Médecin acupuncteur posant une aiguille stérile sur la main d’une patiente allongée, au calme, dans un cabinet en automne
Acupuncture

Dépression : l’acupuncture en plus du traitement, ce que montrent 64 essais

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Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : la grande revue Cochrane de 2018 (64 essais, 7 104 participants) conclut que l’acupuncture pourrait réduire modérément l’intensité des symptômes dépressifs par rapport à l’absence de traitement, et un peu moins nettement par rapport à une acupuncture simulée, avec une certitude des preuves faible. Les méta-analyses plus récentes vont dans le même sens lorsque l’acupuncture est ajoutée à un antidépresseur, mais reposent surtout sur de petits essais hétérogènes. L’acupuncture peut donc se discuter comme complément éventuel, jamais comme substitut à la psychothérapie ou à un antidépresseur prescrit. En cas d’idées suicidaires, appelez le 3114 (24 h/24, gratuit) ou le 15 / 112 en urgence.

Pourquoi tant de personnes se posent la question

Quand on traverse une dépression, la journée peut ressembler à une montée sans fin. Le sommeil se dérègle, l’énergie s’effondre, les choses qui faisaient plaisir ne disent plus rien. Beaucoup de personnes suivies par leur médecin ou par un psychologue cherchent alors ce qui pourrait les aider en plus : bouger un peu, revoir leur alimentation, essayer la méditation, ou pousser la porte d’un cabinet d’acupuncture.

Cette démarche est compréhensible. Les antidépresseurs mettent souvent plusieurs semaines à agir, la psychothérapie demande du temps et de l’énergie, et certaines personnes supportent mal les effets indésirables de leur traitement. L’acupuncture, elle, a une image douce, corporelle, rassurante. On s’allonge, on est pris en charge, on ressort souvent plus détendu.

Mais une question honnête mérite une réponse honnête : que peut-on raisonnablement attendre de l’acupuncture quand on souffre de dépression ? Les études disponibles sont nombreuses, surtout depuis quinze ans, mais elles sont de qualité très inégale. Cet article fait le point sur ce que montrent les travaux les plus solides, sur ce qui reste incertain, et sur la manière d’intégrer, si vous le souhaitez, l’acupuncture à votre parcours de soins sans jamais mettre ce parcours en danger.

Un principe guide toute la suite : l’acupuncture n’est pas un traitement de la dépression au sens où le sont la psychothérapie et, selon la sévérité, les antidépresseurs. Elle peut au mieux être un complément, discuté avec le médecin qui vous suit.

Dépression, déprime, blues de l’hiver : de quoi parle-t-on ?

Avant de parler d’aiguilles, il faut savoir de quoi l’on parle. Le mot « dépression » est utilisé dans la vie courante pour décrire des états très différents, et les études sur l’acupuncture ne concernent pas toutes les mêmes situations.

L’épisode dépressif caractérisé

Les médecins parlent d’épisode dépressif caractérisé lorsque plusieurs symptômes sont présents presque tous les jours pendant au moins deux semaines, avec au premier plan une tristesse profonde ou une perte d’intérêt et de plaisir. S’y ajoutent souvent une fatigue intense, des troubles du sommeil ou de l’appétit, des difficultés de concentration, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, un ralentissement ou au contraire une agitation, et parfois des pensées de mort.

C’est cette situation qui est étudiée dans la plupart des essais cliniques sur l’acupuncture. Les participants y sont généralement des adultes dont le diagnostic a été posé selon des critères standardisés, et dont l’intensité des symptômes est mesurée avec des échelles comme celle de Hamilton (HAMD) ou le questionnaire PHQ-9.

La déprime passagère

Une baisse de moral après un événement difficile, une période de fatigue ou de doute, une tristesse qui va et vient sans envahir toute la vie : ce n’est pas forcément une dépression. Notre article déprime ou dépression : comment faire la différence aide à repérer les signes qui doivent alerter.

Le blues de l’hiver et la dépression saisonnière

Avec le raccourcissement des jours, en novembre notamment, beaucoup de personnes ressentent un coup de mou. Chez certaines, cela prend la forme d’une véritable dépression saisonnière, qui revient chaque automne et s’accompagne souvent d’une envie de dormir et de manger davantage. La luminothérapie y tient une place particulière. Pour approfondir, consultez notre dossier sur la dépression saisonnière et le blues hivernal. Il n’existe pas, à notre connaissance, d’essai solide consacré spécifiquement à l’acupuncture dans la dépression saisonnière.

Le burn-out

L’épuisement professionnel partage plusieurs symptômes avec la dépression, mais n’est pas la même chose, et les deux peuvent coexister. Notre article burn-out et dépression : deux troubles liés mais distincts détaille ces nuances.

Pourquoi ces distinctions comptent-elles ici ? Parce que les résultats des essais menés chez des personnes ayant une dépression caractérisée ne se transposent pas automatiquement à une simple baisse de moral, ni l’inverse. Et parce qu’une vraie dépression justifie toujours un avis médical, quelles que soient les approches complémentaires envisagées.

Ce que montrent les études

La recherche sur l’acupuncture et la dépression est abondante. Plus de 60 essais randomisés ont été réunis dans la revue Cochrane, et des dizaines d’autres ont été publiés depuis, en grande majorité en Chine. Voici les travaux les plus utiles pour se faire une idée.

Ce que montrent les études
La revue Cochrane de Smith et coll. (2018) a rassemblé 64 essais et 7 104 participants. Par rapport à l’absence de traitement, à une liste d’attente ou aux soins habituels, l’acupuncture (manuelle ou électrique) pourrait réduire modérément la sévérité de la dépression en fin de traitement, avec des preuves de faible qualité. Par rapport à une acupuncture simulée, la différence est faible : environ 1,7 point sur l’échelle de Hamilton, qui compte plus de 50 points. Lorsque l’acupuncture est ajoutée à un médicament, le bénéfice paraît plus important, mais la qualité des preuves est jugée très faible. Les auteurs soulignent que la plupart des essais rapportaient mal les effets indésirables et que des essais de grande qualité restent nécessaires.

La revue Cochrane 2018 : la référence

La Collaboration Cochrane est un réseau international qui produit des synthèses méthodiques de la littérature médicale, avec des règles strictes pour évaluer la fiabilité des preuves. Sa revue sur l’acupuncture et la dépression, coordonnée par Caroline A. Smith (Western Sydney University, Australie), en est à sa deuxième mise à jour.

Ses principaux enseignements, comparaison par comparaison :

  • Acupuncture contre absence de traitement ou soins habituels : réduction modérée de la sévérité des symptômes en fin de traitement (5 essais, 488 participants). Qualité des preuves : faible.
  • Acupuncture contre acupuncture simulée : petite réduction, de l’ordre de 1,7 point sur l’échelle de Hamilton (14 essais, 841 participants). Qualité des preuves : faible.
  • Acupuncture seule contre médicament seul : petit bénéfice possible, avec une grande variabilité selon les médicaments et les techniques (31 essais, 3 127 participants). Qualité des preuves : très faible.
  • Acupuncture ajoutée à un médicament contre médicament seul : bénéfice qui paraît important (11 essais, 775 participants), mais qualité des preuves très faible.
  • Acupuncture contre psychothérapie : impossible de conclure à une différence (2 essais, 497 participants).
Le message est nuancé. Les résultats penchent plutôt en faveur de l’acupuncture, mais la confiance que l’on peut leur accorder est limitée. La plupart des essais présentaient un risque élevé de biais, notamment parce que les participants savaient quel traitement ils recevaient. Très peu d’entre eux suivaient les patients après la fin des séances, si bien que l’on sait mal si l’amélioration se maintient.

L’essai ACUDep : l’acupuncture en médecine générale

En 2013, l’équipe de Hugh MacPherson (University of York, Royaume-Uni) a publié dans PLoS Medicine un essai pragmatique mené dans 27 cabinets de médecine générale du nord de l’Angleterre. 755 personnes qui restaient déprimées malgré leur prise en charge habituelle ont été réparties en trois groupes : acupuncture en plus des soins habituels, counselling (une forme d’accompagnement psychologique) en plus des soins habituels, ou soins habituels seuls.

Les participants ont reçu en moyenne une dizaine de séances d’acupuncture ou neuf séances de counselling. À trois mois, les scores de dépression (PHQ-9) avaient davantage baissé dans les deux groupes qui avaient bénéficié d’un soin supplémentaire, avec un écart d’environ 2,5 points pour l’acupuncture et 1,7 point pour le counselling par rapport aux soins habituels seuls. Les différences persistaient en partie à douze mois. Acupuncture et counselling ne différaient pas significativement entre eux. Aucun effet indésirable grave lié au traitement n’a été signalé.

Cet essai est intéressant parce qu’il ressemble à la vraie vie : des patients de médecine générale, souvent sous antidépresseur, avec des acupuncteurs expérimentés. Mais il a une limite importante, reconnue par ses auteurs : il n’était pas conçu pour séparer les effets propres des aiguilles des effets dits non spécifiques, c’est-à-dire tout ce qui accompagne la séance (temps accordé, écoute, attentes, relation de soin).

La méta-analyse d’Armour et coll. (2019)

Mike Armour (Western Sydney University) et ses collègues, dont plusieurs auteurs de la revue Cochrane, ont publié en 2019 une méta-analyse centrée sur la dépression caractérisée. Elle regroupe 29 essais et 2 268 participants, dont 22 essais menés en Chine.

Les résultats montrent une réduction cliniquement significative de la sévérité de la dépression par rapport aux soins habituels, par rapport à une acupuncture simulée, et lorsque l’acupuncture est ajoutée à un antidépresseur. Point notable : plus le nombre de séances était élevé, plus la baisse des symptômes était marquée. Les auteurs concluent que l’acupuncture « pourrait être un complément approprié » aux soins habituels et aux antidépresseurs, tout en soulignant le risque de biais lié à l’absence d’aveugle, le manque de suivi après la fin des essais et la mauvaise déclaration des effets indésirables.

Les méta-analyses récentes : acupuncture et antidépresseurs associés

En 2025, Lei Yang (First Affiliated Hospital of Hunan University of Chinese Medicine, Chine) et ses collègues ont publié dans General Hospital Psychiatry une méta-analyse de 66 essais et 5 744 participants. Elle compare l’association d’acupuncture et d’un antidépresseur de type ISRS ou IRSN au médicament seul. L’association était liée à une baisse plus importante des scores de dépression, à davantage de réponses au traitement et de rémissions, et à moins d’effets indésirables mesurés sur des échelles dédiées.

Les auteurs ont aussi cherché ce qui pouvait faire varier l’effet. Une dépression plus intense au départ, une durée de traitement plus longue et une maladie plus ancienne semblaient associées à un effet plus net. Mais ils signalent eux-mêmes une forte hétérogénéité entre les études, la présence d’un biais de publication (les essais favorables sont plus souvent publiés) et l’absence fréquente de groupe recevant une acupuncture simulée. Leur conclusion appelle les cliniciens à tenir compte de ces limites avant de recommander l’acupuncture en complément.

Une autre méta-analyse, publiée en 2023 dans Research in Nursing & Health par Binglei Chen (Edith Cowan University, Australie) et coll., a comparé différentes formes d’acupuncture dans 22 essais publiés en anglais (2 391 participants). Le classement le plus favorable revenait à l’électroacupuncture associée à un antidépresseur, suivie de l’acupuncture manuelle associée à un antidépresseur. Les auteurs estiment que l’acupuncture peut être envisagée comme une option sûre, seule ou en complément.

Et l’acupuncture seule à la place d’un médicament ?

Certaines études chinoises comparent l’acupuncture seule à un antidépresseur seul. C’est le cas de la méta-analyse de Yawen Tan et coll. (Chengdu University of Traditional Chinese Medicine), parue en 2024 dans Frontiers in Neuroscience : 20 essais, 1 376 participants, avec un résultat en faveur de l’acupuncture après quatre semaines et moins d’effets indésirables.

Ces résultats doivent être lus avec beaucoup de prudence. L’hétérogénéité entre les essais était très élevée, les études étaient courtes, menées dans un seul contexte culturel et de soins, et la revue Cochrane jugeait déjà ce type de comparaison de qualité très faible. Surtout, ils ne justifient en aucun cas d’arrêter ou de remplacer un antidépresseur de votre propre initiative. Décider d’un traitement de la dépression dépend de sa sévérité, de vos antécédents, du risque suicidaire et de votre situation de vie, ce qui relève d’un échange avec un médecin.

Acupuncture réelle ou acupuncture simulée : la question qui fâche

Pour savoir si une technique agit par elle-même, les chercheurs la comparent à une version « factice ». En acupuncture, cela peut prendre plusieurs formes : aiguilles rétractables qui touchent la peau sans la pénétrer, piqûres superficielles hors des points traditionnels, ou stimulation de points considérés comme sans rapport avec la dépression. On parle d’acupuncture simulée.

Ce que montrent ces comparaisons

Dans la revue Cochrane, l’écart entre acupuncture réelle et acupuncture simulée est faible, environ 1,7 point sur l’échelle de Hamilton. Pour donner un ordre de grandeur, l’agence britannique NICE a longtemps retenu un écart d’environ trois points sur cette échelle comme seuil de pertinence clinique. La méta-analyse d’Armour retrouve un effet un peu plus net, mais avec des essais de qualité variable.

Autrement dit, une partie importante de l’amélioration observée chez les personnes qui reçoivent de l’acupuncture pourrait être liée à ce qui entoure les aiguilles plutôt qu’aux aiguilles elles-mêmes.

Pourquoi c’est plus compliqué qu’il n’y paraît

Une acupuncture simulée n’est jamais totalement inerte. Toucher la peau, appuyer, piquer même superficiellement, s’allonger au calme pendant vingt minutes, être écouté par un praticien attentif : tout cela peut influencer l’humeur, le stress et le sommeil. C’est pourquoi l’écart entre les deux groupes peut sous-estimer l’effet global ressenti par le patient, tout en montrant que l’effet spécifique du point exact piqué reste modeste.

Pour le lecteur, la conclusion pratique est la suivante. L’acupuncture peut s’accompagner d’un mieux-être réel, mais ce mieux-être tient probablement pour une bonne part à la relation de soin, au temps accordé et au cadre apaisant. C’est précieux, mais cela ne remplace pas les traitements dont l’action est démontrée de manière plus solide.

L’électroacupuncture : une piste plus étudiée

L’électroacupuncture consiste à relier certaines aiguilles à un petit appareil qui délivre un courant électrique de faible intensité, à une fréquence choisie. La sensation est celle de picotements ou de petites pulsations. Elle est très utilisée dans les essais chinois sur la dépression. Pour comprendre comment elle fonctionne, consultez notre article sur l’électroacupuncture et ses fréquences de stimulation.

Ce que disent les données

La méta-analyse de Zhinan Zhang et coll. (Southern Medical University, Chine), publiée dans Frontiers in Psychiatry en 2023, a réuni 34 essais. Selon des preuves de faible qualité, l’électroacupuncture, seule ou associée à un antidépresseur, ne faisait pas moins bien que les antidépresseurs ou que l’acupuncture manuelle. Elle semblait aussi agir plus vite en début de traitement lorsqu’elle était associée à un ISRS, et des preuves de qualité modérée suggéraient moins d’effets indésirables qu’avec un ISRS seul.

Ces résultats sont encourageants, mais la plupart des essais sont petits, souvent de courte durée, et leurs participants ne ressemblent pas forcément aux patients suivis en France. Ils alimentent l’idée que l’électroacupuncture pourrait aider à passer le cap des premières semaines sous antidépresseur, période où le médicament n’agit pas encore pleinement. Mais cette hypothèse reste à confirmer par des essais plus rigoureux.

Pour qui l’électroacupuncture n’est pas indiquée

Le courant électrique n’est pas anodin chez tout le monde. Il est en général déconseillé chez les personnes porteuses d’un stimulateur cardiaque ou d’un autre dispositif électronique implanté, et il demande des précautions en cas d’épilepsie ou pendant la grossesse. Signalez toujours ces situations au praticien.

Comment l’acupuncture pourrait agir

Pourquoi l’acupuncture aurait-elle un effet sur l’humeur ? Plusieurs hypothèses sont explorées, sans qu’aucune ne soit établie chez l’humain avec certitude.

Les pistes neurobiologiques

Chez l’animal, de nombreux travaux décrivent des effets de l’acupuncture et de l’électroacupuncture sur des messagers chimiques impliqués dans l’humeur, comme la sérotonine et la noradrénaline, sur la réponse au stress (l’axe qui relie le cerveau aux glandes surrénales et régule le cortisol), sur des marqueurs d’inflammation ou encore sur la plasticité des neurones. Ces données sont intéressantes, mais un modèle animal de dépression est très éloigné de la dépression humaine. Pour mieux comprendre ces messagers, notre article sérotonine, dopamine et dépression rappelle ce que la recherche établit réellement.

Chez l’humain, des études d’imagerie montrent que la stimulation par aiguilles modifie l’activité de réseaux cérébraux liés à la douleur, aux émotions et à l’attention. Notre article ce que l’imagerie montre de l’acupuncture détaille ces travaux. Mais modifier l’activité d’un réseau ne signifie pas forcément soulager une dépression.

L’effet de la relation de soin et du contexte

Une séance d’acupuncture, c’est aussi un temps calme, un professionnel qui pose des questions, observe, touche avec attention, et un rendez-vous régulier qui structure la semaine. Pour une personne déprimée, souvent isolée et épuisée, ce cadre a une valeur en soi. Les essais sans groupe d’acupuncture simulée, comme ACUDep, ne permettent pas de distinguer cet effet de celui des aiguilles. C’est une limite scientifique, mais aussi un rappel utile : ce qui aide, c’est parfois d’abord le fait d’être accompagné.

Les effets indirects : sommeil, douleur, anxiété

La dépression s’accompagne très souvent d’insomnie, de douleurs ou d’anxiété. Or l’acupuncture a été davantage étudiée dans ces indications. Si elle aide à mieux dormir ou à moins souffrir, l’humeur peut s’en ressentir. Notre article sur l’acupuncture et l’insomnie et celui sur le stress et l’anxiété face à l’acupuncture font le point sur ces sujets.

Acupuncture en complément d’un traitement : comment l’intégrer

Si vous envisagez l’acupuncture, voici comment le faire de manière cohérente et sûre.

Le socle : les traitements de référence

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié en 2017 une recommandation sur la prise en charge de l’épisode dépressif caractérisé de l’adulte en soins de premier recours. Elle place au centre l’accompagnement par le médecin, la psychothérapie (notamment les thérapies cognitives et comportementales) et, selon l’intensité de la dépression, un traitement antidépresseur, avec un suivi régulier. L’acupuncture n’y figure pas parmi les traitements recommandés.

Pour mieux connaître ces approches, vous pouvez lire notre article sur la thérapie cognitivo-comportementale dans la dépression et celui qui explique qui consulter entre psychologue, psychiatre et thérapeute.

Ne jamais arrêter un antidépresseur sans avis médical

C’est le point le plus important de cet article. Si vous vous sentez mieux après quelques séances d’acupuncture, c’est une bonne nouvelle, mais ce n’est pas une raison pour réduire ou interrompre votre antidépresseur seul. Un arrêt brutal peut provoquer des symptômes de sevrage (vertiges, irritabilité, troubles du sommeil, sensations de décharges électriques) et surtout exposer à une rechute. La décision de diminuer un traitement se prend avec le médecin, qui organise une baisse progressive au bon moment.

En parler à votre médecin et à l’acupuncteur

Informez votre médecin traitant ou votre psychiatre de votre projet. Il pourra vous dire si le moment est adapté et surveiller l’évolution. De son côté, l’acupuncteur doit connaître votre diagnostic, vos traitements en cours et vos antécédents. Un praticien sérieux ne vous demandera jamais d’arrêter un traitement prescrit et vous orientera vers un médecin si votre état l’exige.

Les associations à surveiller

L’acupuncture en elle-même n’interagit pas avec les médicaments. En revanche, d’autres approches dites naturelles peuvent être proposées dans le même élan, et certaines posent problème. Le millepertuis, par exemple, interagit avec de nombreux médicaments, dont les antidépresseurs, avec un risque de syndrome sérotoninergique. Notre article sur les plantes et compléments à ne pas associer à un antidépresseur fait le tour de la question. Pour une vue d’ensemble des approches complémentaires, voir aussi approches naturelles complémentaires et dépression.

Ce qui aide aussi, et qui est mieux étudié

D’autres compléments au traitement disposent de données plus solides que l’acupuncture, comme l’activité physique régulière. Notre article dépression et activité physique propose des pistes concrètes, même quand l’élan manque. L’acupuncture peut trouver sa place dans cet ensemble, si elle vous convient, sans le remplacer.

Combien de séances, à quel rythme ?

C’est l’une des questions les plus fréquentes. Les essais donnent quelques repères, à prendre comme des ordres de grandeur.

Ce que montrent les essais

Dans l’essai ACUDep, les participants ont reçu en moyenne une dizaine de séances sur environ trois mois, en général une par semaine au début. Dans les essais chinois, le rythme est souvent beaucoup plus soutenu : deux à cinq séances par semaine pendant quatre à huit semaines, ce qui peut représenter vingt à trente séances. La méta-analyse d’Armour a observé une relation entre le nombre de séances et l’ampleur de l’amélioration, et celle de Yang et coll. un effet plus net quand le traitement durait plus longtemps.

Les auteurs d’Armour soulignent toutefois que ces rythmes intensifs, courants en Chine, sont difficiles à reproduire ailleurs, ce qui limite la transposition des résultats.

En pratique

Un acupuncteur propose souvent un premier cycle de six à dix séances, plutôt hebdomadaires, puis un point d’étape. Quelques repères utiles :

  • fixez dès le départ, avec le praticien, ce que vous espérez observer (sommeil, énergie, tension, moral) et à quel moment faire le bilan.
  • tenez un petit carnet de suivi, ou utilisez un questionnaire simple que votre médecin pourra aussi regarder.
  • si rien ne change après six à huit séances, il est raisonnable de ne pas poursuivre indéfiniment.
  • si votre état s’aggrave, ne comptez pas sur la prochaine séance : contactez votre médecin.

Le coût

En France, une consultation d’acupuncture pratiquée par un médecin peut être en partie prise en charge par l’Assurance maladie, selon le statut du médecin et ses dépassements d’honoraires. Les séances réalisées par un acupuncteur non médecin ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, certaines complémentaires santé proposant un forfait. Pour une dizaine de séances, le budget n’est pas négligeable, ce qui renforce l’intérêt de faire un bilan à mi-parcours. Notre article pour choisir son acupuncteur détaille statuts, hygiène et remboursement.

Déroulement d’une séance quand on est déprimé

Une séance commence en général par un entretien : histoire des symptômes, sommeil, appétit, douleurs, traitements, antécédents médicaux. Le praticien peut observer la langue ou prendre les pouls, selon la tradition de la médecine chinoise. Il choisit ensuite les points.

Dans les essais sur la dépression, certains points reviennent souvent : sur le sommet du crâne, entre les sourcils, sur les poignets, les mains, les jambes ou les pieds. L’acupuncture auriculaire, qui utilise des points sur l’oreille, est aussi étudiée, parfois sous forme de graines ou de petites billes collées qui se stimulent entre les séances. Notre article sur l’auriculothérapie présente cette technique.

Les aiguilles, très fines, restent en place quinze à trente minutes, pendant lesquelles on reste allongé au calme. Beaucoup de personnes décrivent une sensation de lourdeur, de chaleur ou de picotement autour du point, et une détente à la fin de la séance. Pour une description pas à pas, voir notre article sur le déroulement d’une séance d’acupuncture.

Quand on est déprimé, quelques points méritent attention :

  • si vous êtes très fatigué, demandez à rester allongé quelques minutes après le retrait des aiguilles et évitez de conduire si vous vous sentez étourdi.
  • si vous avez peur des aiguilles, dites-le : le praticien peut commencer par peu d’aiguilles ou par des points de l’oreille.
  • si la séance fait remonter des émotions, ce n’est pas anormal, mais parlez-en à votre médecin ou à votre psychologue, qui sont les mieux placés pour vous accompagner sur ce terrain.

Effets indésirables et sécurité

Pratiquée par un professionnel formé, avec du matériel stérile à usage unique, l’acupuncture est globalement bien tolérée. Mais « bien tolérée » ne veut pas dire « sans aucun risque ».

Ce que l’on sait des risques

La plus grande étude disponible, menée en Allemagne par Claudia M. Witt et coll. et publiée en 2009, a suivi 229 230 patients traités par des médecins acupuncteurs, avec en moyenne une dizaine de séances chacun. Environ 8,6 % des patients ont signalé au moins un effet indésirable, et 2,2 % un effet ayant nécessité un traitement. Les plus fréquents étaient de petits saignements ou des hématomes au point de piqûre, une douleur locale et des réactions vagales (malaise, sueurs, sensation de tête légère). Deux cas de pneumothorax (air entre le poumon et la paroi thoracique) ont été rapportés sur l’ensemble de la cohorte.

Dans les essais sur la dépression, les effets indésirables sont souvent mal décrits, comme le note la revue Cochrane. Dans ACUDep, aucun effet indésirable grave lié au traitement n’a été signalé. Plusieurs méta-analyses rapportent moins d’effets indésirables quand l’acupuncture est associée à un antidépresseur qu’avec le médicament seul, mais ces mesures restent fragiles.

Pour une analyse détaillée, consultez notre article l’acupuncture est-elle dangereuse ?.

Les précautions indispensables

  • Anticoagulants et troubles de la coagulation : si vous prenez un anticoagulant ou un antiagrégant plaquettaire, ou si vous avez une maladie de la coagulation (hémophilie, par exemple), prévenez l’acupuncteur avant toute séance. Le risque d’hématome est plus élevé et certaines techniques sont à éviter. À noter que certains antidépresseurs de type ISRS peuvent eux aussi favoriser légèrement les saignements, surtout s’ils sont associés à un anticoagulant ou à de l’aspirine.
  • Asepsie : exigez des aiguilles stériles à usage unique, ouvertes devant vous, et une désinfection de la peau. Ne laissez jamais réutiliser une aiguille.
  • Grossesse : certains points sont traditionnellement évités, et la dépression pendant la grossesse justifie un suivi par la sage-femme, le gynécologue ou le médecin.
  • Dispositifs implantés : pas d’électroacupuncture en cas de stimulateur cardiaque sans avis médical.
  • Peau lésée, infection locale, diabète mal équilibré : à signaler, les points concernés doivent être évités.

Un praticien formé

En France, l’acupuncture est reconnue comme une orientation de la médecine et peut être pratiquée par des médecins titulaires d’un diplôme interuniversitaire, ainsi que par des sages-femmes formées dans leur champ de compétence. D’autres praticiens exercent sans être professionnels de santé. Pour une personne déprimée, l’intérêt d’un médecin acupuncteur est réel : il peut évaluer l’état général, repérer des signes de gravité et dialoguer facilement avec le médecin traitant ou le psychiatre.

Situations particulières

Après un accouchement

La dépression du post-partum touche une part importante des jeunes mères et peut avoir des conséquences pour la mère, l’enfant et le couple. Quelques méta-analyses chinoises ont étudié l’acupuncture dans ce contexte, mais les données restent limitées. Si vous vous sentez durablement triste, épuisée, coupable ou incapable de prendre soin de vous ou de votre bébé, parlez-en rapidement à votre sage-femme, à votre médecin ou à la maternité. C’est une situation qui demande un avis médical, avant toute approche complémentaire. Notre article sur la dépression post-partum donne des repères.

Chez l’adolescent

Les essais sur l’acupuncture et la dépression concernent presque tous des adultes. Chez un adolescent, une tristesse durable, un repli, une chute des résultats scolaires, de l’irritabilité ou des propos sur la mort doivent conduire à consulter le médecin traitant, le pédiatre ou un pédopsychiatre. L’acupuncture ne doit pas retarder cette démarche.

En cas de trouble bipolaire

Si vous avez connu des périodes d’exaltation, d’énergie débordante, de besoin de sommeil réduit ou de dépenses inhabituelles, en alternance avec des phases dépressives, il peut s’agir d’un trouble bipolaire. Sa prise en charge est spécifique et relève d’un psychiatre. Les essais sur l’acupuncture excluent généralement ces patients, et aucune donnée sérieuse ne permet de la recommander dans cette situation.

Chez la personne âgée

La dépression du sujet âgé est fréquente, souvent masquée par des plaintes physiques ou une perte d’intérêt mise sur le compte de l’âge. L’isolement aggrave les choses. Quelques essais chinois existent, mais l’essentiel est d’abord de consulter, car une dépression chez une personne âgée peut aussi révéler ou accompagner un autre problème de santé.

Quand une douleur chronique s’y ajoute

Dépression et douleur chronique se renforcent souvent l’une l’autre. Dans ce cas, l’acupuncture peut avoir un double intérêt, car elle a été davantage évaluée sur certaines douleurs. Un médecin acupuncteur pourra en discuter avec vous dans le cadre de votre suivi.

Quand consulter

Certaines situations demandent une aide médicale sans attendre, et passent avant toute séance d’acupuncture.

Appelez immédiatement :

  • le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit, joignable 24 h/24 et 7 j/7, si vous avez des idées suicidaires, si vous pensez que vous n’avez plus d’issue, ou si vous êtes inquiet pour un proche.
  • le 15 (SAMU) ou le 112 en cas de danger immédiat, de projet ou de geste suicidaire.
Consultez rapidement votre médecin :

  • si une tristesse, une perte de plaisir ou une fatigue intense durent plus de deux semaines.
  • si votre état s’aggrave malgré votre traitement, ou si vous ressentez des effets indésirables difficiles à supporter.
  • si vous envisagez de modifier ou d’arrêter votre antidépresseur.
  • si vous êtes enceinte ou venez d’accoucher et que votre moral s’effondre.
  • s’il s’agit d’un adolescent.
  • si vous avez des antécédents de trouble bipolaire ou des périodes d’exaltation inhabituelle.
  • si vous consommez davantage d’alcool ou d’autres substances pour tenir.
Pour mieux repérer le bon moment, notre article quand consulter pour une dépression donne des repères concrets.

Questions fréquentes

L’acupuncture est-elle efficace contre la dépression ?

Les études suggèrent un effet modéré par rapport à l’absence de traitement et un effet plus faible par rapport à une acupuncture simulée, avec des preuves de faible qualité. L’acupuncture peut se discuter comme complément, mais elle ne fait pas partie des traitements recommandés par la HAS et ne remplace ni la psychothérapie ni un antidépresseur lorsque celui-ci est indiqué.

Peut-on combiner acupuncture et antidépresseurs ?

Oui, il n’existe pas d’interaction connue entre l’acupuncture elle-même et les antidépresseurs, et c’est précisément dans cette association que les résultats semblent les plus favorables, même si la qualité des essais reste faible. Prévenez votre médecin, continuez votre traitement tel qu’il est prescrit et signalez à l’acupuncteur tout traitement qui fluidifie le sang.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Les essais occidentaux utilisent une dizaine de séances, souvent hebdomadaires. Les essais chinois sont plus intensifs. En pratique, un premier cycle de six à dix séances avec un bilan à mi-parcours est raisonnable. En l’absence de changement après six à huit séances, mieux vaut ne pas s’obstiner.

L’électroacupuncture est-elle plus efficace ?

Certaines méta-analyses la placent en tête, notamment associée à un antidépresseur, avec un effet possiblement plus rapide au début du traitement. Mais les essais sont petits et de qualité limitée. Elle est déconseillée en cas de stimulateur cardiaque et demande des précautions en cas d’épilepsie ou de grossesse.

L’acupuncture aide-t-elle le blues de l’hiver ?

Il n’existe pas d’essai solide sur l’acupuncture dans la dépression saisonnière. Une séance peut procurer un moment de détente, mais si la baisse de moral revient chaque automne et pèse sur votre quotidien, parlez-en à votre médecin, notamment de la luminothérapie.

Un acupuncteur peut-il remplacer le suivi par un psychologue ou un médecin ?

Non. Un acupuncteur, même médecin, n’assure pas un suivi psychothérapeutique. Il peut accompagner, apaiser certains symptômes et vous orienter. Le suivi de la dépression reste assuré par votre médecin traitant, un psychiatre ou un psychologue.

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Si, après en avoir parlé avec votre médecin, vous souhaitez essayer l’acupuncture en complément de votre prise en charge, privilégiez un praticien formé, de préférence médecin acupuncteur, qui utilise des aiguilles stériles à usage unique et accepte d’échanger avec votre équipe soignante. Pour en savoir plus sur les bases de cette pratique, vous pouvez aussi consulter notre guide de l’acupuncture.

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Sources

  1. Smith CA, Armour M, Lee MS, Wang LQ, Hay PJ. Acupuncture for depression. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2018. PMID : 29502347 — DOI : 10.1002/14651858.CD004046.pub4.
  2. MacPherson H, Richmond S, Bland M, et al. Acupuncture and counselling for depression in primary care: a randomised controlled trial. PLoS Medicine. 2013. PMID : 24086114 — DOI : 10.1371/journal.pmed.1001518.
  3. Armour M, Smith CA, Wang LQ, Naidoo D, Yang GY, MacPherson H, Lee MS, Hay P. Acupuncture for Depression: A Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of Clinical Medicine. 2019. PMID : 31370200 — DOI : 10.3390/jcm8081140.
  4. Yang L, Zhang Q, Wen M, Li S, Lu A, Li K, Peng C, Chen J. Clinical evidence for acupuncture-assisted treatment of depression: A systematic review and meta-analysis with meta-regression. General Hospital Psychiatry. 2025. PMID : 41033107 — DOI : 10.1016/j.genhosppsych.2025.09.002.
  5. Zhang Z, Cai X, Liang Y, Zhang R, Liu X, Lu L, Huang Y. Electroacupuncture as a rapid-onset and safer complementary therapy for depression: A systematic review and meta-analysis. Frontiers in Psychiatry. 2023. PMID : 36684018 — DOI : 10.3389/fpsyt.2022.1012606.
  6. Chen B, Wang CC, Lee KH, Xia JC, Luo Z. Efficacy and safety of acupuncture for depression: A systematic review and meta-analysis. Research in Nursing & Health. 2023. PMID : 36509453 — DOI : 10.1002/nur.22284.
  7. Tan Y, Duan R, Wen C. Efficacy of acupuncture for depression: a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Neuroscience. 2024. PMID : 38745939 — DOI : 10.3389/fnins.2024.1347651.
  8. Witt CM, Pach D, Brinkhaus B, et al. Safety of acupuncture: results of a prospective observational study with 229,230 patients and introduction of a medical information and consent form. Forschende Komplementärmedizin. 2009. PMID : 19420954 — DOI : 10.1159/000209315.
  9. Haute Autorité de Santé. Épisode dépressif caractérisé de l’adulte : prise en charge en soins de premier recours. Recommandation de bonne pratique. 2017. has-sante.fr.
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

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Auteurs des sources scientifiques

ZZ

Zhinan Zhang

Chercheur en médecine traditionnelle chinoise — School of Traditional Chinese Medicine, Southern Medical University, Guangzhou (Chine)

Premier auteur d’une méta-analyse de 34 essais sur l’électroacupuncture dans la dépression (Frontiers in Psychiatry, 2023).

CS

Caroline Smith

Professeure, chercheuse en médecine intégrative — NICM Health Research Institute, Western Sydney University (Australie)

Chercheuse de référence sur l'acupuncture en santé reproductive, autrice de l'essai randomisé publié dans le JAMA (2018) sur l'acupuncture et les naissances vivantes en FIV.

HM

Hugh MacPherson

Professeur, chercheur en acupuncture — University of York (Royaume-Uni)

Co-auteur senior d'une revue systématique et méta-analyse sur l'acupuncture et la dépendance à l'alcool.

MA

Mike Armour

Chercheur en médecine intégrative — NICM Health Research Institute, Western Sydney University (Australie)

Premier auteur d’une revue systématique et méta-analyse de 29 essais sur l’acupuncture dans la dépression caractérisée (Journal of Clinical Medicine, 2019).

LY

Lei Yang

Chercheur en pharmacie hospitalière et médecine chinoise — Hospital Formulation Center, First Affiliated Hospital of Hunan University of Chinese Medicine, Changsha (Chine)

Premier auteur d’une méta-analyse avec méta-régression de 66 essais sur l’acupuncture associée aux antidépresseurs (General Hospital Psychiatry, 2025).