne garantit pas une hausse des naissances.
La taille et la qualité des essais
Beaucoup d’essais incluent quelques dizaines de participants seulement, parfois une vingtaine. Avec des effectifs aussi faibles, un résultat peut apparaître ou disparaître par simple hasard. D’autres études n’ont pas de groupe témoin : on mesure les paramètres avant et après la prise de la plante, sans comparer avec des personnes qui n’en ont pas pris. Or, chez les hommes dont le spermogramme est anormal, les valeurs s’améliorent souvent spontanément d’une analyse à l’autre, simplement parce qu’elles varient beaucoup naturellement. Sans groupe de comparaison, il est impossible de savoir si la plante y est pour quelque chose.
Les produits testés ne sont pas ceux du commerce
Un extrait standardisé utilisé dans un essai clinique n’a souvent rien à voir avec la poudre achetée en ligne : la partie de la plante, le mode d’extraction, la teneur en composés actifs et la pureté varient énormément. Certaines études portent sur des mélanges de plusieurs plantes et vitamines, ce qui empêche d’attribuer un effet à l’une d’elles. Enfin, une partie des essais est financée par les fabricants, ce qui n’invalide pas les résultats mais invite à la prudence. Pour mieux comprendre ces différences, notre guide sur les formes galéniques en phytothérapie détaille ce qui distingue une teinture, une gélule ou un extrait standardisé.
Le gattilier (Vitex agnus-castus) : la plante la plus étudiée chez la femme
D’où vient sa réputation
Le gattilier, ou « poivre des moines », est un arbuste méditerranéen dont on utilise les fruits. Il est traditionnellement associé aux troubles du cycle féminin. Son mécanisme le plus documenté passe par une action de type dopaminergique sur l’hypophyse, qui tend à réduire la sécrétion de prolactine. Or un excès modéré de prolactine, parfois appelé hyperprolactinémie latente, peut raccourcir la phase lutéale, cette seconde partie du cycle pendant laquelle l’endomètre se prépare à accueillir un embryon.
Ce que montrent les études
La revue systématique de van Die et ses collègues, publiée en 2013 dans Planta Medica, a analysé 12 essais randomisés sur les extraits de gattilier utilisés seuls. Huit portaient sur le syndrome prémenstruel, deux sur le trouble dysphorique prémenstruel et deux sur l’hyperprolactinémie latente. Dans le syndrome prémenstruel, sept essais sur huit ont trouvé le gattilier supérieur au comparateur (groupe témoin sans principe actif, vitamine B6 ou magnésium). Dans l’hyperprolactinémie latente, un essai a montré une baisse de la sécrétion de prolactine stimulée, une normalisation d’une phase lutéale raccourcie et une hausse de la progestérone en milieu de phase lutéale. Les effets indésirables étaient légers et peu fréquents. Mais aucun de ces essais n’avait pour objectif principal le taux de grossesse ou de naissance.
Ce que cela signifie pour un couple qui veut concevoir
Ces résultats sont encourageants pour le confort du cycle et pour une situation hormonale bien précise. Ils ne permettent pas d’affirmer que le gattilier augmente les chances de tomber enceinte chez une femme dont le cycle est normal. Une élévation de la prolactine doit d’ailleurs toujours être explorée médicalement : elle peut être liée à un médicament, à un trouble de la thyroïde ou, plus rarement, à un petit adénome de l’hypophyse qui nécessite un suivi spécifique. Prendre du gattilier « au cas où », sans dosage hormonal préalable, revient à traiter une anomalie qui n’existe peut-être pas, et à masquer éventuellement une cause qui mérite d’être identifiée.
Le signal d’alerte pendant une FIV
Un cas clinique publié dès 1994 dans Human Reproduction reste instructif. Une femme suivie en FIV sur cycle naturel, sans stimulation, avait présenté trois cycles hormonalement normaux. Au quatrième, elle a pris du gattilier dès le début du cycle : ses dosages d’hormones sont devenus désordonnés, plusieurs follicules se sont développés et elle a présenté des symptômes évoquant une hyperstimulation ovarienne légère. Les deux cycles suivants, sans la plante, sont redevenus normaux (Cahill et al., 1994). Un cas isolé ne prouve pas une relation de cause à effet, mais il illustre bien pourquoi une plante active sur l’axe hormonal ne doit jamais être ajoutée à un protocole de PMA sans en informer l’équipe.
Sécurité et contre-indications
Une revue systématique des effets indésirables du gattilier conclut que ceux-ci sont généralement légers et réversibles : nausées, maux de tête, troubles digestifs, troubles du cycle, acné, démangeaisons ou éruptions cutanées. Les auteurs recommandent toutefois d’éviter la plante pendant la grossesse et l’allaitement, et signalent une possible interférence théorique avec les médicaments agissant sur la dopamine (Daniele et al., 2005). Concrètement, le gattilier n’a pas sa place chez une femme qui prend un traitement antipsychotique, un traitement de la maladie de Parkinson, ou un médicament pour l’hyperprolactinémie, sauf avis médical explicite. Il est aussi à éviter en association avec une contraception hormonale ou un traitement hormonal, dont il pourrait théoriquement perturber l’équilibre.
La maca (Lepidium meyenii) : beaucoup de promesses, des preuves encore minces
Une racine andine devenue « superaliment »
La maca est une plante de la famille du chou, cultivée sur les hauts plateaux des Andes, dont on consomme la racine séchée, souvent en poudre. Elle est traditionnellement associée à la vitalité et à la fertilité, et elle est aujourd’hui vendue comme « superaliment » dans les magasins bio. Contrairement à une idée reçue tenace, elle ne contient pas d’hormones et les études chez l’humain ne montrent pas de modification nette des taux de testostérone ou d’œstrogènes.
Les données sur la qualité du sperme
Plusieurs petits essais ont exploré l’effet de la maca sur le spermogramme. Une étude péruvienne ancienne, sans groupe témoin, rapportait une hausse du volume et de la concentration du sperme chez des hommes en bonne santé (Gonzales et al., 2001). Depuis, quelques essais randomisés ont été menés.
Ce que montrent les études
En 2022, Lee et ses collègues ont publié dans Frontiers in Pharmacology une revue systématique avec méta-analyse des essais randomisés sur la maca et la qualité du sperme. Cinq essais ont été retenus. Chez les hommes infertiles, trois essais montraient des résultats mitigés sur la concentration et la mobilité des spermatozoïdes, et la méta-analyse n’a pas mis en évidence d’augmentation significative de la concentration par rapport au groupe témoin. Chez les hommes en bonne santé, deux essais montraient eux aussi des effets mitigés. Les auteurs concluent que les effets de la maca sur le sperme restent incertains et que le nombre d’essais et de participants est trop faible pour tirer des conclusions fermes.
Et chez la femme ?
Les données sur la maca et la fertilité féminine sont encore plus rares. Certaines études portent sur des mélanges commerciaux associant maca, gattilier et vitamines, ce qui empêche d’isoler l’effet de chaque composant. La maca est aussi parfois proposée pour la libido, ce qui peut avoir un intérêt indirect pour un couple dont la sexualité est devenue « programmée » et source de pression. Mais il ne faut pas en attendre un effet sur l’ovulation.
Précautions
La maca est généralement bien tolérée en tant qu’aliment. Sa qualité varie toutefois beaucoup d’un produit à l’autre, et certaines poudres importées peuvent contenir des contaminants, dont des métaux lourds, si la filière n’est pas contrôlée. Comme les autres plantes, elle n’a pas été évaluée pendant la grossesse : on l’arrête donc dès que la grossesse est confirmée, sauf avis du médecin ou de la sage-femme. Elle appartient à la famille des crucifères : en cas de trouble thyroïdien, il est prudent d’en parler à son médecin.
L’ashwagandha (Withania somnifera) : du stress au spermogramme
Une plante adaptogène très populaire
L’ashwagandha est une plante majeure de la médecine ayurvédique, connue en Occident pour son action sur le stress. Plusieurs méta-analyses suggèrent qu’elle peut aider à réduire le stress perçu et le cortisol, comme nous le détaillons dans notre article sur l’ashwagandha, le stress et l’anxiété. Le lien avec la fertilité est donc souvent présenté de manière indirecte : moins de stress, meilleure fertilité. Ce raccourci est séduisant mais simplificateur. Le stress pèse sur le vécu du parcours, mais son rôle direct dans l’infertilité reste débattu, comme l’explique notre dossier stress et fertilité.
Les études chez l’homme
L’intérêt plus direct de l’ashwagandha concerne la fertilité masculine. Une étude indienne publiée dans Fertility and Sterility a comparé 75 hommes fertiles à 75 hommes en bilan d’infertilité. Après la prise de racine d’ashwagandha, les hommes infertiles présentaient une baisse des marqueurs de stress oxydatif dans le liquide séminal, une amélioration du nombre et de la mobilité des spermatozoïdes, ainsi qu’une évolution favorable de la testostérone, de la LH, de la FSH et de la prolactine (Ahmad et al., 2010). Il s’agissait toutefois d’une étude prospective sans comparaison avec un groupe d’hommes infertiles non traités.
Ce que montrent les études
Un essai pilote randomisé mené en Inde chez 46 hommes ayant un nombre de spermatozoïdes bas (oligospermie) a comparé un extrait de racine d’ashwagandha à un produit sans principe actif pendant 90 jours. Dans le groupe ashwagandha, la concentration de spermatozoïdes, le volume de sperme et la mobilité ont nettement augmenté par rapport au début de l’étude, alors que l’amélioration était minime dans le groupe témoin (Ambiye et al., 2013). Ces résultats sont intéressants, mais l’essai était de petite taille, de courte durée, mené sur un extrait commercial précis, et il ne mesurait pas le taux de grossesse chez les partenaires. Il faudra des essais plus larges et indépendants pour confirmer ces observations.
Les précautions spécifiques
L’ashwagandha n’est pas anodine. Des cas d’atteinte du foie ont été rapportés avec des compléments qui en contenaient, et certaines autorités sanitaires européennes, au Danemark notamment, ont restreint sa commercialisation. Elle est déconseillée pendant la grossesse : dans la tradition comme dans les mises en garde actuelles, elle fait partie des plantes à éviter chez la femme enceinte. Elle peut aussi interagir avec les traitements de la thyroïde, les sédatifs, les traitements du diabète ou de l’hypertension, et les immunosuppresseurs. Pour la femme qui essaie de concevoir, la prudence s’impose donc : la phase « on essaie » peut à tout moment devenir une grossesse débutante qui n’est pas encore connue. Pour l’homme, la question peut se discuter plus sereinement avec un professionnel, après un spermogramme.
Le tribulus (Tribulus terrestris) : une réputation plus solide que les preuves
La plante de la « testostérone »
Le tribulus est une plante rampante des régions chaudes, très présente dans les compléments destinés aux sportifs et aux hommes, avec la promesse d’augmenter la testostérone et la libido. Son principal composé, la protodioscine, est censé agir sur la production d’hormones masculines.
Des résultats discordants
Les données chez l’homme sont limitées et contradictoires. Une étude brésilienne publiée dans Andrologia a suivi 65 hommes dont le spermogramme était anormal et qui prenaient un extrait sec de tribulus : les auteurs rapportent une amélioration de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes, ainsi qu’une hausse de la dihydrotestostérone (Salgado et al., 2017). Mais là encore, il n’y avait pas de groupe témoin, ce qui empêche de distinguer l’effet de la plante des variations naturelles du spermogramme. D’autres travaux, menés chez des hommes sans trouble hormonal, n’ont pas montré de hausse significative de la testostérone.
Retenez surtout ceci : chez un homme dont la testostérone est basse, la cause doit être recherchée médicalement. Et prendre de la testostérone ou de la DHEA « pour booster la fertilité » est une fausse bonne idée : la testostérone apportée de l’extérieur freine la production de spermatozoïdes par les testicules, au point de pouvoir les faire chuter fortement. Aucune plante, aucun complément « hormonal » ne devrait être pris sans avis médical dans un projet de conception.
Précautions
Quelques cas isolés d’effets indésirables hépatiques ou rénaux ont été rapportés avec des compléments contenant du tribulus, parfois à fortes doses ou en association avec d’autres produits. Le tribulus peut aussi interagir avec les traitements du diabète et de l’hypertension. Il n’a pas de place chez la femme enceinte.
Le trèfle rouge (Trifolium pratense) : un phyto-œstrogène à manier avec prudence
Une plante de la ménopause, pas de la conception
Le trèfle rouge est riche en isoflavones, des molécules végétales dont la structure ressemble à celle des œstrogènes et qui peuvent se fixer sur leurs récepteurs. C’est pour cette raison qu’il est surtout étudié dans les bouffées de chaleur de la ménopause, comme nous l’expliquons dans notre article sur les phyto-œstrogènes et la ménopause. Ses recommandations pour « soutenir la fertilité » relèvent surtout de la tradition et du marketing : il n’existe pas d’essai clinique solide montrant qu’il augmente les chances de grossesse.
Pourquoi la prudence est de mise
Chez une femme en âge de procréer, dont les hormones fonctionnent normalement, ajouter des substances à activité œstrogénique n’a rien d’anodin. Les phyto-œstrogènes peuvent théoriquement perturber le dialogue subtil entre l’hypophyse et les ovaires, et leur effet sur l’ovulation n’est pas démontré. Ils sont aussi contre-indiqués, ou à discuter impérativement avec l’oncologue, en cas d’antécédent personnel de cancer hormonodépendant, comme certains cancers du sein ou de l’endomètre. Enfin, le trèfle rouge contient des coumarines, ce qui justifie la prudence en cas de traitement anticoagulant. Pendant la grossesse, il est à éviter.
Les autres plantes souvent citées
Plantes « pour les femmes » des traditions anciennes
On voit aussi passer, dans les conseils en ligne, le framboisier (feuilles), l’alchémille, l’achillée, le dong quai (angélique chinoise), l’actée à grappes noires ou le shatavari. Certaines ont un usage traditionnel ancien, mais aucune ne dispose de preuves cliniques solides dans la conception. Plusieurs posent même problème : le dong quai et l’actée à grappes noires ont une activité sur l’utérus ou sur les hormones, et l’actée a été associée à de rares atteintes du foie. Les feuilles de framboisier sont traditionnellement réservées à la fin de grossesse, sur avis de la sage-femme, et non à la période de conception.
Le cas du syndrome des ovaires polykystiques
Les femmes atteintes d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sont nombreuses à chercher des solutions par les plantes. Une revue de 2014 a recensé les plantes étudiées dans cette indication, notamment la cannelle, la réglisse, la pivoine, le tribulus ou le gattilier, en croisant les données de laboratoire et les quelques données cliniques disponibles (Arentz et al., 2014). Les auteurs relèvent des pistes intéressantes sur la régularité des cycles et sur certains marqueurs hormonaux, mais soulignent la faible qualité des essais. Le SOPK reste une situation médicale à part entière, dont la prise en charge repose d’abord sur l’hygiène de vie et sur le suivi médical, comme l’explique notre article sur le SOPK et la fertilité.
Les huiles essentielles
Les huiles essentielles sont des concentrés très puissants de molécules végétales. Plusieurs d’entre elles sont neurotoxiques ou peuvent agir sur l’utérus, et la plupart sont déconseillées pendant les trois premiers mois de grossesse. Nous avons consacré un article complet à l’aromathérapie et la fertilité pour vous aider à y voir clair.
Les plantes à éviter pendant les essais de conception et en début de grossesse
Pourquoi la période des essais est déjà une période à risque
Une grossesse débute environ deux semaines avant la date des règles attendues, et elle n’est généralement découverte qu’après le retard de règles, soit deux à quatre semaines après la fécondation. Or c’est précisément pendant ces premières semaines que se mettent en place les organes de l’embryon. Autrement dit, quand un couple « essaie », la femme peut déjà être enceinte sans le savoir pendant une partie de chaque cycle. C’est pourquoi les règles de prudence de la grossesse s’appliquent en grande partie dès la période des essais.
Les grandes familles de plantes à éviter
Sans prétendre à l’exhaustivité, voici les catégories de plantes qui posent problème pendant les essais et en début de grossesse :
- Les plantes dites emménagogues ou stimulantes de l’utérus : armoise, rue, tanaisie, sauge officinale en usage concentré, hydrastis, grande camomille, angélique. Traditionnellement utilisées pour « faire venir les règles », elles peuvent théoriquement favoriser des contractions ou une fausse couche.
- Les plantes à activité hormonale : gattilier, trèfle rouge, actée à grappes noires, dong quai, houblon à forte dose, réglisse en excès. Leur effet sur un embryon ou sur l’équilibre hormonal du début de grossesse n’est pas connu.
- Les plantes à visée laxative puissante : séné, bourdaine, cascara, aloe vera en latex, qui peuvent stimuler l’intestin et, par voisinage, l’utérus.
- Le millepertuis, à cause de ses nombreuses interactions médicamenteuses, dont celle avec la contraception hormonale.
- Les adaptogènes sans données de sécurité chez la femme enceinte, au premier rang desquels l’ashwagandha.
- Les huiles essentielles par voie orale, à proscrire en dehors d’un avis spécialisé.
Les tisanes du quotidien
Une tisane de verveine, de tilleul ou de camomille matricaire en quantité modérée est généralement considérée comme compatible avec une grossesse débutante. La prudence porte surtout sur les mélanges « spécial fertilité » ou « spécial femme » dont la composition est mal connue, sur les dosages concentrés et sur les cures prolongées. Notre article sur la préparation des tisanes et infusions vous donne les bases d’un usage raisonné.
La règle d’or : tout arrêter dès le test positif
Dès qu’un test de grossesse est positif, toute plante prise « pour la fertilité » doit être arrêtée, sauf avis explicite de votre médecin, de votre gynécologue ou de votre sage-femme. Cette règle s’applique aussi aux compléments qui associent plantes et vitamines : seule la supplémentation prescrite ou conseillée par votre professionnel de santé, comme l’acide folique, doit être poursuivie. Pour accompagner les inconforts de la grossesse en toute sécurité, vous pouvez consulter notre article sur la naturopathie pendant la grossesse.
Plantes et PMA : jamais sans l’accord de l’équipe
Pourquoi la stimulation ovarienne change tout
Une stimulation ovarienne en vue d’une insémination ou d’une FIV repose sur un dosage très précis d’hormones, ajusté jour après jour selon les échographies et les prises de sang. Ajouter une plante qui agit sur l’hypophyse, sur les œstrogènes ou sur la prolactine, c’est introduire une variable inconnue dans un protocole millimétré. Le cas rapporté avec le gattilier lors d’une FIV en cycle naturel illustre ce risque de réponse ovarienne inattendue.
Les risques au moment du prélèvement
Le prélèvement des ovocytes se fait sous anesthésie ou sédation. Certaines plantes peuvent interagir avec les produits anesthésiques ou modifier la coagulation, ce qui augmente le risque de saignement lors de la ponction : c’est le cas des plantes riches en coumarines, du ginkgo, de l’ail ou du gingembre à dose concentrée. C’est pour cette raison que l’étude irlandaise citée plus haut avait été menée par des anesthésistes, inquiets de constater que les patientes ne déclaraient pas leurs compléments.
Comment en parler à l’équipe
La démarche la plus simple consiste à apporter à la consultation la liste précise de ce que vous prenez, avec les noms commerciaux, la composition complète et la fréquence de prise. L’équipe pourra vous dire ce qui peut être poursuivi, ce qui doit être suspendu et à quel moment. Les deux membres du couple sont concernés : un complément pris par l’homme peut aussi avoir un impact, par exemple s’il contient des substances hormonales ou de la DHEA. Si vous êtes en parcours de PMA et cherchez un accompagnement complémentaire, notre article sur l’acupuncture et la PMA présente une autre approche, elle aussi à coordonner avec l’équipe médicale.
Plantes et contraception : les interactions à connaître
Pendant la période qui précède les essais
Beaucoup de couples commencent à s’intéresser aux plantes avant même d’arrêter la contraception, pour « préparer le terrain ». C’est à ce moment qu’il faut se méfier des interactions. Le millepertuis, utilisé contre la déprime légère, est l’exemple le plus connu : il accélère l’élimination de nombreux médicaments, dont les hormones contraceptives, et peut diminuer l’efficacité de la pilule, de l’implant ou de l’anneau, avec un risque de grossesse non programmée. Les plantes à activité hormonale, comme le gattilier ou le trèfle rouge, peuvent aussi théoriquement perturber l’équilibre d’une contraception hormonale.
Plus largement, les interactions avec les traitements
Les plantes peuvent interagir avec de nombreux traitements : anticoagulants et antiagrégants, traitements de la thyroïde, antidépresseurs, antiépileptiques, traitements du diabète ou de l’hypertension. Avant toute cure, il est essentiel de signaler à votre médecin ou à votre pharmacien l’ensemble des produits que vous prenez. Notre dossier sur les interactions entre plantes et médicaments détaille les associations à surveiller.
Phyto-œstrogènes et cancers hormonodépendants : une vigilance particulière
Certaines femmes qui envisagent une grossesse ont un antécédent de cancer du sein, de l’endomètre ou de l’ovaire, parfois après une préservation de la fertilité. D’autres ont un risque familial élevé, ou une endométriose, elle aussi sensible aux œstrogènes. Dans toutes ces situations, les plantes riches en phyto-œstrogènes (trèfle rouge, soja concentré, houblon, actée, lin en complément) et les plantes à visée hormonale ne doivent jamais être prises sans l’accord de l’oncologue ou du gynécologue qui assure le suivi. Pour les femmes concernées par l’endométriose, notre article sur l’endométriose et la fertilité présente les accompagnements possibles.
Le versant masculin : un partenaire trop souvent oublié
La moitié de l’équation
Dans environ un couple infertile sur deux, un facteur masculin est impliqué, seul ou associé à un facteur féminin. Pourtant, l’homme est souvent le dernier à faire des examens. Un spermogramme est un examen simple, non invasif, qui apporte des informations précieuses. Pour comprendre ses résultats, consultez notre article sur le spermogramme et ses valeurs de référence.
Le cycle de production des spermatozoïdes
La fabrication d’un spermatozoïde prend environ trois mois. Cela signifie que l’effet d’un changement d’hygiène de vie, d’un traitement ou d’une plante ne peut s’évaluer qu’après ce délai. C’est aussi pour cette raison que la plupart des essais sur la maca ou l’ashwagandha durent environ trois mois. Notre article sur la fertilité masculine et la qualité du sperme détaille les facteurs qui l’influencent : tabac, alcool, chaleur, surpoids, certains médicaments.
Ce qu’on peut raisonnablement attendre des plantes chez l’homme
Au vu des données actuelles, l’ashwagandha et, dans une moindre mesure, la maca ont fait l’objet d’essais encourageants sur certains paramètres du sperme, avec des limites importantes. Le tribulus repose sur des preuves encore plus fragiles. Dans tous les cas, ces plantes ne se substituent pas à un bilan médical, et elles n’ont d’intérêt potentiel qu’en complément de mesures dont l’impact est bien mieux établi : arrêt du tabac, réduction de l’alcool, activité physique régulière, alimentation équilibrée. Pour les micronutriments, notre guide sur les compléments, vitamines et minéraux pour la fertilité fait le point.
Construire une démarche prudente et cohérente
Commencer par le socle
Avant toute plante, les mesures d’hygiène de vie restent les plus utiles : arrêt du tabac pour les deux partenaires, réduction de l’alcool, poids aussi proche que possible d’une zone saine, sommeil suffisant, alimentation de type méditerranéen, activité physique régulière et modérée. Chez la femme, la supplémentation en acide folique est recommandée avant la conception. Notre article sur l’alimentation et la fertilité et notre dossier sur la fertilité au naturel détaillent ce socle.
Si vous souhaitez utiliser une plante
Si, après en avoir discuté avec votre médecin, vous souhaitez tout de même essayer une plante, quelques principes simples réduisent les risques :
- Choisir une seule plante à la fois, pour pouvoir identifier un éventuel effet indésirable.
- Privilégier des produits de qualité, issus de filières contrôlées, avec une composition claire, et éviter les mélanges « miracle » vendus en ligne.
- Respecter strictement les indications du fabricant ou du professionnel, sans augmenter les quantités.
- Fixer une durée limitée, en général calée sur la durée des études, et faire le point ensuite.
- Informer tous les professionnels de santé qui vous suivent : médecin traitant, gynécologue, sage-femme, pharmacien, équipe de PMA.
- Arrêter immédiatement en cas d’effet indésirable, de test de grossesse positif ou de démarrage d’un protocole de PMA, sauf avis contraire de l’équipe.
Le rôle d’un professionnel formé
Un naturopathe ou un praticien formé en phytothérapie peut vous aider à faire le tri dans les informations, à adapter votre hygiène de vie et à éviter les associations à risque. Son rôle est complémentaire de celui du médecin : il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas de traitement hormonal et doit vous orienter vers un médecin dès qu’un symptôme le justifie. Un bon praticien vous demandera toujours si vous êtes suivie, si vous êtes en parcours de PMA et quels médicaments vous prenez. Pour les plantes adaptogènes en particulier, notre article sur les plantes adaptogènes et le stress rappelle leurs intérêts et leurs limites.
Prendre soin du couple et du moral
L’attente d’un enfant peut éprouver le couple, la sexualité et l’estime de soi. Des approches complémentaires centrées sur la détente peuvent aider à traverser cette période, à condition de ne pas les présenter comme des solutions à l’infertilité. Vous pouvez lire à ce sujet notre article sur la réflexologie et la fertilité, ou notre dossier sur l’ayurvéda, les cycles et la fertilité. Si la détresse devient envahissante, si vous ne dormez plus ou si des idées noires apparaissent, n’hésitez pas à en parler à un médecin ou à un psychologue. En cas de souffrance psychique intense, le 3114 (numéro national de prévention du suicide) est joignable gratuitement, jour et nuit.
Quand consulter
Les délais à connaître
Un couple est considéré comme infertile après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception et sans grossesse. Ce délai est raccourci à 6 mois lorsque la femme a 35 ans ou plus, et une évaluation immédiate est justifiée en cas de facteur de risque connu (Practice Committee of the ASRM, 2020). Concrètement :
- Avant 35 ans : consultez après 12 mois d’essais sans succès.
- À partir de 35 ans : consultez après 6 mois d’essais.
- Après 40 ans : n’attendez pas, une consultation rapide est recommandée.
Les situations qui justifient une consultation rapide
Consultez sans attendre ces délais en cas de :
- cycles très irréguliers, absents ou très longs,
- règles très douloureuses, douleurs pendant les rapports, suspicion d’endométriose,
- antécédent d’infection génitale, de chirurgie pelvienne ou de grossesse extra-utérine,
- antécédent de cancer et de traitement par chimiothérapie ou radiothérapie,
- chez l’homme : antécédent de cryptorchidie, de varicocèle, de chirurgie ou de traumatisme testiculaire, troubles de l’érection ou de l’éjaculation,
- prise de traitements au long cours dont l’effet sur la fertilité est incertain.
Les signes qui imposent d’appeler le 15
En début de grossesse, certains signes doivent conduire à appeler le 15 (ou le 112) sans attendre : saignements abondants, douleur intense dans le bas-ventre ou d’un seul côté, douleur à l’épaule, malaise ou évanouissement. Ces signes peuvent évoquer une grossesse extra-utérine ou une fausse couche, qui nécessitent une prise en charge en urgence. Des saignements légers ou des douleurs modérées justifient quant à eux un avis rapide de votre gynécologue, de votre sage-femme ou de votre médecin, sans automédication par les plantes.
Questions fréquentes
Le gattilier aide-t-il vraiment à tomber enceinte ?
Le gattilier a montré des bénéfices dans le syndrome prémenstruel et dans une forme discrète d’excès de prolactine, qui peut raccourcir la phase lutéale. En revanche, aucune étude solide ne montre qu’il augmente le taux de grossesse chez une femme dont le cycle est normal. Il peut avoir un intérêt dans des situations précises, après un bilan hormonal, mais il doit être arrêté dès la grossesse et ne jamais être pris pendant une PMA sans l’accord de l’équipe.
La maca améliore-t-elle la fertilité de l’homme ?
Quelques petits essais suggèrent un effet sur la concentration ou la mobilité des spermatozoïdes, mais la méta-analyse la plus récente conclut à des effets incertains, avec trop peu d’essais pour trancher. La maca est généralement bien tolérée, mais elle ne remplace ni un spermogramme ni les mesures d’hygiène de vie, dont l’impact est mieux démontré.
Peut-on prendre des plantes pendant une FIV ?
Pas sans l’accord explicite de l’équipe de PMA. Certaines plantes peuvent modifier la réponse ovarienne à la stimulation, d’autres augmenter le risque de saignement lors de la ponction ou interagir avec l’anesthésie. Apportez la liste complète de vos compléments, pour vous comme pour votre partenaire, à la consultation.
Faut-il arrêter les plantes dès qu’on est enceinte ?
Oui : dès que le test est positif, arrêtez toutes les plantes prises pour la fertilité, sauf avis contraire de votre médecin, de votre gynécologue ou de votre sage-femme. Ne poursuivez que la supplémentation qui vous a été conseillée par un professionnel de santé, comme l’acide folique. Si vous avez pris une plante avant de découvrir la grossesse, parlez-en simplement lors de votre prochaine consultation.
Les phyto-œstrogènes sont-ils dangereux quand on veut un enfant ?
Ils ne sont pas dangereux en eux-mêmes dans l’alimentation courante, mais sous forme concentrée, en complément, ils n’ont pas montré d’intérêt pour la conception et peuvent théoriquement perturber l’équilibre hormonal. Ils sont à éviter pendant la grossesse et nécessitent l’accord de l’oncologue en cas d’antécédent de cancer hormonodépendant.
Au bout de combien de temps faut-il consulter ?
Après 12 mois d’essais sans succès avant 35 ans, après 6 mois à partir de 35 ans, et rapidement après 40 ans ou en cas de facteur de risque connu. Les plantes ne doivent jamais retarder ce bilan, qui concerne les deux membres du couple.
Trouver un accompagnement adapté
Si vous souhaitez être accompagnés dans votre projet par un professionnel formé aux approches naturelles, en complément de votre suivi médical, un naturopathe peut vous aider à construire une hygiène de vie favorable, à faire le tri parmi les compléments et à éviter les associations à risque.
👉 Trouver un naturopathe près de chez vous
Sources
- van Die MD, Burger HG, Teede HJ, Bone KM. Vitex agnus-castus extracts for female reproductive disorders: a systematic review of clinical trials. Planta Medica. 2013, 79(7):562-575. PMID : 23136064. DOI : 10.1055/s-0032-1327831
- Daniele C, Thompson Coon J, Pittler MH, Ernst E. Vitex agnus castus: a systematic review of adverse events. Drug Safety. 2005, 28(4):319-332. PMID : 15783241. DOI : 10.2165/00002018-200528040-00004
- Cahill DJ, Fox R, Wardle PG, Harlow CR. Multiple follicular development associated with herbal medicine. Human Reproduction. 1994, 9(8):1469-1470. PMID : 7989506. DOI : 10.1093/oxfordjournals.humrep.a138731
- Lee HW, Lee MS, Qu F, Lee JW, Kim E. Maca (Lepidium meyenii Walp.) on semen quality parameters: a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Pharmacology. 2022, 13:934740. PMID : 36110519. DOI : 10.3389/fphar.2022.934740
- Gonzales GF, Cordova A, Gonzales C, et al. Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men. Asian Journal of Andrology. 2001, 3(4):301-303. PMID : 11753476
- Ambiye VR, Langade D, Dongre S, Aptikar P, Kulkarni M, Dongre A. Clinical evaluation of the spermatogenic activity of the root extract of Ashwagandha (Withania somnifera) in oligospermic males: a pilot study. Evidence-Based Complementary and Alternative Medicine. 2013, 2013:571420. PMID : 24371462. DOI : 10.1155/2013/571420
- Ahmad MK, Mahdi AA, Shukla KK, et al. Withania somnifera improves semen quality by regulating reproductive hormone levels and oxidative stress in seminal plasma of infertile males. Fertility and Sterility. 2010, 94(3):989-996. PMID : 19501822. DOI : 10.1016/j.fertnstert.2009.04.046
- Salgado RM, Marques-Silva MH, Gonçalves E, Mathias AC, Aguiar JG, Wolff P. Effect of oral administration of Tribulus terrestris extract on semen quality and body fat index of infertile men. Andrologia. 2017, 49(5). PMID : 27401787. DOI : 10.1111/and.12655
- Arentz S, Abbott JA, Smith CA, Bensoussan A. Herbal medicine for the management of polycystic ovary syndrome (PCOS) and associated oligo/amenorrhoea and hyperandrogenism: a review of the laboratory evidence for effects with corroborative clinical findings. BMC Complementary and Alternative Medicine. 2014, 14:511. PMID : 25524718. DOI : 10.1186/1472-6882-14-511
- Shannon J, El Saigh I, Tadrous R, Mocanu E, Loughrey J. Usage of herbal medications in patients undergoing IVF treatment in an Irish infertility treatment unit. Irish Journal of Medical Science. 2010, 179(1):63-65. PMID : 19565315. DOI : 10.1007/s11845-009-0378-5
- Practice Committee of the American Society for Reproductive Medicine. Definitions of infertility and recurrent pregnancy loss: a committee opinion. Fertility and Sterility. 2020, 113(3):533-535. PMID : 32115183. DOI : 10.1016/j.fertnstert.2019.11.025
Cet article fait partie de notre dossier Phytothérapie.
Voir tous les articles Phytothérapie →Articles similaires

Interactions plantes-médicaments : quelles plantes et compléments surveiller quand on prend un traitement
Millepertuis, pamplemousse, ginkgo, réglisse, oméga-3 : comment plantes et compléments interagissent avec vos médicament…
43 min de lecture
Phytothérapie et digestion : ballonnements, nausées, intestin irritable
Menthe poivrée, gingembre, artichaut, fenouil, réglisse : ce que montrent les études sur la digestion et les précautions…
48 min de lecture
Les 30 plantes médicinales les plus utilisées en France
Répertoire des 30 plantes médicinales les plus utilisées en France : usages, formes, niveau de preuve et précautions pou…
33 min de lecture
Phytothérapie et immunité : renforcer ses défenses
Échinacée, sureau, astragale, propolis : quelles plantes soutiennent vos défenses naturelles en hiver ? Bienfaits, preuv…
33 min de lectureArticles liés

Tisanes et infusions : l'art de la préparation
32 min
Se former en phytothérapie : herboristerie et diplômes
32 min
Phytothérapie et douleurs articulaires : approches naturelles
33 min
Phytothérapie et fatigue liée au cancer : un accompagnement complémentaire
31 min
Phytothérapie et circulation sanguine : jambes légères
36 min