Hypnose régressive : pourquoi un souvenir « retrouvé » en séance peut être faux
Rédigé par la rédaction ViziWell avec assistance IA, sous la supervision éditoriale de Fabrice Wigishoff (hypnothérapeute). Sources scientifiques vérifiées (PMID/DOI) et listées en fin d'article. Notre méthodologie
🔎 Réponse en bref : l’hypnose ne fonctionne pas comme un magnétoscope qui permettrait de « rembobiner » sa vie. Depuis plus de trente ans, les études montrent qu’elle n’améliore pas l’exactitude des souvenirs, mais qu’elle augmente la confiance qu’on leur accorde, y compris quand ils sont faux. Un souvenir « retrouvé » en séance, aussi précis et émouvant soit-il, ne prouve donc rien à lui seul. Les « vies antérieures » décrites sous hypnose suivent surtout les attentes du praticien. Une hypnothérapie sérieuse travaille sur ce que vous vivez aujourd’hui, pas sur la recherche de souvenirs cachés. Si un passé douloureux vous fait souffrir, les thérapies validées pour le traumatisme (TCC centrées sur le trauma, EMDR) se font avec un psychologue ou un psychiatre formé. En cas de détresse : 3114, 24 h/24.Vous avez peut-être entendu parler de l’hypnose régressive dans un podcast, un livre ou par un proche enthousiaste. On vous a promis de « retrouver l’origine » d’une angoisse, de « débloquer » un souvenir d’enfance, voire de revisiter une vie antérieure. L’idée est séduisante : si la cause de mon mal-être est enfouie quelque part, il suffirait de la déterrer.
Cet article ne vise pas à vous faire peur ni à discréditer l’hypnose, qui a des usages utiles et documentés. Il explique ce que la recherche sait de la mémoire sous hypnose, pourquoi un souvenir peut sembler vrai sans l’être, quels sont les risques concrets d’une pratique orientée vers la « récupération » de souvenirs, et comment vous protéger tout en trouvant une aide adaptée si un passé douloureux pèse sur votre présent.
Hypnose régressive : de quoi parle-t-on ?
Le terme recouvre plusieurs pratiques qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles, ce qui entretient la confusion.
La régression en âge
En hypnose, la « régression en âge » consiste à inviter la personne à se replonger dans une période de sa vie, souvent l’enfance. Dans un cadre thérapeutique prudent, cette technique peut servir à revisiter une ressource (un moment où l’on se sentait en sécurité, compétent, apaisé) ou à travailler l’émotion attachée à un souvenir déjà connu, que la personne n’a jamais oublié. Le problème commence lorsque la séance a pour objectif de découvrir un événement que la personne ne se rappelle pas, en partant du principe qu’il existe forcément.
Les « vies antérieures » et l’« hypnose quantique »
D’autres approches vont plus loin et proposent de remonter avant la naissance, dans des existences passées, ou de contacter un « soi supérieur ». On trouve ces offres sous des noms variés : régression dans les vies antérieures, hypnose quantique, hypnose spirituelle. Elles sortent du champ du soin. Leur promesse repose sur des croyances qui ne peuvent pas être vérifiées, et les études menées sur ces expériences montrent qu’elles se construisent surtout à partir de ce que la personne sait déjà et de ce que le praticien attend.
Ce que l’hypnose thérapeutique n’est pas
L’hypnose utilisée à l’hôpital ou en cabinet par des professionnels formés vise surtout la douleur, l’anxiété, le sommeil, certaines phobies ou habitudes. Elle mobilise l’attention, l’imagination et la détente pour modifier la façon dont on vit une sensation ou une situation. Elle n’a pas pour but de produire des révélations. Pour situer les différentes approches, notre article sur la différence entre hypnose de spectacle et hypnose thérapeutique et celui sur le déroulement d’une séance d’hypnothérapie donnent des repères utiles.
La mémoire : une reconstruction, pas un enregistrement
Pour comprendre pourquoi un souvenir « retrouvé » peut être faux, il faut d’abord abandonner une image très répandue : celle d’une mémoire qui stockerait fidèlement chaque instant, comme une caméra, avec des fichiers parfois cachés qu’il suffirait d’ouvrir.
Chaque rappel est une reconstruction
Les recherches en psychologie cognitive décrivent la mémoire autobiographique comme un processus actif. Quand vous vous souvenez d’un événement, votre cerveau ne relit pas un enregistrement. Il reconstruit la scène à partir de fragments (une image, une émotion, une odeur), de ce que vous savez en général sur ce type de situation, de ce qu’on vous en a raconté depuis, et de ce que vous croyez aujourd’hui. Ce travail de reconstruction est rapide et invisible : on a l’impression de « voir » le passé, alors qu’on le recompose.
Cette souplesse est utile au quotidien. Elle nous permet de résumer, d’apprendre, de donner du sens. Mais elle a un prix : chaque fois qu’un souvenir est rappelé, il peut être légèrement modifié, enrichi de détails plausibles ou mélangé avec d’autres souvenirs, puis « réenregistré » sous cette nouvelle forme.
L’émotion et la précision ne garantissent pas la vérité
On pense souvent qu’un souvenir très vivant, très détaillé et chargé d’émotion est forcément exact. C’est une idée reçue. Les études sur les faux souvenirs montrent que des événements jamais vécus peuvent être rapportés avec des détails sensoriels, des émotions fortes et une grande conviction. À l’inverse, un souvenir authentique peut être flou, lacunaire ou hésitant. La vivacité d’un souvenir renseigne sur l’intensité de l’expérience de remémoration, pas sur la réalité de l’événement.
D’où viennent les erreurs de mémoire ?
Plusieurs mécanismes, bien documentés, peuvent introduire des erreurs :
- La suggestion : une question orientée (« Qu’est-ce qu’il vous a fait ce jour-là ? ») présuppose qu’il s’est passé quelque chose et pousse à combler le vide.
- La confusion de source : on se souvient d’une scène, mais on ne sait plus si on l’a vécue, imaginée, rêvée, vue dans un film ou entendue d’un tiers.
- L’inflation par l’imagination : imaginer plusieurs fois un événement le rend progressivement plus familier, donc plus « vrai » à nos yeux.
- Les attentes : quand on cherche une explication à un mal-être, on a tendance à retenir ce qui la confirme.
- La répétition : un récit raconté et re-raconté se stabilise et gagne en détails, qu’il soit exact ou non.
Ce que l’hypnose change vraiment : plus de confiance, pas plus d’exactitude
C’est le point central de cet article, et il fait l’objet d’un large accord parmi les chercheurs.
Un constat ancien et constant
En 1985, le Conseil des affaires scientifiques de l’Association médicale américaine (AMA) a passé en revue les travaux disponibles sur l’hypnose utilisée pour « rafraîchir » la mémoire de témoins et de victimes. Sa conclusion : les souvenirs obtenus sous hypnose peuvent comporter des confabulations (des éléments inventés de bonne foi) et des pseudo-souvenirs, et ils ne sont pas plus exacts, voire moins fiables, que les souvenirs rappelés sans hypnose. Le Conseil soulignait aussi les conséquences graves que cela peut avoir quand un témoignage repose sur un rappel obtenu sous hypnose.
Près de trente ans plus tard, une revue consacrée à deux siècles de recherche sur l’hypnose et la mémoire, publiée par Giuliana Mazzoni et ses collègues en 2014, arrive à la même conclusion : l’hypnose n’améliore pas l’exactitude des souvenirs, mais elle augmente la confiance que la personne leur accorde. Autrement dit, sous hypnose, on se souvient avec plus d’assurance, et pas mieux.
Pourquoi cette confiance est un piège
Si l’hypnose produisait simplement plus de souvenirs, vrais et faux mélangés, on pourrait trier ensuite. Le problème est qu’elle augmente la conviction de manière indifférente. La personne sort de séance avec un récit qui lui paraît évident, souvent riche en émotions, et il devient très difficile, pour elle comme pour son entourage, de faire la part des choses. Cette certitude peut ensuite orienter des décisions lourdes : couper les ponts, accuser un proche, réinterpréter toute son histoire.
Ce que montrent les études
- Dans une expérience menée en 2002 par Alan Scoboria et ses collègues auprès de 111 étudiants, l’hypnose et les questions trompeuses augmentaient toutes deux les erreurs de mémoire sur un récit écouté. Les deux effets s’additionnaient : les questions trompeuses posées sous hypnose produisaient le plus d’erreurs, et ces erreurs persistaient lorsque les participants étaient ensuite interrogés sans hypnose ni question orientée.
- Cet effet ne dépendait pas du niveau de suggestibilité hypnotique : les personnes peu ou moyennement suggestibles n’étaient pas protégées.
- Le Conseil des affaires scientifiques de l’AMA (1985) et la revue de Mazzoni (2014) concluent qu’un rappel sous hypnose n’est pas plus exact qu’un rappel ordinaire, mais qu’on y croit davantage.
- Limites : ces travaux portent souvent sur des récits neutres, en laboratoire, et non sur des souvenirs personnels chargés d’émotion. Mais rien n’indique que la mémoire émotionnelle échappe à ces mécanismes, et les études d’implantation de souvenirs vont dans le même sens.
L’hypnose n’est pas un sérum de vérité
Dans l’imaginaire collectif, la personne hypnotisée perd sa volonté et livre une vérité enfouie. En réalité, une personne sous hypnose reste consciente, peut mentir, peut se tromper de bonne foi et reste sensible aux attentes de son interlocuteur. C’est même cette sensibilité accrue à la suggestion qui rend l’hypnose utile pour la douleur ou l’anxiété, et risquée pour la mémoire. Pour en savoir plus sur cette dimension, voir notre article Tout le monde est-il hypnotisable ?.
Les expériences sur les faux souvenirs : ce qu’elles montrent et leurs limites
Peut-on vraiment faire croire à quelqu’un qu’il a vécu un événement qui n’a jamais eu lieu ? Les chercheurs ont testé cette question de façon éthique, avec des événements fictifs choisis pour ne pas nuire durablement aux participants, et en leur révélant la vérité à la fin.
Les travaux pionniers d’Elizabeth Loftus
Dans les années 1990, la psychologue Elizabeth Loftus a synthétisé, dans un article devenu une référence (« The reality of repressed memories », 1993), un ensemble d’observations montrant que des souvenirs détaillés d’événements jamais vécus peuvent être induits par suggestion. Elle y soulignait que les techniques dites de « récupération », dont l’hypnose, l’imagerie guidée répétée ou l’interprétation des rêves, augmentent ce risque, sans qu’on dispose d’un moyen fiable de distinguer ensuite un souvenir authentique d’un souvenir construit.
Des faux souvenirs riches, en quelques entretiens
En 2015, Julia Shaw et Stephen Porter ont mené une expérience très médiatisée. Au fil de trois entretiens suggestifs, avec de faux détails présentés comme venant des parents, une majorité de participants (70 % selon les critères des auteurs) a fini par rapporter un souvenir détaillé d’avoir commis, à l’adolescence, un délit ayant entraîné un contact avec la police, ce qui n’était jamais arrivé. Ces récits comportaient des éléments sensoriels et émotionnels comparables à ceux de vrais souvenirs.
Ce chiffre de 70 % a été discuté : d’autres chercheurs, en réanalysant les données avec des critères plus stricts, ont estimé la proportion de faux souvenirs complets nettement plus basse. Mais même dans l’hypothèse la plus prudente, l’étude montre qu’un entretien très orienté peut conduire des personnes ordinaires, sans trouble particulier, à « se souvenir » d’un épisode fictif.
Une estimation plus prudente
Pour éviter de surinterpréter ces résultats, Chris Brewin et Bernice Andrews ont publié en 2017 une revue systématique des études qui tentent d’implanter de faux souvenirs d’enfance chez des adultes. Leur conclusion est nuancée : dans les études d’implantation, environ 47 % des participants développent une forme d’expérience de souvenir pour l’événement suggéré, mais seulement 15 % environ produisent ce qui ressemble à un souvenir complet. Les auteurs estiment donc que la vulnérabilité aux faux souvenirs d’enfance est plus limitée que ce qui a parfois été affirmé.
Ce débat est important, et il invite à la prudence dans les deux sens :
- Il ne faut pas en conclure que tout souvenir d’enfance difficile est suspect.
- Mais il ne faut pas non plus considérer qu’un souvenir apparu au fil de séances suggestives est fiable.
Vies antérieures : ce que révèlent les travaux de Spanos
Le psychologue canadien Nicholas Spanos, de l’université Carleton à Ottawa, a consacré une partie de ses recherches aux « vies antérieures » décrites sous hypnose. Ses expériences du début des années 1990 sont instructives.
Des vies antérieures façonnées par les attentes
Dans une série d’études publiées en 1991, des participants volontaires étaient hypnotisés et invités à régresser au-delà de leur naissance. Une partie d’entre eux décrivait alors une identité antérieure, parfois avec beaucoup de détails et d’émotion. Mais le contenu de ces « vies » variait selon ce que l’expérimentateur avait annoncé au préalable. Lorsqu’on leur suggérait, avant la séance, que les vies antérieures concernaient souvent une autre culture ou un autre sexe, ou que des maltraitances dans l’enfance y étaient fréquentes, les récits suivaient ces indications.
Les descriptions comportaient aussi de nombreuses erreurs historiques : des personnages se présentant comme vivant à une époque donnée ignoraient des faits élémentaires de leur temps ou mêlaient des détails anachroniques. Surtout, la conviction des participants que leur expérience était réelle ne dépendait pas de l’exactitude de leurs récits, mais de leurs croyances préalables et de la manière dont le contexte présentait l’exercice.
La construction sociale des souvenirs extraordinaires
En 1994, Spanos et ses collègues ont élargi cette analyse aux souvenirs de vies antérieures, d’enlèvements par des extraterrestres et d’abus rituels sataniques, trois phénomènes très présents dans les médias de l’époque. Leur constat est le même : ces récits apparaissent fréquemment dans des procédures hypnotiques ou des entretiens structurés qui demandent, de manière répétée, ce type d’expérience, puis qui valident ces expériences comme de « vrais souvenirs ». La mémoire se reconstruit selon les attentes et les croyances du moment.
Et si l’expérience m’a fait du bien ?
Certaines personnes rapportent qu’une séance de « vies antérieures » les a apaisées, leur a permis de prendre du recul ou de mettre des images sur une émotion. Ce ressenti est réel et mérite d’être respecté. Il peut s’expliquer par la détente, l’imagination, la mise en récit d’une difficulté actuelle, l’écoute bienveillante. Mais ce bénéfice ne prouve pas que les scènes vues correspondent à une existence passée. Et il ne justifie pas qu’on présente cette pratique comme un soin, encore moins comme un substitut à un suivi médical ou psychologique.
Souvenirs refoulés : où en est le débat ?
La question des souvenirs refoulés est au cœur de ce que les Anglo-Saxons ont appelé les « memory wars », les guerres de la mémoire des années 1990.
Deux positions qui se sont affrontées
D’un côté, certains cliniciens soutenaient qu’un traumatisme grave, notamment des violences sexuelles dans l’enfance, pouvait être entièrement refoulé, rester inaccessible pendant des années, puis être retrouvé intact grâce à des techniques comme l’hypnose. De l’autre, de nombreux chercheurs en mémoire faisaient remarquer que les événements traumatiques sont généralement bien, voire trop, mémorisés (c’est même le cœur du stress post-traumatique), et que les techniques de « récupération » produisent aussi des souvenirs faux.
Un écart persistant entre chercheurs et praticiens
En 2014, Lawrence Patihis, Elizabeth Loftus et leurs collègues ont comparé les croyances de plusieurs groupes. Ils ont trouvé une croyance élevée dans les souvenirs refoulés chez les étudiants, une croyance moins répandue qu’au cours des années 1990 chez les cliniciens, mais un écart toujours net entre les psychologues orientés vers la recherche et les experts de la mémoire, plus sceptiques, et une partie des praticiens.
En 2019, Henry Otgaar, de l’université de Maastricht, et ses collègues ont publié une revue au titre explicite : « Le retour du refoulé ». Ils y montrent que la croyance dans les souvenirs refoulés reste répandue (58 % dans les données qu’ils rassemblent), qu’elle semble avoir progressé chez certains psychologues cliniciens, et que la notion d’amnésie dissociative, qu’ils considèrent comme un équivalent du refoulement, est de plus en plus utilisée. Ils rappellent aussi les effets indésirables de certaines techniques psychothérapeutiques suggestives.
Steven Jay Lynn, de l’université de Binghamton, a résumé en 2015 dans une revue canadienne de psychiatrie l’ensemble des croyances sur la mémoire dans le grand public, chez les professionnels de santé mentale, les juges ou les enquêteurs. Il insiste sur la nécessité de mieux former les professionnels à ce que l’on sait réellement de la mémoire, et de renoncer aux procédures suggestives en psychothérapie.
Ce que l’on peut retenir sans trancher le débat
Il existe des désaccords réels entre spécialistes sur la dissociation et sur la façon dont certains souvenirs traumatiques peuvent être moins accessibles pendant un temps. Il arrive aussi qu’une personne se rappelle spontanément, à l’âge adulte, un événement auquel elle ne pensait plus, par exemple à l’occasion d’un déclencheur, sans aucune technique particulière.
Mais sur un point, les sociétés savantes et la majorité des chercheurs se rejoignent : il n’existe aucune technique, hypnose comprise, qui permette de faire ressurgir de manière fiable un souvenir oublié, ni de vérifier qu’un souvenir apparu en séance est exact. C’est cette limite qui rend la recherche active de souvenirs cachés si risquée.
Ce que recommandent les sociétés savantes
Plusieurs institutions médicales se sont prononcées sur ces questions, à des époques différentes, avec des conclusions convergentes.
L’Association médicale américaine (1985)
Comme évoqué plus haut, l’AMA a conclu que les souvenirs obtenus sous hypnose ne sont pas plus exacts que les autres, peuvent contenir des pseudo-souvenirs, et qu’il faut être particulièrement prudent dès lors qu’un témoignage s’appuie sur une séance d’hypnose.
Le Royal College of Psychiatrists britannique (1998)
À la fin des années 1990, devant l’essor aux États-Unis des « thérapies de mémoire retrouvée », un groupe de travail du Royal College of Psychiatrists, coordonné par Sydney Brandon, a examiné la littérature, rencontré des familles accusées et des personnes ayant ensuite renoncé à leurs accusations. Ses conclusions, publiées en 1998 dans le British Journal of Psychiatry, sont nettes : lorsque des souvenirs sont « retrouvés » après de longues périodes d’amnésie, en particulier quand des moyens extraordinaires ont été utilisés pour les obtenir, la probabilité qu’ils soient faux est élevée. Le groupe insistait aussi sur un point essentiel : ce débat ne doit pas freiner le repérage et la prise en charge des enfants réellement victimes. Il proposait des recommandations pour que les praticiens évitent les pièges de la récupération de souvenirs.
L’Inserm (2015)
En France, le rapport d’évaluation de l’hypnose réalisé par l’Inserm en 2015 juge l’hypnose intéressante dans certaines indications, notamment en anesthésie et dans quelques situations de soins, mais ne retient aucune donnée en faveur de son usage pour retrouver des souvenirs. Vous trouverez le détail de ses conclusions dans notre résumé du rapport Inserm 2015 sur l’hypnose, et une vue d’ensemble des indications mieux étayées dans le point sur les preuves de l’hypnose par indication.
En résumé
Aucune de ces instances ne recommande l’hypnose pour retrouver des souvenirs. Toutes invitent à ne jamais présenter un souvenir obtenu sous hypnose comme une preuve, que ce soit dans un cabinet, dans une famille ou devant un tribunal.
Les risques concrets d’une pratique orientée vers les souvenirs cachés
Les faux souvenirs ne sont pas seulement une curiosité de laboratoire. Lorsqu’ils portent sur des sujets graves, ils peuvent bouleverser des vies.
Les faux souvenirs d’abus et les ruptures familiales
Le scénario redouté est le suivant : une personne consulte pour une anxiété, une dépression, des troubles alimentaires ou du sommeil. Le praticien suggère que ces difficultés « signent » un traumatisme oublié, souvent des violences sexuelles dans l’enfance. Au fil des séances, d’hypnose ou d’imagerie guidée, des images apparaissent, puis des scènes, puis des certitudes. La personne finit par accuser un parent, coupe les liens avec sa famille, parfois sur le conseil explicite du praticien.
Les familles concernées vivent alors une double peine : la perte d’un enfant ou d’un frère ou d’une sœur, et une accusation dont elles ne peuvent pas se défendre. La personne elle-même, si elle prend plus tard conscience que ses souvenirs étaient probablement construits, peut traverser une détresse importante, avec de la culpabilité et un sentiment de trahison.
En France, la justice a déjà condamné une praticienne qui avait induit de faux souvenirs chez des patientes, ce qui montre que ces situations ne sont pas théoriques.
L’aggravation de la souffrance
Même sans conflit familial, la recherche répétée d’un traumatisme caché peut aggraver l’état d’une personne fragile : réactivation d’angoisses, cauchemars, sentiment de ne plus pouvoir faire confiance à sa propre mémoire, dépendance au thérapeute qui « détient » la clé. Les personnes souffrant de troubles dissociatifs, de troubles psychotiques, d’un deuil récent ou d’une détresse intense sont particulièrement exposées. Pour une vue d’ensemble des précautions, voir les risques et contre-indications de l’hypnose.
Les dérives sectaires : signaler à la Miviludes
Certaines offres d’hypnose régressive ou de « vies antérieures » s’inscrivent dans des démarches qui relèvent de l’emprise : isolement de la personne, rupture avec la famille, coût croissant des séances ou des stages, discours selon lequel seul le praticien comprend vraiment ce que vit la personne, incitation à arrêter un traitement médical. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) alerte régulièrement sur les « faux souvenirs induits » dans le champ des pratiques de soin non conventionnelles.
Si vous êtes inquiet pour vous-même ou pour un proche, vous pouvez effectuer un signalement via le formulaire en ligne disponible sur le site officiel de la Miviludes. Un signalement n’engage pas de poursuite automatique, mais il permet d’alerter et d’être orienté. En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
Respecter les victimes : ce que cet article ne dit pas
Parler des faux souvenirs peut être douloureux pour les personnes qui ont réellement subi des violences, d’autant qu’on leur oppose parfois cette notion pour mettre en doute leur parole. Il est donc important d’être clair.
- Cet article ne met pas en doute les victimes. Les violences, y compris sexuelles et dans l’enfance, sont fréquentes, et la grande majorité des victimes s’en souviennent sans aucune technique particulière.
- Le problème ne vient pas des souvenirs difficiles, mais des techniques suggestives utilisées pour en « fabriquer » ou en « retrouver ».
- Une démarche de protection ou une plainte ne dépend pas d’un souvenir retrouvé sous hypnose. Si vous êtes ou avez été victime de violences, vous pouvez parler, être cru et accompagné, sans passer par une séance de « régression ».
Reconnaître une pratique sérieuse
Comment savoir si un hypnothérapeute travaille de façon prudente ? Quelques repères simples permettent de faire le tri.
Les signes d’une pratique sérieuse
- Le praticien commence par vous demander ce qui vous gêne aujourd’hui et ce que vous souhaitez voir changer.
- Il ne cherche pas de souvenirs cachés et ne vous présente pas une « cause enfouie » comme une évidence.
- Il vous explique ce que l’hypnose peut et ne peut pas faire, y compris sur la mémoire.
- Il vous demande si vous êtes suivi par un médecin ou un psychologue et vous encourage à le rester. Voir aussi pourquoi votre hypnothérapeute devrait travailler avec votre médecin.
- Il respecte votre consentement à chaque étape et vous laisse libre d’interrompre. Notre article sur vos droits en tant que patient en hypnose détaille ce point.
- Il annonce un nombre de séances raisonnable et un tarif clair.
- Il connaît ses limites et sait orienter vers un psychologue, un psychiatre ou un médecin lorsque la situation le demande.
Les signaux d’alerte
| Signal d’alerte | Pourquoi c’est problématique | | :-- | :-- | | « Vos symptômes prouvent que vous avez vécu un traumatisme oublié » | Aucun symptôme ne permet de déduire un événement précis. Cette affirmation oriente la recherche de souvenirs. | | Promesse de « retrouver la cause » ou de revivre vos vies antérieures | La mémoire ne peut pas être rembobinée, et les vies antérieures ne relèvent pas du soin. | | Questions orientées sous hypnose (« Qui est avec vous ? Que vous fait-il ? ») | Ces questions suggèrent un scénario et augmentent les erreurs de mémoire. | | Conseil de couper les liens avec votre famille ou de confronter un proche | Décision lourde, prise sur la base d’un souvenir non vérifiable, souvent au profit de l’emprise. | | Incitation à arrêter un traitement ou un suivi médical | Risque direct pour votre santé. Ne jamais arrêter un traitement sans l’avis de votre médecin. | | Séances qui se multiplient sans objectif clair, coût croissant | Signe de dépendance au praticien plutôt que d’un accompagnement vers l’autonomie. | | Discours selon lequel vos proches ou les médecins « ne comprennent pas » | Isolement, mécanisme classique de dérive. |
Face à un ou plusieurs de ces signaux, mieux vaut arrêter les séances et en parler à un professionnel de santé indépendant. Pour choisir un praticien, notre guide comment choisir son hypnothérapeute détaille les formations et les questions à poser lors du premier contact. Le cadre légal de la profession est décrit dans notre article sur le statut de l’hypnothérapeute libéral.
Quand l’hypnose a sa place après un passé douloureux
Faut-il pour autant renoncer à l’hypnose si l’on a vécu des choses difficiles ? Pas nécessairement. Tout dépend de l’objectif et du cadre.
Travailler sur le présent, pas sur la fouille du passé
Une hypnose prudente peut aider à apaiser l’anxiété, à mieux dormir, à retrouver des sensations de sécurité dans le corps, à se préparer à une situation redoutée. Elle peut aussi aider à vivre différemment l’émotion liée à un souvenir déjà connu, sans chercher à en découvrir de nouveaux, et sans pousser la personne à revivre la scène dans ses moindres détails. Des techniques comme le lieu sûr ou l’ancrage de ressources s’inscrivent dans cette logique. Voir par exemple la technique du lieu sûr en auto-hypnose.
Le stress post-traumatique : avec un professionnel formé
Lorsqu’une personne souffre d’un stress post-traumatique (flashbacks, cauchemars, évitement, hypervigilance), l’hypnose ne peut être qu’un appoint, utilisé par un professionnel de santé formé au psychotraumatisme, en complément des thérapies recommandées. Notre article Hypnose et stress post-traumatique : un appoint, jamais un substitut détaille cette place.
Les alternatives validées pour les traumatismes
Si un passé douloureux pèse sur votre vie actuelle, il existe des prises en charge évaluées et recommandées. Elles ne reposent pas sur la récupération de souvenirs cachés, mais sur le travail avec ce que vous savez et ressentez.
Les thérapies cognitivo-comportementales centrées sur le trauma
Les TCC centrées sur le trauma aident à comprendre et à modifier les pensées et les comportements entretenus par l’événement : culpabilité, honte, évitement, sentiment de danger permanent. Elles incluent souvent une exposition progressive et encadrée aux souvenirs et aux situations évitées, à un rythme décidé avec la personne. Elles sont pratiquées par des psychologues et des psychiatres formés.
L’EMDR
L’EMDR (désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) est une psychothérapie structurée, recommandée pour le stress post-traumatique, qui travaille sur des souvenirs traumatiques identifiés par la personne. Elle doit être pratiquée par un psychologue ou un psychiatre formé à cette méthode. Pour en comprendre le principe, voir EMDR et neurosciences.
Les traitements médicamenteux
Dans certaines situations, notamment quand une dépression ou une anxiété sévère s’associe au traumatisme, un médecin ou un psychiatre peut proposer un traitement. La décision et le suivi lui reviennent. Ne commencez et n’arrêtez jamais un traitement sur le conseil d’un hypnotiseur.
À qui s’adresser ?
Votre médecin traitant est un bon premier interlocuteur : il peut vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre formé au psychotraumatisme, ou vers un centre spécialisé. Si vous hésitez entre les différents professionnels, notre article psychologue, psychiatre ou thérapeute : qui consulter peut vous aider à y voir plus clair.
Si vous ou un proche avez « retrouvé » un souvenir en séance
Vous sortez d’une séance avec une image troublante, ou un proche vous annonce qu’il a « découvert » un événement grave sous hypnose. Que faire ?
Si c’est vous
- Prenez votre temps. Aucune décision importante (confrontation, rupture, démarche publique) ne presse. Un souvenir apparu en séance mérite d’être examiné calmement, à distance.
- Notez ce que vous ressentez sans chercher à compléter. Évitez de « travailler » ce souvenir seul, de le réimaginer en boucle ou de chercher des détails : c’est précisément ce qui peut l’enrichir d’éléments inexacts.
- Demandez l’avis d’un professionnel indépendant, psychologue ou psychiatre, qui n’est pas celui qui a conduit les séances, et dites-lui comment ce souvenir est apparu.
- Prenez soin de votre détresse, quelle que soit l’origine du souvenir. Votre souffrance est réelle et mérite d’être accompagnée, même si l’on ne peut pas savoir ce qui s’est passé.
- Si vous pensez au suicide ou si la détresse devient insupportable, appelez le 3114, gratuit, 24 h/24, ou le 15 en cas d’urgence.
Si c’est un proche
- Évitez la confrontation frontale. Dire « c’est faux » risque de renforcer la conviction et l’emprise éventuelle du praticien. Restez présent, à l’écoute, sans valider ni rejeter le contenu.
- Maintenez le lien, même s’il est tendu. L’isolement est le terreau des dérives.
- Renseignez-vous et faites-vous accompagner : une association d’aide aux familles confrontées aux dérives, ou un professionnel de santé, peut vous aider à trouver la bonne posture.
- En cas d’inquiétude sur une emprise, un signalement à la Miviludes est possible.
Quand consulter
Consultez rapidement un médecin, un psychologue ou un psychiatre si :
- Vous avez des idées suicidaires ou une détresse intense, notamment après une séance (3114, 24 h/24, ou 15).
- Vous souffrez de flashbacks, de cauchemars, d’évitement envahissant ou d’hypervigilance après un événement traumatique.
- Un souvenir apparu en séance vous bouleverse, vous empêche de dormir ou de fonctionner au quotidien.
- Une rupture familiale ou des accusations sont survenues après des séances, et vous souhaitez un avis extérieur avant toute décision.
- Un praticien vous a conseillé d’arrêter un traitement, de couper les liens avec vos proches, ou multiplie les séances sans objectif clair : arrêtez les séances et parlez-en à votre médecin.
- Vous avez un trouble psychiatrique connu (trouble dissociatif, trouble psychotique, trouble bipolaire) et envisagez une hypnose : faites-le uniquement avec un professionnel de santé formé, en lien avec votre psychiatre.
FAQ
Peut-on vraiment retrouver un souvenir oublié sous hypnose ?
Non, pas de manière fiable. Les études et les sociétés savantes s’accordent sur le fait que l’hypnose n’améliore pas l’exactitude de la mémoire. Elle peut faire apparaître des images ou des récits, mais rien ne permet de distinguer ce qui relève d’un souvenir authentique de ce qui a été reconstruit sous l’effet de l’imagination et de la suggestion. En revanche, elle augmente la certitude qu’on accorde à ces contenus.
Les vies antérieures vues en séance sont-elles réelles ?
Les travaux de Nicholas Spanos montrent que les « vies antérieures » décrites sous hypnose suivent les attentes transmises par l’expérimentateur et les connaissances des participants, avec de nombreuses erreurs historiques. Ces expériences peuvent être vécues intensément et parfois apporter un apaisement, mais elles ne constituent pas une preuve d’existences passées et ne relèvent pas du soin.
Comment savoir si un souvenir apparu en séance est vrai ?
Il n’existe pas de test. Ni la précision, ni l’émotion, ni la conviction ne garantissent l’exactitude d’un souvenir. Seuls des éléments extérieurs et indépendants (documents, témoignages recueillis sans suggestion) peuvent éventuellement éclairer un événement. Le plus prudent est de ne pas prendre de décision importante sur la seule base d’un souvenir apparu sous hypnose, et d’en parler à un professionnel indépendant.
L’hypnose est-elle utile après un traumatisme si on ne cherche pas de souvenirs ?
Elle peut l’être, en appoint, pour apaiser l’anxiété, améliorer le sommeil ou renforcer un sentiment de sécurité, à condition d’être pratiquée par un professionnel formé, en complément des thérapies recommandées pour le traumatisme (TCC centrées sur le trauma, EMDR) et sans chercher à faire émerger de nouveaux souvenirs.
Que faire si un proche accuse sa famille après des séances ?
Évitez de le contredire frontalement et maintenez le lien, sans valider ni rejeter ce qu’il dit. Encouragez-le, si possible, à demander l’avis d’un psychiatre ou d’un psychologue indépendant. Faites-vous aussi aider de votre côté. Si vous suspectez une emprise, vous pouvez effectuer un signalement à la Miviludes.
Quels signes doivent faire fuir un praticien ?
Un praticien qui affirme que vos symptômes prouvent un traumatisme caché, qui promet de retrouver la « cause » ou vos vies antérieures, qui pose des questions orientées, qui conseille de couper les liens avec vos proches ou d’arrêter un traitement, ou qui multiplie les séances sans objectif clair. Dans ces cas, mieux vaut arrêter et en parler à votre médecin.
Trouver un hypnothérapeute qui travaille sur le présent
Si vous souhaitez essayer l’hypnose pour l’anxiété, le sommeil, la douleur ou une phobie, choisissez un praticien qui explique clairement sa démarche, ne cherche pas de souvenirs cachés et travaille en lien avec votre médecin. Vous pouvez consulter notre annuaire des hypnothérapeutes pour trouver un professionnel près de chez vous. Et si un passé douloureux vous fait souffrir, commencez par en parler à votre médecin, à un psychologue ou à un psychiatre formé au psychotraumatisme.
Sources
- Council on Scientific Affairs (American Medical Association). Scientific status of refreshing recollection by the use of hypnosis. JAMA. 1985. PMID : 3974082.
- Loftus EF. The reality of repressed memories. American Psychologist. 1993. PMID : 8507050. DOI : 10.1037/0003-066X.48.5.518.
- Spanos NP, Menary E, Gabora NJ, DuBreuil SC, Dewhirst B. Secondary identity enactments during hypnotic past-life regression: A sociocognitive perspective. Journal of Personality and Social Psychology. 1991. DOI : 10.1037/0022-3514.61.2.308.
- Spanos NP, Burgess CA, Burgess MF. Past-life identities, UFO abductions, and satanic ritual abuse: the social construction of memories. International Journal of Clinical and Experimental Hypnosis. 1994. PMID : 7960296. DOI : 10.1080/00207149408409369.
- Brandon S, Boakes J, Glaser D, Green R. Recovered memories of childhood sexual abuse. Implications for clinical practice. British Journal of Psychiatry. 1998. PMID : 9722329. DOI : 10.1192/bjp.172.4.296.
- Scoboria A, Mazzoni G, Kirsch I, Milling LS. Immediate and persisting effects of misleading questions and hypnosis on memory reports. Journal of Experimental Psychology: Applied. 2002. PMID : 12009174. DOI : 10.1037/1076-898X.8.1.26.
- Mazzoni G, Laurence JR, Heap M. Hypnosis and memory: Two hundred years of adventures and still going! Psychology of Consciousness: Theory, Research, and Practice. 2014. DOI : 10.1037/cns0000016.
- Patihis L, Ho LY, Tingen IW, Lilienfeld SO, Loftus EF. Are the "memory wars" over? A scientist-practitioner gap in beliefs about repressed memory. Psychological Science. 2014. PMID : 24335599. DOI : 10.1177/0956797613510718.
- Shaw J, Porter S. Constructing rich false memories of committing crime. Psychological Science. 2015. PMID : 25589599. DOI : 10.1177/0956797614562862.
- Lynn SJ, Evans J, Laurence JR, Lilienfeld SO. What do people believe about memory? Implications for the science and pseudoscience of clinical practice. Canadian Journal of Psychiatry. 2015. PMID : 26720822. DOI : 10.1177/070674371506001204.
- Brewin CR, Andrews B. Creating memories for false autobiographical events in childhood: a systematic review. Applied Cognitive Psychology. 2017. PMID : 28163368. DOI : 10.1002/acp.3220.
- Otgaar H, Howe ML, Patihis L, Merckelbach H, Lynn SJ, Lilienfeld SO, Loftus EF. The return of the repressed: the persistent and problematic claims of long-forgotten trauma. Perspectives on Psychological Science. 2019. PMID : 31584864. DOI : 10.1177/1745691619862306.
- Gueguen J, Barry C, Hassler C, Falissard B. Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose. Inserm, U1178. 2015.
Cet article fait partie de notre dossier Hypnothérapie.
Voir tous les articles Hypnothérapie →Articles similaires

Mal de dos depuis plus de 3 mois ? Ce que l’hypnose ajoute à la kiné
Lombalgie chronique : ce que les essais montrent sur l’hypnose, combien de séances prévoir, 3 exercices d’autohypnose et…
28 min de lecture
Phobie sociale : l’hypnose peut-elle aider au-delà de la timidité ?
Timidité ou phobie sociale ? Signes, cercle de la peur, place de l’hypnose en complément de la TCC, exercices concrets e…
26 min de lecture
Se ronger les ongles : comment arrêter, et l’hypnose peut-elle aider ?
Vous rongez vos ongles sans y penser ? Inversion d’habitude, astuces, place réelle de l’hypnose, conseils pour l’enfant …
27 min de lecture
Peur de l’avion : comment l’hypnose peut vous aider à voyager plus serein
Peur de l’avion ? Ce que l’hypnose peut vous apporter en complément des TCC et des stages, exercices avant et pendant le…
27 min de lectureArticles liés

L’anxiété anticipatoire : quand l’hypnose désamorce le futur
28 min
Peur de l’IRM : rester calme dans le tunnel avec l’hypnose et l’auto-hypnose
21 min
Hypnose conversationnelle : influencer sans transe
22 min
Technique de confusion en hypnose : contourner le conscient sans manipuler ?
26 min
Rapport INSERM 2015 sur l’hypnose : ses vraies conclusions, et les études depuis
24 min