Thérapeute et patient assis face à face dans un cabinet lumineux, le patient pensif écoutant une phrase ambiguë
Hypnothérapie

La technique de confusion en hypnose : contourner les résistances du conscient ?

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Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : la « technique de confusion », décrite par le psychiatre Milton Erickson en 1964, consiste à saturer brièvement l'attention (phrases ambiguës, enchaînements illogiques, geste automatique interrompu) pour rendre la personne plus disponible à une suggestion simple qui suit. Elle ne permet pas de faire agir quelqu'un contre sa volonté, et elle n'a de sens qu'avec votre accord explicite. L'une des rares études contrôlées qui l'ont testée, l'essai KTHYPE (Fusco et al., 2020, British Journal of Anaesthesia, 272 patients), a observé une douleur moyenne de 1,5/10 lors de la pose d'une perfusion avec une communication hypnotique incluant un procédé de confusion, contre 3,5/10 avec un discours neutre. Le niveau de preuve reste limité : un seul essai sur un geste bref, et quarante ans de comparaisons expérimentales qui ne montrent pas de supériorité nette des approches indirectes sur les approches directes.
Vous avez peut-être croisé l'expression dans une vidéo, un livre de développement personnel ou une discussion sur l'hypnose : « la technique de confusion permet de contourner les résistances du conscient ». La formule a de quoi intriguer, et aussi de quoi inquiéter. Contourner, cela veut-il dire passer outre ce que je veux ? Un hypnothérapeute pourrait-il m'embrouiller volontairement pour me faire accepter quelque chose que je refuserais en temps normal ? Et si c'est le cas, pourquoi des soignants l'utilisent-ils à l'hôpital ?

Ces questions sont légitimes. Elles méritent mieux qu'une réponse rassurante ou qu'une mise en garde alarmiste. Cet article fait le point, sans jargon inutile, sur ce qu'est réellement cette technique, d'où elle vient, ce que la recherche expérimentale permet d'affirmer (et surtout ce qu'elle ne permet pas d'affirmer), puis sur la question qui vous préoccupe sans doute le plus : est-ce manipulateur, et comment garder la main sur ce qui se passe pendant une séance ?

Ce que l'on appelle « technique de confusion »

Le terme recouvre une famille de procédés plutôt qu'un protocole unique. Leur point commun est simple à énoncer : pendant quelques secondes ou quelques minutes, le praticien produit volontairement un discours ou un geste difficile à traiter de manière logique. L'esprit, qui cherche spontanément du sens, se retrouve momentanément occupé, un peu désorienté. Dans ce bref flottement, une proposition claire et simple (« vous pouvez laisser vos yeux se fermer », « vous pouvez simplement remarquer votre respiration ») apparaît comme un point d'appui bienvenu.

On distingue généralement trois grands procédés, souvent combinés.

La surcharge attentionnelle

Le praticien multiplie les informations à traiter en même temps : énumérations rapides, consignes qui se chevauchent, détails sensoriels en cascade. Un exemple typique consiste à jouer avec les repères temporels : « Aujourd'hui, c'est hier par rapport à demain, et hier était le demain d'avant-hier, et ce qui sera passé demain est déjà présent aujourd'hui... » Rien de tout cela n'est faux, mais le suivre demande un effort considérable. La mémoire de travail, dont la capacité est limitée, sature vite.

L'idée sous-jacente n'a rien de mystérieux. Chacun a fait l'expérience de décrocher face à un exposé trop dense, ou de se sentir soulagé quand quelqu'un résume enfin en une phrase claire ce qu'il fallait retenir. La technique de confusion exploite ce soulagement.

Les phrases ambiguës et la logique déroutante

Le deuxième procédé repose sur l'ambiguïté du langage. Le praticien emploie des mots à double sens, des homophones (« vous pouvez vous laisser aller... à l'air, à l'aise »), des négations enchaînées (« vous ne savez pas encore que vous ne remarquerez peut-être pas que... »), ou des phrases dont la construction grammaticale bifurque en cours de route. Le cerveau ouvre plusieurs interprétations en parallèle sans pouvoir en trancher une.

Ces formulations sont proches des suggestions indirectes, que nous détaillons dans notre article consacré aux suggestions indirectes en hypnose, leurs types et leurs mécanismes. La différence tient surtout à l'intention : une suggestion indirecte propose une idée sans l'imposer, alors qu'un passage de confusion cherche d'abord à suspendre temporairement le raisonnement analytique.

L'interruption de schéma

Le troisième procédé est le plus connu, parce qu'il est spectaculaire : interrompre un geste automatique en plein milieu. L'exemple classique est la poignée de main interrompue. Vous tendez la main, l'autre personne s'apprête à la serrer, puis change de trajectoire, saisit doucement votre poignet, ou oriente votre main vers votre visage. Le « programme » de la poignée de main, exécuté des milliers de fois sans y penser, s'arrête net. Pendant une fraction de seconde, vous ne savez plus quoi faire de votre bras.

En contexte de spectacle, ce moment est utilisé pour produire un effet saisissant. En contexte thérapeutique, quand il est employé, il sert plutôt à marquer une transition : on passe de la conversation ordinaire à un temps d'attention tournée vers l'intérieur. Il n'a rien d'indispensable, et beaucoup d'hypnothérapeutes ne l'utilisent jamais.

D'où vient-elle ? Le contexte historique

La technique est indissociable de Milton H. Erickson (1901-1980), psychiatre américain dont le style a donné son nom à l'hypnose dite ericksonienne. Erickson a décrit sa démarche dans un article intitulé « The confusion technique in hypnosis », publié en 1964 dans l'American Journal of Clinical Hypnosis. Il y raconte notamment une anecdote devenue célèbre : un jour de grand vent, un passant pressé le heurte au coin d'une rue. Avant que l'homme ait pu dire quoi que ce soit, Erickson consulte sa montre et lui annonce poliment une heure manifestement fausse, puis s'éloigne. L'homme reste interdit, visiblement désorienté. Erickson rapporte avoir vu dans cette réaction un état de disponibilité particulier, qu'il a ensuite cherché à reproduire de manière délibérée et bienveillante dans sa pratique.

Il faut replacer cela dans son époque. Au milieu du XXe siècle, l'hypnose clinique reste dominée par un modèle très directif : le praticien ordonne, le sujet obéit, et ceux qui « résistent » sont considérés comme peu hypnotisables. Erickson propose une autre lecture. Pour lui, la résistance n'est pas un défaut du patient mais une information à respecter. Certaines personnes, notamment les plus analytiques ou les plus anxieuses, se crispent face à une consigne directe. Plutôt que de forcer, il cherche des voies détournées : métaphores, suggestions indirectes, humour, paradoxes, et parfois confusion.

Ce changement de posture a eu une influence considérable. Il a nourri plusieurs écoles thérapeutiques, dont les thérapies brèves et systémiques, et a été repris (souvent de manière simplifiée) par la programmation neurolinguistique. C'est d'ailleurs par cette voie que l'expression « contourner les résistances du conscient » s'est popularisée, avec un vocabulaire plus commercial que clinique. Pour situer ces différentes approches les unes par rapport aux autres, vous pouvez lire notre comparatif des différents types d'hypnose, classique, ericksonienne et humaniste.

Un point mérite d'être souligné : les écrits d'Erickson reposent essentiellement sur des récits de cas. Ce sont des observations cliniques riches, mais elles ne constituent pas des preuves au sens expérimental. Les explications qu'il proposait (un « inconscient » qui prendrait le relais quand le « conscient » est occupé) sont des modèles de travail, pas des mécanismes démontrés.

Comment est-elle censée agir ? Les hypothèses

Plusieurs explications coexistent, et aucune ne fait consensus.

L'hypothèse attentionnelle. La confusion mobilise intensément les ressources cognitives limitées. Quand une consigne simple arrive, elle est accueillie avec moins d'examen critique, un peu comme on accepte plus volontiers un raccourci quand on est fatigué. Cette lecture rejoint ce que les chercheurs savent du rôle de l'attention et du contrôle exécutif dans la réponse aux suggestions.

L'hypothèse du soulagement. L'état de confusion est légèrement inconfortable. La suggestion qui suit offre une sortie : elle est saisie non parce que la personne a perdu sa volonté, mais parce qu'elle apporte de la clarté. Erickson lui-même insistait sur ce point.

L'hypothèse relationnelle et contextuelle. Pour de nombreux chercheurs, ce qui compte n'est pas tant la technique que le cadre : la personne est venue de son plein gré, elle s'attend à vivre une expérience inhabituelle, elle fait confiance au praticien. Les attentes, la motivation et la qualité de la relation pèsent lourd dans la réponse aux suggestions.

Une revue systématique des grandes théories de l'hypnose (Zahedi, Lynn et Sommer, 2024, Consciousness and Cognition) dresse un constat instructif : malgré l'abondance des travaux montrant que les suggestions peuvent modifier la perception, le comportement et le sentiment d'agir, il n'existe toujours pas de consensus sur les mécanismes en jeu. Chaque modèle théorique éclaire un aspect et laisse d'autres zones dans l'ombre. Autrement dit, quand quelqu'un vous explique avec assurance « comment » la confusion court-circuite votre conscient, il présente une hypothèse comme une certitude.

Ce que la recherche permet de dire

C'est ici que l'honnêteté s'impose. Il existe très peu d'études qui isolent la technique de confusion et la testent de manière contrôlée. La plupart des connaissances disponibles viennent de trois sources indirectes : les essais sur la communication hypnotique en milieu de soins, les expériences comparant suggestions directes et indirectes, et les travaux sur la suggestibilité, c'est-à-dire la tendance individuelle à répondre aux suggestions.

Une étude directe : la pose d'une perfusion

L'étude la plus pertinente est française et belge. L'essai KTHYPE, dont l'intitulé anglais signifie littéralement « effet du langage et de la confusion sur la douleur lors de la pose d'un cathéter veineux périphérique », a été mené dans trois hôpitaux (CHU de Rennes, centre hospitalier privé Saint-Grégoire et Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles). Selon le registre de l'essai, le groupe expérimental recevait une « communication hypnotique, procédé de confusion » pendant le geste.

Ce que montrent les études
Étude : essai KTHYPE, randomisé, multicentrique, en simple aveugle (Fusco et al., 2020, British Journal of Anaesthesia).
Effectif : 272 patients analysés avant une chirurgie, répartis en trois groupes : communication hypnotique avec procédé de confusion (89), discours à connotation négative du type « attention, ça va faire mal » (92), discours neutre (91).
Résultat : douleur moyenne juste après la pose de 1,5/10 dans le groupe hypnose, contre 3,5/10 dans le groupe neutre et 3,8/10 dans le groupe à connotation négative. L'anxiété, plus élevée avant le geste dans le groupe hypnose, a diminué après.
Limite : le geste est bref et la douleur modérée. La communication hypnotique formait un tout (vocabulaire positif, confusion, relation), ce qui ne permet pas d'attribuer l'effet à la seule confusion. Les praticiens étaient formés à l'hypnose, ce qui peut favoriser le groupe expérimental. Un essai unique doit être confirmé par d'autres équipes.
Ce résultat est intéressant à plus d'un titre. Il montre qu'une forme de confusion, employée dans un cadre médical, avec un objectif clair et limité (rendre un geste désagréable plus supportable), est associée à un bénéfice mesurable. Il rappelle aussi, par contraste, à quel point les mots ordinaires des soignants comptent : annoncer la douleur n'aide pas le patient, et tend même à l'accentuer. Pour élargir ce point aux autres usages de l'hypnose face à la douleur, vous pouvez consulter notre article sur l'hypnose et la gestion de la douleur en pratique clinique.

Mais il faut mesurer ce que cet essai ne dit pas. Il ne montre pas que la confusion permette d'obtenir quoi que ce soit contre l'avis du patient. Les personnes savaient qu'on allait leur poser une perfusion, elles l'avaient acceptée, et la communication visait leur confort. Il ne dit rien non plus des effets de la confusion en psychothérapie, sur l'anxiété durable, les phobies ou les habitudes.

Direct ou indirect : quarante ans de comparaisons

L'argument central de la technique de confusion, comme celui des suggestions indirectes en général, est qu'elle serait particulièrement utile aux personnes « résistantes ». Cette idée a été testée à plusieurs reprises, et les résultats invitent à la prudence.

Une revue conceptuelle et méthodologique de référence (Lynn, Neufeld et Maré, 1993, International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis) a passé en revue les études comparant suggestions directes et indirectes. Ses conclusions sont nettes : contrairement à ce qu'avancent les praticiens ericksoniens, le style de suggestion a peu d'effet sur les réponses objectives aux tests d'hypnose. Pour la douleur et l'expérience subjective, les résultats sont contradictoires, mais les études les mieux contrôlées ne montrent pas de supériorité des suggestions indirectes. Enfin, les données sont insuffisantes pour affirmer que les personnes peu hypnotisables répondent mieux aux formulations indirectes.

L'hypothèse a ensuite été affinée : peut-être que ce n'est pas l'hypnotisabilité, mais la tendance à résister aux consignes (ce que les psychologues appellent la réactance), qui ferait la différence. Une étude australienne (Groth-Marnat et Mitchell, 1998) a testé précisément cette idée en comparant une échelle d'hypnotisabilité directe et son équivalent indirect chez des participants dont on mesurait la réactance. L'hypothèse n'a pas été confirmée : les personnes plus ou moins résistantes n'ont pas obtenu de scores différents selon le style de suggestion.

Une étude américaine ultérieure (Robin, Kumar et Pekala, 2005) a même observé l'inverse de ce que prédit la théorie : les participants les plus résistants avaient tendance à obtenir de meilleurs scores avec la version directe, et les moins résistants avec la version indirecte. Les deux échelles se sont révélées globalement équivalentes, avec quelques différences, dont un sentiment de modification de la conscience plus marqué avec la méthode directe.

Le tableau n'est pas univoque pour autant. Une étude italienne plus récente (Ciaramella et al., 2024, The Journal of Pain) a soumis 65 volontaires en bonne santé à une épreuve de douleur provoquée par l'eau froide, avec des suggestions d'analgésie directes ou indirectes, en dehors de tout état d'hypnose formel. Les deux types de suggestions ont relevé le seuil de douleur. La différence intéressante portait sur les attentes : l'effet des suggestions directes dépendait de ce que les participants espéraient, celui des suggestions indirectes beaucoup moins. Les auteurs y voient un argument pour préférer les formulations indirectes chez les personnes pessimistes ou réticentes, tout en précisant que leurs résultats, obtenus en laboratoire, ne peuvent pas être étendus à la douleur clinique.

Que retenir ? Les approches indirectes, dont la confusion fait partie, ne sont pas une clé universelle qui ouvrirait les portes fermées. Dans l'ensemble, elles ne semblent ni nettement supérieures ni nettement inférieures aux approches directes, avec peut-être des nuances selon les profils qui restent à établir.

La suggestibilité, une variable qui compte davantage que la technique

S'il est un facteur que la recherche a solidement documenté, c'est la variabilité individuelle de la réponse aux suggestions. Certaines personnes y répondent très fortement, d'autres très peu, et la majorité se situe entre les deux. Ce trait est relativement stable dans le temps.

La méta-analyse de Thompson et al. (2019, Neuroscience and Biobehavioral Reviews) l'illustre bien. Elle a rassemblé 85 essais contrôlés sur la douleur provoquée en laboratoire chez des volontaires sains, soit 3 632 participants. L'hypnose y réduisait la douleur sur tous les critères mesurés, avec des effets modérés à importants. Mais l'efficacité dépendait fortement de deux facteurs : le niveau de suggestibilité des participants et l'utilisation de suggestions analgésiques directes. Chez les personnes très et moyennement suggestibles recevant des suggestions directes, la réduction cliniquement significative de la douleur atteignait respectivement 42 % et 29 %. Chez les personnes peu suggestibles, le bénéfice était minime.

Deux enseignements en découlent. D'abord, ce sont des suggestions directes, et non des procédés détournés, qui donnaient les meilleurs résultats dans cet ensemble d'études. Ensuite, aucune technique, si habile soit-elle, ne semble transformer une personne peu réceptive en personne très réceptive. Si la confusion permettait réellement de « contourner » le fonctionnement psychique de n'importe qui, on s'attendrait à voir s'effacer ces différences individuelles. Ce n'est pas ce qu'on observe.

La suggestibilité a aussi un revers, qui éclaire la question de l'éthique. Une méta-analyse récente (Stein et al., 2025, British Journal of Health Psychology), portant sur 13 corrélations issues de 10 publications, montre que les personnes les plus suggestibles ont aussi tendance à ressentir davantage de symptômes désagréables en réponse à des signaux négatifs, ce qu'on appelle l'effet nocebo. La corrélation est faible (r = 0,21), mais elle est cohérente avec l'essai KTHYPE : les mots agissent dans les deux sens. Une même sensibilité qui permet de bénéficier de suggestions apaisantes rend aussi plus vulnérable à des suggestions maladroites ou malveillantes.

Où se situe l'hypnose dans l'ensemble des preuves

Pour mettre ces données en perspective, il est utile de rappeler ce que l'on sait de l'hypnose en général. Une vaste synthèse de 49 méta-analyses (Rosendahl, Alldredge et Haddenhorst, 2024, Frontiers in Psychology), couvrant 261 études primaires, conclut que les effets les plus nets concernent la douleur, les actes médicaux et les enfants et adolescents. Elle souligne aussi que seules neuf de ces méta-analyses étaient de haute qualité méthodologique, et que les études primaires se recoupent beaucoup d'une synthèse à l'autre.

Une revue publiée dans le Deutsches Ärzteblatt (Häuser et al., 2016) aboutit à des conclusions comparables : l'hypnose médicale réduit la douleur et le stress émotionnel lors des actes médicaux (34 essais, 2 597 patients) et les symptômes du syndrome de l'intestin irritable, sans différence d'effets indésirables par rapport aux groupes témoins dans les deux méta-analyses qui les ont examinés. Les auteurs notent aussi que des suggestions formulées sans induction formelle, en pleine conscience ordinaire, peuvent être utiles dans la communication de routine entre soignants et patients.

Aucune de ces synthèses ne porte spécifiquement sur la technique de confusion. Elles indiquent simplement que la communication hypnotique, dans son ensemble, repose sur une base de preuves réelle mais hétérogène, et que la confusion en est une composante parmi d'autres, rarement évaluée isolément. Si vous souhaitez un panorama plus complet, notre article sur les preuves méta-analytiques de l'hypnose selon les indications détaille ces travaux.

Alors, est-ce manipulateur ?

La question est fondée, et la réponse demande de distinguer ce que la technique peut faire, ce qu'elle ne peut pas faire, et les situations où un risque réel existe.

Ce que la confusion ne permet pas

Aucune donnée expérimentale ne montre que l'hypnose, par confusion ou autrement, permette d'amener une personne à agir durablement contre ses valeurs ou ses intérêts. Les personnes hypnotisées gardent la capacité de refuser une suggestion, de sortir de l'état d'attention focalisée, d'ouvrir les yeux et de partir. Les comparaisons entre suggestions directes et indirectes, on l'a vu, ne montrent pas que les procédés détournés « passent » mieux chez les personnes réticentes. Et l'expérience clinique va dans le même sens : une suggestion qui heurte la personne a tendance à provoquer une sortie de transe plutôt qu'une obéissance.

La confusion produit un flottement de quelques secondes. Elle ne suspend ni le jugement moral, ni la mémoire, ni la capacité de dire non. Présenter la technique comme un moyen de « prendre le contrôle » relève davantage du marketing que de la clinique.

Là où le risque est réel

Cela ne signifie pas que tout usage soit anodin. Plusieurs situations méritent votre vigilance.

L'usage hors cadre thérapeutique. Des formations commerciales enseignent des procédés de confusion ou d'interruption de schéma pour la vente, la séduction ou la négociation, sous l'appellation d'hypnose conversationnelle ou de « persuasion cachée ». Ici, la personne visée n'a donné aucun accord, ne sait pas ce qui se passe, et l'objectif sert l'intérêt de l'autre. Même si l'effet réel de ces procédés est probablement modeste, l'intention est clairement manipulatrice. Nous revenons sur ces dérives dans notre article consacré à l'hypnose conversationnelle et à la question de l'influence sans transe.

L'asymétrie de la relation. En séance, vous êtes en position de demande, parfois fragilisé par ce qui vous amène. Le praticien a une autorité de fait. Une technique qui désoriente, même brièvement, augmente cette asymétrie. Elle n'est acceptable que si vous savez qu'elle peut être utilisée, pourquoi, et que vous pouvez y mettre fin.

Les personnes plus réceptives et plus fragiles. Une méta-analyse de 20 jeux de données (Wieder et al., 2022, Neuroscience and Biobehavioral Reviews) a montré que les personnes souffrant de troubles dissociatifs, de troubles liés aux traumatismes ou de troubles neurologiques fonctionnels présentent en moyenne une suggestibilité nettement plus élevée que la population générale (effet de 0,92, ramené à 0,57 après correction d'un possible biais de publication), l'écart étant le plus marqué pour les troubles dissociatifs. Pour ces personnes, des procédés qui brouillent les repères ne sont pas neutres. Ils peuvent raviver un sentiment d'irréalité ou de perte de contrôle. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'hypnose, dans ces situations, relève d'un cadre spécialisé et coordonné avec un médecin, comme nous l'expliquons dans notre article sur l'hypnose et le stress post-traumatique.

Les suggestions qui débordent la demande. Le risque le plus concret n'est pas la confusion elle-même, mais ce qui est suggéré ensuite. Une suggestion qui va au-delà de ce que vous avez demandé (sur vos relations, vos croyances, vos choix de vie, votre traitement médical) pose problème, quelle que soit la manière dont elle est amenée. La même vigilance vaut pour les suggestions destinées à agir après la séance : elles doivent être discutées avec vous, comme le rappelle notre article sur les suggestions post-hypnotiques et la manière de prolonger les effets d'une séance.

Une ligne de partage simple

Pour vous repérer, une question suffit souvent : la technique est-elle employée avec vous ou sur vous ? Avec vous, c'est un outil parmi d'autres, annoncé, au service d'un objectif que vous avez formulé, et que vous pouvez refuser. Sur vous, c'est un procédé utilisé à votre insu, pour un objectif qui n'est pas le vôtre. La première situation relève du soin. La seconde, non.

Le consentement éclairé, concrètement

En France, toute personne qui reçoit un soin a droit à une information claire et doit pouvoir consentir librement. Ces principes valent aussi pour l'hypnose, qu'elle soit pratiquée par un professionnel de santé ou par un praticien en dehors du champ médical. Notre article dédié aux droits du patient et au consentement en hypnose les présente en détail. Appliqués à la technique de confusion, ils se traduisent de manière très concrète.

Vous pouvez demander quelles techniques seront utilisées. Un praticien sérieux n'a aucune raison de cacher qu'il emploie parfois des passages volontairement déroutants. Il peut vous l'annoncer simplement : « Il m'arrivera de dire des phrases un peu embrouillées, c'est voulu, vous n'avez pas besoin de les comprendre. » Cette annonce ne réduit pas nécessairement l'intérêt de la technique. Elle transforme un procédé potentiellement inquiétant en jeu partagé.

Vous pouvez refuser. Si l'idée d'être désorienté, même brièvement, vous met mal à l'aise, dites-le. D'autres approches existent : inductions directes, relaxation progressive, focalisation sur la respiration, visualisations. Rien n'oblige à passer par la confusion.

Vous pouvez interrompre la séance à tout moment. Ouvrir les yeux, bouger, parler, demander une pause, ou mettre fin à la séance : c'est votre droit, sans justification. Un praticien qui insiste pour continuer après une demande d'arrêt ne respecte pas votre consentement.

Vous pouvez demander ce qui a été suggéré. Après la séance, il est légitime de demander au praticien quelles suggestions ont été données et pourquoi. Certains enregistrent les séances avec l'accord du patient, ce qui permet de les réécouter.

Vous pouvez retirer votre accord pour la suite. Avoir accepté une technique lors d'une séance ne vaut pas accord pour toutes les suivantes.

Pour savoir à quoi vous attendre lors d'un premier rendez-vous, notre article sur le déroulement d'une séance d'hypnothérapie décrit les étapes habituelles, de l'entretien préalable au retour à l'état ordinaire.

Les signaux qui doivent vous alerter

Certains discours ou comportements devraient vous inciter à prendre du recul, voire à changer de praticien.

  • La promesse de « contourner votre volonté » ou de « reprogrammer votre inconscient malgré vous ». Ce vocabulaire ne correspond ni aux connaissances disponibles ni à une éthique de soin. Il suggère soit une méconnaissance, soit une volonté de vous impressionner.
  • Le refus d'expliquer. Un praticien qui répond « il vaut mieux que vous ne sachiez pas » ou « votre conscient ne doit pas interférer » à une question sur ses méthodes ne respecte pas votre droit à l'information.
  • La pression à poursuivre. Insister après une demande d'arrêt, minimiser un malaise, culpabiliser une réticence (« c'est votre résistance qui parle »).
  • Les suggestions hors sujet. Des messages sur votre couple, votre famille, vos convictions, vos dépenses, alors que vous êtes venu pour le sommeil ou le trac.
  • La remise en cause d'un traitement. Toute incitation à arrêter un médicament ou à renoncer à un suivi médical ou psychologique est un signal grave.
  • Les promesses de résultat garanti, notamment en un nombre fixe de séances.
  • L'isolement. Un praticien qui vous dissuade de consulter un médecin, de parler de vos séances à vos proches, ou qui se présente comme le seul à pouvoir vous aider.
Pour évaluer la formation et le sérieux d'un hypnothérapeute avant de vous engager, notre guide pour choisir son hypnothérapeute selon des critères et certifications vérifiables propose une liste de points à vérifier.

Comment cela se passe en pratique, quand c'est utilisé

Dans la majorité des séances d'hypnose thérapeutique, la confusion occupe une place modeste, voire nulle. Quand elle est employée, c'est en général à deux moments.

Au début, pour faciliter l'entrée dans l'état hypnotique. Certaines personnes, très analytiques, ont du mal à « lâcher » parce qu'elles observent et commentent intérieurement chaque consigne. Un passage bref de phrases enchevêtrées peut fatiguer ce commentaire intérieur et laisser place à une attention plus absorbée. Ensuite, le praticien revient à un langage simple et apaisant.

Pendant un moment difficile, pour déplacer l'attention. C'est l'usage observé dans l'essai KTHYPE : au moment d'un geste douloureux, le praticien occupe l'attention du patient par un discours inhabituel, ce qui réduit la place laissée à l'anticipation de la douleur. Le principe est proche de la distraction, mais avec une dimension verbale plus élaborée.

Dans les deux cas, le passage dure rarement plus de quelques minutes. Vous restez conscient de ce qui se passe, même si vous ne suivez pas le sens des phrases. Beaucoup de personnes décrivent l'expérience comme étrange mais pas désagréable, parfois amusante. D'autres la trouvent inconfortable : c'est une information utile à partager avec le praticien.

La confusion n'est pas une fin en soi. Elle prépare d'autres outils, comme les métaphores, dont notre article sur la métaphore thérapeutique en hypnose ericksonienne explique la construction, ou le travail sur les ressources présenté dans notre panorama de l'hypnose ericksonienne, de ses principes et de ses techniques.

Les précautions à connaître

L'hypnose, y compris quand elle intègre des procédés de confusion, est une approche complémentaire. Elle peut accompagner un suivi médical ou psychologique, jamais le remplacer. Elle ne pose pas de diagnostic et ne se substitue à aucun traitement prescrit.

Troubles psychotiques et troubles dissociatifs. Si vous vivez avec un trouble psychotique (schizophrénie, trouble délirant, épisodes de déréalisation marqués) ou un trouble dissociatif, demandez l'avis de votre psychiatre ou de votre médecin avant toute séance. Les techniques qui brouillent volontairement les repères sont particulièrement à éviter sans cadre spécialisé, puisque la perte de repères fait déjà partie des difficultés vécues.

Traumatismes anciens. Si une désorientation, même légère, risque de raviver un souvenir traumatique, signalez-le dès l'entretien initial. Un praticien formé adaptera ses méthodes.

Épilepsie, troubles neurologiques, troubles cognitifs. Il est prudent d'en parler avec votre médecin avant de commencer, et d'en informer le praticien.

Mineurs. Avec un enfant ou un adolescent, l'accord des parents et celui de l'enfant sont nécessaires, et les procédés de confusion doivent être employés avec une prudence particulière.

Détresse psychique. Si vous traversez une période de grande souffrance, avec des idées noires ou des pensées suicidaires, l'hypnose n'est pas la réponse prioritaire. Appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En cas de danger immédiat, composez le 15 ou le 112.

Les bonnes questions à poser avant de commencer

Avant une première séance, ou si vous avez entendu parler de la technique de confusion et qu'elle vous inquiète, voici quelques questions simples à poser au praticien. Ses réponses vous en diront beaucoup sur sa pratique.

  1. Quelle est votre formation, et êtes-vous par ailleurs professionnel de santé ?
  2. Utilisez-vous des techniques de confusion ou d'interruption de schéma ? Dans quels cas ?
  3. Pouvez-vous me prévenir avant de les utiliser, ou ne pas les utiliser si je préfère ?
  4. Comment puis-je interrompre la séance si je me sens mal à l'aise ?
  5. Quelles suggestions comptez-vous donner, et comment les définissons-nous ensemble ?
  6. Travaillez-vous en lien avec les médecins ou psychologues qui me suivent ?
  7. Combien de séances envisagez-vous, et comment évaluerons-nous si cela m'aide ?
Un praticien à l'aise avec ces questions, qui y répond simplement et sans détour, vous donne de bonnes raisons de lui faire confiance. Un praticien gêné ou évasif vous donne une information tout aussi précieuse.

Ce que vous pouvez retenir

La technique de confusion n'est ni un tour de magie ni un outil de contrôle mental. C'est un procédé de communication, issu de la pratique clinique de Milton Erickson, qui joue sur les limites de l'attention et sur notre besoin naturel de clarté. Bien employée, avec votre accord, elle peut faciliter l'entrée dans un état de concentration intérieure ou rendre un moment désagréable plus supportable, comme le suggère l'essai KTHYPE. Mal employée, ou employée à votre insu, elle pose un problème éthique réel, d'autant plus pour les personnes très réceptives aux suggestions.

La recherche invite à la modestie. À notre connaissance, une seule étude contrôlée et randomisée de bonne taille porte directement sur un procédé de confusion, dans un contexte précis. Les comparaisons entre approches directes et indirectes ne montrent pas que les procédés détournés « passent » mieux chez les personnes réticentes. Et la réponse aux suggestions dépend avant tout de caractéristiques individuelles, de vos attentes et de la qualité de la relation, bien plus que de l'habileté technique du praticien.

Votre meilleure protection tient en peu de choses : être informé, pouvoir dire non, pouvoir arrêter, et choisir un praticien qui considère ces droits comme une évidence plutôt que comme un obstacle.

FAQ

La technique de confusion peut-elle me faire faire quelque chose contre ma volonté ?

Les données disponibles ne le montrent pas. Les personnes en état d'hypnose gardent la capacité de refuser une suggestion et de sortir de cet état. Les études comparant suggestions directes et indirectes n'indiquent pas que les procédés détournés soient plus efficaces chez les personnes réticentes (Lynn et al., 1993 ; Groth-Marnat et Mitchell, 1998). La vigilance reste néanmoins justifiée face à tout usage sans consentement, notamment hors cadre thérapeutique.

Est-ce que la confusion fonctionne sur tout le monde ?

Non. La réponse aux suggestions varie beaucoup d'une personne à l'autre, et ce trait est assez stable. Dans la méta-analyse de Thompson et al. (2019) sur 85 essais, le bénéfice de l'hypnose sur la douleur était important chez les personnes très ou moyennement suggestibles, et minime chez les personnes peu suggestibles. Aucune technique ne semble effacer ces différences.

Un hypnothérapeute doit-il me prévenir s'il utilise cette technique ?

Votre droit à l'information s'applique : vous pouvez demander quelles méthodes seront employées et obtenir une réponse claire. Un praticien sérieux peut annoncer simplement qu'il utilisera parfois des phrases volontairement embrouillées, sans que cela nuise à l'intérêt de la séance. Vous pouvez aussi demander qu'il ne les utilise pas.

Qu'est-ce que l'interruption de schéma, comme la poignée de main interrompue ?

C'est un procédé qui consiste à interrompre un geste automatique en cours, par exemple une poignée de main, pour créer un bref moment de surprise. Il est surtout spectaculaire en contexte de spectacle. En thérapie, il est peu utilisé et n'a rien d'indispensable. Vous pouvez parfaitement demander à ne pas en faire l'expérience.

La technique de confusion est-elle déconseillée dans certains cas ?

Oui. En cas de trouble psychotique, de trouble dissociatif ou d'antécédent traumatique susceptible d'être ravivé par une perte de repères, un avis médical préalable est indispensable. Une méta-analyse (Wieder et al., 2022) montre que les personnes souffrant de troubles dissociatifs sont en moyenne plus réceptives aux suggestions, ce qui justifie une prudence particulière.

Que faire si je me suis senti mal à l'aise pendant une séance ?

Parlez-en au praticien, pendant ou après la séance. Un professionnel respectueux accueillera ce retour et adaptera sa méthode. S'il minimise votre malaise ou l'attribue à votre « résistance », vous pouvez légitimement interrompre le suivi et consulter quelqu'un d'autre. Si le malaise persiste ou s'accompagne d'idées noires, contactez votre médecin ou le 3114.

Trouver un praticien attentif à votre consentement

Si vous envisagez l'hypnose pour un objectif précis (gérer un trac, mieux vivre un soin, apaiser une anxiété), l'important est de trouver une personne formée, transparente sur ses méthodes et prête à travailler en lien avec vos soignants. Vous pouvez trouver un hypnothérapeute près de chez vous dans l'annuaire ViziWell et préparer votre premier échange avec les questions proposées plus haut.

Sources

  1. Fusco N, Bernard F, Roelants F, Watremez C, Musellec H, Laviolle B, Beloeil H ; KTHYPE group. Hypnosis and communication reduce pain and anxiety in peripheral intravenous cannulation: Effect of Language and Confusion on Pain During Peripheral Intravenous Catheterization (KTHYPE), a multicentre randomised trial. British Journal of Anaesthesia. 2020;124(3):292-298. PMID : 31862159. DOI : 10.1016/j.bja.2019.11.020
  2. Lynn SJ, Neufeld V, Maré C. Direct versus indirect suggestions: a conceptual and methodological review. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 1993;41(2):124-152. PMID : 8468104. DOI : 10.1080/00207149308414543
  3. Groth-Marnat G, Mitchell K. Responsiveness to direct versus indirect hypnotic procedures: the role of resistance as a predictor variable. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 1998;46(4):324-333. PMID : 9780524. DOI : 10.1080/00207149808410012
  4. Robin BR, Kumar VK, Pekala RJ. Direct and indirect scales of hypnotic susceptibility: resistance to therapy and psychometric comparability. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 2005;53(2):135-147. PMID : 16025732. DOI : 10.1080/00207140590927617
  5. Ciaramella A, Marcucci F, Boni M, Santarcangelo EL, De Benedittis G. Effects of Direct and Indirect Suggestions for Analgesia: The Role of Hypnotizability and Expectation of Pain Relief. The Journal of Pain. 2024;25(12):104671. PMID : 39243923. DOI : 10.1016/j.jpain.2024.104671
  6. Thompson T, Terhune DB, Oram C, Sharangparni J, Rouf R, Solmi M, Veronese N, Stubbs B. The effectiveness of hypnosis for pain relief: A systematic review and meta-analysis of 85 controlled experimental trials. Neuroscience and Biobehavioral Reviews. 2019;99:298-310. PMID : 30790634. DOI : 10.1016/j.neubiorev.2019.02.013
  7. Stein MV, Heller M, Chapman S, Rubin GJ, Terhune DB. Trait responsiveness to verbal suggestions predicts nocebo responding: A meta-analysis. British Journal of Health Psychology. 2025;30(1):e12774. PMID : 39707685. DOI : 10.1111/bjhp.12774
  8. Wieder L, Brown RJ, Thompson T, Terhune DB. Hypnotic suggestibility in dissociative and related disorders: A meta-analysis. Neuroscience and Biobehavioral Reviews. 2022;139:104751. PMID : 35760389. DOI : 10.1016/j.neubiorev.2022.104751
  9. Zahedi A, Lynn SJ, Sommer W. How hypnotic suggestions work: A systematic review of prominent theories of hypnosis. Consciousness and Cognition. 2024;123:103730. PMID : 39032268. DOI : 10.1016/j.concog.2024.103730
  10. Rosendahl J, Alldredge CT, Haddenhorst A. Meta-analytic evidence on the efficacy of hypnosis for mental and somatic health issues: a 20-year perspective. Frontiers in Psychology. 2024;14:1330238. PMID : 38268815. DOI : 10.3389/fpsyg.2023.1330238
  11. Häuser W, Hagl M, Schmierer A, Hansen E. The Efficacy, Safety and Applications of Medical Hypnosis. Deutsches Ärzteblatt International. 2016;113(17):289-296. PMID : 27173407. DOI : 10.3238/arztebl.2016.0289
  12. Registre de l'essai KTHYPE : ClinicalTrials.gov, NCT02662322, description des bras de l'étude (communication hypnotique avec procédé de confusion, connotation négative, connotation neutre).
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

En savoir plus →

Auteurs des sources scientifiques

WH

Winfried Häuser

Professor of Psychosomatic Medicine — Department of Psychosomatic Medicine and Psychotherapy, Technical University Munich, Allemagne

SL

Steven Jay Lynn

Professeur de psychologie, chercheur en hypnose clinique — Binghamton University (SUNY), États-Unis

Psychologue et chercheur de référence sur l'hypnose clinique et expérimentale, co-auteur de travaux de synthèse sur ses mécanismes et applications.

TT

Trevor Thompson

Maître de conférences — University of Greenwich, Londres, Royaume-Uni

Expert en gestion de la douleur et efficacité de l'hypnose. Auteur d'une méta-analyse majeure sur 85 essais contrôlés (2019).

NF

Nicolas Fusco

Département d'anesthésie-réanimation, CHU de Rennes, Université de Rennes, France

AC

Antonella Ciaramella

Laboratory of Psychosomatics, GIFT Institute of Integrative Medicine, Pise, Italie