Femme en foulard, yeux fermés et détendue, accompagnée par une hypnothérapeute dans une salle de soins de support
Hypnothérapie

Hypnose en radiothérapie : ce qu’elle change pour la fatigue et le masque

⏱ 29 min de lecture

Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie

🔎 Réponse en bref : pendant une radiothérapie, l’hypnose a surtout été testée associée à une thérapie cognitive et comportementale (TCC), chez des femmes traitées pour un cancer du sein. Dans ces essais, la combinaison a limité la montée de la fatigue et réduit la détresse émotionnelle, avec des effets encore mesurables jusqu’à six mois après la fin des rayons dans le plus grand d’entre eux. En revanche, un essai néerlandais où l’hypnose était proposée seule, sur quelques séances, n’a pas montré de baisse de l’anxiété mesurée. Pour la peur du masque thermoformé des cancers ORL, qui concerne environ un patient sur quatre dans une étude australienne, il n’existe pas encore d’essai solide sur l’hypnose, mais la préparation et le dialogue avec l’équipe restent la première étape. L’hypnose complète la radiothérapie, elle ne la remplace jamais, ne modifie pas l’effet des rayons et ne doit jamais retarder une séance.
La radiothérapie a une réputation étrange. On la dit « indolore », et c’est vrai : on ne sent rien au moment où les rayons sont délivrés. Pourtant, beaucoup de personnes la vivent comme une épreuve. Il y a le rythme des séances quotidiennes, les trajets, l’attente en salle, la solitude au moment où l’équipe quitte la pièce, la fatigue qui s’installe sans prévenir. Et pour celles et ceux qui sont traités pour un cancer de la tête et du cou ou du cerveau, il y a le masque, moulé sur le visage et fixé à la table pour garantir une immobilité parfaite.

L’hypnose fait partie des approches complémentaires que l’on propose parfois dans ce contexte, à l’hôpital ou en libéral. Cet article fait le point, sans enthousiasme excessif ni scepticisme de principe, sur ce que les essais ont réellement mesuré, sur ce qu’ils n’ont pas montré, et sur la manière d’en parler à votre équipe de radiothérapie. Si vous cherchez des informations sur l’hypnose pendant une chimiothérapie, ou sur les nausées en particulier, d’autres articles leur sont consacrés : l’hypnose en soins de support pendant une chimiothérapie et l’hypnose face aux nausées anticipatoires de la chimiothérapie.

L’essentiel en quelques lignes

  • Ce qui a été testé : une intervention qui combine TCC et hypnose, menée par un psychologue, pendant la radiothérapie du sein. Trois essais randomisés de la même équipe new-yorkaise vont dans le même sens.
  • Ce qui a été observé : moins de fatigue en fin de traitement et jusqu’à six mois après, moins de détresse émotionnelle pendant et après les rayons, plus de journées où les émotions positives dominent.
  • Ce qui n’a pas été montré : un effet de l’hypnose seule sur l’anxiété, dans un essai néerlandais tous cancers confondus. Les patients du groupe hypnose se disaient pourtant plus nombreux à se sentir mieux.
  • Ce qui manque : des essais chez les hommes, dans les cancers ORL, sur la peur du masque, et des essais qui isolent la part propre de l’hypnose.
  • Ce qui ne change pas : la radiothérapie reste le traitement. L’hypnose n’agit pas sur la tumeur, ne remplace aucun médicament prescrit et se discute avec l’équipe soignante.

Fatigue, angoisse, masque : ce que vivent les patients en radiothérapie

Une fatigue qui s’installe au fil des semaines

La fatigue liée à la radiothérapie ne ressemble pas à la fatigue d’une journée chargée. Elle ne cède pas complètement au repos, elle pèse sur le moral, sur la concentration, parfois sur l’envie de voir du monde. Elle a tendance à monter progressivement au fil du traitement, et peut persister quelque temps après la dernière séance. Dans le groupe témoin du premier essai de Guy Montgomery et de ses collègues, publié en 2009, c’est exactement ce que montrait le suivi hebdomadaire : la fatigue des femmes qui recevaient uniquement les soins habituels augmentait de façon régulière, semaine après semaine, tout au long de la radiothérapie.

Cette fatigue a plusieurs sources. Il y a l’effet des rayons sur l’organisme, bien sûr, mais aussi l’accumulation des traitements précédents (chirurgie, parfois chimiothérapie), le sommeil perturbé par l’inquiétude, les trajets quotidiens, la charge mentale de l’organisation, la baisse d’activité physique. C’est précisément parce qu’une partie de cette fatigue est entretenue par des pensées, des comportements et un état de tension que les approches psychologiques ont été testées.

Il est important de le dire tout de suite : une fatigue qui s’aggrave brutalement, qui s’accompagne de fièvre, d’essoufflement ou de douleurs inhabituelles, n’est pas « la fatigue de la radiothérapie » qu’on apprend à gérer. Elle se signale à l’équipe sans attendre. Nous y revenons dans la section « Quand consulter sans attendre ».

L’angoisse des séances : l’attente, la machine, la solitude dans la salle

Beaucoup de patients décrivent un paradoxe. La séance elle-même est courte, mais tout ce qui l’entoure peut être éprouvant : l’attente avant d’être appelé, l’installation précise sur la table, les marques sur la peau, les manipulateurs qui sortent de la pièce, la machine qui tourne autour du corps, le bruit, l’obligation de ne pas bouger. Certains vivent bien ce moment dès le début. D’autres appréhendent chaque rendez-vous, dorment mal la veille, ou sentent leur cœur s’accélérer dès qu’ils franchissent la porte du service.

Cette anxiété est fréquente et elle est légitime. Elle ne signifie pas que l’on « supporte mal » son traitement, ni que l’on manque de courage. Elle mérite d’être dite à l’équipe, parce que des solutions existent, et parce qu’une angoisse non exprimée tend à grossir avec les séances.

Le masque thermoformé en ORL et en neurologie : une épreuve à part

Pour irradier avec précision une tumeur de la tête, du cou ou du cerveau, l’équipe doit s’assurer que la position est exactement la même à chaque séance, au millimètre près. On utilise pour cela un masque en matière plastique thermoformée, ramolli à chaud puis moulé directement sur le visage, le crâne et parfois les épaules lors de la séance de préparation. À chaque séance, le masque est fixé à la table. On peut respirer, voir à travers les mailles, entendre l’équipe, mais on ne peut plus bouger la tête.

Pour certaines personnes, c’est un détail technique. Pour d’autres, c’est la partie la plus difficile de tout le traitement. Une étude australienne menée par Jodie Nixon et ses collègues à l’hôpital Princess Alexandra de Brisbane, publiée en 2018, s’est penchée sur ce que les auteurs appellent l’« anxiété du masque ». Sur 100 patients traités par radiothérapie pour un cancer ORL, 26 % se déclaraient anxieux face au masque, soit environ un sur quatre. Les entretiens menés ensuite avec 20 de ces patients montraient que cette anxiété était nourrie par un sentiment de vulnérabilité, par les expériences passées et par ce que la personne imaginait de la séance, et qu’elle se gérait grâce à des stratégies personnelles et à un certain état d’esprit.

Les auteurs ne testaient pas l’hypnose. Leur conclusion portait sur deux points concrets : repérer systématiquement et tôt les patients concernés, et mieux les préparer au port du masque. C’est un message important, parce qu’il signifie que la peur du masque n’est ni rare, ni honteuse, ni une affaire à régler seul.

Ce que montrent les essais : TCC plus hypnose contre la fatigue

Le premier essai (2009) : une fatigue qui ne monte pas

L’équipe de Guy Montgomery, à l’école de médecine du Mount Sinai à New York, a d’abord mené un essai de petite taille, publié en 2009 dans la revue Health Psychology. 42 femmes qui allaient commencer une radiothérapie pour un cancer du sein ont été réparties au hasard en deux groupes. 20 ont reçu les soins habituels. 22 ont reçu, en plus, une intervention combinant thérapie cognitive et comportementale et hypnose, en séances individuelles avec un psychologue clinicien. Elles apprenaient à la fois des techniques d’hypnose et des outils de TCC.

La fatigue était mesurée chaque semaine par un questionnaire validé (l’échelle de fatigue FACIT) et chaque jour par une échelle visuelle. Le résultat principal portait sur l’évolution de la fatigue au fil du traitement. Chez les femmes du groupe témoin, la fatigue augmentait de façon linéaire pendant la radiothérapie. Chez celles du groupe TCC plus hypnose, elle n’augmentait pas en moyenne. Les données quotidiennes allaient dans le même sens.

Ce résultat est intéressant, mais il faut le lire pour ce qu’il est : un essai initial, sur un petit effectif, dans lequel le groupe témoin ne voyait pas de psychologue. Une partie de l’effet pouvait donc tenir au simple fait d’être accompagné et écouté. C’est pour cette raison que l’équipe a ensuite lancé un essai beaucoup plus grand, avec un groupe témoin mieux construit.

Le grand essai (2014) : 200 patientes, suivi à six mois

Publié en 2014 dans le Journal of Clinical Oncology, l’une des revues de référence en cancérologie, cet essai a inclus 200 femmes traitées par radiothérapie pour un cancer du sein. 100 ont reçu l’intervention TCC plus hypnose, 100 ont été placées dans un groupe dit « contrôle d’attention » : elles bénéficiaient d’un temps d’échange comparable avec un intervenant, mais sans les techniques de TCC ni d’hypnose. Ce choix est important, parce qu’il permet de distinguer l’effet de la méthode de l’effet du temps et de l’attention accordés.

La fatigue était mesurée à quatre moments : avant le début des rayons, à la fin de la radiothérapie, quatre semaines après, et six mois après. Les résultats sont nets sur l’échelle principale (FACIT-Fatigue) : le groupe TCC plus hypnose avait une fatigue significativement plus basse à la fin du traitement, à quatre semaines et à six mois. Sur les échelles visuelles de fatigue et de faiblesse musculaire, la différence était significative en fin de traitement et à six mois, mais pas à quatre semaines.

Les auteurs concluaient que l’intervention était non invasive, sans effet indésirable observé, et que ses bénéfices persistaient bien après la dernière séance. C’est cette persistance qui a retenu l’attention : un accompagnement mené pendant la radiothérapie semblait continuer à porter ses fruits des mois plus tard, quand les patientes n’avaient plus de séances avec le psychologue.

Ce que veut dire « TCC plus hypnose »

Il faut être précis, parce que c’est là que se jouent beaucoup de malentendus. Ces essais n’ont pas testé « l’hypnose » au sens où on l’imagine parfois, c’est-à-dire quelques séances de relaxation guidée. Ils ont testé une intervention combinée, structurée, menée par des psychologues formés. La TCC aide à repérer les pensées qui entretiennent la fatigue et la détresse (« je n’y arriverai jamais », « si je me repose, c’est que je baisse les bras »), à les assouplir, et à ajuster les comportements du quotidien. L’hypnose apporte un état de concentration et de détente qui facilite l’apprentissage de nouvelles réponses, et des suggestions qui accompagnent ce travail.

Conséquence directe : on ne peut pas dire, à partir de ces essais, quelle part du bénéfice revient à l’hypnose et quelle part revient à la TCC. Les deux sont imbriquées. Si vous consultez un hypnothérapeute pendant votre radiothérapie, il est utile de lui demander s’il intègre une dimension de ce type, centrée sur les pensées et les comportements liés à la fatigue, et pas seulement des inductions de détente.

Ce que montrent les études : chez des femmes traitées par radiothérapie pour un cancer du sein, une intervention combinant TCC et hypnose a limité la montée de la fatigue dans un premier essai de 42 patientes (Montgomery, 2009), puis réduit la fatigue en fin de traitement, à quatre semaines et à six mois dans un essai de 200 patientes comparé à un groupe recevant la même attention (Montgomery, 2014). La même approche a réduit la détresse émotionnelle chez 100 patientes (Montgomery, 2017) et amélioré l’humeur au quotidien chez 40 patientes (Schnur, 2009). Une revue systématique de 2015 qualifie ces preuves de peu nombreuses mais prometteuses. À l’inverse, l’hypnose seule, en quatre séances, n’a pas réduit l’anxiété mesurée dans un essai néerlandais de 69 patients (Stalpers, 2005). Ces travaux portent surtout sur le cancer du sein et proviennent en majorité d’une même équipe.

Détresse émotionnelle : des effets qui durent après la dernière séance

L’humeur au quotidien : plus de journées où le positif domine

Dans un autre essai de l’équipe new-yorkaise, mené par Julie Schnur et publié en 2009 dans le Journal of Clinical Psychology, 40 femmes en radiothérapie pour un cancer du sein ont été réparties entre l’intervention TCC plus hypnose et les soins habituels. Elles remplissaient chaque semaine des questionnaires sur leurs émotions positives et négatives.

Le groupe TCC plus hypnose avait des émotions négatives moins intenses et des émotions positives plus intenses pendant la radiothérapie. Le chiffre le plus parlant concerne les journées où les émotions positives l’emportaient sur les émotions négatives : c’était le cas de 85 % des jours évalués dans le groupe TCC plus hypnose, contre 43 % dans le groupe témoin.

C’est un résultat qui parle à beaucoup de patients, parce qu’il ne s’agit pas de « ne plus être inquiet », ce qui serait irréaliste, mais de retrouver davantage de journées vivables, où l’on arrive à profiter d’un moment, d’une conversation, d’un repas. Comme pour l’essai de 2009 sur la fatigue, la limite tient au groupe témoin, qui ne bénéficiait pas d’un temps d’attention équivalent.

La détresse émotionnelle mesurée pendant et après les rayons

En 2017, la même équipe a publié dans l’American Journal of Clinical Hypnosis un essai sur la détresse émotionnelle. 100 patientes traitées pour un cancer du sein ont été réparties entre l’intervention TCC plus hypnose (50) et un groupe contrôle d’attention (50). La détresse était plus faible dans le groupe TCC plus hypnose à mi-parcours de la radiothérapie, à la fin du traitement et quatre semaines après. Les effets étaient d’ampleur moyenne, avec des tailles d’effet comprises entre 0,54 et 0,65.

Pour se représenter ce que cela signifie, une taille d’effet de cet ordre correspond à une différence que l’on peut percevoir dans la vie quotidienne, sans être spectaculaire. C’est le genre d’effet que l’on attend d’un bon accompagnement psychologique : il n’efface pas l’épreuve, il en adoucit le poids.

Ce qu’en dit une revue de la littérature

Holger Cramer et ses collègues, à l’université de Duisburg-Essen en Allemagne, ont publié en 2015 une revue systématique des essais randomisés sur l’hypnose dans la prise en charge du cancer du sein. Ils ont retenu 13 essais regroupant 1357 patientes, toutes situations confondues : biopsies, chirurgie, radiothérapie, bouffées de chaleur, maladie métastatique.

Pour la radiothérapie, trois essais étaient disponibles, et tous portaient sur l’hypnose associée à la TCC. Ils montraient une amélioration de la détresse et de la fatigue. La conclusion générale des auteurs est mesurée : des preuves « peu nombreuses mais prometteuses », qui justifient de considérer l’hypnose comme une intervention d’appoint dans la prise en charge des symptômes, tout en appelant à davantage de recherche. La même revue retrouvait des résultats sur les bouffées de chaleur, un sujet que nous détaillons dans cet article sur l’hypnose et les bouffées de chaleur.

Les essais en un coup d’œil

ÉtudePatientsCe qui a été comparéRésultat principal
Montgomery, 200942 femmes, cancer du seinTCC plus hypnose et soins habituels, contre soins habituels seulsLa fatigue ne monte pas pendant les rayons, alors qu’elle augmente dans le groupe témoin
Schnur, 200940 femmes, cancer du seinTCC plus hypnose, contre soins habituelsMoins d’émotions négatives, plus d’émotions positives, 85 % de jours à dominante positive contre 43 %
Montgomery, 2014200 femmes, cancer du seinTCC plus hypnose, contre contrôle d’attentionFatigue plus basse en fin de traitement, à quatre semaines et à six mois
Montgomery, 2017100 femmes, cancer du seinTCC plus hypnose, contre contrôle d’attentionDétresse plus faible à mi-parcours, en fin de traitement et quatre semaines après
Stalpers, 200569 patients, tous cancersHypnothérapie en quatre séances, contre radiothérapie seulePas de différence d’anxiété ni de qualité de vie mesurées, mais plus de patients se disent mieux
Nixon, 2018100 patients, cancer ORLÉtude descriptive, sans hypnose26 % se déclarent anxieux face au masque thermoformé

Quand l’hypnose seule ne suffit pas : l’essai qui n’a pas montré d’effet sur l’anxiété

Ce que l’essai a testé

Il serait malhonnête de ne présenter que les résultats favorables. En 2005, Lukas Stalpers et ses collègues, au département de radiothérapie du centre médical académique de l’université d’Amsterdam, ont publié dans l’International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics un essai randomisé sur l’hypnothérapie chez des patients traités par radiothérapie à visée curative, tous types de cancers confondus.

69 patients ont participé : 36 ont reçu la radiothérapie seule, 33 ont reçu en plus une hypnothérapie. Celle-ci était proposée à quatre moments clés : lors de la consultation d’accueil, avant la séance de préparation (la simulation), avant la première séance de rayons, et à mi-parcours du traitement. L’anxiété était mesurée à six reprises par un questionnaire standard, et la qualité de vie à cinq reprises.

Ce qu’il a trouvé, et ce qu’il n’a pas trouvé

Aucune différence statistiquement significative n’est apparue entre les deux groupes, ni sur l’anxiété, ni sur la qualité de vie. Les auteurs concluaient que, dans ces conditions, l’hypnothérapie n’avait pas réduit l’anxiété ni amélioré la qualité de vie mesurées.

Mais l’essai comportait un second résultat, souvent oublié. Interrogés sur leur expérience, les patients du groupe hypnose étaient significativement plus nombreux à déclarer une amélioration de leur bien-être mental et de leur bien-être global. Les auteurs relevaient eux-mêmes ce contraste entre des questionnaires qui ne bougent pas et un ressenti plus favorable. Ils reconnaissaient aussi qu’on ne pouvait pas exclure que l’attention supplémentaire apportée par l’hypnothérapeute explique ce bénéfice ressenti, et qu’il aurait fallu un groupe contrôle recevant le même temps d’attention pour trancher.

Comment lire ce résultat

Plusieurs lectures sont possibles, et aucune n’est définitive. Quatre séances d’hypnose, réparties sur l’ensemble du parcours, représentent un accompagnement léger comparé aux interventions structurées de l’équipe new-yorkaise. Les patients avaient des cancers et des traitements très variés, ce qui rend les effets plus difficiles à repérer dans un petit échantillon. Les questionnaires d’anxiété générale ne captent pas forcément ce qui change pour une personne dans son vécu des séances.

Ce qu’il faut retenir, en pratique : l’hypnose seule, en quelques séances, n’a pas fait la preuve d’un effet mesurable sur l’anxiété en radiothérapie. Les résultats favorables concernent une intervention combinée, plus structurée. Si quelqu’un vous promet que quelques séances d’hypnose suffiront à faire disparaître votre angoisse, cette promesse va au-delà de ce que montrent les données.

Ce que l’hypnose ne fait pas

Il est utile de poser clairement les limites, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.

  • Elle n’agit pas sur le cancer. Aucun essai ne suggère que l’hypnose modifie l’évolution de la maladie, la taille de la tumeur ou l’efficacité des rayons. Elle s’adresse à la manière dont vous vivez le traitement.
  • Elle ne remplace pas la radiothérapie, ni aucun traitement prescrit. Elle ne justifie jamais de retarder, d’espacer, de modifier ou d’arrêter une séance ou un médicament. Si la perspective d’une séance devient insupportable, la bonne réponse est d’en parler à l’équipe, pas de repousser le rendez-vous de son propre chef.
  • Elle ne remplace pas un traitement contre l’anxiété quand il est nécessaire. Dans certaines situations, l’équipe peut proposer un traitement ponctuel avant les séances. L’hypnose peut venir en complément, pas à la place.
  • Elle ne traite pas les effets secondaires physiques des rayons. Les réactions de la peau, les douleurs pour avaler, la sécheresse de la bouche ou les troubles digestifs relèvent de l’équipe de radiothérapie et des soins adaptés.
  • Elle n’a pas été évaluée dans toutes les situations. Les essais concernent surtout des femmes traitées pour un cancer du sein. Pour les cancers ORL, les cancers du cerveau, de la prostate ou du poumon, les données sont absentes ou très limitées.
  • Elle ne convient pas à tout le monde sans avis préalable. En cas de trouble psychiatrique sévère, d’épisodes dissociatifs ou de traumatisme non accompagné, il vaut mieux en parler d’abord au médecin. Nous détaillons ces situations dans notre article sur les risques et contre-indications de l’hypnose.

Le masque thermoformé : préparer les séances et en parler à l’équipe

Ce que l’étude australienne a appris

L’étude de Jodie Nixon et de ses collègues apporte un éclairage concret sur la peur du masque. Les patients interrogés décrivaient ce qui alimentait leur anxiété : un sentiment de vulnérabilité, des expériences antérieures (une claustrophobie connue, un souvenir d’examen difficile), et leurs attentes, souvent plus inquiétantes que la réalité. Ils décrivaient aussi comment ils faisaient face : des stratégies concrètes, et un état d’esprit qu’ils construisaient au fil des séances.

Les auteurs plaidaient pour deux mesures simples : repérer tôt et systématiquement les patients concernés, et les préparer au port du masque. Ils ne testaient aucune technique particulière. C’est pourquoi il faut rester prudent : aucun essai solide ne montre à ce jour que l’hypnose réduit spécifiquement l’anxiété du masque. En revanche, les outils qu’elle mobilise, la préparation mentale, la respiration, la focalisation de l’attention ailleurs, rejoignent les stratégies que les patients eux-mêmes décrivaient.

Avant la séance de préparation

La première rencontre avec le masque a lieu lors de la séance de préparation, souvent appelée simulation ou scanner de centrage. C’est le moment où le masque est moulé sur le visage, puis où l’équipe réalise les images qui serviront à calculer le traitement. Si vous savez que vous êtes claustrophobe, ou si l’idée du masque vous angoisse déjà, dites-le avant ce rendez-vous. Vous pouvez le signaler lors de la consultation avec le radiothérapeute, à l’infirmière de coordination ou aux manipulateurs en électroradiologie médicale.

Quelques questions utiles à poser :

  • Pourrai-je voir et toucher un masque avant que le mien soit fabriqué ?
  • Combien de temps vais-je rester immobile, pour la préparation et pour chaque séance ?
  • Comment pourrai-je vous signaler un malaise, et comment m’entendrez-vous ?
  • Est-il possible d’écouter de la musique ou un enregistrement pendant la séance ?
  • Y a-t-il dans le service un psychologue, un infirmier ou un soignant formé à l’hypnose ?
  • Que proposez-vous habituellement aux patients qui ont très peur du masque ?
Dans certains cas, l’équipe peut proposer des adaptations, mais c’est à elle d’en juger en fonction de votre traitement : la précision de l’immobilisation fait partie de la sécurité et de l’efficacité de la radiothérapie. N’essayez jamais de modifier vous-même votre masque ni de bouger pendant une séance pour « tester ».

Pendant les séances

Le jour de la séance, quelques repères peuvent aider. Convenez avec les manipulateurs d’un signal simple, par exemple lever la main, pour indiquer que vous avez besoin d’une pause. Sachez que l’équipe vous voit sur un écran et peut vous parler par un interphone pendant toute la séance. Demandez-leur de vous annoncer les étapes (« on fixe le masque », « on sort de la salle », « la machine va tourner »), ce qui réduit l’effet de surprise. Concentrez-vous sur votre respiration, plus lente à l’expiration qu’à l’inspiration. Et rappelez-vous que l’installation est souvent plus longue que l’irradiation elle-même.

Si une séance devient impossible, ou si vous sentez que vous n’arriverez pas à revenir le lendemain, prévenez l’équipe avant, sans attendre. Des solutions existent : un temps de préparation supplémentaire, un accompagnement par un soignant, un traitement ponctuel prescrit par le médecin. Ce qu’il faut éviter, c’est de manquer des séances sans en parler, parce que le rythme du traitement a été calculé pour être efficace.

Chez l’enfant, l’hypnose déjà intégrée au service

L’hypnose n’est pas une idée nouvelle en radiothérapie. Au Centre Léon-Bérard de Lyon, Line Claude et ses collègues ont étudié rétrospectivement, entre 2003 et 2014, le recours à l’anesthésie générale chez 132 enfants de moins de cinq ans traités par radiothérapie. À partir de 2008, le service a introduit de façon systématique des méthodes d’accompagnement comme les rituels et l’hypnose. Les auteurs ont observé une diminution du recours à l’anesthésie générale après cette date, et concluaient que rituels et hypnose permettaient de s’en passer chez environ la moitié des jeunes enfants, y compris pour des techniques demandant une immobilisation très précise.

Il s’agit d’une étude observationnelle, sans tirage au sort, publiée en 2016 dans le Bulletin du Cancer, et la diminution observée reposait sur un seuil statistique peu exigeant. Elle ne prouve pas l’effet de l’hypnose en tant que tel. Elle montre en revanche qu’un service de radiothérapie peut intégrer ces approches dans son fonctionnement quotidien, au service de l’immobilité et du confort.

Un parallèle avec l’IRM

Beaucoup de personnes qui redoutent le masque ont déjà vécu une IRM difficile. Les deux situations ont des points communs (immobilité, bruit, sentiment d’enfermement), mais elles diffèrent sur un point essentiel : l’IRM est un examen ponctuel, alors que la radiothérapie se répète pendant des semaines. Ce qui a aidé lors d’une IRM peut servir de base, et nous avons consacré un article à la gestion de l’angoisse dans le tunnel de l’IRM. L’avantage de la répétition, c’est qu’elle permet aussi de s’entraîner : beaucoup de patients constatent que les premières séances sont les plus dures.

Autohypnose : un exercice court à pratiquer avant la séance

L’exercice qui suit n’est pas un traitement. C’est un moyen simple, sans risque particulier pour la plupart des personnes, de se préparer à une séance de rayons. Il dure de trois à cinq minutes. Pratiquez-le d’abord chez vous, au calme, plusieurs jours de suite, avant de l’utiliser en salle d’attente. Si un exercice de ce type fait remonter des souvenirs pénibles ou vous met mal à l’aise, arrêtez-le et parlez-en à un professionnel.

  1. S’installer. Asseyez-vous confortablement, les pieds à plat au sol, les mains posées sur les cuisses. Fixez un point devant vous, un peu au-dessus de la ligne des yeux, et laissez vos paupières devenir lourdes, jusqu’à les fermer quand elles en ont envie.
  2. Ralentir la respiration. Inspirez par le nez en comptant doucement jusqu’à quatre, puis expirez par la bouche en comptant jusqu’à six. Recommencez quelques fois. À chaque expiration, laissez les épaules descendre un peu.
  3. Choisir un lieu. Imaginez un endroit où vous vous sentez en sécurité, réel ou inventé : un jardin, une plage, une pièce familière. Prenez le temps de le détailler avec tous vos sens : les couleurs, les sons, les odeurs, la température de l’air sur la peau.
  4. Créer un ancrage. Quand vous vous sentez bien dans ce lieu, joignez doucement le pouce et l’index d’une main, ou choisissez un mot simple (« calme », « tranquille »). Associez ce geste ou ce mot à la sensation de sécurité. Il pourra vous servir de raccourci plus tard.
  5. Se projeter dans la séance. Imaginez maintenant la séance qui vous attend, en restant dans votre lieu sûr : vous vous installez, l’équipe vous parle, la machine se met en route. Vous respirez lentement, votre corps reste immobile et confortable, votre attention est ailleurs.
  6. Revenir. Comptez lentement de un à cinq, en vous disant qu’à cinq vous ouvrirez les yeux, reposé et alerte. Bougez doucement les mains et les pieds avant de vous lever.
Pendant la séance elle-même, vous pouvez utiliser votre ancrage et votre respiration, en restant parfaitement immobile et capable de répondre à l’équipe. Une forme d’autohypnose silencieuse, centrée sur la respiration et l’imagerie mentale, est en général compatible avec la séance, mais signalez-le aux manipulateurs et suivez toujours leurs consignes. Pour aller plus loin dans la pratique, vous pouvez consulter notre guide pour débuter l’autohypnose.

Un mot d’honnêteté : cet exercice reprend des techniques classiques, mais il n’a pas été évalué en tant que tel dans un essai sur la radiothérapie. Les interventions testées par l’équipe new-yorkaise étaient plus complètes et encadrées par des psychologues. L’exercice peut vous aider à vous sentir plus acteur de vos séances, ce qui est déjà beaucoup, sans promesse sur le résultat.

Comment accéder à l’hypnose : soins de support, hôpital, libéral

Commencer par l’équipe de radiothérapie

La première démarche est toujours la même : en parler à l’équipe qui vous suit. Le radiothérapeute, l’infirmière de coordination, les manipulateurs ou le psychologue du service connaissent les ressources disponibles dans votre centre et autour. Ils pourront aussi vérifier que rien dans votre situation ne demande une précaution particulière, et intégrer ce soin complémentaire dans votre parcours. Informer l’équipe de toute pratique complémentaire, quelle qu’elle soit, fait partie des bons réflexes.

Les soins de support à l’hôpital

Les soins oncologiques de support regroupent tout ce qui aide à mieux vivre la maladie et ses traitements, en plus des traitements du cancer eux-mêmes : prise en charge de la douleur et de la fatigue, soutien psychologique, nutrition, activité physique adaptée, aide sociale, soins de confort. Selon les établissements, ils peuvent inclure des consultations d’hypnose, réalisées par des soignants formés (infirmiers, psychologues, médecins anesthésistes, manipulateurs), ou des ateliers d’autohypnose en groupe.

L’offre varie beaucoup d’un centre à l’autre. Demandez quelles consultations sont proposées dans votre établissement, à quelles conditions, et comment y accéder. Si l’hypnose n’est pas disponible, un accompagnement par le psychologue du service, éventuellement en TCC, reste une option cohérente avec ce que montrent les essais.

En libéral : choisir un praticien

Si vous vous tournez vers un hypnothérapeute en libéral, quelques critères comptent particulièrement dans le contexte du cancer :

  • une formation sérieuse en hypnose médicale ou thérapeutique, et idéalement une profession de santé ou de psychologue à la base,
  • une expérience de l’accompagnement de personnes atteintes de cancer, ou au moins une connaissance de la radiothérapie,
  • une posture claire : le praticien se présente comme un complément, vous encourage à informer votre équipe, et ne discute jamais vos traitements,
  • l’absence de promesses sur l’évolution de la maladie,
  • la proposition d’outils d’autohypnose que vous pourrez utiliser seul entre les séances.
Nous avons détaillé ces repères dans notre article sur le choix d’un hypnothérapeute. Côté financement, renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour savoir si elle participe aux séances en libéral, et auprès de l’équipe pour connaître les possibilités gratuites à l’hôpital ou dans les associations.

Combien de séances, et à quel moment ?

Les essais ne permettent pas de fixer un nombre idéal de séances pour tout le monde. Dans l’essai de Stalpers, l’hypnose était proposée à quatre moments : à l’accueil, avant la préparation, avant la première séance de rayons et à mi-parcours. Ce découpage a une logique, même si l’essai n’a pas montré d’effet sur l’anxiété mesurée : il cible les moments les plus redoutés. Dans les essais new-yorkais, l’intervention se déroulait pendant la radiothérapie, avec un psychologue.

En pratique, il est souvent utile de commencer avant la séance de préparation, surtout si le masque vous inquiète, puis de faire le point avec le praticien au fil des semaines. L’objectif est aussi de vous rendre autonome grâce à l’autohypnose, pour que vous n’ayez pas besoin d’un rendez-vous avant chaque séance de rayons.

Les autres soins de support utiles

L’hypnose n’est qu’une option parmi d’autres. Selon vos besoins et ce qui est disponible près de chez vous, d’autres approches complémentaires peuvent être discutées avec l’équipe : la sophrologie en accompagnement du cancer, centrée sur la respiration et la détente, ou l’acupuncture pour certains effets secondaires des traitements. L’activité physique adaptée, que les équipes recommandent souvent face à la fatigue, et le soutien psychologique restent des piliers. L’important est de choisir ce qui vous convient, en lien avec votre équipe, sans multiplier les approches au point de vous épuiser.

Garde-fous essentiels

  • Ne jamais retarder, espacer, modifier ou arrêter la radiothérapie au profit d’une approche complémentaire. Le calendrier des séances fait partie du traitement.
  • Informer l’équipe d’oncologie de toute pratique complémentaire, hypnose comprise.
  • Choisir un praticien formé, habitué au contexte du cancer, qui ne fait aucune promesse sur l’évolution de la maladie.
  • Demander un avis médical avant de commencer en cas de trouble psychiatrique sévère, d’épisodes dissociatifs ou de traumatisme important.
  • Ne jamais arrêter un médicament prescrit, y compris un traitement contre l’anxiété ou le sommeil, sans l’avis du médecin.
  • Se méfier de tout discours qui présente l’hypnose comme une alternative aux traitements ou qui critique votre équipe soignante.

Quand consulter sans attendre

Certaines situations ne relèvent pas de l’hypnose ni d’un accompagnement complémentaire, mais d’un contact rapide avec l’équipe médicale.

Appelez l’équipe d’oncologie ou de radiothérapie, ou le 15 en cas d’urgence, si vous présentez :

  • de la fièvre, des frissons,
  • un essoufflement, une douleur dans la poitrine,
  • une fatigue brutale, inhabituelle, qui vous empêche de vous lever ou s’accompagne de malaises,
  • des saignements inhabituels.
Prévenez rapidement l’équipe de radiothérapie en cas de :

  • brûlures cutanées importantes, de plaies ou de suintements sur la zone traitée,
  • difficultés à avaler, à boire ou à vous alimenter, en particulier pendant une radiothérapie ORL,
  • perte de poids rapide, vomissements répétés, diarrhée qui ne cède pas.
Parlez-en à votre médecin si vous ressentez des idées noires, un sentiment de désespoir, une insomnie totale ou une angoisse qui ne vous quitte plus. Si vous avez des pensées suicidaires, appelez le 3114, le numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable à toute heure. En cas de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

Prévenez l’équipe avant la séance si l’angoisse est telle qu’une séance vous paraît impossible. Ce n’est pas un échec : c’est une information utile, qui permet de vous proposer une préparation, un accompagnement ou un traitement ponctuel.

Pour des informations fiables sur la radiothérapie et pour un soutien, vous pouvez aussi vous tourner vers Cancer info, le service d’information de l’Institut national du cancer (cancer.fr), et vers la Ligue contre le cancer (ligue-cancer.net), qui propose une écoute gratuite et des aides concrètes, ainsi que des espaces d’accueil dans de nombreux départements.

FAQ

L’hypnose peut-elle réduire la fatigue de la radiothérapie ?

Les données disponibles concernent surtout une intervention combinant TCC et hypnose, chez des femmes traitées pour un cancer du sein. Dans l’essai le plus solide, 200 patientes ont été suivies et la fatigue était plus basse dans le groupe TCC plus hypnose à la fin du traitement, à quatre semaines et à six mois. On ne sait pas quelle part revient à l’hypnose seule, ni si ces résultats s’appliquent de la même manière aux autres cancers. L’hypnose peut donc être envisagée comme un complément, de préférence intégrée à un accompagnement psychologique plus large.

Comment supporter le masque de radiothérapie quand on est claustrophobe ?

La première étape est de le dire à l’équipe, idéalement avant la séance de préparation où le masque est moulé. Dans une étude australienne, un patient ORL sur quatre environ se déclarait anxieux face au masque, et les auteurs recommandaient un repérage précoce et une préparation. Convenez d’un signal avec les manipulateurs, demandez qu’on vous annonce les étapes, travaillez une respiration lente et un exercice d’autohypnose avant les séances. Si l’angoisse reste trop forte, l’équipe peut proposer un accompagnement ou un traitement ponctuel. L’hypnose n’a pas été évaluée par un essai solide sur ce point précis, mais elle peut faire partie de la préparation.

Combien de séances d’hypnose faut-il, et à quel moment ?

Il n’existe pas de nombre de séances validé pour tout le monde. Une logique fréquente consiste à commencer avant la séance de préparation, puis avant la première séance de rayons, et à refaire le point en cours de traitement. Dans l’essai néerlandais, ce schéma en quatre séances n’a pas réduit l’anxiété mesurée, ce qui invite à ne pas en attendre trop. L’apprentissage de l’autohypnose permet de prolonger le travail entre les rendez-vous.

Peut-on pratiquer l’autohypnose pendant la séance de rayons ?

En général, oui, à condition de rester parfaitement immobile et capable de répondre à l’équipe. Une autohypnose silencieuse, centrée sur la respiration et une image apaisante, est compatible avec la plupart des séances. Prévenez les manipulateurs, suivez leurs consignes, et demandez s’il est possible d’écouter un enregistrement. Si un exercice vous fait bouger, sursauter ou perdre le contact avec l’équipe, mieux vaut le réserver à la salle d’attente.

L’hypnose est-elle proposée à l’hôpital ?

Dans certains établissements, oui, dans le cadre des soins oncologiques de support, avec des soignants ou des psychologues formés. L’offre varie beaucoup d’un centre à l’autre. Demandez à votre équipe de radiothérapie ou à l’infirmière de coordination ce qui existe chez vous. En libéral, renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour savoir si elle participe aux séances.

Trouver un hypnothérapeute formé à l’accompagnement du cancer

Si vous souhaitez être accompagné pendant votre radiothérapie, en complément de votre traitement et en lien avec votre équipe, vous pouvez trouver un hypnothérapeute près de chez vous dans l’annuaire ViziWell. Au premier contact, n’hésitez pas à demander au praticien sa formation, son expérience auprès de personnes atteintes de cancer, et la place qu’il donne à l’autohypnose. Et gardez en tête le principe de base : l’hypnose s’ajoute à vos soins, elle ne les remplace jamais.

Sources

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  2. Montgomery GH, Kangas M, David D, Hallquist MN, Green S, Bovbjerg DH, Schnur JB. Fatigue during breast cancer radiotherapy: an initial randomized study of cognitive-behavioral therapy plus hypnosis. Health Psychology, 2009. PMID : 19450037. DOI : 10.1037/a0013582.
  3. Schnur JB, David D, Kangas M, Green S, Bovbjerg DH, Montgomery GH. A randomized trial of a cognitive-behavioral therapy and hypnosis intervention on positive and negative affect during breast cancer radiotherapy. Journal of Clinical Psychology, 2009. PMID : 19226611. DOI : 10.1002/jclp.20559.
  4. Montgomery GH, Sucala M, Dillon MJ, Schnur JB. Cognitive-Behavioral Therapy Plus Hypnosis for Distress During Breast Radiotherapy: A Randomized Trial. American Journal of Clinical Hypnosis, 2017. PMID : 28891772. DOI : 10.1080/00029157.2017.1335635.
  5. Stalpers LJ, da Costa HC, Merbis MA, Fortuin AA, Muller MJ, van Dam FS. Hypnotherapy in radiotherapy patients: a randomized trial. International Journal of Radiation Oncology, Biology, Physics, 2005. PMID : 15667973. DOI : 10.1016/j.ijrobp.2004.06.005.
  6. Cramer H, Lauche R, Paul A, Langhorst J, Kümmel S, Dobos GJ. Hypnosis in breast cancer care: a systematic review of randomized controlled trials. Integrative Cancer Therapies, 2015. PMID : 25233905. DOI : 10.1177/1534735414550035.
  7. Nixon JL, Cartmill B, Turner J, Pigott AE, Brown E, Wall LR, Ward EC, Porceddu SV. Exploring the prevalence and experience of mask anxiety for the person with head and neck cancer undergoing radiotherapy. Journal of Medical Radiation Sciences, 2018. PMID : 30378282. DOI : 10.1002/jmrs.308.
  8. Claude L, Morelle M, Mancini S, Duncan A, Sebban H, Carrie C, Marec-Berard P. Use of hypnosis in radiotherapy as an alternative to general anesthesia in pediatric radiation oncology. Bulletin du Cancer, 2016. PMID : 27842864. DOI : 10.1016/j.bulcan.2016.09.012.
⚕️ Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié.

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FW

Fabrice Wigishoff

Fondateur de ViziWell · Supervision éditoriale

Triple master en hypnose thérapeutique, 30 ans d'expérience en hypnothérapie et coaching. Spécialiste de l'arrêt du tabac, gestion du stress et préparation mentale. Passionné de neurosciences, Fabrice décrypte les études cliniques mondiales pour rendre les thérapies complémentaires accessibles à tous.

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Auteurs des sources scientifiques

JS

Julie B. Schnur

Department of Oncological Sciences, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, USA

HC

Holger Cramer

Professeur de recherche en médecine complémentaire — Université de Tübingen et Bosch Health Campus, Allemagne

Chercheur de premier plan sur l'évaluation clinique du yoga et des thérapies corps-esprit, auteur de nombreuses revues systématiques et méta-analyses sur le yoga et la santé mentale.

JN

Jodie L. Nixon

Occupational Therapy Department, Princess Alexandra Hospital, et University of Queensland, Brisbane, Australie

LS

Lukas J. A. Stalpers

Department of Radiotherapy, Academic Medical Center, University of Amsterdam, Pays-Bas

GM

Guy H. Montgomery

Professeur de psychologie — Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York, USA

Spécialiste de l'hypnose en contexte chirurgical et oncologique. Auteur de la méta-analyse de référence sur l'analgésie hypnotique (2000).