Toux d’hiver : le miel et les plantes qui ont des essais, et celles à éviter
Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie
🔎 Réponse en bref : contre une toux d’hiver aiguë, le miel est l’option naturelle la mieux étudiée. Chez l’enfant de plus d’un an comme chez l’adulte, il soulage un peu la fréquence et la gêne de la toux, surtout le soir. Viennent ensuite deux associations testées chez l’adulte atteint de bronchite aiguë, le thym avec le lierre et le thym avec la racine de primevère, puis l’extrait de racine de pélargonium, aux preuves plus fragiles. Le lierre seul, la guimauve et la tisane de thym relèvent surtout de l’usage traditionnel : bien tolérés, mais leur effet propre reste peu démontré. Les règles de sécurité comptent autant que l’efficacité : jamais de miel avant 1 an, pas de sirop au lierre avant 2 ans, pas d’huiles essentielles ni de suppositoires aux dérivés terpéniques chez le jeune enfant, prudence avec la réglisse et vérification des interactions avec le pharmacien. Une toux qui dure plus de 3 semaines, qui s’accompagne de fièvre élevée, d’essoufflement, de sifflement ou de sang dans les crachats, ou qui touche un nourrisson, doit faire consulter. En cas de détresse respiratoire, appelez le 15 ou le 112.Novembre, le premier rhume de la saison est passé, mais la toux, elle, s’installe. Elle gratte la gorge en journée, réveille la nuit, gêne au travail et inquiète quand c’est un enfant qui tousse. Dans l’armoire à pharmacie, un vieux flacon de sirop. Dans la cuisine, un pot de miel et un bouquet de thym. En pharmacie, une étagère entière de sirops « aux plantes » : lierre, pélargonium, guimauve, plantain, drosera, eucalyptus. Comment faire le tri ?
Cet article répond à une question précise : parmi les remèdes naturels de la toux aiguë d’hiver, lesquels ont été évalués dans des essais contrôlés, que montrent ces essais, et quelles plantes ou quels usages vaut-il mieux éviter ? Il ne traite pas en détail des causes d’une toux qui traîne après une infection, ni de son exploration médicale : ce sujet fait l’objet d’un article dédié sur la toux nocturne qui dure après un virus, ses causes et le moment de consulter. Ici, on parle de la toux de rhume, de grippe ou de bronchite aiguë, dans ses premières semaines, et de ce que l’on peut raisonnablement faire pour la rendre plus supportable.
Un principe guide tout ce qui suit : une plante contre la toux ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement quand il est nécessaire. Elle peut accompagner une toux bénigne. Elle ne doit jamais faire retarder une consultation quand des signes d’alerte apparaissent.
Toux d’hiver : pourquoi elle dure souvent trois semaines
La toux est un réflexe de protection. Quand un virus irrite la muqueuse des voies respiratoires, celle-ci devient plus sensible, produit davantage de mucus et déclenche la toux pour dégager les bronches. Le problème, c’est que cette hypersensibilité persiste souvent après la disparition du virus. La muqueuse met du temps à se réparer, et pendant ce temps, un simple changement de température, la parole ou la position allongée suffisent à relancer les quintes.
C’est pourquoi une toux d’hiver dure plus longtemps qu’on ne l’imagine. L’institut britannique NICE, dans sa recommandation sur la toux aiguë, rappelle qu’une toux aiguë passe le plus souvent d’elle-même mais peut durer jusqu’à 3 à 4 semaines, et que les antibiotiques changent peu sa durée. La grande majorité de ces toux sont d’origine virale, et un antibiotique n’agit pas sur un virus. Le même texte propose, pour les personnes qui souhaitent essayer une option en autosoins, le miel au-delà d’un an et le pélargonium à partir de 12 ans, aux côtés de certains sirops en vente libre.
Cette durée naturelle a une conséquence importante pour la lecture des études : presque tout le monde va mieux au fil des jours, avec ou sans traitement. Un remède n’a d’intérêt que s’il fait mieux que cette amélioration spontanée. C’est précisément ce que les essais contrôlés cherchent à mesurer.
Toux sèche, toux grasse : deux visages d’une même infection
On distingue classiquement deux formes. La toux sèche, ou toux d’irritation, ne ramène pas de sécrétions. Elle chatouille la gorge, survient par quintes et gêne souvent le sommeil. La toux grasse, ou toux productive, ramène du mucus, parfois coloré. Elle est utile, car elle aide à dégager les bronches.
Les deux formes se succèdent souvent au cours d’une même infection : une toux grasse au début, puis une toux sèche résiduelle qui traîne. Cette distinction a une importance pratique, car les plantes ne sont pas proposées pour les mêmes situations, nous y reviendrons.
Comment lire les essais sur la toux
Avant de passer en revue les plantes, quelques repères aident à comprendre pourquoi les conclusions sont souvent nuancées.
Les essais comparent généralement un groupe qui reçoit la plante à un groupe qui reçoit un sirop factice, identique en apparence et en goût mais sans principe actif, ou à l’absence de traitement, ou encore à un médicament classique. Seule la comparaison avec un sirop factice, en double aveugle, permet de séparer l’effet propre de la plante de l’effet du temps, du réconfort d’un sirop sucré et des attentes de chacun.
La toux est difficile à mesurer. Certains essais comptent les quintes à l’aide d’un compteur manuel, d’autres demandent aux parents de noter la gêne nocturne sur une échelle de 1 à 7. Ces mesures sont subjectives, ce qui augmente l’influence des attentes quand l’aveugle n’est pas parfait.
Enfin, une partie importante des essais sur les plantes de la toux ont été financés par les fabricants des extraits testés. Cela ne rend pas leurs résultats faux, mais impose de la prudence, surtout quand les résultats n’ont pas été reproduits par des équipes indépendantes. Et un résultat obtenu avec un extrait standardisé précis ne se transpose pas à n’importe quel produit contenant la même plante : c’est l’une des raisons pour lesquelles la forme d’une plante change son effet.
Le tableau récapitulatif : ce que valent les options naturelles
Le tableau ci-dessous résume les données disponibles pour la toux aiguë d’hiver. Il ne donne aucune posologie : pour les médicaments à base de plantes, la dose est celle de la notice, à vérifier avec le pharmacien.
| Option | Ce que montrent les essais | Niveau de preuve | Précautions principales |
|---|---|---|---|
| Miel | Soulage un peu la fréquence et la gêne de la toux chez l’enfant de plus d’un an et chez l’adulte, notamment la nuit | Modéré chez l’enfant, faible à modéré chez l’adulte | Jamais avant 1 an (botulisme infantile), sucre chez le diabétique, hygiène dentaire |
| Thym et lierre associés | Réduction plus rapide des quintes dans un essai de 361 adultes atteints de bronchite aiguë avec toux grasse | Modéré, essais financés par l’industriel | Lierre déconseillé avant 2 ans, troubles digestifs possibles |
| Thym et racine de primevère associés | Réduction plus rapide des quintes dans un essai de 361 adultes atteints de bronchite aiguë | Modéré, essais financés par l’industriel | Allergie aux primulacées, troubles digestifs |
| Pélargonium (racine) | Pourrait réduire les symptômes de bronchite aiguë avec la forme liquide, résultats moins nets avec les comprimés | Faible | Maladie du foie, anticoagulants, grossesse et allaitement, à partir de 12 ans selon NICE |
| Lierre seul | Effet sur la toux minime au mieux, d’intérêt clinique incertain | Faible | Contre-indiqué avant 2 ans, troubles digestifs |
| Guimauve (racine) | Enquêtes auprès d’utilisateurs satisfaits, sans groupe de comparaison | Très faible | Peut gêner l’absorption d’autres médicaments pris en même temps |
| Tisane de thym | Pas d’essai contrôlé sur la tisane seule | Usage traditionnel | Boisson chaude réconfortante, pas d’huile essentielle de thym chez l’enfant |
| Réglisse au long cours | Hausse de la tension et baisse du potassium en cas de consommation régulière | Risque documenté | À éviter en cas d’hypertension, de maladie du cœur ou du rein, et pendant la grossesse |
Le miel : le remède le mieux étudié, et ses limites d’âge
Le miel est le remède de grand-mère qui a reçu le plus d’attention scientifique. Il fait partie des options que NICE propose en autosoins au-delà d’un an. Son mode d’action est probablement multiple : sa texture épaisse enrobe la gorge et calme l’irritation, son goût sucré pourrait moduler le réflexe de toux, et ses propriétés antimicrobiennes et antioxydantes sont étudiées sans qu’on sache encore quel rôle elles jouent dans la toux.
Chez l’enfant : la revue Cochrane
La revue Cochrane coordonnée par Olabisi Oduwole, de l’université de Calabar au Nigeria, a été mise à jour en 2018. Elle a rassemblé six essais randomisés portant sur 899 enfants âgés de 12 mois à 18 ans souffrant d’une toux aiguë.
Ses conclusions sont mesurées. Le miel réduit probablement la fréquence de la toux mieux que l’absence de traitement ou qu’un sirop factice, avec un niveau de certitude modéré. Il pourrait avoir un effet comparable à celui du dextrométhorphane, un antitussif de synthèse, et faire mieux que la diphénhydramine, un antihistaminique, avec une certitude faible. Les auteurs soulignent que plusieurs essais présentaient des risques de biais et que la plupart n’ont évalué que la toux d’une ou deux nuits.
Chez l’adulte et l’enfant : la méta-analyse d’Oxford
En 2021, une équipe de l’université d’Oxford dirigée par Hibatullah Abuelgasim a élargi la question aux infections des voies respiratoires hautes, à tout âge. Sur 14 études incluses, le miel améliorait par rapport aux soins habituels la fréquence de la toux, sa sévérité et un score combiné de symptômes. Les auteurs y voient une option peu coûteuse qui pourrait aider à limiter les prescriptions inutiles d’antibiotiques. Ils soulignent toutefois que seules deux études comparaient le miel à un sirop factice, avec des résultats trop hétérogènes pour conclure, et qu’il faut des essais de meilleure qualité.
Le miel du soir : l’essai de Penn State
L’essai le plus souvent cité a été mené par le pédiatre Ian M. Paul, de l’université d’État de Pennsylvanie, et publié en 2007. Il a inclus 105 enfants de 2 à 18 ans enrhumés et gênés la nuit par la toux. Les parents ont reçu, selon un tirage au sort, du miel de sarrasin, un sirop de dextrométhorphane aromatisé au miel, ou aucun traitement, à donner une demi-heure avant le coucher.
Le lendemain, les parents ont jugé le miel le plus favorablement pour la fréquence de la toux et le sommeil de l’enfant comme des parents. Le miel faisait significativement mieux que l’absence de traitement, alors que le dextrométhorphane, lui, ne faisait pas mieux que l’absence de traitement. La comparaison directe entre miel et dextrométhorphane ne montrait pas de différence significative. Les limites sont réelles : une seule nuit évaluée, un aveugle partiel, et une évaluation par les parents eux-mêmes.
Ce que montrent les études : le miel est l’option naturelle la mieux documentée contre la toux aiguë. Chez l’enfant de plus d’un an, il réduit probablement un peu la fréquence de la toux nocturne par rapport à l’absence de traitement ou à un sirop factice, selon la revue Cochrane de 2018 (6 essais, 899 enfants). Chez l’adulte, une méta-analyse de 14 études va dans le même sens face aux soins habituels. Les effets restent modestes, les essais sont courts, et la qualité des preuves est jugée faible à modérée. Le miel soulage, il ne raccourcit pas de façon démontrée la durée de l’infection.
Avant 1 an : le risque de botulisme infantile
C’est la règle de sécurité la plus importante de cet article : on ne donne jamais de miel à un bébé de moins d’un an, ni pur, ni dans un biberon, ni sur une tétine, ni dans un sirop « maison ».
Le miel peut contenir des spores de la bactérie responsable du botulisme. Chez l’adulte et l’enfant plus grand, la flore intestinale empêche ces spores de se développer. Chez le nourrisson, dont l’intestin est encore immature, elles peuvent germer et produire une toxine qui paralyse progressivement les muscles. Une revue publiée en 2026 dans Acta Paediatrica par une équipe italienne rappelle que les cas sont rares, que le miel est la seule source alimentaire régulièrement confirmée du botulisme infantile, que la maladie survient le plus souvent vers 3 à 4 mois, et que les autorités de santé recommandent de manière unanime de ne pas donner de miel avant 12 mois. Un bébé qui devient « mou », qui tète mal, qui est constipé ou dont les pleurs faiblissent doit être vu en urgence.
Ce risque concerne aussi les produits qui contiennent du miel : certains sirops pour la toux, des tisanes sucrées au miel, des biscuits. Lisez les étiquettes.
En pratique, pour un enfant de plus d’un an ou un adulte
Dans les essais, le miel était donné en petite quantité, pur ou dilué dans une boisson tiède, le plus souvent le soir avant le coucher. Quelques points de bon sens complètent ce geste :
- le miel reste un sucre : chez la personne diabétique, il compte dans l’apport glucidique et mérite d’en parler avec son médecin ou son diététicien
- le soir, pensez au brossage des dents après la prise, surtout chez l’enfant
- une boisson trop chaude n’ajoute rien et expose aux brûlures : tiède suffit
- le type de miel importe peu dans l’état actuel des données. Le miel de sarrasin, le miel de thym ou un miel ordinaire ont été utilisés selon les essais, sans comparaison solide entre eux.
Le thym associé au lierre ou à la primevère : les essais les plus solides chez l’adulte
Le thym est l’une des plantes les plus anciennement associées à la toux. En Europe, plusieurs médicaments à base de plantes combinent un extrait de thym avec un extrait de feuille de lierre ou de racine de primevère. Ce sont ces associations, plus que le thym seul, qui ont été testées.
L’association thym et lierre
En 2006, un essai mené en Allemagne par l’équipe de B. Kemmerich a inclus 361 adultes souffrant d’une bronchite aiguë avec toux grasse et au moins dix quintes par jour. Pendant 11 jours, la moitié a pris un sirop associant extraits fluides de thym et de feuille de lierre, l’autre moitié un sirop factice, en double aveugle.
Entre le 7e et le 9e jour, les quintes de toux diurnes avaient diminué de 68,7 % par rapport au départ dans le groupe traité, contre 47,6 % dans le groupe témoin. La réduction de moitié du nombre de quintes était atteinte environ deux jours plus tôt avec l’association. La tolérance était comparable entre les deux groupes, sans effet indésirable grave rapporté.
L’association thym et primevère
Le même investigateur a publié en 2007 un essai de conception identique, toujours chez 361 adultes atteints de bronchite aiguë, avec cette fois des comprimés associant extraits secs de thym et de racine de primevère. Les quintes diurnes ont diminué de 67,1 % avec l’association contre 51,3 % avec le comprimé factice, et la réduction de moitié était là aussi atteinte environ deux jours plus tôt. La tolérance était bonne.
Ce que ces résultats veulent dire, et ce qu’ils ne disent pas
Ces deux essais sont bien conduits sur le plan méthodologique, et ils ont pesé lourd dans la revue systématique de Wagner et de ses collègues publiée en 2015, qui a analysé 34 essais sur les plantes de la toux. Les auteurs y concluaient à des preuves solides pour les préparations à base de lierre, de primevère et de thym dans la toux des infections respiratoires hautes.
Il faut cependant garder en tête trois limites. Les deux essais principaux ont le même investigateur et ont été financés par le fabricant des extraits testés. Ils portent sur des adultes atteints de bronchite aiguë avec toux grasse, pas sur des enfants ni sur la toux sèche résiduelle. Et ils concernent des extraits standardisés précis : leurs résultats ne s’appliquent pas automatiquement à une tisane maison ni à un complément alimentaire dont la composition n’est pas contrôlée.
Concrètement, une différence de deux jours sur une toux qui dure souvent deux à trois semaines est un bénéfice réel mais modeste. C’est un confort, pas un changement de nature de la maladie.
Le pélargonium : des preuves fragiles, des précautions réelles
Le pélargonium, ou Pelargonium sidoides, est une plante sud-africaine dont la racine est utilisée en extrait, souvent sous forme de gouttes ou de comprimés. Il est commercialisé en Europe pour les infections respiratoires aiguës.
Les essais
La revue Cochrane coordonnée par Antje Timmer, de l’institut Leibniz de recherche en prévention et en épidémiologie de Brême, a analysé en 2013 les essais randomisés en double aveugle. Dans la bronchite aiguë de l’adulte, trois essais regroupant 746 patients montraient un bénéfice sur la plupart des critères avec la forme liquide, mais pas avec les comprimés. Trois autres essais, chez 819 enfants, donnaient des résultats comparables. Les auteurs jugeaient la qualité des preuves faible, et la plupart des essais avaient été financés par le fabricant d’un même extrait. Les effets indésirables, surtout digestifs, étaient plus fréquents qu’avec le produit factice, mais sans gravité.
La revue de Wagner et de ses collègues, en 2015, qualifiait les preuves en faveur du pélargonium de modérées. NICE, de son côté, le cite parmi les options d’autosoins possibles à partir de 12 ans.
La question du foie
Des signalements d’atteintes hépatiques chez des personnes ayant pris du pélargonium ont conduit à des alertes en Allemagne. En 2012, Teschke et ses collègues ont réanalysé 15 de ces cas avec une méthode d’imputabilité structurée : dans aucun cas la responsabilité du pélargonium n’apparaissait probable ou hautement probable, les dossiers étant souvent incomplets et d’autres causes possibles n’ayant pas été recherchées.
Cette analyse rassure en partie mais ne permet pas d’exclure tout risque. Par prudence, le pélargonium est à éviter en cas de maladie du foie, et il faut l’arrêter et consulter en cas de fatigue inhabituelle, de nausées persistantes, d’urines foncées ou de jaunissement de la peau ou des yeux.
Pélargonium et anticoagulants
La racine de pélargonium contient des coumarines, une famille de composés dont certains dérivés de synthèse sont des anticoagulants. Le risque de saignement lié à l’extrait reste théorique et peu documenté, mais les personnes sous anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire doivent demander l’avis de leur médecin ou de leur pharmacien avant d’en prendre. Il est également déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données.
Le lierre seul : bien toléré, effet modeste
Les sirops à base de feuille de lierre seule, ou Hedera helix, sont parmi les plus vendus en Europe pour la toux grasse. Leur réputation d’« expectorant naturel » est forte. Les preuves le sont beaucoup moins.
En 2021, Elizabeth Sierocinski et ses collègues du département de médecine générale de l’université de Greifswald ont mis à jour leur revue systématique sur le lierre dans les infections respiratoires aiguës. Ils ont retrouvé six essais randomisés, un essai contrôlé non randomisé et quatre études observationnelles. Trois essais rapportaient une réduction plus rapide de la sévérité ou de la fréquence de la toux. Mais la qualité de ces travaux était faible et le risque de biais élevé, et les auteurs concluent que les effets sont « minimes au mieux » et d’importance clinique incertaine. Aucun effet indésirable grave n’était rapporté.
Sur le plan réglementaire, l’Agence européenne des médicaments reconnaît à la feuille de lierre un usage bien établi comme expectorant dans la toux grasse. Sa monographie précise que ces médicaments ne doivent pas être donnés aux enfants de moins de 2 ans, en raison d’un risque d’aggravation des symptômes respiratoires, et qu’il faut consulter un médecin ou un pharmacien si les symptômes s’aggravent ou durent plus d’une semaine.
En résumé, un sirop au lierre est une option bien tolérée chez l’adulte et l’enfant de plus de 2 ans, à condition de respecter la notice, mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus qu’une amélioration de confort.
La guimauve : un usage ancien pour la toux sèche d’irritation
La racine de guimauve, ou Althaea officinalis, est riche en mucilages, des substances qui forment au contact de l’eau un gel visqueux. Ce gel tapisse la muqueuse de la gorge et calmerait la toux d’irritation, un peu comme le ferait une pastille. C’est la plante de la toux sèche, quand la gorge gratte et que les quintes ne ramènent rien.
Les données cliniques sont minces. La seule publication clinique notable est un travail allemand de 2018 signé par Careen Fink et ses collègues : deux enquêtes non interventionnelles auprès de 822 personnes ayant acheté en pharmacie des pastilles ou un sirop à base d’extrait aqueux de racine de guimauve pour une toux sèche. Les utilisateurs rapportaient un soulagement rapide de l’irritation de la gorge, souvent en quelques minutes, et une très bonne tolérance. Mais il n’y avait aucun groupe de comparaison : ces résultats décrivent la satisfaction des utilisateurs, pas un effet démontré face à un produit neutre. Des études en laboratoire suggèrent des effets anti-inflammatoires, sans qu’on puisse les transposer à l’être humain.
Une précaution pratique s’applique à toutes les plantes riches en mucilages : en enrobant le tube digestif, elles pourraient ralentir l’absorption d’autres médicaments pris au même moment. Beaucoup de pharmaciens conseillent donc d’espacer les prises. Demandez-lui le délai adapté à votre traitement.
La tisane de thym, le grog et les inhalations : réconfort plutôt que preuve
La tisane de thym
Le thym contient du thymol et du carvacrol, des composés aux propriétés antiseptiques et relaxantes pour les muscles des bronches, étudiés en laboratoire. Mais aucun essai contrôlé n’a évalué une simple tisane de thym contre la toux. Les résultats obtenus avec les extraits standardisés associés au lierre ou à la primevère ne peuvent pas lui être attribués.
Une tisane de thym reste pourtant un geste raisonnable : une boisson chaude apaise la gorge, contribue à l’hydratation, et le rituel lui-même est réconfortant. Ajoutée d’un peu de miel chez l’adulte ou l’enfant de plus d’un an, elle combine l’option la mieux étudiée avec une boisson agréable. Pour en tirer le meilleur arôme, la façon de la préparer compte : notre article sur la bonne température pour préparer une tisane détaille les gestes utiles.
Le grog
Le grog associe boisson chaude, citron, miel et alcool. L’alcool n’apporte aucun bénéfice démontré contre la toux, déshydrate, perturbe le sommeil et interagit avec de nombreux médicaments. La version sans alcool garde tout ce qui est utile.
Les inhalations
Respirer la vapeur d’un bol d’eau chaude procure une sensation de dégagement du nez et de la gorge. L’effet sur la toux elle-même n’est pas démontré, et le risque de brûlure est réel, en particulier chez l’enfant qui peut renverser le bol. Chez l’enfant, on s’en abstient. Chez l’adulte, on évite d’y ajouter des huiles essentielles en cas d’asthme ou d’antécédent de convulsion.
Toux sèche, toux grasse : ce que la plante peut et ne peut pas faire
Dans la pratique, les plantes de la toux se répartissent selon deux logiques.
Pour la toux sèche d’irritation, on cherche à apaiser : miel, guimauve, boissons chaudes, pastilles. Ces options calment la gorge et peuvent espacer les quintes, notamment la nuit.
Pour la toux grasse, on cherche à faciliter l’expectoration : les associations thym et lierre ou thym et primevère, le lierre seul. Ici, l’objectif n’est pas de supprimer la toux, qui aide à évacuer le mucus, mais de la rendre plus efficace et moins pénible.
Une règle de pharmacie découle de cette distinction : on évite d’associer un antitussif, qui freine la toux, et un expectorant, qui fluidifie les sécrétions, car le mucus risque alors de stagner dans les bronches. Si vous prenez déjà un sirop en vente libre, signalez-le avant d’en ajouter un autre, même « naturel ».
Ce que la plante ne peut pas faire est tout aussi important. Aucune plante n’a montré qu’elle pouvait traiter une pneumonie, une coqueluche, une crise d’asthme ou une bronchiolite. Aucune ne dispense de consulter devant les signes d’alerte décrits plus bas. Et aucune ne justifie de prolonger une automédication au-delà d’une semaine sans avis si la toux ne s’améliore pas.
Les plantes et usages à éviter
Le miel avant 1 an
Nous l’avons vu : c’est une interdiction absolue en raison du risque de botulisme infantile, y compris dans les sirops et préparations qui en contiennent.
Les huiles essentielles chez l’enfant, et les dérivés terpéniques
Eucalyptus, menthe poivrée, thym à thymol, ravintsara, camphre : beaucoup d’huiles essentielles et de produits « respiratoires » en contiennent. Chez le jeune enfant, elles peuvent provoquer des convulsions, des troubles respiratoires et des intoxications graves en cas d’ingestion accidentelle.
En France, l’Afssaps, devenue l’ANSM, a contre-indiqué en 2011, en accord avec l’Agence européenne des médicaments, les suppositoires contenant des dérivés terpéniques chez l’enfant de moins de 30 mois et chez l’enfant ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d’épilepsie, en raison d’un risque d’atteintes neurologiques, essentiellement des convulsions. Les dérivés terpéniques visés comprennent notamment le camphre, le cinéole ou eucalyptol, le niaouli, le thym sauvage, le menthol et certaines huiles essentielles comme celles de pin ou d’eucalyptus. Les formes cutanées et nasales de ces produits étaient déjà contre-indiquées avant 30 mois depuis plusieurs années.
Pour les règles détaillées selon l’âge, consultez notre article sur les huiles essentielles chez l’enfant et celles à éviter. Les mêmes précautions concernent les personnes asthmatiques, épileptiques, et les femmes enceintes ou qui allaitent.
La réglisse au long cours
La racine de réglisse figure dans certains sirops, tisanes et pastilles contre la toux. Elle contient de la glycyrrhizine, qui agit sur l’équilibre du sel et du potassium dans l’organisme. La méta-analyse de Penninkilampi et de ses collègues, publiée en 2017, a réuni 18 études chez des personnes consommant régulièrement des produits contenant au moins 100 mg d’acide glycyrrhizique par jour. Elle montrait une hausse moyenne de la tension systolique d’environ 5,5 mmHg et une baisse du potassium sanguin, y compris à des doses modestes.
Pour une toux de quelques jours, une tisane occasionnelle pose rarement problème chez une personne en bonne santé. En revanche, la réglisse est à éviter en cas d’hypertension, de maladie cardiaque ou rénale, pendant la grossesse, et en association avec des diurétiques, des antihypertenseurs, des corticoïdes ou de la digoxine, car la baisse du potassium peut devenir dangereuse.
Le lierre avant 2 ans
La monographie européenne est explicite : pas de médicament à base de feuille de lierre avant 2 ans, en raison d’un risque d’aggravation respiratoire. Chez le tout-petit qui tousse, l’avis du pédiatre ou du médecin traitant passe avant tout sirop.
Les mélanges non identifiés et les achats hasardeux
Mélanges de plantes en vrac sans étiquetage précis, « sirops maison » à base d’huiles essentielles, compléments achetés sur des sites étrangers : leur composition et leur dosage ne sont pas contrôlés, et certains peuvent contenir des contaminants. Pour la toux, il existe en pharmacie des médicaments à base de plantes avec autorisation de mise sur le marché ou enregistrement traditionnel. Ce sont eux qu’il faut privilégier, en suivant la notice.
Les sirops riches en sucre ou en alcool
Certains sirops contiennent beaucoup de sucre, d’autres de l’alcool comme solvant. Cela compte chez la personne diabétique, chez l’enfant, chez la femme enceinte et chez les personnes qui doivent éviter l’alcool. La notice et le pharmacien vous le diront.
Interactions médicamenteuses : le tableau à vérifier avec son pharmacien
Une plante n’est pas inoffensive parce qu’elle est naturelle. Les interactions avec les médicaments sont la première raison de parler de toute phytothérapie à son médecin ou à son pharmacien. Le tableau ci-dessous liste les points de vigilance les plus fréquents pour les plantes de la toux. Il n’est pas exhaustif.
| Plante ou produit | Situation ou traitement concerné | Risque | Conduite à tenir |
|---|---|---|---|
| Pélargonium | Anticoagulants, antiagrégants plaquettaires | Saignement, risque théorique | Avis du médecin ou du pharmacien avant toute prise |
| Pélargonium | Maladie du foie, médicaments toxiques pour le foie | Atteinte hépatique, imputabilité incertaine | À éviter, arrêt et consultation devant tout signe d’hépatite |
| Réglisse | Antihypertenseurs, diurétiques, corticoïdes, digoxine | Hausse de tension, baisse du potassium, troubles du rythme | À éviter, choisir une autre option |
| Guimauve et plantes à mucilages | Tout médicament pris par la bouche au même moment | Absorption ralentie | Espacer les prises, demander le délai au pharmacien |
| Miel | Diabète, traitement hypoglycémiant | Apport de sucre | En tenir compte, en parler au médecin |
| Sirops contenant de l’alcool | Médicaments sédatifs, certains antibiotiques, grossesse | Somnolence, intolérance | Lire la notice, choisir une forme sans alcool |
| Toute plante | Immunosuppresseurs, chimiothérapie, greffe | Interactions imprévisibles | Ne rien prendre sans avis de l’équipe soignante |
Pour aller plus loin, notre article sur les plantes qui peuvent modifier l’effet de vos médicaments détaille les grandes familles d’interactions, du millepertuis aux plantes qui agissent sur la coagulation.
Enfants, grossesse, allaitement, seniors : les règles particulières
Chez l’enfant
Avant tout sirop, même à base de plantes, demandez l’avis du pédiatre, du médecin traitant ou du pharmacien. Quelques repères :
- pas de miel avant 1 an, et au-delà, une petite quantité le soir est l’option la mieux documentée
- pas de sirop au lierre avant 2 ans
- pas d’huiles essentielles, en diffusion, en massage ou en inhalation, chez le jeune enfant, et pas de suppositoires aux dérivés terpéniques avant 30 mois ou en cas d’antécédent de convulsion
- le pélargonium n’est cité par NICE qu’à partir de 12 ans
- la meilleure aide reste souvent simple : laver le nez au sérum physiologique, faire boire régulièrement, surélever légèrement la tête pour dormir chez le grand enfant, garder une pièce aérée et non surchauffée.
Pendant la grossesse et l’allaitement
La plupart des plantes de la toux n’ont pas été évaluées chez la femme enceinte ou qui allaite. Le pélargonium, le lierre et la réglisse sont à éviter sans avis médical, et les huiles essentielles sont déconseillées, comme le détaille notre article sur les huiles essentielles pendant la grossesse. Le miel, en tant qu’aliment, ne pose pas de problème particulier chez l’adulte. La sage-femme, le gynécologue, le médecin traitant ou le pharmacien sont les bons interlocuteurs. Une femme enceinte qui a de la fièvre, qui respire mal ou dont la toux s’aggrave doit consulter rapidement, et appeler le 15 en cas de difficulté respiratoire.
Chez la personne âgée
Après 65 ans, une toux d’hiver mérite un peu plus de vigilance. Les infections respiratoires peuvent évoluer vers une pneumonie avec peu de fièvre, parfois révélée seulement par une fatigue, une confusion ou une perte d’appétit. Les traitements sont aussi plus nombreux, et le risque d’interaction augmente d’autant. Faites le point avec le pharmacien avant d’ajouter une plante, et consultez au moindre doute.
En cas de maladie chronique
Asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive, insuffisance cardiaque, diabète, immunodépression : chez ces personnes, une toux d’hiver peut signaler une décompensation qui demande une adaptation du traitement. Les plantes peuvent, au mieux, accompagner, jamais remplacer le plan d’action convenu avec le médecin.
Ce qui aide aussi, sans plante
Plusieurs gestes simples soutiennent le confort pendant une toux d’hiver, quelle que soit l’option choisie :
- boire régulièrement de l’eau, des tisanes ou des bouillons, ce qui aide à garder la gorge humide
- dégager le nez, car l’écoulement nasal dans la gorge entretient la toux, surtout en position allongée : notre article sur le nez bouché la nuit et comment dormir avec un rhume donne des pistes concrètes
- dormir la tête légèrement surélevée
- éviter le tabac et la fumée passive, qui entretiennent l’irritation. Tabac Info Service répond au 39 89 pour qui souhaite arrêter
- aérer la chambre et éviter une atmosphère surchauffée et très sèche
- se reposer, et laisser le temps faire son œuvre.
Quand consulter
Une toux d’hiver se soigne le plus souvent à la maison. Certains signes imposent pourtant un avis médical, sans attendre l’effet d’un remède naturel.
Appelez le 15 ou le 112 sans attendre en cas de :
- difficulté importante à respirer, respiration très rapide ou bruyante, impossibilité de parler en phrases complètes
- lèvres ou visage bleutés, malaise, confusion
- chez le nourrisson, pauses respiratoires, creusement marqué entre les côtes, refus de boire.
- nourrisson ou bébé qui tousse, surtout avant 3 mois
- fièvre élevée, ou fièvre qui dure plus de 3 jours ou qui réapparaît après une amélioration
- essoufflement, respiration sifflante ou douleur dans la poitrine
- sang dans les crachats
- quintes de toux suivies d’une reprise inspiratoire bruyante ou de vomissements, qui font penser à une coqueluche, surtout si un nourrisson vit dans l’entourage
- toux chez une personne âgée, enceinte, immunodéprimée ou atteinte d’une maladie respiratoire ou cardiaque chronique, dès qu’elle s’aggrave.
- la toux dure plus de 3 semaines
- elle s’accompagne d’une perte de poids, de sueurs nocturnes ou d’une grande fatigue
- vous êtes fumeur ou ancien fumeur et votre toux a changé
- les symptômes s’aggravent malgré une semaine d’automédication.
Comment un naturopathe peut vous accompagner
Un praticien formé aux approches naturelles peut vous aider à faire le tri dans les produits « toux » que vous avez déjà, à repérer les associations inutiles ou risquées et à construire, pour l’hiver, une hygiène de vie favorable : sommeil, alimentation, hydratation, gestion du stress, arrêt du tabac. Son rôle est complémentaire de celui du médecin et du pharmacien, jamais substitutif. Un praticien sérieux vous orientera vers un médecin devant le moindre signe d’alerte et vous demandera la liste de vos traitements avant toute suggestion de plante.
👉 Trouver un naturopathe près de chez vous
FAQ
Le miel est-il vraiment efficace contre la toux ?
C’est l’option naturelle la mieux étudiée. Chez l’enfant de plus d’un an, la revue Cochrane de 2018 conclut que le miel réduit probablement un peu la fréquence de la toux par rapport à l’absence de traitement ou à un sirop factice, avec une certitude modérée. Chez l’adulte, une méta-analyse de 2021 va dans le même sens face aux soins habituels. L’effet est modeste et porte surtout sur le confort, notamment la nuit. Jamais avant 1 an.
Le thym est-il un vrai remède contre la toux ou un remède de grand-mère ?
Les deux. Associé au lierre ou à la racine de primevère sous forme d’extraits standardisés, le thym a montré dans deux essais chez l’adulte atteint de bronchite aiguë une diminution plus rapide des quintes, d’environ deux jours. La tisane de thym seule n’a pas été testée en essai contrôlé : c’est un usage traditionnel réconfortant, pas un traitement démontré.
À partir de quel âge peut-on donner un sirop au lierre ?
L’Agence européenne des médicaments indique que les médicaments à base de feuille de lierre ne doivent pas être donnés avant 2 ans, en raison d’un risque d’aggravation respiratoire. Au-delà, il faut suivre la notice et demander conseil au pharmacien. Les preuves d’efficacité du lierre seul restent faibles.
Le pélargonium est-il dangereux pour le foie ?
Des cas d’atteinte hépatique ont été signalés, mais leur réanalyse en 2012 n’a retrouvé aucun cas où la responsabilité du pélargonium était probable. Le risque ne peut pas être exclu pour autant. Le pélargonium est donc à éviter en cas de maladie du foie, et il faut l’arrêter et consulter devant une fatigue inhabituelle, des urines foncées ou un jaunissement de la peau.
Je prends un anticoagulant, puis-je prendre un sirop aux plantes ?
Demandez d’abord l’avis de votre pharmacien ou de votre médecin. Le pélargonium est à éviter sans avis médical, la réglisse peut interférer avec d’autres traitements cardiovasculaires, et certaines plantes ajoutées dans des mélanges peuvent agir sur la coagulation. Le miel, en petite quantité, reste généralement l’option la plus simple, sauf diabète mal équilibré.
Au bout de combien de temps faut-il consulter pour une toux ?
Une toux aiguë peut durer 3 à 4 semaines sans gravité. Consultez si elle dépasse 3 semaines, et beaucoup plus tôt en cas de fièvre élevée, d’essoufflement, de sifflement, de douleur thoracique, de sang dans les crachats, ou si la personne qui tousse est un nourrisson. En cas de détresse respiratoire, appelez le 15 ou le 112.
Sources
- Oduwole O, Udoh EE, Oyo-Ita A, Meremikwu MM. Honey for acute cough in children. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2018. PMID:29633783 — DOI:10.1002/14651858.CD007094.pub5
- Abuelgasim H, Albury C, Lee J. Effectiveness of honey for symptomatic relief in upper respiratory tract infections: a systematic review and meta-analysis. BMJ Evidence-Based Medicine. 2021. PMID:32817011 — DOI:10.1136/bmjebm-2020-111336
- Paul IM, Beiler J, McMonagle A, et al. Effect of honey, dextromethorphan, and no treatment on nocturnal cough and sleep quality for coughing children and their parents. Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine. 2007. PMID:18056558 — DOI:10.1001/archpedi.161.12.1140
- Aricò MO, et al. Infant Botulism and Honey Exposure: Global Epidemiology, Prevention Policies, and Communication Strategies. Acta Paediatrica. 2026. PMID:41964486 — DOI:10.1111/apa.70538
- Kemmerich B, Eberhardt R, Stammer H. Efficacy and tolerability of a fluid extract combination of thyme herb and ivy leaves […] in adults suffering from acute bronchitis with productive cough. Arzneimittelforschung. 2006. PMID:17063641 — DOI:10.1055/s-0031-1296767
- Kemmerich B. Evaluation of efficacy and tolerability of a fixed combination of dry extracts of thyme herb and primrose root in adults suffering from acute bronchitis with productive cough. Arzneimittelforschung. 2007. PMID:17966760 — DOI:10.1055/s-0031-1296656
- Wagner L, Cramer H, Klose P, et al. Herbal Medicine for Cough: a Systematic Review and Meta-Analysis. Forschende Komplementärmedizin. 2015. PMID:26840418 — DOI:10.1159/000442111
- Timmer A, Günther J, Motschall E, et al. Pelargonium sidoides extract for treating acute respiratory tract infections. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2013. PMID:24146345 — DOI:10.1002/14651858.CD006323.pub3
- Teschke R, Frenzel C, Schulze J, Eickhoff A. Spontaneous reports of primarily suspected herbal hepatotoxicity by Pelargonium sidoides: was causality adequately ascertained? Regulatory Toxicology and Pharmacology. 2012. PMID:22381150 — DOI:10.1016/j.yrtph.2012.02.009
- Sierocinski E, Holzinger F, Chenot JF. Ivy leaf (Hedera helix) for acute upper respiratory tract infections: an updated systematic review. European Journal of Clinical Pharmacology. 2021. PMID:33523253 — DOI:10.1007/s00228-021-03090-4
- Fink C, et al. Marshmallow Root Extract for the Treatment of Irritative Cough: Two Surveys on Users’ View on Effectiveness and Tolerability. Complementary Medicine Research. 2018. PMID:30064132 — DOI:10.1159/000489560
- Penninkilampi R, Eslick EM, Eslick GD. The association between consistent licorice ingestion, hypertension and hypokalaemia: a systematic review and meta-analysis. Journal of Human Hypertension. 2017. PMID:28660884 — DOI:10.1038/jhh.2017.45
- National Institute for Health and Care Excellence. Cough (acute): antimicrobial prescribing (NG120). 2019. https://www.nice.org.uk/guidance/ng120
- European Medicines Agency, Committee on Herbal Medicinal Products. European Union herbal monograph on Hedera helix L., folium, révision 2. 2018. https://www.ema.europa.eu/en/medicines/herbal/hederae-helicis-folium
- Afssaps (ANSM). Suppositoires à base de dérivés terpéniques : contre-indication chez l’enfant de moins de 30 mois et chez l’enfant ayant des antécédents de convulsion fébrile ou d’épilepsie. Lettre aux professionnels de santé. 2011. https://archive.ansm.sante.fr/content/download/36877/483462/version/2/file/lp-111114-Terpenes.pdf
Cet article fait partie de notre dossier Phytothérapie.
Voir tous les articles Phytothérapie →Articles similaires

Plantes pour concevoir : des preuves minces et des précautions à connaître
Gattilier, maca, ashwagandha : des études souvent petites et fragiles. Ce qu’elles montrent vraiment, les plantes à évit…
27 min de lecture
Sous traitement ? Ces plantes qui peuvent modifier l’effet de vos médicaments
Le millepertuis peut réduire l’effet de la pilule ou d’un anticoagulant. Les interactions les mieux connues, les signes …
27 min de lecture
Phytothérapie et digestion : les plantes qui soulagent vraiment le ventre
Ventre gonflé ? Sur l’intestin irritable, la menthe poivrée en gélules fait 2,4 fois mieux qu’un produit inactif. Les au…
32 min de lecture
30 plantes médicinales courantes : celles qui ont vraiment fait leurs preuves
Valériane, millepertuis ou menthe poivrée : pour les 30 plantes les plus utilisées en France, l’usage, le niveau de preu…
20 min de lectureArticles liés

Gemmothérapie : une longue tradition, des preuves encore minces
20 min
Arthrose : quelles plantes soulagent vraiment ? Les preuves, plante par plante
21 min
Gélule ou tisane ? Pourquoi la forme d’une plante change son effet
21 min
Bien préparer une tisane : la température qui change tout
21 min
Sous traitement ? Ces plantes qui peuvent modifier l’effet de vos médicaments
27 min